Les parents de lycéens ne sont pas les nantis que l'ont décrit

Je lisais un papier de Thomas Legrand sur Slate, avec lequel j’étais plutôt d’accord au début, car il disait qu’on ne peut pas instrumentaliser la jeunesse [voyez mon propos sur Facebook (*), on ne pouvait pas mieux tomber]. Mais vers la fin, j’ai lu ça :

« Si les lycéens et les étudiants ou les jeunes travailleurs sortaient de leurs gonds, ils seraient sans doute soutenus par les plus anciens. Les plus anciens, leur parents, qui ont profité de la planète, de la croissance, du plein emploi et de promesses d’avenir meilleur. »

Ce sont des propos que j’entends depuis quelques jours à la radio, depuis que les lycéens sont entrés dans la danse. Les lycéens ne connaîtront pas le même Nirvana que leurs parents. Eh bien, si je regarde autour de moi la plupart des parents lycéens que je fréquente, je cherche encore les privilégiés, ceux qui n’ont jamais connu le chômage, etc. Alors, j’ai répondu ce qui suit.

Je suis mère de lycéenne. Plutôt plus âgée que la moyenne des parents car j’ai eu mes enfants tard, j’ai 51 ans. Et je ne me reconnais absolument pas dans le descriptif des parents fait ici. Le plein emploi n’était déjà plus qu’un rêve quand je suis arrivée sur le marché du travail. J’ai travaillé tout en faisant mes études. J’ai accumulé les CDD jusqu’à environ 30 ans et les périodes d’essai “non concluantes” (de trois mois renouvelées une fois, donc six) jusqu’à environ 30 ans. Cette décennie-là, celle des quatre-vingt, on vu aussi mon père, cadre commercial, mis au chômage. Il avait beau multiplier les candidatures, ses CV lui étaient retournés sans commentaire, sans lettre, avec parfois juste l’âge entouré. 48 ans.

Je suis devenue journaliste. J’ai continué les CDD. J’ai signé mon premier CDI, je devais avoir 32 ans…

Ai-je profité de la planète ? J’ai surtout été très regardante sur les prix pour nourrir ma famille. Je n’ai jamais eu les moyens de le faire avec des produits bio, bien trop chers pour les miens. Nous étions 5 à vivre sur mon seul salaire, nous ne sommes plus que quatre depuis que je me suis séparée de mon mari. Il ne me reste rien à la fin du mois. Je ne suis pas propriétaire, les lendemains ne chantent pas. Et si mes enfants tiendront plus tard le coup face à la situation qui se prépare pour eux, c’est que je leur aurait donné déjà des ficelles, parce que j’ai vécu ça avant eux. 

La seule chose oui, qui me restait, c’était la retraite. Mais étant née en 1959, malgré mes trois enfants, les promotions qui me sont passées sous le nez parce que justement, j’avais trois enfants, etc., eh bien si je veux qu’ils fassent un minimum d’études, il faudra de toute façon que je travaille jusqu’à…

Je ne suis pas la seule dans ce cas-là. C’est la même chose pur toutes les mamans solos par exemple. Et puis toutes les familles entre deux eaux, pas franchement pauvres, mais pas riches non plus. Qui n’ont pas la sécurité de l’emploi. Qui s’adaptent, et qui trouvent le système du chômage de plus en plus dur. Alors qui serrent les fesses quand ils ont un emploi, parce que le perdre…
Alors, les privilèges des parents des lycéens qui défilent, je les cherche encore. Je ne vois pas de quoi il s’agit.
Peut-être faudra-t-il chercher du côté des grands-parents ? Et encore, ça dépend desquels. Parce qu’après tout, les gens vraiment privilégiés, je crois pas qu’il y en ai tant que cela.

Cela dit, là où il a raison Thomas Legrand, c’est que nos enfants auront toute notre solidarité. Enfin, j’espère. Et que je suis très contente qu’ils s’arment pour se battre. Parce que s’ils veulent s’en sortir, il n’y aura que la bagarre et la solidarité. Comme l’on fait nos ancêtres avant, ceux de 36, par exemple.

(*) Je disais : « Merci jeune fille ! on n’instrumentalise pas les jeunes quand ils sont lycéens. Tous ceux qui ont un ou plusieurs ados chez eux savent de quoi je parle. » et je faisais le lien avec une superbe série de photos

Commentaires

1. Le dimanche 17 octobre 2010, 09:57 par Anne

Non des privilégiés y'en a pas tant que ça!!! J'ai commencé à travailler à 19 ans et Gilles à 14 ans, nous avons eu 5 enfants que nous élevons, éduquons sans pour autant nous arrêter de travailler (Gilles était à mi temps les trois premières années des trois derniers). Ce que nous avons réussi a faire c'est grâce au fruit de notre travail!!! Nous n'avons pas volé notre maison, nous n'avons, en aucun cas, spéculé sur les matières premières, le travail des ouvriers pour gagner notre vie. Nos enfants sont militants, comme nous, et c'est une fierté!!! Même si les savoir face aux CRS n'est franchement pas rassurant et inquiète mon cœur de mère ...

2. Le dimanche 17 octobre 2010, 10:33 par luce

Oui, j'étais aussi gênée par ce discours ambiant. Tu y répond très bien je trouve.

3. Le dimanche 17 octobre 2010, 11:21 par Bladsurb

Je me demande s'il ne se trompe pas juste d'une génération. Ceux qui ont profité des 30 glorieuses, des pré-retraites généreuses, etc., ce sont leurs petits-enfants qui aujourd'hui sont lycéens (mes parents pas exemple, plus de 80 ans, bonne retraite obtenue tôt, deux maisons, voyages fréquents, etc, en ayant eu un début de vie commune bien précaire).
Ca peut faire partie de la confusion due à l'allongement de la vie, qui fait qu'il y a plus de générations vivant en même temps (que les gens prennent leurs retraites alors que leurs parents sont encore vivants n'est plus rare), ça perturbe les repères.

4. Le dimanche 17 octobre 2010, 12:39 par andrem

Ainsi, et si j'ai bien tout lu, pour avoir le droit de manifester, il faut avoir galéré sa vie durant et avoir des fins de mois difficiles.

Ma carrière de cadre supérieur, au cours de laquelle j'ai touché un salaire convenable (5000 euros par mois à mon zénith) pour des semaines à horaires non comptés, qui m'a permis de faire assez d'économies pour être le gras propriétaire d'un pavillon dont la valeur s'envole avec la spéculation et de faire quelques voyages à travers le monde, et au cours de laquelle j'ai eu la chance de passer entre les gouttes du chômage même si parfois le couperet n'est pas passé loin, m'interdit donc de manifester, à lire ce que je lis.

Je me souviens de ces remarques auxquelles j'ai droit sans cesse face à des droitiers notoires: tu es gauche caviar, ta parole n'est pas recevable. Comme pour ces gens là, la parole ouvrière n'est pas davantage recevable, ils peuvent penser en rond sans crainte.

C'est justement que ma parole les dérange car elle vient contrarier par le seul fait qu'elle existe leurs belles certitudes. Mais à gauche, je suis tout autant illégitime.

Finalement, nous sommes bien en plein dans le discours ambiant, et je l'entends qui vient aussi de la gauche. Cela me choque profondément.

5. Le dimanche 17 octobre 2010, 17:31 par Akynou

Andrem : je ne comprends même pas ce que tu commentes ici. Je ne comprends pas ton propos quand je le mets en réponse au mien. Ça n'a juste rien à voir.
Je dis juste que la génération des parents de lycéens ne sont pas les nantis que l'ont nous serine. A mon âge, à ma génération, quand je suis arrivée sur le marché du travail, le plein emploi était déjà un souvenir. Et je suis comme Bladsurb, je pense qu'ils se plantent de génération. C'est tout ce que j'ai dit. Alors maintenant qui a le droit de manifester, de se sentir de gauche, etc. Franchement, je m'en tape. Chacun se sent comme il se sent et fait ce qu'il pense devoir faire.

6. Le dimanche 17 octobre 2010, 17:36 par luce

Akynou : Heu, moi j'ai pensé qu'Andrem commentait le discours ambiant que tu critiques ...

7. Le dimanche 17 octobre 2010, 23:23 par Akynou

Luce : Ha. Peut-être. Je suis rentrée claquée de la compétition de Léone et je dois pas voir clair. Mais même comme tu le suggères, je n'arrive pas à comprendre. Parce que je ne comprends pas le sens de ce que dit Andrem. Quand certains journalistes constatent que les parents des lycéens sont des nantis, même si c'est faux, ils ne le leur reproche pas. Ils ne leur reprochent pas de manifester. Eventuellement, on pourrait comprendre qu'ils disent aux lycéens qu'ils sont débiles de manifester pour défendre les avantages de nantis alors qu'eux n'auront rien. Mais les lycéens au contraire connaissent très bien la situation réelle de la classe d'âge de leurs parents. Certains l'ont dit d'ailleurs dans des micro trottoirs, ils ont parlé du chômage de leur père, du travail de leur mère, etc.
Moi j'ai lu le commentaire d'Andrem comme : "Et alors, c'est pas parce que tu n'es pas nantie que moi qui le suis je ne peux pas défiler." Mais franchement, rien à voir. Pour moi, c'est hors sujet. Mais bon, on va attendre la réponse de l'intéressé, il va peut-être nous expliquer… :-)
PS. Léone a fini 3e, et une nouvelle médaille dans la famille :-)

8. Le lundi 18 octobre 2010, 07:06 par julio

Belfort et une cité ouvrière depuis toujours avec une fausse bourgeoisie désargentée depuis toujours aussi, les vrais patrons se trouvent à Paris ! Aujourd’hui une cité de prêts retraitait de 54 ans d’Alsthom et Peugeot ! Des quartiers ouvriers qui ne travail pas depuis des lustres avec 40 50% de chômage. Les plus jeunes qui font des études sont obliger de partir a Paris ou les grandes villes ; Belfort a était brisé sous Giscard a retrouve un certain prestige sous Mitterrand et a rechuté sous Chirac et Sarkozy et ne se releva pas de si tôt !

9. Le lundi 18 octobre 2010, 09:16 par Clopine Trouillefou

Entièrment d'accord avec Akynou. Ras l'bol qu'on nous bassine avec les "trente glorieuses", alors qu'on devrait bien plutôt constater que nous avons traversé, (et traversons encore) les "trente désasteuses" !

10. Le mardi 19 octobre 2010, 15:32 par andrem

Bonjour. C'est peu de dire que le sujet est d'abondance, et je ne crois pas pouvoir clarifier les choses en un commentaire. Je vais donc me contenter d'aggraver mon cas.

Luciole a raison, c'est le discours ambiant que je ne supporte pas. Cette façon de jeter à la tête des gens, qu'ils soient parents d'élève, fonctionnaires, ouvriers, chômeurs ou cadres supérieurs, l'épaisseur de leur portefeuille pour décider de ce qu'ils doivent penser et de ce qu'ils doivent faire est parfaitement inacceptable. Mais Akynou a bien lu ce dont il s'agit, sauf que cela reste bien dans le sujet.

Je m'explique. Akynou, c'est à toi que ce discours s'adresse (comme dit l'autre).

Ton plaidoyer bien écrit, sincère et véridique, vise à réfuter l'argument selon lequel les parents des lycéens ont connu une vie meilleure que celle qui s'annonce. Entre nous, je ne sais pas à quoi sert cet argument dans le texte de Thomas Legrand, et c'est peut-être pour cela que je semble être hors sujet. Je crains de trop bien le savoir, en réalité.

Or, pour revenir au discours ambiant évoqué au début et auquel ne participe que trop la remarque de Thomas Legrand à laquelle tu as répondu, j'ai effectivement trouvé les germes de ce discours ambiant dans ta réponse, Akynou. Tu restes sur le terrain glissant de nos ennemis et ce faisant, j'ai eu l'impression que tu validais leur posture.

Ce n'était pas intentionnel de ta part, évidemment, et je suis un peu trop chatouilleux sans doute. Mais j'ai voulu exprimer l'idée que ce n'était pas exactement la réponse qui convient aux arguments des gens qui cherchent à disqualifier le combat contre les retraites. Probablement Thomas Legrand non plus ne veut pas disqualifier ce combat, mais c'est bien ce qui au final arrivera si l'on continue à se jeter des arguments sur les revenus des uns et des autres, et sur la belle vie du passé et sur le sombre avenir.

Je ne demande qu'une chose, moi, c'est le vivre, cet avenir, et être là dans cent ans pour assister à la montée des eaux que nous prédisent les apocalypteurs, pour voir le triomphe de l'Europe éclatée en guerre, et les ouvriers à 1 euro par jour sans sécu.

Je raille, hein, et je déraille aussi. L'avenir sera celui auquel nous aussi nous travaillons, auxquels les jeunes commencent déjà à travailler, et il sera différent de ce que nous vivons, il sera très difficile mais ils sont mieux armés que nous ne le serons jamais, il sera plein d'espoirs aussi. Tant de choses enthousiasmantes se mijotent dans les arrières-cours, que nos arrogants du haut du pavé ne sauront empêcher.

Alors j'ai pris comme exemple mon cas personnel de, comment dis-tu déjà, Akynou, nanti, voilà, c'est le mot que tu me plaques, nanti. Et ta réaction vient bien sûr confirmer mes craintes, je l'ai bien cherché, il y avait forcément de la provocation dans mes mots.

Ce ne sont pas mes revenus qui me poussent à considérer que cette réforme des retraites est injuste, ratée, inefficace et brutale, et qu'il faut la mettre au panier (pas la main, hein, la réforme, la main c'est pour mettre à la pâte). C'est une réforme idéologique qui ne garantit rien sur l'avenir, sinon plus de pression sur les plus fragiles, pour une société de plus en plus déglinguée. Or, ce que devient la société m'importe plus que tout, car de ce devenir là dépend le devenir de nos enfants et probablement aussi, mais je ne garantit rien, leurs fins de mois.

Tu le sais si tu me lis, que le fonctionnement de la société est un de mes péché mignons.

Pour rebondir sur Clopine (si je peux me permettre, Clopine, je ne vous prends pas pour un ressort, quoique), les trente glorieuses de nos parents et de notre enfance n'ont pas été si glorieuses et elles laissent même quelques goûts amers, de récents films en sont le témoignage. La vie qui s'annonce pour les nouvelles générations nous inquiète à juste titre, ce n'est pas une raison pour prétendre que c'était mieux avant, avant quoi, avant qui, d'ailleurs.

La référence à un passé récent soi-disant confortable n'est qu'une des nombreuses manières de disqualifier le discours de ceux qui combattent ces sortes de réformes, et de dresser les unes contre les autres les générations successives, en prétendant par exemple que les anciens vivent à crédit sur les nouveaux. Le pire est que ce genre de propos est pratiqué tout autant à droite qu'à gauche.

Il leur appartient de combattre, aux nouvelles générations, ce qu'elles font visiblement, et sans se faire manipuler malgré les provocations dont même sans preuves je vois bien l'origine, comme nos parents le firent, avec les provocations de leur temps, Papon n'était pas là pour rien, et comme nous l'avons fait et le faisons parfois encore mais j'avoue ma maladie de la foule qui m'en écarte chaque jour un peu plus.

Et pour commencer, aller voter comme il faut, car contrairement à la légende détestable, le vote a son importance et le blanc bonnet n'a pas la même couleur que le bonnet blanc.

Dernière phrase avant la panne sèche: Platon était un noble riche de la haute société athénienne. Aristote le conseiller du prince, Montaigne était un grand propriétaire terrien ( et vigneron) anobli aussi depuis son père. Montesquieu était un seigneur tout aussi vigneron et son vin est encore un grand vin, Marx est mort plutôt miséreux.

Ils n'en sont pas moins tous des phares de la pensée humaine, et si je tends à réfuter Platon et Aristote, à aimer Montaigne, à suivre Montesquieu et à retravailler Marx, ce n'est pas pour leur niveau de vie mais pour ce qu'ils ont écrit.

Alors, comme je me prends simultanément pour eux cinq en un seul, mon niveau de vie ne fait rien à l'affaire, seule compte l'épaisseur de mes chevilles.



Ben quoi ? Si on peut plus rigoler ...
...

11. Le mardi 19 octobre 2010, 16:34 par andrem

Complément: je mets en ligne ce commentaire sur mon bloghumeur (adresse sur mon nom) pour éviter qu'une éventuelle discussion en suivant ne vienne envahir le salon d'Akynou. J'ai déjà été moi-même très, trop, long.

12. Le jeudi 21 octobre 2010, 00:52 par Akynou

Andrem : tu sais pourquoi tu es hors sujet ? Parce que tu limite le mot nanti au montant du salaire. Or, sous la plume de Thomas Legrand, il n'a pas cette connotation-là. Et il ne l'a pas plus sous la mienne. Tu as gagné, à une époque, 5000 euros ? Et alors. Tu as vécu comme tout le monde la menace du chômage, l'instabilité économique de notre pays, etc.

Tu es d'une mauvaise foi crasse parce qu'il n'y a aucune ambiguité ni sur le texte de Legrand ni sur le mien.

Nantis, ce n'est pas à cause du salaire (et de toute façon, un salarié même bien payé reste un salarié), nantis, c'est à cause de la situation du pays. Les fameuse "trente glorieuses" dont parle Clopine. Cet espèce de paradis perdu lorsqu'il n'y avait qu'amélioration, qu'on ne craignait pas le chômage parce qu'il n'y en n'avait pas, ni la crise. Que les lendemains du capitalisme chantaient et faisaient voir la vie en rose…

Je recite Legrand : « leur parents, qui ont profité de la planète, de la croissance, du plein emploi et de promesses d’avenir meilleur » C'est clair et sans ambiguïté. Et moi, je me contente de dire que le monsieur fait une erreur historique, parce que les parents des actuels lycéens, dont je fais partie, n'ont jamais connu ce Nirvana économique : on n'a jamais eu le plein emploi, la croissance avait déjà un coup dans l'aile, on sait que la planète va mal depuis au moins nos vingt ans, et les promesses d'avenir meilleur n'engage que ceux qui y croient, c'est-à-dire plus personne. Même si on a eu de très bons salaires par ailleurs. Parce que ce n'est pas le problèmes. Moi aussi, j'ai eu gagné très bien ma vie (peut-être moins que toi) mais j'ai aussi connu le chômage, la crise, les CDD, les piges, la précarité, etc. Mais qui de la génération des parents de lycéens n'a pas connu tout ça ?

Peut-être que mes parents à moi sont des nantis parce qu'ils n'ont pas eu de chômage (faux d'ailleurs), parce qu'ils ont trouvé, jeunes, du travail facilement (vrai) et parce que leur retraite est calculée sur leurs dix meilleures années et non sur 20 ou 40 (les veinards), mais pas parce qu'ils gagnaient super bien leur vie (ce qui fut vrai pour l'un et faux pour l'autre).
Alors ne me fais pas des leçons sur les terrains glissants. Je sais très bien où je m'aventure et ce que je veux dire. Et n'essaie pas de te rattraper aux branches en affirmant n'importe quoi. Tu me connais, je ne suis pas du genre à me laisser faire

13. Le mercredi 17 novembre 2010, 00:56 par Nab

N’étant plus très présente sur la blogosphère, cela faisait un petit moment que je n’étais plus repassée sur votre blog et à la lecture de ce billet, qui me redonne plein d’idées, qui me remet la tête en place, ouvre un peu mon horizon et aussi me permet un certain recul, je me dis que c'est vraiment dommage de n’être pas revenue plus tôt.