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mardi 14 juillet 2009

Quelle histoire ce 14 juillet

Une mienne amie avait invité quelques uns de ses proches à monter sur le toit de la Grande Arche de la Défense pour y admirer le défilé aérien. Etant à Paris, j’avais deux solutions :
- profiter de l’invitation
- en faire profiter les filles, et donc leur père. Mes filles adorent regarder les avions. J’ai donc opté pour la deuxième solution.

Cela a commencé hier. J’ai d’abord appris que ma belle-mère et la nièce n’y allaient pas. Ce qui ne m’étonne pas. C’est une occasion unique pour elle de monter sur la Grande Arche et de voir un défilé, mais elles ne vont pas y aller parce que ce sont des … (est-ce que l’on sent, là, la légère aigreur qui marque le fait que, malgré toute l’amitié que je leur porte, j’ai du mal à supporter ma belle famille maintenant ?).
Puis Lou m’informe par SMS que chaque fois qu’elle parle de cette sortie avec son père, il élude. En général, cela veut dire qu’il ne veut pas y aller. Croute, il ne va pas s’y mettre. Lou est au quatre cents coups. moi qui pensais qu’en bonne ado, elle trainerait des pieds pour y aller, voilà que c’est elle qui motive tout le monde. Je passe sur les dizaines de SMS dont elle m’abreuve. Jusqu’à ce que j’y mette le hola non sans lui avoir donné quelques conseils : ton père élude, c’est qu’il ne dit pas non. Donc tu le réveille demain matin à 7 heures comme si de rien n’était.

Par acquis de conscience, j’envoie un SMS au père en lui disant qu’il n’y a aucun problème (genre, tu as intérêt à y aller). Il m’appelle et je continue de le rassurer. Oui, Il peut se présenter avec sa mère et sa nièce si elles en ont envie. Parce qu’elles en ont envie mais n’osent pas. Le problème était là. Soit tout le monde bénéficiait de l’invitation, soit personne. J’ai débloqué la situation. Ils se lèveront à 7 heures quand moi je dormirai du sommeil du juste.

Croyais-je. A 7 heures, mon téléphone sonne. C’est la grande qui s’inquiète. Je lui répète ce que j’ai dit à son père. Bon Dieu, qu’ils sont compliqués. Les SMS se succèdent à un rythme intense (j’en ai reçu une centaine entre hier et ce matin). La petite fait des siennes, la nièce est capricieuse, comment on va là bas ? C’est où qu’on va ? Je finis par me lever pour chercher via Internet les coordonnées exactes. Au moment où je trouve, je reçois un énième SMS me disant qu’ils sont bien arrivés.

Wow, c’est grand ! Je me dis que maintenant qu’isl sont dans la place, je vais être tranquille, que nenni. Et si on est bloqué à l’entrée parce qu’on est plus de 5 (ils sont 6). Et si ils veulent pas nous laisser entrer parce que t’es pas là. Oh, on se calme. Le temps que je réponde de toute façon, ils sont déjà dans l’ascenceur. Il y a un buffet sur lequel se précipitent les plus jeunes. Nouveau SMS : “Ils me foutent la honte, les filles s’empiffrent et font les folles. Papa n’arrête pas de leur crier dessus.” Dix minutes plus tard, nouveau message : “Y a un bébé qui pleure, ouf, c’est pas nous qui faisons le plus de bruit.”

D’après mon reporter en direct de la Grande Arche, les invités passent dans l’Auditorium. Pour en ressortir une fois la patrouille de France passée. Ils étaient pourtant venus surtout pour cela. Mais le Présiprince a décidé de faire accélérer les choses et tout a démarré avec dix minutes d’avance. Lou est dégoutée. Elle attend maintenant les hélicoptères qui closent le défilé.

Entre temps, je ne sais pas ce qu’aura fait la petite troupe. Le reportage via SMS a cesssé. C’est donc que tout va bien. Mais si jamais l’occasion se représente, c’est moi qui irai. Seule et sans téléphone.