Jardinons un minimum

Depuis que je vis à Tours, j’ai un jardinet, un jardin de none dit un ami. Et il me convient très bien car j’ai un minimum de choses à y faire. Reste un gros point noir. Une espèce d’allée centrale anciennement encailloutée dont les graviers se sont mélangés à la terre. C’est devenu n’importe quoi. J’aurais aimé y mettre des galets qui laisseraient pousser l’herbe entre leurs jointures imparfaites. Mais on ne trouve pas des galets sous le sabots d’un cheval par ici. Nous avons donc commencé par l’herbe. Ainsi, Garance a semé les graines hier après avoir consciencieusement bêcher le sol.

Tout ce travail parce que nous aimerions faire comme Samantdi

Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela : la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner ! C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.
Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe, regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.
Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte.

Ceci est bien entendu ma participation au diptyque 5.4, l’illustration du texte de Samantdi ci-dessus.