samedi 29 octobre 2011

Des citrons confits

Cela faisait longtemps que je n’en avais pas préparé. Mais j’ai ramené de nombreux citrons de chez ma tante. Elle les fait pousser dans son jardin sans engrais ni pesticide. Et puis j’ai ramené aussi de la bonne huile d’olive. Alors autant en profiter.

Il faut bien laver et essuyer les citrons. Ils ne sont pas tous bios. Et même quand ils le sont, on ne sait pas où ils ont trainé. Donc on lave soigneusement parce qu’on garde la peau.

Préparation des citrons confits

On les coupe en rondelles épaisses, on retire les pépins, on dépose les rondelles dans un saladier (ou une passoire) et on saupoudre de sel (fin ou gros, suivant ce que vous avez). On couvre le saladier d’un torchon propre. Il faut les laisser dégorger une demi journée. 

Préparation des citrons confits

On essuie à nouveau avec un tissu propre et on range les rondelles dans un bocal. On ajoute une gousse d’ail épluchée, un bâton de cannelle, de la coriandre fraîche. Mais on peut également varier les plaisirs. Je n’avait pas de coriandre, je l’ai remplacée par du thym et de la cardamome. On peut aussi mettre des clous de girofle. On fait suivant ce que l’on a sous la main et ses goûts. 
Une fois le mélange prêt, il faut couvrir d’huile d’olive et bien fermer le bocal.
Attendre minimum cinq jours pour consommer. Une fois le pot ouvert, les citrons se conservent très bien au réfrigérateur, à condition
 d’être toujours couverts d’huile d’olive.

Confit de citrons
Ces citrons confits s’utilisent dans un grand nombre de recette : tajine de poulet aux olives et au citron par exemple, que je vais cuisiner ce week-end pour ma sœur et son mari.
recette inspirée du livre Trésors du Sud, l’olivier, les olives et l’huile d’olive, de Martine Calais, éditions du chêne

dimanche 18 septembre 2011

Mon blog fait la gueule

:C’est vrai, je l’avoue, cela fait des jours et des jours (et même plutôt des mois) que je le délaisse. Trop d’occupations, trop de choses à penser pour pouvoir écrire sereinement. L’image que j’ai de moi en ce moment, c’est celle d’une femme arc-boutée. J’ai de nombreuses casseroles sur le feu (mais non, pas aux fesses, pour qui vous me prenez-vous ?) et elles sont toutes remplies de lait. Pas simple.

- D’abord, il y a cette VAE que je devrais commencer et qui me terrorise. La masse de boulot supplémentaire que cela représente, et toujours des doutes quant à mes capacités. Entendons-nous bien : je suis un cador dans mon métier. Je pense être une bonne journaliste et surtout une excellente secrétaire de rédaction., même si je ne l’ai pas toujours clamé sur les toits parce qu’une fois, cela m’est revenu en boomerang. Je suis une bonne enseignante parce que je suis exigeante avec moi, avec mes étudiants et que je connais mon métier (que je leur enseigne avec passion). Mais je ne pense pas être un jour une bonne universitaire. Ces gens-là me fatiguent. Déjà, quand j’étais étudiante, je fuyais ce milieu autocentré sur son petit nombril. Et qui fait si souvent passer ses intérêts propres bien avant ceux des étudiants au service desquels il devrait être. « Oui, mais vous comprenez, les étudiants passent, nous, nous restons », m’a répondu l’un deux un jour après avoir essuyé mes critiques. « Oui, mais tu comprends, moi j’enseigne parce que je suis obligée. Je suis une chercheuse », m’a rétorqué récemment un de ces purs esprits.

Pourtant, c’est entre les fourches caudines de ces gens-là que je vais devoir passer si je veux un jour avoir une chance d’être titularisée et ne pas me retrouver au chômage dans trois ans.

L’avantage de travailler dans un IUT, c’est que la plupart de mes interlocuteurs et collègues sont des professionnels avant d’être des enseignants, qu’ils ont travaillé dans le privé. Cela donne des repères différents. Les vrais enseignants qui travaillent avec moi sont imprégnés de cette ambiance là, et cela se passe plutôt bien. Mais ailleurs, non de Dieu, quelle méconnaissance du monde, quelle petit esprit mesquin de chapelle. Il y a des UFR qui se la pètent grave. Alors que, franchement, il n’y a pas tant de raisons que cela de ramener sa fraise. Hou ! cela me rendrait presque vulgaire…

Cela dit, le travail intellectuel que tout ceci me demande comble probablement un creux que j’avais au préalable rempli par mon activité bloguesque. Je ne manque pas de matière à réflexion…

- Ensuite il y a mes démêlés judiciaires. J’ai perdu mon divorce, mais au moins, je suis divorcée. Cela dit, j’ai un énorme dette vis-à-vis de mon ex-conjoint. Cela fait quelques semaines que je veux écrire là-dessus (pas sur ma dette, mais sur cette chose étrange qu’on appelle la justice dans les affaires familiales). Mais comme je n’ai toujours pas réussi à digérer la pilule, j’attends encore. J’ai rendez-vous avec mon avocate en début de mois prochain. La CAF m’a donné de bons conseils (je déduis de la prestation compensatoire toutes les pensions alimentaires non payées. Et je rembourse la CAF mensuellement de l’allocation parent isolée touchée en remplacement. Avantage, c’est comme un prêt à taux zéro. Comme de toute façon l’ex ne me versera jamais cette pension… A 200 euros par mois, j’en ai pour un peu plus de six ans. Et je garde mon capital pour l’éventuel achat d’une maison (ou pour les études des filles).

Ce qui m’épuise à l’avance, ce sont les contraintes judiciaires (et financières) : notaires pour solder la communauté, frais de justice (j’ai eu 900 euros à payer pour la procédure auprès du juge des enfants), facture de l’avocat. Pour le moment, j’en suis à presque 10 000 euros en frais divers sur les deux procédures. Au bout de trois ans et demi. Je suis hallucinée par le coût.

- Il y a aussi mes veilles sur Internet. En fait, sous prétexte de veille, pour mes étudiants, je passe beaucoup trop de temps sur Fesse de bouc et sur le petit oiseau. Bon, je bosse aussi tout de même. Mais la plupart du temps je glande. J’ai une immense envie de glander. En réaction à tout ce qui m’est imposé, j’ai énormément l’envie de glander à donf !

- Enfin, il y a les enfants qui grandissent. Et avec lesquelles parfois, je me sens bien impuissante. Ou dépassée. Ou les deux à la fois.

Donc, voilà, arc-boutée, pas vraiment sereine. Pas assez en tout cas pour m’occuper de ce blog. Et pourtant, cela me ferait du bien. Allez, je vais essayer de m’organiser. D’autant que j’ai une furieuse envie de diptyque.

Repost du lendemain : Je me rends compte que j’ai oublié ma mère. Oh ! le bel acte manqué. Mais c’est vrai qu”à elle seule elle mérite un billet…

Repost 2. Ce blog a maintenant huit ans…


samedi 17 septembre 2011

Putain ! 11 ans (troisième et dernière fois)

Ce soir, Léone fêtait ses 11 ans. Elle m’avait demandé de commander un repas japonais, avec des makis pour elle. Nous avons ouvert une bouteille de Montlouis. En dessert, ma tarte aux pommes concoctée avec amour. Un vrai bonheur. J’avais acheté des bougies dont les flammes étaient censées être de la même couleur qu’elles. Ça a marché au début, un peu moins ensuite, mais c’était joli.


Jour anniversaire

Et puis nous sommes passés aux cadeaux. Elle a été gâtée et heureuse.

Jour anniversaire

Jour anniversaireJour anniversaireJour anniversaire


jeudi 15 septembre 2011

Envie de champs


[[akynou]]

De me rouler dedans, de m’y étendre et de regarder là haut les nuages s’enfuir. Les oiseaux dans un ciel si bleu… Envie de vert et de bleu. De soleil et d’été encore et encore…Prendre du champs…

lundi 27 juin 2011

RED 2


[[akynou]]

Je continue la série des rouges de ce mois-ci…

RED 1


[[akynou]]

Le seul coquelicot de mon jardin.

vendredi 24 juin 2011

El Xolo. La dernière caresse…


[[akynou]]

lundi 9 mai 2011

Amande fecit

Notre petite rate est morte. Elle était bien malade. Elle est partie cette nuit



Léone est en pleurs. Nous irons l’enterrer ce soir, dans la campagne, près de la Loire.

mercredi 13 avril 2011

Dis maman

– Tu vas avoir quel âge ? 53 ans ?

– Ah non ! 52 !

– Ouf !

Entre nous, je vois pas trop ce qui mérite ce ouf de soulagement…



Saut de la Lézarde 2006
Saut de la Lézarde, Guadeloupe, 2006

lundi 28 mars 2011

L'exemple des ados

L’adolescence n’est pas qu’un âge à problème. C’est aussi une période où l’on trouve plein de bonnes idées pour améliorer son confort quotidien et passer du bon temps. Il faut bien le reconnaître, certains ados sont très doués pour cela, même s’il nous pourrissent un peu la vie, parce que leur idée du confort n’est pas précisément la nôtre. Ou plutôt que les moments où ils décident de la mettre en œuvre tombe systématiquement quand nous avons besoin d’eux.

Mais, plutôt que de se mettre la rate au cours bouillon, ce qui n’est jamais sain, on peut aussi tirer quelque bénéfice de cette situation. Quand ma fille prend un bain, généralement au moment le plus inadéquat de la journée, elle installe tout son petit matos : l’ordinateur sur une étagère, les différents savons dont elle a besoin à portée de main, des choses qui sentent bon dans l’eau… elle est prête pour un long moment de détente. Pourquoi l’ordinateur ? Mais pour regarder sa série préférer, ou un film. Ou encore écouter de la musique.

Franchement, moi, je n’aurais jamais pensé installer mon portable dans la salle de bains. Mais après tout, pourquoi pas. Je lis bien dans mon bain, moi. Ce qui m’a entraînée plusieurs fois jusqu’à des heures indues. Pourquoi ne pas regarder un film ? D’autant que j’ai peu de temps pour visionner quoi que ce soit. Autant en profiter. C’est ainsi que, depuis quelques jours, je prends un bon bain chaud, le soir, en regardant un épisode de la saison 7 de Grey’s anatomy. Et c’est juste un parfait moment de pur plaisir gratuit. Le meilleur.

Cet épisode parle de la responsabilité des médecins. Et la voix off, celle de Meredith, explique : « On est responsables de nos patients. Le problème est qu’on donne tout au travail. Dans nos vie, on ne peut pas réfléchir. On ne fait pas le meilleur choix. On fait ça toute la journée à l’hôpital. Quand on doit faire un truc pour soit, on n’a plus rien. Est-ce que vaut la peine d’être responsable ? Si vous prenez bien vos vitamines, que payez vos impôts à l’heure, que vous ne franchissez jamais la ligne, l’univers vous donne ceux que vous aimez puis leur permet de filer entre les doigts, comme de l’eau. Que vous reste-t-il ? Les vitamines, et rien d’autres…»

Mon père racontait cela autrement. Mais c’est encore une histoire de médecin. A un patient qu’il suivait parce qu’il était atteint d’une saloperie de maladie, un spécialiste avait recommandé de ne plus fumer, de ne plus boire et de ne plus baiser.
– Et vous croyez que je vivrais plus longtemps, docteur ?
– Ah ça, je ne sais pas. Mais la vie va vous paraître beaucoup plus longue.

Je pense qu’on a tout à gagner à observer et à imiter, parfois, nos adolescents.

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