Grande journée. Comme on n'aimerait pas en vivre trop souvent quand même

Moi qui ne voulais pas faire de ce blog un journal des râleries du quotidien, je sens que, aujourd’hui au moins (mais quelques jours auparavant aussi), ça va être raté.

La journée n’avait pas trop mal commencé. Je me sens encore fatiguée mais plus en forme (en formes oui, surtout) (et je me demandes en fait si je ne tiens pas avec les nerfs) (va savoir).

BRef, on se lève, on petit déjeune je fais le tour de la maison et je me rends compte du désastre. N°1 a surtout pensé à sa fête (elle a pendu la crémaillère mercredi soir), à son compte Facebook, et ses SMS. Et sa chambre n’est pas des plus avancée. On va dire tout juste la moitié. Cela fait trois jours que n°3 essaie de démonter sa mezzanine. Ce n’est pas que c’est difficile, c’est que c’est le genre : j’enlève un morceau, je joue, j’enlève un morceau, je joue… Evidemment la partie jeux est plus longue que la partie démontage. Il a fallu que je supprime télé, wii et DS pour arriver à quelque chose.

Celle du milieu est la plus vaillante. Elle m’a beaucoup aidé, tous ses livres sont en carton, son bureau démonter. Mais il ne faut pas regarder en détail. Elle est tout de même, et de loin, la plus motivée.

Ma chambre ? C’est pas mieux. Mon bureau est le bordel le plus absolu. Déjà, en tant normal, c’est n’importe quoi, mais là je me retrouve avec tous les petits riens que les filles trouvent, dont elles ne savent que faire, et qu’elles déposent sur mon bureau. C’est une vieille habitude : je retrouve ainsi des vieux bracelets, cassés, des papiers divers, des photos, des bouts de machins et de trucs. C’est tout juste si j’arrive à accéder à la fenêtre ou à mon lit, tant il y a des cartons absolument partout. Et le placard du haut n’est pas fini de ranger, mon bureau pas fini de vider.

Bon, il faut bien commencer par un bout. Mon plan, emmener tous les cartons de livres qui sont rangés dans la bibliothèque pour démonter celle-ci et laisser le passage. Elle se trouve effectivement en grande partie dans le cpouloir. Je commence à charger la voiture (heureusement, j’ai pu me garer juste devant ma porte) en portant les cartons. Puis je me suis souvenue que j’avais acheté un diable en début de semaine. Je lui mets deux cartons. Je roule jusqu’à la porte extérieure, descends les deux marches, puis le trottoir. Un crac sinistre m’indique qu’il y a comme un petit problème. La roue du diable est tordue et cassée. avec deux cartons seulement. Dire qu’on m’avait assuré qu’il pouvait porter jusqu’à 80 kilos… Soixante euros quand même…

Bref, il est 10 heures et le M. Numéricable doit passer entre 10 heures et midi. Donc je vais faire le pied de grue dans la nouvelle maison. Où on se les pelle. Je regarde le thermostat. Il fait un peu plus de 11 °C. C’est que je sors de bronchite. Elle fait quoi la chaudière ? Je descends, elle a l’air allumée, mais ne semble pas marcher. Mais je n’ai pas le mode d’emploi. Or je sais qu’on me l’a laissé. Je révolutionne la cuisine. Je finis par le trouver au bout d’une heure (dans une maison vide, je le rappelle). Je comprends le mécanisme du thermostat. Je redescends voir la chaudière. Et je me rends compte qu’elle essaie de s’allumer mais n’y arrive pas car… il n’y a pas de gaz !!! J’appelle l’ancienne locataire, que je connais bien, qui est une copine (et qui m’a laissé une maison dans un état, moi, franchement j’oserais pas…). Je lui avait dit de ne surtout pas faire couper le gaz et de prévenir, quand elle donnerai ses relevés de compteurs que je prenais la suite. Elle s’est pas fait chier, elle a tout fait couper. Je galope à la maison. Envoie Garance attendre M. Numéricable. Et téléphone à M. Gaz. Je tombe sur un jeune homme charmant, qui s’occupe de résilier mon contrat ici, enregistre mon contrat là bas. Et me dis : « Comme votre prédécesseur a fait couper le gaz, nous sommes obligés de faire une remise en route et de contrôler s’il n’y a pas de fuite, rendez-vous au mieux dans une semaine.
– Dans une semaine, mais nous emménageons demain, et il fait 11 °C dans la maison.
– Je comprends bien votre problème, mais pas possible avant.
– Vous n’avez pas une procédure d’urgence ?
– Si, mais c’est 104 euros. »

Je vous fait grâce des centimes. J’ai pris la procédure d’urgence, me voyant peu vivre avec les trois louloutes dans une maison froide. Entre temps, M. Numéricable était arrivé. Et avait lui aussi une mauvaise nouvelle. Le boitier de raccordement n’était pas sur ma maison, mais sur la voisine. Il n’avait pas assez de câble. Et donc il ne pouvait rien faire aujourd’hui. Donc pas de câble, pas d’Internet, pas de télé, pas de téléphone. Raaaahhhh Lovely. Prochain rendez-vous ? Ben pas avant mercredi matin 8 heures. Comme dit mon père, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

Entretemps, M. Gaz était passé. En fait de visite de contrôle, mon c… mes oies. Il a remis le compteur en route. Comme le gaz n’alimente que le chauffage, il n’est même pas rentré dans la maison… Bien gagné les 104 euros quand même.

Du coup, j’ai fait des pâtes pour les filles. Et moi. Il faut bien manger. Des sucres lents de préférences. Avec des franckforts, ça ne demande pas beaucoup de travail. Après le déjeuner, j’ai chargé la voiture de cartons de livres et Garance et moi avons été les déposer dans la nouvelle maison (devant laquelle des voitures sont installées et ne semblent pas vouloir bouger malgré mes petits mots doux, ça va être classe demain). Puis j’ai couru chez le Roi L’Enchanteur acheter un nouveau diable et quelques cartons supplémentaires (ça coute une fortune ces trucs là).

Retour case maison, montage du diable, remplissage du coffre de la voiture de cartons de bouquins (trois voyages quand même), re vidage. Au centre de la pièce, les cartons. Parce que sinon, nous n’auront plus de place pour mettre les meubles quand ils arriveront. On voit que ce n’est pas mon premier déménagement.

Et puis je rentre. Dans l’embrasure de la porte, du courrier. Dont trois lettres de mon avocate. A là, ça sent définitivement la journée marquée de seau de m…Les conclusions de l’avocat de la partie adverse. J’appelle mon avocate. Je dois fournir les réponses avant samedi prochain. Ce p… d’avocat de l’autre nie évidemment les coups aux enfants, l’argent dépensé follement au jeu, le refus de bosser. Et continue d’affirmer que je n’ai choisi le père de mes filles que avoir un homme au foyer. J’en ai ras la casquette de me faire trainer dans la boue par cette petite bite qui en plus affirme que je n’ai eu de cesse que de séparer les enfants de leur père alors qu’au contraire, j’ai tout fait pour les réconcilier. Ça va être la guerre. Lou va écrire une lettre de témoignage. Elle a 16 ans. Sa parole peut être prise en compte. 

Enfin, c’est pas tout ça, mais j’ai encore des cartons à faire, un dîner à préparer. Et une nuit de sommeil avant le grand chambardement. Je ne sais pas si je pourrai me reconnecter avant… quelques jours.

Dieu que je hais les déménagements

Commentaires

1. Le vendredi 4 mars 2011, 20:11 par Cécilie

Bon courage... pour tout.

Je te confirme qu'à 16 ans on a le droit de parler dans ces affaires et, surtout, je te confirme que ça peut avoir son importance. Elle a même le droit de demander un avocat et d'être directement reçue par M. ou Mme le juge. Nous l'avons fait, mon premier frère et moi, j'avais 16 ans et lui 14.

2. Le vendredi 4 mars 2011, 21:28 par Kez

Bon courage...

3. Le vendredi 4 mars 2011, 21:46 par charlottine

Bon déménagement et courage pour la suite ...

4. Le vendredi 4 mars 2011, 22:33 par julio

Rien qu’à te lire j’ai mon moral d’acier dans les talons !
Bon courage quand-même !

5. Le samedi 5 mars 2011, 00:07 par Lola

Ah, courage, courage! Il y a bien un moment où les tuiles finiront de tomber, non?
J'espère que le témoignage de Lou sera pris en compte (et les instit, les amis, les gens autour qui ont vu ce qui se passait, peuvent-ils témoigner?)
C'est un dur moment à passer, mais tu en viendras à bout!

6. Le samedi 5 mars 2011, 08:56 par Valérie de Haute Savoie

Le coup du gaz (ou de l'électricité) devient systématique aujourd'hui. Nous le vivons presque tous les jours. C'est fou comme ils n'ont jamais de plage libre pour une ouverture normale, mais comme brusquement ils en trouvent une dès lors où les 104 euros sont facturés.
Moi ce qui me met en rage, ce sont les conclusions de l'avocat. J'ai un jour témoigné pour une amie qui se trouvait comme toi face à des mensonges éhontés. Ceux qui ont été témoins peuvent écrire une lettre au juge que ton avocat présentera.

7. Le samedi 5 mars 2011, 08:57 par Anne

Oula! Je comprends le "Je hais les déménagements!!"
Il n'y a pas que l'aînée qui peut témoigner, les enfants ont eux aussi droit à la parole et peuvent demander à être entendus par le juge... Je ne sais pourquoi les tuiles tombent toujours par paquet. Une fois installée tu pourra te poser et souffler. C'est bientôt le printemps...

8. Le samedi 5 mars 2011, 14:12 par Moukmouk

c,est l'horreur ce truc... un grand camion poubelle et on n'en parle plus jamais.

9. Le dimanche 6 mars 2011, 20:03 par ab

Bonjour,
Je viens souvent vous lire mais n'ai encore jamais laissé de commentaire.
Je voulais vous dire que j'admirais votre courage.
A mon avis votre diable était "made in China" non ?... ceci pourrait expliquer cela. Mais au fait, avez-vous essayé de vous faire rembourser ?
Bonne installation dans votre nouveau "chez vous".

10. Le lundi 7 mars 2011, 09:24 par Anne

Arg. Arg. Arg.

Tu ne fais pas semblant, toi.

Toutes proportions gardées, mes emmerdes ayant été moins graves et de plus courte durée que les tiennes, je me trouve vide, maintenant que c'est réglé. Limite à ne pas réussir à profiter de la sérénité toute proche, en me demandant ce qui va me tomber sur le coin de la figure.

Alors j'espère que pour toi, ça sera vite la fin des ennuis. Et que tu pourras profiter pleinement. Non mais.

Je pense à toi. Et je t'embrasse.

11. Le lundi 7 mars 2011, 10:39 par dieudeschats

Courage !! Cette histoire abracadabrante d'avocats aura bien une fin...
Pas très sympa la copine, pour le gaz et l'état de la maison !

12. Le lundi 7 mars 2011, 13:54 par L'impatiente

un petit mot d'encouragement, des pensées de tendresse et de réconfort... en attendant les jours meilleurs... je pense à toi.

13. Le lundi 7 mars 2011, 18:31 par Anna

J'allais dire la même chose que Anne, les plus petites on le droit d'être entendues aussi.
Bon courage !

14. Le lundi 7 mars 2011, 23:40 par andrem

Bonsoir Akynou. Je te lis et je vois bien que les jours se suivent et ne s'arrangent pas. Tous, autour de toi qui te lisent, t'encouragent et par des commentaires t'apportent un soutien qui, si ténu soit-il dans sa forme, t'aide et te renforce.

Comme un sale gosse paresseux, je reste silencieux plus souvent qu'à mon tour en me disant que des mots des mots ce ne sont que des mots, ce dont elle a besoin c'est du muscle et du temps pour soulever, transporter, déposer et vider des cartons. Je n'ai rien de cela, ni temps ni muscles, et je suis dans ma cave parisienne à pérorer mes discours.

N'empêche. Si inutile, si facile que cela soit, si dérisoire que je me sente, je prends mon clavier pour comme les autres t'encourager à travers mon écran. Je me complais à soigner des phrases alambiquées, j'y passe finalement un peu de temps, et je me dis que ce temps n'est pas du temps perdu. Surtout qu'au delà des cartons, il y a cette ténébreuse affaire, cette lourde menace qui, même si la raison la prétend peu probable, reste si violente dans son éventualité que tu ne peux t'en défaire, je l'imagine.

Si éhontés et si incroyables soient-ils, les mensonges peuvent faire des ravages sur ceux qui les subissent quand bien même ils ne passeraient aucune rampe, aucune barre, aucune audience.

Alors voilà, ces quelques mots pour te dire que parfois je pense à toi et à tes difficultés, et si inutiles que soient ces pensées, de savoir qu'elles existent pourront un peu t'adoucir la rudesse des avocats.

Pardonne ma prose ampoulée, il fallait qu'elle le soit, pour toi.

15. Le mardi 8 mars 2011, 19:37 par mwenpouzot

courage dans cette nouvelle epreuve Akynou!

16. Le samedi 19 mars 2011, 22:06 par Marloute

Quelle affaire! Je n'ai pas suivi une chose : pourqoi avez vous déménagé? dur dur!

17. Le dimanche 20 mars 2011, 15:00 par Akynou

Marloute
Parce que nous sommes dans une maison, que le loyer est moins cher et que les deux dernières ont une très grande chambre que je vais pouvoir couper en deux et elles auront chacun leur coin à elle. Parce que Lou n'aimait pas cet appartement. Même si moi je l'aimais bien. Et que cette nouvelle maison est pas mal quand même :-)