Il suffit de passer le pont…

C'est tout de suite l'aventure…

Il paraît que les anciens imaginaient la terre toute plate et qu'au bout, il y avait… on ne savait quoi. Un précipice, des abysses infernaux, la fin du monde. Et quand ils se sont enfin décidé à y aller voir de plus près, ils ont découvert un nouveau monde. Mais après des mois de traversée pleine de doute, d'angoisse de peur et d'espérance...

Eh bien je suis dans la traversée.

Dimanche était la date ultime que j'avais donné au Nom pour son déménagement. Si tu n'es pas parti ce jour-là, moi je partirai avec les enfants. Et puis dimanche est arrivé. Et il a bien fallu sauter le pas, se lancer dans l'inconnu. Quand je regardais cette date, je me disais : "Il suffit de courir vers l'horizon en fermant les yeux. Et de sauter. Ce n'est pas si difficile." En fin de compte, j'avais raison, ce n'est pas difficile de partir. C'est douloureux, mais ce n'est pas difficile. Il suffit de boucler les valises, de passer la porte, de la refermer. Et voilà, on est parti.

Dimanche, tant de journée en une seule. Lou avait une compétition le matin. Elle avait aussi une angine, ce qui n'est pas le meilleur moyen pour se battre. Et puis son père était là. Pour la première fois, il venait la voir en compétition. Précisément ce jour-là où nous nous séparions. Il n'a de cesse que de montrer qu'il est un bon père. Les autres parents ne savaient même pas qui il étaient, évidemment, ils ne l'avaient jamais vu. Ça l'emmerdait d'aller voir Lou, le dimanche. Evidemment, elle a voulu lui faire plaisir et gagner. Elle s'est mis une pression supplémentaire. Et comme elle était encore patraque, elle craqué. Elle s'est fait étendre en quart de finale, 8 touches à 1. Elle s'est battue toute seule. Ce n'est pas grave, mais elle était désespérée de ne pas avoir pu faire mieux devant lui.

Nous avons assisté aux finales, remportées par deux copains de Lou. C'était une petite compensation. Sur la photo souvenir, nous sommes là, tous les cinq, à sourire à l'objectif, mais en ordre dispersé.

Puis il a emmené Léone a un anniversaire, je suis partie déposée le sac de Lou dans notre chez nous provisoire. Quand nous nous sommes séparés, je lui ai demandé s'il passait à l'appartement. Il m'a dit que, plus tard, oui, il rentrerai... Je lui ai alors rappelé que nous, nous allions partir. Il ne m'a rien répondu, nous nous sommes éloignés l'un de l'autre. Et c'était fini. Parce que c'était sa dernière chance pour nous garder, il pouvait encore dire : "Non, reste, moi je vais partir. » Et nous aurions encore peut-être essayé. Mais non, il n'a même pas cherché à nous retenir. Alors nous nous sommes tourné le dos.

A l'appartement, nous avons fini les valises, Garance, Lou et moi. Les filles faisaient des câlins à leur chat que nous laissons derrière nous, faute de pouvoir l'emmener. Les derniers papiers à prendre, les vêtements pour la semaine (je ferai des aller-retour pour faire les lessives), un peu de nourriture, les affaires d'école, une couette, un duvet. Deux gros sac à roulettes, une petite valise à roulettes, les cartables, le sac de roller de Garance, quelques livres, quelques jouets... Nous avons mis tout cela sur le palier après une dernière caresse au chat. Les deux filles sont descendues par l'ascenseur avec une partie du chargement. J'ai fermé la porte, mis le verrou, et puis je me suis mise à pleurer, là, devant cette porte que je refermais.

Puis j'ai rejoint les enfants.

Nous partions pour la petite aventure, la petite galère qui est encore drôle, pas encore tragique. Nous étions chargées comme des baudets "avec un sumo dessus" ajoutait Lou. On nous a aidé à descendre les sacs dans le métro. Mais la valise n'a pas supporté les escaliers et les petites roulettes se sont cassées. Chouette, c'était celle qui contenait tous les livres et les cahiers scolaires de Lou. Mais arrivées sur le quai, nous avons constaté qu'un filet blanc s'échappait de l'un des sacs. J'avais collé trois litres de lait, un paquet de sucre en poudre, quelques conserves, des gâteaux, bref, de quoi manger le soir et le lendemain. Un litre avait explosé, ainsi que la boîte de sucre et c'est de la mélasse qui coulait du sac. Le métro arrivait, nous sommes montés tant bien que mal... Arrivé aux Abbesses, nous avons descendu tout notre barda et, sur le quai du métro, nous avons commencé à déballé toutes nos affaires : la couette, le duvet, la bouffe… pour vider et nettoyer comme nous le pouvions le désastre. Les gens nous regardaient, ahuris, nous avions l'air de nous installer, de nouveaux SDF (ce qui n'est pas faux). Heureusement, je portais mon très élégant manteau beige. Je ne pouvais pas être ce que j'étais... Ça les rassurait sans doute.

Nous avons fini par nous en sortir, de la mélasse, du métro et sommes parti à l'attaque de la Butte. Au pied de la rue où nous crêchons, j'ai laissé Garance en sentinelle et nous avons monté l'un après l'autre nos gros sacs. Nous sommes arrivées épuisée dans la petite piaule que nous partageons avec plein d'objets en verre, en céramique, en faïence. Car nous avons investi l'atelier d'une amie restauratrice en verre et céramique. Atmosphère un peu étrange. Garance n'en pouvant plus, nous l'avons laissée devant la télévision. Et nous sommes parties, Lou et moi, récupérer Léone. Curieusement, l'invitation ne portait pas le nom de famille de l'enfant qui conviait aux agapes, je ne savais donc pas du tout chez qui j'allais. Et comme nous étions pas mal en retard, j'étais un peu stressée. Et puis je suis tombée chez une mère d'élève que je connais pour son engagement auprès des sans-papiers et pour laquelle j'éprouve beaucoup de sympathie. Elle nous a ouvert sa porte et une bonne bouteille de vin blanc. Je me suis assise, enfin, nous avons grignoté. Et le temps à filé. Ça faisait du bien. Mise au courant de la situation, elle n'a eu de cesse de nous remonter le moral. Elle gardera Léone et Garance dimanche toute la journée, ce qui permettra à Lou de faire une nouvelle compétition et à moi d'aller voir Parsifal à l'opéra...

Nous sommes rentrées par les petites rues montmartroises, sur des pavés rendus glissants par la pluie. Mais, au loin, les lumières de la ville étaient belles. Alors, forcément, la vie l'était un peu aussi.

Nous avons dîné, nous avons installé notre campement. J'ai regardé un peu distraitement le résultat des élections municipales. les filles pestaient contre leur père qui était tout seul dans le grand appartement alors qu'elles, elles avaient été obligé de tout abandonner. Nous nous sommes serrées les unes contre les autres, trois dans le canapé, une par terre sur un matelas pneumatique. Nous avons éteint les lumières...

Je suis restée longtemps à fixer l'obscurité, trop fatiguée pour dormir.

Commentaires

1. Le lundi 17 mars 2008, 14:25 par Oxygène

J'ai pensé à toi, hier, souvent, me demandant ce que tu faisais et comment vous alliez,toutes les quatre. Bises.

2. Le lundi 17 mars 2008, 14:33 par Anne

Il va s'en passer du temps, bien sûr, avec d'autres souffrances, mais aussi des grandes joies.

Et un jour, tu seras avec tes filles grandies et l'une te dira : "tu te souviens la fois où on a dû partir de la maison, et qu'on s'est retrouvées dans le métro avec le sac qui pissait de la mélasse ?"

Et puis vous rirez, malgré tout le douloureux souvenir qui sera lié à cette histoire. Vous rirez comme des folles, sans doute un peu aussi à cause de cette douleur. Et ça fera partie de votre légende des combattantes. Une histoire qui se transmettra à la génération d'après.

En attendant, c'est bien dur et bien injuste. Mais je suis éblouie par l'immense complicité qui vous unit, la solidarité qui vous tient les unes aux autres et j'imagine que c'est quelque chose d'extrêmement précieux pour toutes les quatre, en ce moment.

Je vous embrasse.

3. Le lundi 17 mars 2008, 14:54 par dieudeschats

Je pensais/espérais tout de même qu'il se déciderait avant la dead-line. Ce refus de la situation ne résout rien :-/
Je pense comme Anne... c'est une épreuve qui vous soudera encore davantage, toi et tes filles. Je t'envoie du courage et de la tendresse... on ne se connaît pas mais au gré des notes j'ai appris à t'apprécier.

4. Le lundi 17 mars 2008, 15:23 par sophie

La vache j'espérais qu'il le ferait pour le bien de ses filles, tu es très courageuse, le précipice n'a aps eu ta peau, je pense fort à toi.

5. Le lundi 17 mars 2008, 17:03 par andrem

Tout. Les unes et l'autre. Ce que vous êtes, ce que vous faites, ce qu'il fait, ce qu'il est. Je vois et je ne sais pas ce que je vois.

Il me faut des mots pour tout cela, il me faut des mots pour vous. Je vais essayer d'en trouver, que je répandrai ailleurs, ici n'est pas le lieu des mots.
Ici, il y a trop de porcelaine et un rien peut tout casser.

6. Le lundi 17 mars 2008, 17:43 par Fauvette

J'espérais moi aussi qu'il aurait un sursaut, et aurait compris que c'était à lui de partir... Je suis tellement désolée pour vous.
Vous êtes toutes les quatre très courageuses, je pense très fort à vous. Tenez bon les filles.

7. Le lundi 17 mars 2008, 17:47 par samantdi

ça ma fait mal au coeur de vous savoir dans cette précarité, mais elle n'est que temporaire, tu as fait ce qu'il fallait... Tiens bon ma belle, nous pensons à toi et t'envoyons des baisers.

8. Le lundi 17 mars 2008, 17:53 par Seashell

Tu…………
Je……
Vous…………

Pffffff.

Larmichette.
Eblouissement, c'est le mot.
Quatre gros bisous tout doux et de l'impatience.

9. Le lundi 17 mars 2008, 18:40 par PMB

Tout à penser, rien qui puisse être dit sauf : tenez bon !

10. Le lundi 17 mars 2008, 19:12 par Valérie de Haute Savoie

Je vous souhaite à toutes les quatre des lendemains pleins de soleil et que vous puissiez vite retrouver une maison accueillante pour que votre chat puisse vous rejoindre :-)

11. Le lundi 17 mars 2008, 19:44 par Moukmouk

Tellement dommage, tournée de lèchouilles

12. Le lundi 17 mars 2008, 19:58 par akynou

J'ai comme qui dirait l'impression qu'on a téléchargé de chez moi tous mes messages. Ce soir, sur ma messagerie, il n'y a rien. Or la messagerie de bureau y est reroutée. Et j'ai reçu aujourd'hui plein de mail au bureau. On a donc fouillé dans mon ordinateur. Comme le Nôm ne sait pas s'en servir, cela veut dire que quelqu'un l'aide à le faire. Quelqu'un l'aide connement d'ailleurs, parce qu'il a définitivement foutu en l'air tout ce qui pouvait être sauvé.

Je passerai chez moi pour voir ce qu'il en est.

Mais en attendant, mieux vaut arrêter les messages privés.

13. Le lundi 17 mars 2008, 21:12 par Marloute

Il est temps qu'un certain Nôm change et se prenne en main.
C'est inadmissible qu'il oblige sa femme et ses filles à dormir à droite à gauche et qu'il prenne l'horrible risque que vos enfants soient placés...

Dieu merci tu veilles au grain, encore une fois. Mais quel boulet quand même! S'il y avait bien une occasion se rattraper, cétait bien là!

14. Le lundi 17 mars 2008, 21:26 par Minium

Ce billet décrit des échéances particulièrement douloureuses. Et malheureusement il semble que tu puisses avoir des déceptions, même quand tu crois les avoir toutes épuisées...

Peut-être qu'il faut éviter de donner des détails trop concrets sur votre situation sur le blog. Mais j'espère que tu vas malgré tout pouvoir garder le contact avec internet, pour t'exprimer et recevoir des commentaires.

15. Le lundi 17 mars 2008, 21:55 par Laurelin

je mets rien parce que je vais me répéter ou alors je vais répéter les autres.
Mais j'en pense pas moins.

Si je t'envois une caisse de mimosa, ça te mettrai du soleil dans le coeur ?

Gros bisous

16. Le lundi 17 mars 2008, 23:25 par Mavie

Moi qui laisse peu de commentaires ici, je vous envoie des ondes positives, pour que cette situation reste ultra temporaire...Bon courage et prenez-soin de vous.

17. Le mardi 18 mars 2008, 07:52 par Clopine Trouillefou

Les mots sont dérisoires, mais nous n'avons guère qu'eux, les maux dits mots, les maudits mots, comme tu dis ; alors je te les donne,

Pour toi, parce que tu es là, avec tes filles, si vivantes et au coeur de Paris :

"Où fait-il bon même au coeur de l'orage
Où fait-il clair même au coeur de la nuit
L'air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l'espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits "

(Aragon, Paris )

Clopine

18. Le mardi 18 mars 2008, 09:50 par k

Même si je passe en silence sur tes lignes et même si on se croise devant l'école en se lançant des "ça va ? bien, et toi ?" plus pudiques que machinaux, n'hésite pas à crever la bulle en cas de besoin. Je serai heureux de vous donner un coup de main d'une façon ou d'une autre.

Bien des bises.

19. Le mardi 18 mars 2008, 11:17 par saperli

je te fais plein de gros bisous.

20. Le mardi 18 mars 2008, 15:11 par Akynou

Bouh, j'ai eu un méchant flip avec cette histoire d'ordinateur. En fait, je pense qu'il ne s'était pas éteint à cause d'une application récalcitrante quand nous sommes parties dimanche. Et lui s'est contenté d'éteindre l'écran. Vous dire qu'il connaît la chose :-)

J'ai quand même mis une session avec mot de passe. Une femme avertie en vaut deux...

Est-ce que quelqu'un sur Paris aurait un ordinateur portable à me prêter pour un long moment. Le temps que tout rentre dans l'ordre en quelque sorte, je ne garantis pas la durée...



Est-ce que quelqu'un qui vit en région parisienne et qui ne part pas en week end de paques pourrait nous aider à déménager (non MArloute, on se calme) deux gros sac et une valise entre nos deux campement ? On voudrait faire ça samedi.

21. Le mardi 18 mars 2008, 15:29 par Anne

Je vais tenter de trouver une nouvelle voiture samedi, donc si jamais tu as pris du retard, je veux bien mais sinon je vais être à pied sans droit de porter, alors ça ne va pas t'être extrêmement utile.

Compte moi comme option de secours, donc.

Sinon, j'ai un portable mais il y a quelques dates (15 avril - 15 mai - 3 et 26 juin) où on doit l'avoir pour des conférences ici. Et c'est un PC. Donc pareil, mets moi en rang deux de dépannage, j'espère que quelqu'un pourra t'en prêter un sans restrictions...

22. Le mardi 18 mars 2008, 15:43 par Vic

Akynou je te lis souvent , j'aime bien tes photos et tes filles sont magnifiques ! Je te dis courage j'espère que tu obtiendras la résidence séparée rapidement , que vous puissiez vivre tranquille !
Je suis en colère de voir ce que tes filles sont obligées de subir . Mais bon , s'il le faut , j'espère qu'après vous aurez la paix .
Toute mon admiration pour ta force , continue .
Oui, verrouille l'ordinateur , c'est bien.

23. Le mardi 18 mars 2008, 16:59 par Akynou

Il a pris Garance à la sortie de l'école. Je ne sais pas où il est.

24. Le mardi 18 mars 2008, 17:24 par Akynou

Bon, il l'a ramenée. Je n'ai jamais autant flipper de mavie.

25. Le mardi 18 mars 2008, 20:17 par Agaagla

Courage Akynou. Tiens bon.

26. Le mardi 18 mars 2008, 20:56 par caro

je vous serre fort toutes les 4 et vous embrasse.... aussi très fort...
vivement que vous puissiez récupérer le chat....

27. Le mardi 18 mars 2008, 22:20 par anita

Tabarly disait un truc dans le genre : quand on tient tête aux tempêtes, on en prend plein la tronche, mais ça dure moins longtemps . Alors que si on les fuit, elles vous poursuivent. Bon, il n'a jamais eu à faire face à la goutte de lait au sucre qui menace de faire déborder le sac, mais bon...

Ah au fait, puisque tu ne poses pas la question : accueillir trois petites loutes inconnues et une mère pendant quelques jours pour rincer tout ça à l'eau de mer? Parfaitement idiot comme idée, donc faisable. Suffit d'un message dans une bouteille.

28. Le mercredi 19 mars 2008, 09:37 par Veuve Tarquine

Une bise, une vraie. Une avec plein de mots dedans...

29. Le mercredi 19 mars 2008, 12:44 par Traou

As-tu eu mon message ou est-il passé dans la quatrième dimension de ton ordinateur ? Suite aux précédents, à très vite donc quand tu veux. Pas là ce week-end, désolée, et pour un ordinateur portable, je vais voir si... Je te tiens au courant et vous embrasse toutes les quatre très fort.

30. Le mercredi 19 mars 2008, 13:22 par Akynou

Traou, j'ai lu ton message, mais c'était sur mon ordi de la maison. Et quand j'ai voulu te répondre, je me suis rendue compte que je n'avais plus ton adresse mail...
Mais pour la semaine prochaine, mille fois oui.
Pour le reste aussi d'ailleurs si tu as une solution :-)
Bises

Tarquine, merci.

Et puis tous les autres aussi. Merci, beaucoup. Je vous lis assidûment.

31. Le mercredi 19 mars 2008, 17:04 par Marloute

Moi je suis là samedi si tu as besoin.
Est-ce que tu pense qu'il y a besoin d'autres gens?

tu vas d'où à où?
Bises

32. Le mercredi 19 mars 2008, 17:46 par Akynou

Marloute : Ben c'est surtout qu'il me faudrait une voiture. Je vais de la rue Chappe (pas très loin de là ou j'habitais avant) à chez quelqu'un que tu connais bien :-)
Avec la galère qu'on a connu à l'aller, l'idée de me faire deux métros avec tous les sacs et la valise cassée, je désespère...

33. Le mercredi 19 mars 2008, 21:04 par gilda

Comme j'étais ces jours-ci dans un tout autre monde, je débarque tardivement suite au commentaire que tu as fort bien fait de laisser chez moi.
Quelle situation absurde et comme je me sentirais perdue à la place des filles (il est toujours là et en même temps pas et vous partez mais il reste sur zone à aller chercher à l'école qui il ne devait pas ; et puis tous ces déménagements - le normal et puis l'autre - en si peu de temps et ce provisoire dans lequel j'ai peur que vous vous installiez - il n'y a donc aucun moyen de faire pression sur lui puisqu'il refuse de comprendre (mais tu en as peut-être déjà parlé avant, j'ai tant de retard) ?-). Il faudrait que vous puissiez partir un long moment loin sans qu'il sache où vous êtes, que ça soit clair et net même si rude. Cela dit en pratique c'est peu possible (école, travail pour toi en plus que tu vas devoir payer pour tout le monde ...).

34. Le mercredi 19 mars 2008, 22:57 par samantdi

Je t'embrasse, je pense à toi et aux petites. Vous imaginer dans cet atelier me fait de la peine, quand je songe au grand appartement vide... Le Nôm y habite-t-il seulement ou se contente-t-il d'y passer?

Courage ma belle, il t'en faut, tu en as, tiens bon. On pense à toi !

35. Le jeudi 20 mars 2008, 01:40 par alixire

Je me sens si loin... j'ai une voiture, mais à 700 km de chez toi, j'enrage!!!!
Il se peut que je monte chez maman avec Suzanne la semaine du 14 au 20 avril. Mais est-ce aussi pendant les vacances de tes filles?
Enfin, je pense bien fort à toi. Je vous embrasse fort.

36. Le jeudi 20 mars 2008, 16:06 par Marloute

Ah bhin moi j'ai pas de voiture.
Hum-hum.
Je ne connais personne qui en a d'ailleurs.

LANCONS UN APPEL SUR LE BLOG :
HELP !!!!!
UNE VOITURE POUR AKYNOU SAMEDI!!!!!!!!!!!!!

37. Le jeudi 20 mars 2008, 16:38 par Akynou

J'en ai trouvé une, merci :-) et bises.

38. Le jeudi 20 mars 2008, 18:33 par Leeloolene

Juste en passant, un petit mot rapide. C'est vrai qu'en plus tu auras une bloggueuse voisine à moins d'une rue de ton nouveau "squat" ;)

Des bises, du soleil, du ciel bleu et de la neige blanche !

39. Le jeudi 20 mars 2008, 19:11 par Akynou

Oui, je sais. D'ailleurs, la bloggeuse en question, tu ne veux pas faire babby sitter (rémunérée bien sûr) ;-)