Les peintures d'Eras

Dans le quartier où j'ai habité, peu de temps, il y a deux immenses murs. Le premier juste en face de chez moi, l'autre en bas de la rue. Les artistes des rues s'en occupent très régulièrement ce qui donne des œuvres étonnantes. Je trouve incroyable ce qu'ils arrivent à faire avec de simples bombes de peinture.

Cet hiver, ils ont refait le mur devant chez moi.

La couleur dans la rue...

Coloriages

En ce moment, ils repeignent l'autre. Ils viennent tous les week-ends.
Le Mur de la violence

Ce portrait-ci appartient à une série de trois, l'ensemble n'est pas terminé (mais vous pouvez voir les autres en cliquant sur celui-ci). J'aime beaucoup le reflet dans les lunettes. Petit détail mais qui situe la fresque. Vous remarquerez qu'il y a encore les tours du World Trade Center…

Un peu plus loin, un autre ensemble de portraits.

Le Mur de la violence

A part 50 Cent affublé d'oreilles de Mickey et le cul à l'air, qui amuse, le reste est flippant.

Le Mur de la violence
Voir des enfants avec des armes, des enfants soldats, ça ne laisse pas indifférent. J'aimerais bien connaître les motivations de l'artiste. Juste qu'il m'explique. Par contre, quand je lis que c'est un témoignage, ça me fait râler. Un témoignage part de la réalité. Et si les enfants soldats sont une réalité dans certains pays, il n'en est rien ni chez nous, ni aux Etats-unis, où semble se dérouler la scène.

Par contre, que ce soit une métaphore, c'est clair. Et c'est cela qui peut donner à réfléchir. Parceque lorsque les enfants prennent les armes, c'est le signe d'une société qui a plongé dans le désespoir.

Bon, Monsieur Eras, si jamais vous passez par là, n'hésitez pas à vous manifester. Et même si c'est violent, j'aime beaucoup ce que vous faites.

Commentaires

1. Le lundi 28 juillet 2008, 14:38 par andrem

Beaucoup à en dire, Akynou, de ce que tu nous montres et de ce que tu en dis. Je pars loin bientôt et peu de temps me reste, toi non plus d'ailleurs. Mais de quoi ruminer pendant les silences, certes.

Une petite polémique pour commencer, au delà de la violence de ces oeuvres. On peut penser tout le mal qu'on veut de Jack Lang, il n'en a pas moins contribué à donner à ces arts de la rue, marginaux ou sous-estimés, leur lettres de noblesse, un peu encombrantes car trop officielles, mais devant le front du mépris qui les poursuivent encore aujourd'hui en dehors d'un monde branché aussi peu regardant d'ailleurs, pour les mêmes raisons que les méprisants, ces lettres de noblesse sont devenues indispensables.

Bon c'est long je sais mais je fais vite. Souvent les tags me fascinent au beau milieu de la rue.

Bonne installation, que les fées de la renaissance te protègent dans ton Tours d'ivoire et de guet.

2. Le jeudi 31 juillet 2008, 13:38 par dieudeschats

A Bruxelles certains se sont amusés en taguant les mouvements décomposés d'un squelette "préhisto-félin" sur le mur qui longe la voie de chemin de fer... résultat, quand on passe en train, ça fait un beau film animé :)
(voir lien)
(ps : maintenant c'est devenu invisible, ça a été recouvert de panneaux anti-bruit...)