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dimanche 24 juillet 2011

La petite hirondelle…

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler

Quand un oisillon apprend à voler


C’était ma séquence Moukmoukienne. Il me manque le son. La prochaine fois, je filmerai…

Chaque jour, les parents hirondelles sortent avec leurs petits histoire de leur apprendre à se débrouiller dans ce vaste monde. Ils s’installent sur les fils pour accrocher le linge. Puis partent faire un tour. Mais cela ouvre l’appétit au gros bébé qu’il faut nourrir en vol pour qu’il puisse repartir. Ils m’ont très gentiment laissé les prendre en photo, pas effarouchés pour deux sous. Mais très vigileants. Cependant, quand j’ai été accrocher le linge, ils ont disparu, jusqu’au lendemain. (Beaucoup plus de photos sur mon compte Flickr)

samedi 24 juillet 2010

Périgrinations

A croire que je suis fâchée avec les dates. J’étais persuadée que je partais au Maroc Le 20. Ce que j’ai annoncé à tout le monde. Et puis, vérification faite la veille de mon soi-disant départ, je ne partais que le 21. Ce qui nous fit une journée supplémentaire de piscine et de plage. Et de préparation de valise.

Je rentre le 10 en Espagne. Ainsi, je pars le 11, je fais étape le 11 au soir chez Samantdi et j’arrive le 12 à Tours. Le 13 et le 14 je fais les valises des filles pour les colos. Le 14 en fin d’après-midi, nous montons à Paris. Sauf que, quand j’ai voulu laisser date et heure de retour pour qu’on vienne nous récupérer à l’aéroport de Barcelone, je me rendis compte que je ne partais pas le 10, mais le 9. J’avais dû avancer d’un jour mon retour à cause du prix et sans doute aussi pour me laisser plus de temps à Tours pour préparer la fin des vacances des filles. En fait, nous resterons un jour de plus en Espagne puisque mes rendez-vous intermédiaires sont déjà fixé.

Je me suis fait foutre de ma gueule quand même.

Nous nous sommes donc présentées à l’aéroport de Barcelone le 21 à 20h30 puisqu’il fallait arriver trois heures avant le départ. Le guichet où nous devions enregistrer nos bagages était juste devant la porte par laquelle nous étions entrées, nous n’avons pas eu besoin de chercher. Il y avait déjà du monde, beaucoup de familles, avec de jeunes enfants. Des petites filles sages qui aidaient leur maman et des garçons qui couraient dans tous les sens et trouvaient toutes les bêtises à faire. L’homme qui était avant nous voyageait seul avec son fils. Il ne parlait pas un mot d’espagnol ni de catalan. Et visiblement, il y avait un problème avec un de ses bagages. J’ai donc fait la traduction pour aider. Ce qui lui fit gagner du temps à lui, pas à moi. Son problème était qu’il n’avait payé qu’une franchise de bagage pour 20 kilos alors qu’il en avait deux pesant en tout 35 kilos. Moi, je disais que la franchise devait être par personne. Oui, disait l’hôtesse, à condition de la payer lors de l’achat du billet. J’argumentais que ce n’était pas très clair sur le site, l’hôtesse me montrait les clauses du billet. En final de compte, le monsieur a accepté de payer les 22 euros supplémentaires pendant que je m’inquiétais. Allait-il nous arriver la même chose ? Nous avions tout de même 45 kilos à nous quatre.

En fait non. J’avais bien réglé, au moment de l’achat des billets, une franchise pour chacune d’entre nous. Je suis plus prévoyante que je ne le pensais. J’avais bien souscrit une assurance annulation qui m’a permis de changer le billet retour de Lou, alors que je ne le fais jamais. Bref, à nous quatre, nous aurions pu emmener 80 kilos. De le savoir, j’aurais proposé à l’homme de lui prendre sa valise. Cela n’aurais pas été très prudent. Mais je ne suis pas très prudente. Il a payé les 22 euros pour sa valise supplémentaire, ce qui n’est pas excessif quand on connaît les tarifs des compagnies régulières pour tout kilo superfétatoire.

Débarrassées des bagages, nous avons cherché un coin tranquille pour casser la croute. Et surtout boire les bouteilles d’eau qu’on nous avait donner avant de passer le contrôle. On emmène pas de bouteilles dans la zone d’embarquement. Nous avons fait un sort aux œufs durs, aux brugnons qu’on nous avait préparé. Garance n’aimant pas les œufs a boulotté son sandwich. Toute bouteille bue, nous avons passé le contrôle et sommes arrivées dans la zone de free taxe qui, à la grande déception de Lou, était entièrement close, vue l’heure. Il ne restait qu’une boutique de parfums, alcool, cigarettes et bonbons qui nous intéressaient relativement peu. Dans les bars voisins, la bouffe avait été dévalisée. Mais nous avons pu acheter quelques paquets de chips et des bouteille d’eau. Et nous avons commencé l’attente.

Ce qui est bien avec les charters, c’est qu’on demande d’arriver avec trois heures d’avance pour un avion qui la plupart du temps aura du retard. Ça n’a pas loupé. Le nôtre est arrivé à l’heure à laquelle nous aurions dû décoller. Ce qu’il y a de bien aussi, c’est qu’il ne font pas de remplissage à outrance en resserant les rangs de sièges. J’ai de longues jambes, c’est vrai, mais je n’avais tout simplement pas la place de caser mes cuisses entre mon siège et celui de devant. C’est donc très en retard et passablement contusionné que nous avons débarqué à Casablanca dans l’immense aéroport Mohammed V. Je pensais à Karaba qui nous attendait déjà depuis une bonne heure. Arriver à 0h45, ce n’est déjà pas un cadeau pour ceux qui viennent vous chercher. Mais à 1h45, c’est pire. D’autant qu’elle n’avait pas fini d’attendre.

Nous avons passer les étapes de contrôle et de douanes sans encombre. Nous nous sommes présentés devant le tapis roulant indiqué. Des valises étaient déjà en train de tourner. Pas longtemps. Les quelques bagages récupérés, plus rien n’est venu. Heureusement, un employé de l’aéroport est venu nous prévenir que le reste était livré sur un autre tapis, de l’autre côté. Heureusement, quelqu’un m’a traduit l’information. Nous nous sommes précipitées. Nous avons très rapidement récupéré la valise de Lou, la mienne. Mais celle de Léone, rien. Et puis à nouveau, le tapis a arrêté sa ronde. L’employé est revenu annoncer quelque chose. Et là, des femmes et des hommes se sont mis à râler, puis carrément à lui hurler dessus. Nous étions en plein happening et je ne comprenais rien de ce qui se disait. Un peu angoissant.Le pauvre, il n’était que le messager de la mauvaise nouvelle.

C’est l’homme que j’avais aidé à Barcelone qui m’a rendu la monnaie de ma pièce. Il m’a expliqué qu’un wagonnet de bagages avait oublié d’être chargé à Barcelone. Qu’il fallait faire une réclamation et que le bagage arriverait sans doute avec l’avion du lendemain. Ironie de l’histoire, c’était la valise pour laquelle il avait été obligé de payer un supplément qui avait été égarée. Il avait ses 22 euros un peu en travers de la gorge. Mais grâce à lui, j’ai gagné un temps fou. Les hommes derrière le guichet étaient d’une patience d’ange au milieu de toutes ces vociférations. Ils n’y pouvaient rien, c’était les bagagistes de Barcelone qui étaient en tord. Imperturbable, ils attendaient la fin des cris, les renseignements demandés, remplissaient les formulaires. J’ai admiré leur sang-froid.

J’ai pu rejoindre Karaba, qui nous attendait depuis bientôt trois heures. Mais c’était tellement bon de la voir là. Nous avons filé vers la voiture, parce que Rabat, ce n’est pas la porte à côté. Il fallait faire la route. Plus d’une heure de voyage. Nous sommes arrivées à 4 heures du matin heure locale. C’est-à-dire 5 pour nous. Karaba nous a installées dans nos chambres. Les petites ensembles, moi et Lou chacune dans la nôtre. Et nous avons dormi sans demander notre reste.

Nous nous sommes réveillées tard dans la matinée. La maison était silencieuse. J’ai ouvert les volets et découvert le magnifique jardin de Karaba. Nous y étions, enfin.


Ajout du vendredi 23. Karaba m’avait dit : « Il faudra que tu appelles l’aéroport. Eux ne le feront pas. » C’est ce que j’ai fait ce matin. Une voix féminine m’a confirmé que la valise nous attendait. Je pouvais venir la récupérer. Ni une ni deux, histoire d’être débarrassées de cette galère, Karaba nous a emmené dans son carrosse. Nous avons refait la route (autoroute) côtière. Presque trois heures aller-retour. Le temps de trouver le bon guichet, on m’a emmené près de ma valise. Elle était là, elle m’attendait bien sagement. J’étais contente de la voir. Je l’ai flattée de la main. Puis je me suis figée. On lui avait enlevé son cadenas. Je l’ai ouverte fébrilement et puis non, il ne manquait rien. Ni le sachet avec les maillots de bain mouillé, ni celui avec les médicaments, ni les vêtements de Léone, ni mon ordinateur. Oui, je sais, voyager avec un ordinateur en soute relève de la pure folie. Mais n’ai-je pas dit que je n’étais pas raisonnable ? (Cela dit, c’est la dernière fois.)

mardi 13 juillet 2010

L'été en pente douce amère 1

Des vacances, enfin des vacances où je ne fais rien. Même pas aller à la plage, ou si peu. Le matin, nous nous levons, tard… Vers 10 heures, parfois plus tard. Petit-déjeuner puis promenade de Raïa, la chienne de la maison. Pendant une petite heure, elle court, nous marchons, dans un endroit étonnant, près d’un golf, ce qui aurait dû devenir un champ de villas cossues. Il y a des routes, des chemins, des lampadaires, des branchements électrique, Mais pas le début de construction d’une maison. Des herbes folles, des arbustes, des buissons et les bestioles qui vont avec. La chienne court en tout sens pour finir dans une marre d’eau due à une fuite d’eau présente depuis des mois, m’a-t-on dit. En Espagne plus qu’ailleurs, quand le bâtiment va, tout va. Et là, ça va pas très fort…

Nous suivons vaguement la chienne, en restant sur les parties goudronnées. Puis nous revenons lentement vers la voiture. Ensuite, comme l’endroit est le plus souvent désert, je donne ses premières leçons de conduite à Lou. Elle sait maintenant démarrer la voiture, passer une puis deux vitesses, rouler à peu près droit, freiner, rétrograder, s’arrêter. Ces petites leçons de conduite la motivent pour m’accompagner. Sinon, elle préfèrerait rester devant l’ordinateur ou la télé. Et puis les insectes qui pullulent ne lui disent rien de bon. Elle a la phobie de tout ce qui vole. Phobie renforcée par le fait que je me sois fait sauvagement agressée par une abeille. Nous marchions en discutant quand c’est arrivée. Je ne l’ai même pas vu venir. Par contre, je j’ai bien vu repartir la garce. Elle m’a fait un mal de chien.

De retour à la maison, en général, c’est piscine, histoire de prendre le frais. Les filles passent leur temps à sauter dans tous les sens. Moi, je fais de nombreux exercices. Je pédale. A chacun son Tour, certains font celui de la France. Moi je me contente de la piscine. Mes jambes qui souffrent de la chaleur se portent – et me portent – beaucoup mieux. Je retrouve la finesse de mes chevilles.

Je trouve rarement la motivation de préparer le déjeuner avant 14 heures, 15 heures. LEs déjeuners sont rapides : salades, tartes aux légumes, etc. Le soir, grillades sur le barbecue et pommes de terre sous la cendre dont les filles raffolent. Ou ratatouille.

Et je range tant bien que mal ce que sèment les filles. Elles sont… elles m’énervent. Moins qu’à la maison, parce que je suis plus détendue, mais tout de même. Pour me calmer, je pique une tête et me sèche au soleil. Hier, comme une idiote, j’y suis restée trop longtemps sans protection. Et j’ai attrapé un bon coup de soleil. Comme d’habitude, je ne brûle jamais la première semaine, je fais trop attention. Mais après…

La peau de Garance tient, elle, le coup. Le premier jour, elle a fait une allergie à la crème solaire que je lui avais acheté en pharmacie. La Roche Posay, la marque que l’on achète quand on a des problèmes de peau. C’était réussi ! La peau lui brûlait. Je l’ai envoyé se doucher pour faire partir le produit. Depuis elle utilise la Nivea achetée en grande surface avec bonheur. Garance est maintenant beige clair, c’est-à-dire pour elle très bronzée. Lou est noire et Léone dorée.

Parfois, en fin d’après-midi, nous allons à la plage. Il n’y a pas beaucoup de monde. D’ailleurs, quand nous roulons dans la ville,nous voyons un nombre impressionnant d’appartements et de villas à louer. Ce n’est pas la foule des grands jours. Tant mieux. Miami Platje ressemble à Salou d’il y a trente ans, la foule en moins. Salou ne ressemble plus à rien. Avant, il y avait entre cette ville et Cambrils, un adorable petit village de pêcheur, pendant 7 ou 8 kilomètres, une lande sauvage et quelques champs cultivés. Maintenant, ce sont les immeubles que l’on fait pousser et les deux villes se touchent.

Au premier bain en mer Léone était folle de joie. Elle aime l’eau, elle adore la mer. Elle s’amuse des vagues, du sable, des galets qu’elle collectionne et dont elle leste mes valises la chipie. Elle n’est que rire et bonheur.

A suivre

jeudi 8 juillet 2010

L'insoutenable légèreté de l'eau


[[akynou]]