Nœud d'angoisse

Demain, je passe la journée à Tours. Juste la journée, je pars très tôt, je ne rentre pas très tard, vers 18 heures, je suis à Paris. Mais comme je sors au théâtre avec ma grande, j'ai prévu de placer les deux petites chez des copains copines.

Seulement, le papa ne l'entend pas de cette oreille. Il a attendu que les filles sortent de l'école et les a suivies jusqu'à notre refuge. Tout en parlant avec elles, il a noté le numéro du code de la porte. Comme elles lui disaient que le lendemain elles allaient chez leur copains, il leur a dit qu'il ne voulait pas, qu'il voulait qu'elles aillent dormir à la maison, avec lui.

Il doit m'appeler. Je vais lui dire non. Mais si je veux éviter ce harcèlement, je dois d'urgence trouver un ou une baby sitter qui assure le transfert école appartement dès la semaine prochaine.

Je rêve de partir ailleurs, loin, très loin de lui, le temps que ça se calme.

Je suis un nœud d'angoisse. Car demain, à la sortie des classes, je serai loin, trop loin...

Commentaires

1. Le jeudi 20 mars 2008, 21:46 par saperli

Je n'ai pas de conseil à te donner, tu as sans doute un ou une avocate, mais je ne comprends pas pourquoi l'équipe qui a fait l'enquête a mis cette épée de Damoclès au dessus de ta tête, sans demander au juge de se prononcer pour que ce soit le père qui quitte le domicile. Par ailleurs, l'attitude du père suivant ses filles me paraît dangereux pour leur équilibre, et m'interroge : ne faut-il pas envisager de demander un droit de visite pour lui limiter à une rencontre dans un lieu neutre, en présence de personnel éducatif et sans toi bien sûr.

2. Le jeudi 20 mars 2008, 21:56 par akynou

En fait, l'équipe a été mandaté par le juge pour faire une enquête familiale pendant six mois. Donc elles sont là pour conseiller le juge dans sa décision. Donc ça ne peut pas intervenir après. C'est tout bête. Et c'est la période la plus dangereuse, l'entre deux. Quant à mon avocate, j'ai un peu de mal à la joindre au téléphone. C'est un cador et sur coup, elle est très demandée...

Donc des fois, je me sens un peu seule et un peu paumée...

3. Le vendredi 21 mars 2008, 09:31 par Oxygène

Je t'aurais conseillé de ne pas envoyer tes filles à l'école. Mais, bon, il est un peu tard. Bises.

4. Le vendredi 21 mars 2008, 09:36 par gilda

D'accord avec Saperli, il y a vraiment quelque chose d'incohérent dans tout ça. On ne peut pas à la fois vous obliger à camper ailleurs (déjà que c'est bizarre cette situation là) et qu'il n'y ait rien pour vous protéger de ses tentatives d'intrusions. En plus que comme c'est toi qui paies pour tout le monde, lui a tout son temps.
Et puis ça veut dire quoi cette période de 6 mois : que pendant 6 mois vous allez devoir vivre en squattant à droite à gauche au gré des disponibilités pendant que monsieur reste tranquillou dans votre appartement ?
Ce qui devrait vous protéger se retourne contre vous, c'est complètement absurde (et j'en ai peur, dangereux).

PS : voulu t'écrire à l'adresse pro, reçu message d'erreur
"host mail.vsd.de194.77.132.155 said: 550 Need to

  authenticate via SMTP AUTH first (in reply to RCPT TO command)" ; du coup utilisé adresse perso.
5. Le vendredi 21 mars 2008, 09:39 par luciole

Les six mois se termine au mois d'avril Gilda, ils ont commencé quand l'association les a pris en charge.

6. Le vendredi 21 mars 2008, 18:59 par Leeloolene

Je ne sais pas ce qui au fond pourrait soulager ton angoisse... mais c'est la seule chose que je te souhaite... à très forte dose et très vite !

Tu me diras si tout est Ok pour ton bougeage de demain...

7. Le vendredi 21 mars 2008, 19:50 par Clopine Trouillefou

je vais faire dans le n'importe-quoi mais sait-on jamais, excuse-moi d'avance, hein, mais j'ai des potes médecins, eh ben, ils te voient arriver avec ta boule d'angoisse là comme un seul homme ils t'octroient d'autorité un arrêt maladie de trois mois s'il le faut, avec soutien psy et horaires libres hein - du coup, c'est toi qui emmènes ramènes les filles, tu t'organises, voire vous partez toutes les quatre faire un tour. Pas la peine de se tuer à essayer de respecter une normalité en cas de tempête force 8... Evidemment, j'ignore ta place au boulot et si une éventuelle absence est possible; M'enfin, Sarkozy n'a pas encore complètement bousillé le droit du travail, et l'honnête cadre qui, par exemple, se casse la guibole au ski et est immobilisé un mois, ne perd pas son gagne-pain pour autant ?

Deuxième idée n'importe-quoi mais sait-on jamais : tu envoies un courrier précis, en recommandé, à ton futur-ex, avec photocopie à l'école et aux services sociaux, où tu lui mets soigneusement les points sur les i. Verba volens, scripta nolens : l'écrit a parfois un côté "officiel" qui calme les ardeurs...

Et n'hésite pas à aller au plus simple, au plus évident, au moins coûteux en fric, énergie... Tu es le phare dans la tempête, alors, tu t'économises, hein. Les problèmes, un par un et par ordre d'urgence. Si l'urgence, c'est d'empêcher le père de tourner autour des filles et de te faire du chantage à l'enlèvement, eh ben tu traites ça et pas autre chose... En un.

Bon, comment oser te dire des trucs pareils alors que j'habite à 200 kilomètres et que je suis totalement extérieure ?

tant pis, j'ose. Ma porte est grande ouverte, Akynou, et tu es une femme de coeur.

Clopine

8. Le samedi 22 mars 2008, 17:44 par Vroumette

je prends des nouvelles peu à peu et attends avec imaptience le mois d'avril pour vous, que la calme réapparaisse. Plein de bises en attendant.

9. Le samedi 22 mars 2008, 19:25 par Shaggoo

Sac de nœuds !

10. Le dimanche 23 mars 2008, 19:04 par Traou

T'ai envoyé un sms because l'e-mail en Bretagne marche quand il peut... J'espère que j'ai le bon n° ?... Suis de retour demain soir. Bises

11. Le lundi 24 mars 2008, 10:43 par Laurelin

Comment s'est passé ce week-end pascal ? Avez vous trouvé des oeufs ? :-)
Gros bisous