Grosse fatigue

Hier, je démarre un peu tard ma journée. Je passé mon temps à lui courir après. Régler des problèmes administratifs et des rendez-vous médicaux pour les enfants, ça n’a l’air de rien, mais ça occupe des heures. Pendant que j’attends au téléphone, je m’occupe sur Facebook. Je dois passer à la Poste pour récupérer des colis et en envoyer un. Déjeuner, ah ben non, pas le temps de déjeuner. Je cours au boulot pour y récupérer des copies. Mais évidemment, dès que je me pointe là bas, j’en ai pour beaucoup plus longtemps que prévu. Il y a toujours un problème à régler, un emploi du temps qui change, un étudiants qui a un problème, un autre qui arrive… La vie la vie. J’avais rendez-vous chez ma sœur à 14h30, il est plus de 15 heures, et je n’ai pas encore décollé.
Et puis il faut que je passe à a grande surface acheter de quoi faire un pique nique pour la dernière qui sort avec sa classe le lendemain. Galoper à travers les rayons, trouver ce dont j’ai besoin. En profiter pour m’acheter deux sandwich que j’avale en conduisant. Pas très prudent, surtout quand il faut prendre l’autoroute, mais à la guerre comme à la guerre.

J’arrive chez ma sœur. Il s’agit d’appeler des foyers pour personnes âgées pour notre mère, mamie alzheimer. Elle veut bien que j’appelle de chez elle, être là pour discuter de ce que nous apprenons, mais c’est moi qui doit passer les appels. Je ne lui ai pas dit, je suis un peu phobique du téléphone. Une fois, deux fois, trois fois. Les directrices ne sont pas là. Ma sœur part récupérer sa fille. Entretemps je localise les foyers sur la carte de la ville. Puis nous appelons la dernière directrice. Bad news, une maison un peu trop vétuste ferme pour travaux. Il faut reloger ses trente-huit habitants, il n’y a aura pas de place avant six mois. Trop tard pour notre planning.

Je rentre à la maison avec pour mission d’appeler le lendemain matin le neurologue pour un rendez-vous et un organisme qui peut nous aider. A peine arrivée, je suis assaillie par la dernière qui a besoin de mon avis pour un devoir. Nous travaillons ensemble. Je monte pour corriger mes copies. J’ai deux exercices à debrieffer et à corriger pour le lendemain. A peine installée, la seconde appelle au secours pour deux exercices de français qu’elle n’est pas sûre de comprendre. Il faut dire que c’est clair comme du jus de chique. Je pars sur une interprétation, ce n’est peut-être pas la bonne, mais cela permet d’avancer. L’heure tourne… C’est long le devoirs des enfants, surtout quand ils sont plusieurs.

Il est temps d’aller préparer le dîner. Je descends, prépare des pâtes à la sauce tomate (faite maison, j’ai des tomates en rab). Le téléphone sonne une fois, deux fois, trois fois. Je n’arrive pas à avancer. Les filles ont faim et me le font savoir. Mon estomac aussi. Enfin, je termine. Dîner. Je m’attarde un peu pour passer du temps avec mes filles. A 21h30 nous montons, je m’attèle enfin à mes corrections. Ce sont des exercices sur la précision du vocabulaire. Je dois démontrer à mes étudiants que la langue française est une langue riche et qu’il faut savoir l’utiliser, mais à bon escient, pas en employant un mot pour un autre. Je dois donc argumenter toutes mes corrections. Je passe des heures sur le CNRTL, le dico formidable. Puis je rédige le corrigé.

J’ai fini, il est plus de 2 heures du matin. Je jette un coup d’œil sur Facebook pour me détendre. trouve deux ou trois liens intéressants pour le boulot, d’autres que je partage car ils sont drôles. Je rédige un mail que j’ai oublié d’envoyé. On va encore me dire que je travaille trop tard, mais si je laisse pour le lendemain, je me connais, je vais oublier. J’éteins la lumière, il est plus de 3 heures du matin. Je me dis que ça va être chaud pour me lever assez tôt, passer les coups de fil pour ma mère, aller à mon rendez-vous chez le médecin (j’ai une %$#° d’oreille bouchée, elle veut vérifier qu’elle peut me l’enlever et que c’est juste un bouchon). Puis j’ai un séminaire sur la presse à l’école, auquel je suis censée assistée avec tous mes étudiants. Je stresse un peu. Je m’endors. A 4h30 je me réveille. Le stress. Je suis tendue comme une arbalète. Je me dis que la journée suivante promet d’être dure avec aussi peu de sommeil.

Huit heures, le réveil sonne, j’ai dormi deux heures de plus. Je me lève, prends mon petit-déjeuner, je suis déjà en retard pour le rendez-vous avec le médecin. Il aurait fallu que je me lève à 7 heures pour tout faire. Je n’ai pas pu. Cela me fait stresser encore plus. Dix jours que je dois obtenir ce rendez-vous avec le neurologue de ma mère. Mais soit le téléphone sonne constamment occupé, soit je n’ai pas le temps parce que je suis en cours, ou avec les filles, ou en chemin, ou… Je pars. Je n’ai pas appelé. J’ai mauvaise conscience. Je suis chez le médecin. J’attends. Je me dis que je pourrais peut-être en profiter pour appeler. Je me rends compte que j’ai oublié mon portable à la maison. Merde ! Je reste cinq minutes avec le médecin pour qu’elle me confirme que j’ai bien un bouchon. Elle me donne rendez-vous pour jeudi soir pour l’enlever, je devrais pouvoir y arriver entre le moment où je dépose Garance à l’aviron et celui ou je vais la récupérer. La prévenir que je risque d’arriver un peu en retard. Ne pas oublier d’amener une serviette. En attendant je reste à moitié sourde.

J’arrive à l’école de journalisme. La conférence  a commencé depuis plus d’une demi-heure, elle bat son plein. Les étudiants ont l’air studieux, intéressés. Je ne peux pas rester, pas de place dans la salle. C’est ça quand on arrive en retard. J’en profite pour avancer la préparation d’un exercice pour la fin de la semaine. La conférence se termine. Déjeuner avec les invités du séminaire.

A 14 heures, à peine le temps de boire un café salvateur, je rentre ans ma salle de  cours. Un cours, c’est une dépense d’énergie folle. Je n’ai que deux heures, ça va le faire. Ça le fait. Je sors lessivée et reste encore une heure au bureau pour régler des problèmes d’agenda. Je rencontre deux étudiants de l’année passée. On discute. Plaisir. J’aime bien mes étudiants. Je finis par rentrer. La dernière est allongée sur le canapé. Sa sortie était intéressante, mais ils étaient dans le vent et sous la pluie, elle est fébrile. Par contre, elle a fait ses devoirs. Je n’ai pas besoin de m’y coller. Je range deux ou trois trucs dans la maison, consulte mes mails et récupère mon téléphone. C’est déjà l’heure de faire le dîner… Flan de courgettes en tarte. Un nom ronflant pour une recette simple. Ma deuxième ne descend pas à table. Elle dort déjà.

Il me reste ce soir à finir deux livres pour rendre mon verdict pour le prix des Assises de journalisme, je suis membre du jury. La réunion est demain, je ne peux pas y aller. Mais je dois envoyer mon avis commenté ce soir ou demain matin. et puis je dois appeler la neurologue, et l’association pour les renseignements. Je dois aussi passer au collège pour mettre sous pli le matériel de vote pour les élections. L’après-midi, je fais taxi pour les enfants… Peut-être le médecin pour la dernière si son état ne s’améliore pas avec une bonne nuit de sommeil.

Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas touché ma VAE.

Mais comme dirait l’autre…

Commentaires

1. Le mardi 25 septembre 2012, 22:26 par Luce

Laisse tomber la neurologue, je m'occupe de tenter de la joindre, je te laisse l'association. Et moi aussi je suis phobique du tél, une maladie de famille, je crois que toutes les frangines en souffrent. bisous

2. Le mardi 25 septembre 2012, 22:29 par Akynou

Oui, mais quand on est journaliste, je peux te dire que c'est con. Ça m'arrange pour la neuro. Je me charge de l'assoce :-)
Bisous

3. Le mardi 25 septembre 2012, 22:49 par RdT

J'ai lu la course qui m'a épuisée rien qu'à lire... Concernant la structure que tu recherches, si tu as besoin de renseignements et d'aides diverses, tu peux me contacter. C'est mon quotidien et c'est vrai que moi aussi, parfois, il m'arrive de demander à notre secrétaire de répondre que je suis absente, juste pour avoir un peu le temps de travailler. Mais si mes collègues tourangelles fonctionnent comme moi, je me fais un point d'honneur à rappeler systématiquement une famille en détresse. Bon courage.....

4. Le mercredi 26 septembre 2012, 06:32 par julio

D,ou vient le métier de journaliste ? Esse que quelqu’un à penser à écrire l’histoire du journalisme ? Dans l’histoire régional de la Cantabrie les premiers journaux ont était l’œuvre de Bourgeois de gauche, et les journalistes était des intellectuels des écrivains des artistes et des maitres d’école etc. puis l’église qui avait une longues tradition d’écriture commença à diffuser les premiers journaux pour crée une apposition a tous ses journaux progressiste. Mais tout ça na pas deux cent ans, je parle du journalisme moderne tel qu’on le connait aujourd’hui ! Quant je dis le journalisme je parle bien sur de l’écrit pars ce que la radio ou la télévision non rien apporté au vrais journalisme, et au contraire ils ont même appauvrie l’info ! Bon la radio a de bon programmes de diffusion culturel, mais l’info reste assez mal traité je trouve mise a pars les envoyés dans les pays a problèmes !et les quotidiens et magasines actuel si il continu l’importent vas être la critique du pouvoir et les éditos des mauvais romanciers et encore plus mauvais philosophes et des économistes du café du commerce ; mais ou sont nos journalistes ! Je critique un peu pour aider pour défendre l’info et le journaliste qui fonds-je croie personnellement le plus beau et un des plus noble des métiers !

5. Le mercredi 26 septembre 2012, 07:53 par Anne

Houla! Tu m'as fatiguée rien qu'à te lire!!!
Il y a une maison de retraite médicalisée spécialisée dans alzheimer dans le village où je travaille, à 70 km de Tours en gros.

6. Le vendredi 28 septembre 2012, 07:25 par Valérie de Haute Savoie

J'ai lu ce billet presque sans respirer, comme une course infernale, quelle santé dis donc !