Une bonne et une mauvaise nouvelle

Alors la bonne nouvelle, c'est qu'on vient de m'appeler pour me donner la date de convocation chez le juge des enfants.

La mauvaise nouvelle, c'est que c'est dans un mois. Le 17 juin. Et que l'assistante sociale qui m'a appelée pour me prévenir, me dit que ce n'est pas ce qui règlera la question de l'appartement.

Ce sera au divorce que cela se calera.

Bon, en fait, tout bien considéré, c'est surtout une mauvaise nouvelle.

Je ne suis pas prête d'avoir ma maison. Et mes filles non plus par la même occasion.

Mais pourquoi il faut que je vive ça, merde !

Repost de 18 h et des cahuètes. J'ai eu mon avocate. Je la rappelle pour prendre rendez-vous. Mais, jusqu'à nouvel ordre, pas d'agression, pas de vidage du bonhomme par la force. Juste, on serre les dents et on tient le coup. Y a toujours une solution. C'est con, le 17 juin, je devais aller à Tours pour l'oral de la future promo de l'année spéciale à qui je donne des cours de SR...

Commentaires

1. Le lundi 19 mai 2008, 15:53 par Marloute

ah bhin crotte de iench.
Et si tu fais un coup de force pour virer le Nôm?

Je cherche autour de moi s'il y a des gens qui libèrent un appartement...

2. Le lundi 19 mai 2008, 16:34 par Clopine Trouillefou

Je vais dire n'importe quoi comme d'habitude, mais as-tu exposé ton cas à une association type "femmes battues", qui disposent (parfois) de solutions d'hébergement pour maman + enfants à mettre à l'abri vite fait d'hommes violents ? Tu ne rentres pas exactement dans le cadre, mais comme tu dis que tu risques de devoir attendre encore un certain temps après le 17 juin pour récupérer ton bien... Une solution à moyen terme pourrait peut-être être ainsi envisageable ? (je dis ça je ne connais rien à Paris, hein, alors...)
Autre question que je me pose. Si la justice enjoint à ton ex de partir, mais que celui-ci, pour se venger, dégrade irrémédiablement l'appartement, sans solvabilité en plus, of course - quel sont tes recours possibles ? En as-tu déjà parlé avec ton avocat ?
Je ne sais si je t'aide, je le voudrais vraiment bien,je me creuse la cervelle là...Mais à part un couple de potes à Saint Denis, je ne connais personne à Paris
En tout cas, TIENS BON, dis-toi que le pire est passé, et que, quelque part, derrière l'arc-en-ciel, y'a un endroit pour toi et tes filles ; et que si ce n'est pas demain, c'est après-demain, c'est tout...

Clopine, zut alors pas un endroit possible dans ce si grand Paris ?

3. Le lundi 19 mai 2008, 18:50 par samantdi

Si cela doit durer longtemps, ne faut-il pas "sacrifier" l'appartement qu'occupe le Nom : cesser de payer le loyer (si le bail est à vos deux noms , n'est-il pas tenu de participer?) voire donner congé dans les règles, déménager en mobilisant tout le monde et te réinstaller ailleurs ?

Comme Clopine, j'ai la sensation de "parler pour ne rien dire", mais c'est si frustrant de ne pouvoir vous aider efficacement qu'on en vient à envisager des solutions. Je me doute que tu dois passer pas mal de temps à échafauder toi-même tous ces scénarios...

Lui payer un billet pour la Guadeloupe en lui disant que c'est le mieux pour lui de s'éloigner quelque temps, qu'il est en train de se griller totalement et de perdre toute dignité en s'incrustant ainsi et en privant ses filles d'un toit , qu'on arrive aux beaux jours, qu'il considère cela comme une avance sur les vacances... ?

Ce qui est dur, c'est de devoir compter sur tes forces propres alors que le plus simple ce serait quand même qu'un représentant de la loi lui intime l'ordre de partir de là.

De grosses bises et mes pensées les plus affectueuses.

4. Le lundi 19 mai 2008, 19:40 par PMB

Je suis ce (mauvais) feuilleton où vous et vos enfants n'avez pas choisi de jouer.

Et je me joins à toux ceux qui vous soutiennent moralement car ils ne peuvent pas le faire matériellement.

5. Le lundi 19 mai 2008, 20:55 par Leeloolene

Ah bordel... J'aurai tendance à penser comme Samantdi... et connaissant la suite éventuelle du programme... coupe le loyer... et déménage dès que tu sais. Et je te promets que les deux bras prêtés la dernière fois le seront à nouveau si tu ne peux te payer un déménageur avec les frais que cette décision engendrerait... Mais à l'heure actuelle je ne vois que cette solution 'logique' ! Pour le billet en Guadeloupe, ils ont de bons prix en ce moment effectivement :-o ... c'est une autre idée... un peu plus extrème certes mais bon... au point où tu en es...
Et puis dans trois semaines, le nid sera à nouveau libre... Tu ne seras jamais sous les ponts à Paris, je te l'assure. Faille-t-il se serrer dans le nid !

En tout cas bordel, merde, chier... je compatis à cette fausse bonne nouvelle...

6. Le lundi 19 mai 2008, 22:40 par Laurelin

Moui, po chouette tout ça.
Comme disent Samantdi et leeloolene, peut être est-ce que tu pourrais expliquer que face à l'urgence de la situation (échéance des assistantes sociales et tout et tout) tu as été obligée de partir, et refaire une demande de logement à qui il faut, via les mêmes moyens que pour l'appartement actuel, et résilier le bail avec la société qui le loue.
En même temps, elle n'a pas tord l'avocate de dire qu'il faut rester en défensif. Mais c'est long.

7. Le lundi 19 mai 2008, 23:15 par flo

ha, le loyer : un bail est habituellement équipé d'une clause de solidarité, qui fait que le signataire qui a les revenus pour est dans l'obligation de payer le loyer en cas de défection des autres (de toutes façons la solidarité entre époux te rend automatiquement solidaire en l'espèce). Par ailleurs, cesser de payer son loyer est interdit et expose à des poursuites --d'autant plus que le propriétaire et/ou le gérant n'ont pas à connaître de tes motifs. Donc de ce côté pas de marge de manoeuvre. En revanche la résiliation du bail est parfaitement légale (avec peut-être possibilité de réduction du délai de préavis dans cette situation, faut voir), mais il faut s'assurer que dans ce cas tu ne contrevient pas aux obligations de solidarités entre époux (en situation d'instance de divorce je ne sais pas dans quelle mesures ces obligations s'appliquent ou pas). Mais il y a moyen de limiter tes frais sur les équipements de l'appartement, dans la mesure ou tu restes dans le respect des contraintes du contrat marital.

Etat des lieux officiel vivement conseillé à date si pas fait... autant vs le patrimoine commun que vs l'appartement. autant qu'il soit poursuivi personnellement en cas de vandalisme ou de manque de soins.

8. Le lundi 19 mai 2008, 23:30 par akynou

Loyer : ne nous leurrons pas. Cet appartement je l'ai eu par le 1% logement, et j'ai mis cinq ans à l'obtenir. Je n'ai pas ce temps là devant moi. Evidemment, je pourrais trouver un autre plus vite, mais dans des endroits...

Pour le reste Flo a raison, j'ai une clause de solidarité. J'ai regardé. La seule solution serait de donner mon congé. Mais avant de prendre ce genre de mesure extrême, je vais regarder où je vais. Je ne peux pas tout larguer comme ça.

Au début, quand j'ai voulu de désolidariser du compte joint, mon banquier m'a dit que ce n'était pas possible, qu'il fallait un papier du juge disant que nous étions en instance de divorce. Bref un truc officiel. JE lui ai demandé comment les couples non mariés faisaient dans ce cas là. Il s'est mieux renseigné et a fini par trouver : je devais juste envoyer une lettre avec accusé de réception disant que je me désolidarisais du compte.

Pour l'appartement, c'est pareil. Je peux résilier le bail pour ce qui est de mon propre compte. Et partir. Mais je ne peux rien faire, sauf décision de justice, pour virer mon mari.

9. Le lundi 19 mai 2008, 23:33 par luciole

Je serais joignable facilement jeudi avant 15h, si tu as un moment pour m'appeler n'hésite pas à le faire à ce moment là ... Je t'embrasse...

10. Le mardi 20 mai 2008, 01:56 par Oxygène

Ouais, merdum de merdum... un aller simple pour la Guadeloupe est vraiment tentant.

11. Le mardi 20 mai 2008, 08:10 par Laurelin

hmmm c'est compliqué tout ça :-(

12. Le mardi 20 mai 2008, 15:31 par flo

Pour autant que je sache, tu n'as pas de compte à rendre à ton banquier, qui est ton prestataire de service, sur ta situation maritale ; tu n'as d'autre devoir que de respecter la législation en vigueur, et lui de conseil. Tu révoques comme tu veux les mandats dont tu es décideur, tu te désolidarises de ce que tu veux. Le seul truc est de bien vérifier avec ton avocate ta marge de manoeuvre vs les devoirs de soutien et tout ça entre époux.

13. Le mardi 20 mai 2008, 16:35 par akynou

Question soutien, je crois que j'en fais plus que le strict nécessaire. Il a l'appartement dont je paie seule le oyer. Je lui paie sa mutuelle tous les mois, le téléphone fixe, son portable. Et il touche encore sur le compte joint l'allocation famille de la ville de Paris, environ 80 euros...
Je paie le gaz et l'électricité. L'abonnement au cable, la télé.
Bref, il n'a qu'à se nourrir. Et boire mes bouteilles :-)

14. Le mardi 20 mai 2008, 19:30 par flo

Bon, tu peux résilier son portable et le câble : c'est du confort, ça ne relève pas de ce à quoi le statut marital oblige, cela ne saurait être retenu contre toi. Après tout, as-tu des cadeaux à lui faire ?

Il ne faudra pas manquer de faire valoir les prestations qui relèvent de jouissances communes (appartement et fournitures d'énergie, assurances) mais dont de par ses choix et ses comportements tu es privée (mais ça j'imagine que ton avocate y a déjà pensé).

le téléphone fixe, il me semble qu'il existe des options avec limitation (avec FT je crois), mais suis pas très sûre.

sa mutuelle n'est pas un truc "vital", mais à mon avis continue à la payer, c'est un geste qui jouera en ta faveur. Il ne travaille pas, il est bon que tu puisses démontrer que tu es une épouse solidaire et pleine de probité (son jeu sera de raconter le contraire). Autant stopper portable & TV (tu es mise en fragilité financière, s'pas) sont des réductions de frais raisonnables, autant tu pourras dire que malgré les difficultés auxquelles il t'a exposée tu as fait des frais pour sa protection santé. En plus c'est un peu ton intérêt, s'il est hospitalisé et qu'il n'a pas de mutuelle devine qui se fadera le tiers hospitalier, huh ? ;)

il boit les bouteilles ? Etat des lieux, seule parade. Une bouteille vieillie ou de terroir est une valeur ; acquise avant mariage elle est à toi, acquise pendant mariage (même par toi) elle est à vous deux, prélevée par lui pendant instance de divorce et alors que tu es à la porte de chez toi c'est un prélèvement sur tes biens propres ou sur la communauté. Idem pour tout autre "prélèvement".

Au risque d'être insistante, songe sérieusement à l'état des lieux (à valeur juridique, vois avec la mairie ou ton avocate comment faire agréer ou constater à moindres frais), peut-être que ça se révélera inutile, mais si tu en as besoin et que tu ne l'as pas fait, trop dommage.

et finissons par un...

...Proverbe urbain : quel que soit l'embouteillage y a toujours un moment où ça redémarre.

15. Le mardi 20 mai 2008, 21:10 par samantdi

Ah ouiche, couper la télé, ce serait peut-être une solution pour lui donner moins envie d'habiter là... rl-)

Tiens bon, akynou... la comtesse de Ségur, la comtesse a dit : "Après la pluie, le beau temps" :-)