dimanche 11 août 2013

Sus au cambrioleur (oui mais après lui avoir dit bonjour et avoir vérifié qu'il cambriole effectivement)

Aujourd’hui, j’ai agressé (verbalement) un jeune homme dans la rue. Il trifouillait la porte de la maison de ma sœur, qui est en vacances dans le sud de la France. Je l’ai pris pour un cambrioleur (pas ma sœur, le jeune homme).

Heureusement, j’étais en voiture, de l’autre côté de la rue. Sans cela, je crois que je lui aurais fait sa fête (enfin, j’aurais essayé… je n’en sais rien, après tout il est peut-être ceinture noir de karaté ou il court très vite).

Heureusement bis, une courte explication m’a permis de comprendre qu’en fait, c’est un copain de la belle-fille de ma frangine, qui squatte la maison tout a fait officiellement. Il est donc reparti entier (en se disant que je devais être tarée) et moi aussi (rapport au fait qu’il aurait pu être ceinture noire de karaté).

Cela dit, faire redescendre mon adrénaline à un taux acceptable pour mon petit cœur a pris au moins une demi-heure. Parce que vous ne vous rendez pas compte de l’influx nerveux qu’il faut pour sauter sur un cambrioleur qui trifouille la porte de la maison de votre frangine (même s’il est tout a fait innocent, mais je rappelle que, cela, je ne l’ai su qu’après). On touche pas à ma frangine (ni à mes filles ni à personne de la famille d’ailleurs). Je ne supporte pas, c’est plus fort que moi, je vois rouge (je rappelle à toutes fins utiles que mon signe zodiacal est le taureau, olé !).

De cet incident, je tire deux conclusions 

– l’information est absolument primordiale pour la démocratie et la paix des peuples ;-) En effet, si j’avais été informée que ma sœur prêtait sa maison à sa belle-fille, j’aurais eu une toute autre réaction. Et probablement que je n’en aurais pas eue du tout (de réaction) vu que je n’aurais pas conduis ma fille aînée chez ma sœur pour qu’elle nourrisse les chats d’icelle. (Bref, la prochaine fois, prévenez-moi, je peux être dangereuse…)

– on ne fait pas justice soit-même parce qu’on risque de faire des conneries (cela dit, je me serais trouvée encore plus bête si j’avais appelé les pandores pour leur dire que des malfaiteurs squattaient la maison de ma frangine…).

mardi 6 août 2013

Scène de plage

Il est assis, à l’ombre. Chemisette, short, soquettes, sandales. Planqué derrière ses lunettes et sa casquette, il détonne au milieu des gens qui vont, qui viennent, en maillots de bain. Tendu, fermé, il ne rit ni ne sourit. Clairement, il fait la gueule. Elle arrive du lac, avec son fils. Ces deux là viennent de se baigner. Elle se penche pour ramasser une serviette prêt de l’homme assis. Echange de mots, le ton est méchant, hargneux, de part et d’autre. Il l’agresse, elle l’envoie balader. Il se lève et va se poser au soleil, sur un banc de pierre, deux mètres plus loin. Elle reste à l’ombre, avec le gamin.
J’imaginais qu’ils allaient partir rapidement, visiblement la pause baignade n’était pas prévue. Mais non, ils restent là chacun campant sur ses positions, chacun d’un côté de l’escalier qui mène à la plage.

Une demi-heure plus tard, ils ont disparu…

mardi 30 juillet 2013

Même les souvenirs se périment…

Aujourd’hui, j’avais plus ou moins l’idée de ranger ma chambre, encombrée qu’elle de dossiers, de journaux, de cours… Et des papiers de ma mère, que j’ai récupéré pour tenter de gérer au mieux l’administratif la concernant. J’ai rempli un carton de relevés bancaires, fiches de sécu, les papiers du divorce, jeté les factures qui n’ont plus d’intérêt dans l’idée d’évacuer tout ceci au grenier. Et puis je suis tombée sur un dossier vert sur lequel était inscrit

Souvenirs des années de travail.

Maman a passé une partie de son enfance au Luxembourg, dans la famille de ma grand-mère. Quand elle est rentrée en France, elle ne parlait plus français, mais allemand et luxembourgeois. Ce qui n’était pas très bien vu dans les années d’après-guerre… Sa scolarité en a souffert. Et plutôt que de lui faire passer l’examen d’entrée en sixième, elle a été orientée en filière courte : certificat d’études, école de secrétariat.

Elle a fait de nombreux boulots avant de s’arrêter de travailler quand elle a eu sa deuxième fille, ma sœur Anne (je suis l’ainée). 

Elle a recommencé à travailler au début des années quatre-vingt. Militante socialiste, elle est devenue assistante parlementaire, puis est entrée dans les ministères. Chef du secrétariat particulier au secrétariat d’Etat à la défense, puis au ministère des DOM-TOM, elle a ensuite multiplié les postes au ministère de l’Intérieur, à la direction des Collectivités locales. 

dom001.jpgLe dossier retrouvé est gros des petits mots de cette période-là, provenant de ministres, de préfets, sous-préfets, en mobilité ou en poste, en Suède ou à Papeete, à la société du tunnel du Mont-Blanc ou à la Compagnie française de navigation rhénane (je ne savais même pas que cela existait, quel placard !)… Une petite centaine de billets, l’assurant de l’amitié, de la fidélité, du meilleur souvenir, demandant des nouvelles (et comment vont vos petites…). Elle a même un badge signé du préfet Erignac… Des bouts de papiers qui ont assurément donné un sens à sa vie, presque autant que de ses palmes académiques et de sa médaille du mérite. Mais qui ne doivent plus représenter que du vide pour elle. Des petits papiers que je n’arrive pourtant pas à jeter. Parce que justement, si elle n’était pas devenue mamie Alzheimer, elle en serait très fière.

Un de ces correspondants, celui qui représentait visiblement le plus pour elle – elle a gardé des coupures de journaux le concernant, des photos, etc. – a eu une magnifique promotion il y a un an. C’était déjà trop tard pour elle. Trop tard pour qu’elle comprenne et se réjouisse. Et pourtant, je suis sûre qu’elle en aurait été tellement heureuse…

Je crois que ce dossier, je vais l’égarer au grenier. Ce sont des souvenirs périmés, qui n’auront d’intérêt que pour des gens qui ne l’ont pas connue, elle…

dimanche 28 juillet 2013

Alanguie


[[akynou]]

Il fait chaud…

lundi 22 juillet 2013

"Nous ne sommes ici que pour obtenir des prix" et autres vérités sur le journalisme

« “Nous ne sommes ici que pour les prix” et autres vérités sur le journalisme est un article publié dans la Columbia Journalism Review. Une journaliste italienne free-lance y explique ce qu’est le journalisme de guerre. Elle raconte aussi les exigences des rédacteurs en chef qui n’ont jamais foulé un champs de bataille mais qui, depuis leur tranquille rédaction, réclament du sang et des morts. Si vous arrivez à la fin de cet article, vous comprendrez de nombreuses choses. » José Yoldi


Sans doute, quand j’aurais le temps, ouvrirai-je un blog pour parler de mon métier, le journalisme. Mais pour le moment, c’est ici que je publie la traduction que j’ai faite de cet article d’une pigiste italienne, Francesca Borri. Ce texte a été publié la première fois en espagnol dans la revue argentine Elpuercoespin (le porc-épic). La publication originale est en anglais dans Columbia Journalism Review. Je l’ai moi-même trouvé sur le blog de José Yoldi, El Ultimo Recurso (le dernier recours)
Pardon par avance pour la traduction, ce n’est pas mon métier. Mais je ne crois pas avoir à aucun moment déformé les propos de Francesca Borri.

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mardi 23 avril 2013

Le temps des vacances

Attaque de spam, des centaines de commentaires. Quand ces gens comprendront-ils que tout ceci ne sert à rien et arrêteront de nous em… Malheureusement, en mettant ces petites crottes à la poubelle, j’ai jeté quelques commentaires amis. J’en suis toute désolée.

Ce sont les vacances, il fait beau, pas très chaud mais j’ai tout de même passé l’après-midi de dimanche dans mon hamac au soleil, et j’ai attrapé un léger coup de soleil. Le premier de l’année, dois-je faire un vœu ?

Nous sommes allées voir une délicieuse et magnifique exposition des photos de Jacques-Henri Lartigue. En sortant, j’ai pris quelques photos, sans doute inspirée par ce bon génie… j’en reparlerai

Et puis je travaille… Recherche sur Internet, VAE, tout est un tel foisonnement et il y a tant de choses à apprendre…

vendredi 12 avril 2013

Troubles du langage

Vous  avez entendu parlé de ces accidents vasculaire au niveau du cerveau, ou ces maladies dégénératives, qui brouillent le langage et vous font dire « qfbg qfkgnmlk » au lieu de « passe moi le sel » ? Eh bien mon téléphone en est atteint.

J’ai voulu envoyer par SMS a ma fille « je crois que tu vas être bonne pour le bus » parce que je ne pouvais pas l’emmener à l’escrime. Elle a reçu : « je croustillants que tu vas être bonne pour le bus… »

Ce soir, je lui ai demandé de prendre sa douche à la maison plutôt qu’à la salle d’armes pour que je la rémène plus tôt. Et ça a donné : Tu gentil touchera à ka maison… » Elle m’a comprise. Elle est forte ma fille…

A par ça, j’ai téléphoné à ma mère. La conversation a été brillante.

Moi : tu vas bien
Elle : pffff… tu sais… pffff
Moi : ah oui ?
Elle : j’ai beaucoup travaillé ! alors… pffff
Moi : tu as travaillé ? (elle vit en maison de retraite et n’a pas grand chose à faire de ses dix doigts)
Elle : Pffff, oui, tu comprends… C’est compliqué… j’te raconterai.

J’ai pas très bien compris ce qu’elle voulais dire. Je suis beaucoup moins forte que ma fille.

samedi 6 avril 2013

quand la nature reprend ses droits... ou la coulée verte







jeudi 10 janvier 2013

Simone

Ma grand-mère est morte le 4 janvier dernier. Ce matin, j’étais à Bayonne pour la voir une dernière fois. J’ai assisté à la fermeture du cercueil et, avec ma famille, à sa crémation. Ses cendres rejoindront un cimetière de l’Yonne, où est enterré mon grand-père… Elle avait presque 97 ans. Elle avait vécu une longue vie. Avec comme nous tous, ses hauts et ses bas. Elle a connu deux guerres et toutes les révolutions de ce siècle terrible que fut le XXe.

Il ne faudrait pas que je me contente de venir ici à chaque fois que j’ai un décès à déplorer. Mais j’ai parlé d’elle à plusieurs reprises. C’est un personnage qui appartient à ma vie, donc à ce blog.

Le 8 mars 2004, j’écrivais ceci (extrait d’un texte formé de quatre portraits de femmes) :

SIMONE LA REBELLE

Simone est née un peu plus tard dans le siècle. 1916. Elle aussi a fait ses études au couvent. Au Grand Duché du Luxembourg, d’où sont originaires ses parents. A 15 ans, pendant ses vacances, son père meurt sous ses yeux. Elle sort du couvent à 20 ans, une “vraie oie blanche” comme elle le dit elle-même… Mais elle a un solide appétit de vie, une farouche volonté et un sacré fichu caractère.

C’est dans le métro qu’elle va rencontrer son mari. Son premier amour, pas le dernier. Simone a le goût des hommes et entend bien en profiter. Des amants, elle en aura. Mais elle restera attachée à son mari jusqu’à la mort de celui-ci. La fidélité d’esprit, pas de corps, la revendication de s’envoyer en l’air et d’aimer aussi.
Elle gère sa maison, travaille vite à l’extérieur, et vit sa vie. De petite secrétaire, elle deviendra directrice d’un hôtel parisien.

A 40 ans, un ami de la famille la photographie dans toute sa splendeur.
A 50 ans, elle renoncera aux hommes. Elle n’aime pas les vieux et n’est plus assez bien pour les jeunes dit-elle. Pourtant, des soupirants soupirant elle en a eu beaucoup ensuite.

Elle est toujours aussi caractérielle. Mais c’est comme cela qu’on l’aime. C’est mon autre grand-mère..

Le deuxième texte était celui-là.

Quelqu’un demandait pourquoi prend-on des photos… Je lui répondais que lorsque je vois certaines choses, comme celle-ci, me venait le titre d’un film Se souvenir des belles choses. Pour moi, en fait, c’est ça une photo : se souvenir des belles choses.

L`écriture me permet de créer des émotions, de les réinventer, de les retranscrire. Photographier, c`est imprimer dans ma mémoire rétinienne des scènes qui m’ont donné du plaisir… Ça se ressemble, ça se complète, mais ce n`est pas la même chose.

Pourtant je livre, dans l’une comme dans l’autre de ces activités autant de moi-même…

Se souvenir des belles choses… Au-delà de la mémoire, comme si celle-ci un jour pouvait s’effacer. Les photos, elles, restent. Au delà des souvenirs.

Se souvenir des belles choses… On vient de diagnostiquer à ma grand-mère un alzheimer…

Camera
Canon PowerShot A40
Focal Length
7.84375mm
Aperture
f/3.5
Exposure
1/3.3333333333333335s

Il y a quelques années, elle avait échappé à l`incendie de son appartement qui avait brûlé tous ses souvenirs, tout son passé. Et maintenant, dans l`incendie de son esprit, qui se souviendra des belles choses de sa vie ?

En fait, elle n’avait pas d’alzheimer, elle était juste très dépressive. 

Ce qui n’empêche, que je me souviendrai longtemps des belles choses, et aussi des moins belles, parce qu’elles font partie de la vie. Et que tant que ma mémoire ne flanchera pas, Simone sera vivante dans mes souvenirs.

mercredi 26 septembre 2012

Mamie Alzheimer

Il y a des choses, plus elles sont énormes, plus elles me font rire. Même si elles sont plutôt inquiétantes. Ou alarmantes. Je ne peux pas m’en empêcher. Je ris à gorge déployée.

Mamie Alzheimer, c’est ma mère. Elle a une forme atypique de la maladie. Celle-ci ne touche pas la zone de la mémoire, mais celle du langage. Les mots s’effacent. Le problème, c’est quand un mot s’efface, ce n’est pas juste le dire, le formuler qui fout le camp, c’est tout le sens qui taille la route.

Exemple. Elle ne sait plus ce qu’est un rôti de porc. Ni son nom, ni ce qu’on peut en faire et encore moins comment on peut le cuisiner. Pourtant, pendant un moment, elle a été la reine du rôti de porc.

Ça n’a l’air de rien, mais c’est flippant. Par exemple ma sœur a remarqué que lorsqu’on parle à notre mère de son infirmière, elle ouvre de grands yeux ronds : « Mais je n’ai pas d’infirmière. Non, ça ne me dis rien. Je ne vois pas de quoi tu parles. » Par contre, si on lui demande comment est la dame qui lui apporte son médicament tous les matins, elle répond enjouée: « Ah ! elle est très gentille. Elle ne reste pas longtemps, mais on papote toujours un peu. » Bref, ma mère a perdu le mot « infirmière ». Le prononcer devant elle ne sert à rien. Ces pertes sont irrémédiables.

C’est flippant. Surtout pour elle. Car son esprit fonctionne par ailleurs très bien. Mais elle ne comprend pas la moitié de ce qu’on lui dit. Du coup, elle se met colère. Et comble de malchance, son médecin généraliste n’a pas l’air d’y comprendre grand chose puisqu’il accuse sa mémoire, alors que celle-ci n’est pas en jeu.

Cela dit, Mamie Alzheimer, le médecin, elle ne sait plus ce que c’est.

Des fois, ça donne des trucs incongrus. Elle ne sait plus trop ce qu’est un congélateur. Même si elle s’en sert tous les jours. Ce qui m’angoisse un peu. J’ai retrouvé cet été les glaces et les steacks hachés congelés rangés dans la partie frigidaire. J’ai tout jeté. Je me suis dit : « On est mal barré si elle confond. »

En fait, elle ne confond pas vraiment. Elle se souvient encore qu’il y a des choses qui se rangent en haut, et d’autres en bas. Sauf que en haut, ça donnait ça


Glaciation !

Pas vraiment possible d’y ranger quoi que ce soit. Alors quand elle est revenue de faire les courses, elle a tout mis en bas.

Mais, cela, je l’ai découvert à ma visite suivante. Quand j’ai ouvert la porte du congélateur. Je suis restée sans voix. Puis, j’ai explosé de rire. Je m’y attendais si peu. J’ai du dégeler à l’eau chaude pour pouvoir sortir les aliments. Je n’avais jamais vu ça. En fait, le frigo de ma mère est aussi vieux que la maison qu’elle loue (cuisine soi-disant équipée). Les caoutchouc sont morts. Mais la propriétaire s’en contrefout.
Ce n’est pas vraiment drôle, mais quand je revois cette photo, je ne peux m’empêcher de rire. C’est plus fort que moi. Une réaction de défense sans doute face aux tours incongrus que jouent cette maladie.

La semaine passée ma sœur a été voir ma mère pour récupérer des papiers. Elles ont déjeuné ensemble. Quand on va chez Mamie Alzheimer, on emmène le repas et on le cuisine nous-même. L’état du congélateur pourrait donner des indications sur la raison de cette organisation. Mais en fait, non. Ce n’est pas pour cela. On ne craint pas tellement qu’elle nous empoisonne. Mais comme elle ne sait plus ni comment s’appelle les choses ni comment elles se cuisinent, elle a tendance à improviser. Et le résultat est parfois, comment dire… La dernière tarte aux pommes restera longtemps comme une douleur. Pourtant, dans la famille, nous adorons la tarte aux pommes. Je ne sais pas comment elle avait fait son compte, mais c’était bizarre et pas bon. Elle se nourrit essentiellement de pizza toutes faites, d’ailes de poulets longue conservation. Pas beaucoup de légumes, pas beaucoup de fruits, à peine ceux du jardin. Faudrait encore qu’elle se rappelle qu’ils sont comestibles.

Bref, ma sœur était à table avec ma mère en train de déjeuner – Elle me racontait cela sur les rives du Cher, par un après-midi tout ensoleillé et tout chaud –. A côté de la table, des étagères qu’elle parcours d’un regard familier quand ses yeux s’écarquillent. Au beau milieu des bibelots, à quelques centimètres de la table où elles sont en train de déjeuner, un cadavre de souris desséché. Momifié. A peine ma sœur me décrit l’animal mort que j’éclate de rire. Il faut voir les étagères de ma mère. un vrai inventaire à la Prévert où se côtoient photos, livres, souvenirs de voyage, de famille… Ne manquait plus que le cadavre d’une souris.

Mais ce n’est pas tout, poursuit ma sœur. Nous étions en train de manger quand même. Et quand je me suis exclamée : « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? » Maman a attrapé la souris et la baladée au dessus de la table.

« Ça ? Je ne sais pas. Je l’ai trouvé par terre. Alors je l’ai posé là. Et attends, j’en ai un autre. » Elle devait sans doute être prête à se lever pour le montrer à sa fille.

J’ai beaucoup ri. C’est tragique. Mais c’est drôle quand on imagine la scène. Elle est comme une enfant qui découvre quelque chose qu’elle ne connaît pas. Elle est curieuse. Elle le met de côté. Et elle l’oublie.

C’est Mamie Alzheimer…

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