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dimanche 4 janvier 2009

Ce que j'aime le soir

- Coucher les filles et ne plus les entendre. - Travailler à mon ordinateur en écoutant la radio ou des podcast. Ce soir par exemple, j'ai écouté les quatre émissions d'Yves Calvi avec Pierre Bergé. Et j'ai trouvé cet homme passionnant et profondément humain. - Plus tard, bien plus tard, me faire couler un bon bain, bien chaud, bien rempli. M'y couler dedans. Ressentir cette sensation de brûlure qui peu à peu s'apaise pour m'entourer de chaleur bienfaisante. - Mettre mon pyjama, éteindre mon ordinateur. Pendant qu'il s'endort (ça lui prend presque autant de temps qu'à moi), éteindre la lumière et me glisser dans mon lit. - Et dans l'obscurité bienfaisante, l'écouter cesser de ronronner et profiter du silence...


C'était aujourd'hui l'anniversaire de Lou. La demoiselle a fêté ses 14 ans et a reçu plein de jolis cadeaux. Elle trouve que les journées d'anniversaire ne durent pas assez longtemps. Elle voudrait être la reine du jour plus souvent (d'autant qu'elle n'abuse pas du tout de son pouvoir). les fêtes se sont bien terminées. de nombreuses choses à raconter mais peu de temps pour le faire. Ça viendra. Il est tard. Demain, j'aurai du mal à me lever et à aller au marché acheter mes légumes d'hiver.

Légumes d'hiver

Je prépare aussi des vœux en bonne et due forme. Mais d'ores et déjà, je vous souhaite – je nous souhaite – une bonne année 2009.

mercredi 30 avril 2008

30 avril

J’ouvre un œil. Il règne dans la maison un atmosphère de messes basses et de secret. A vrai dire, cela fait un moment que je suis réveillée, mais je crois que ça ennuierait profondément les filles de le savoir. Déjà, Lou s’est levée, tout doucement, en prenant bien garde de ne pas me faire bouger. Je n’ai pas entendu les deux petites, tout aussi discrètes que leur grande sœur. Mais là, j’ai une envie pressante d’aller aux toilettes, il faut que je fasse quelque chose.
A ce moment là, Lou ouvre la porte de la chambre et se rend compte que je suis réveillée. « Tu ne te lèves pas tout de suite ? me demande-t-elle, inquiète, alors que c’est moi qui devrait l’être à cause de ses airs de conspiratrice.
– Nooon, pas tout de suite tout de suite.
– Ha bon ! soupire-t-elle rassurée, parce que nous, on n’est pas tout à fait prêtes.
– Cela dit, il faut que j’aille au toilette, ça commence à être urgent.
– Bon, attend deux minutes, je vais voir.

Grand branle bas de combat en bas. Puis la voix de Lou « Ça y est, tu peux descendre. »

Je descends donc les marches, file sur le trône, passe en vitesse dans ma chambre – quand je ne dors pas avec Lou –, prends un livre, mes lunettes et remonte. Tant qu’à faire de devoir attendre, autant le faire utilement. Les petites pouffent. J’ouvre les volets, il fait grand beau. Ce n’est pas tous les ans que nous bénéficions de cette météo le 30 avril… et ça me semble de bon augure…
Et puis la porte s’entrouve. Trois serviteurs entrent, l’air grave et cérémonieux. Le plus grand porte un plateau sur lequel se trouve une assiette avec jambon, bacon, œuf et tomate, un brin de muguet dans un verre et des tranches de pain. Un petit déjeuner royal servi au lit. Les trois serviteurs se rangent l’un à côté de l’autre et se mettent à chanter :
« Joyeux anniversaire, Maman, joyeux anniversaire Maman… » Eh oui, aujourd’hui, j’ai un an de plus. Mes trois puces voulaient me faire plaisir. Et c’est parfaitement réussi. Si je n’étais pas morte de rire, je crois que j’en aurais la larme à l’œil. Mais les filles n’aiment pas me voir pleurer. Elle préfère de beaucoup quand je rigole, alors elles sont aux anges. Bon le bacon et les tomates sont crus, mais je ne vais pas faire la fine bouche. Des petits déjeuners comme ça, je n’en ai pas eu beaucoup…
Elles reprennent leurs mines de conspiratrices avant de filer. Lou me dit que, pour la suite, il faudra que je descende, mais que ce n’est pas encore prêt. Je mange tranquillement, au soleil. Quel plaisir. Quand j’ai fini mon assiette, je me mets à lire. La vie est belle, et c’est largement tant mieux.
Puis les filles remontent me chercher. Je me lève et les suis. L’escalier est couvert de pétales de fleur et, de chaque côté de chacune des marches, elles ont allumé une petite bougie. Sur la rampe d’escalier, des feuilles de papiers collées bout à bout me souhaitent un « Joyeux anniversaire ». Sur la porte de ma chambre, sur le même principe, est inscrit « je t’aime ma maman chérie d’amour. »

30 avril, décor d'anniversaire


Je suis aux anges, elles aussi. Du coup, je leur concocte un petit déjeuner-grand déjeuner comme elles l’aiment. Œufs coques pour lou, Au plat avec bacon et tomates cuits pour Léone, sandwich au jambon pour Garance. Et tartines de confiture en guise de dessert. J’ai acheté des produits locaux : confitures de figues, de clémentines, de myrte. Nous goûtons à tout.
Seashell nous appelle et nous propose de la retrouver à l’amirauté, avec Laurence, une autre blogueuse. Nous prenons la route vers deux heures. Je trouve le chemin sans encombre et rejoint les deux nanas avec leurs fils respectifs. Nous prenons un verre avant de nous diriger vers la place du Diamant où doit se tenir un “Woodstock ajaccien” (c’est ainsi que c’était présenté) en l’honneur de Mai 68. Quand nous arrivons, un illustre inconnu (pour ma part) nous donne une chanson de Dalida. Ça sent Mai 68 à plein nez. Puis Koxie monte sur scène pour nous rappeler que le féminisme est un héritage de ce fameux mois de mai en chantant « Garcon, gare aux cons ». Sont prévus aussi Superbus et des chanteurs corses. Une amie de Sheashell et ses trois enfants nous rejoignent. Nous commençons à former une joyeuse bande. L’ambiance est bruyante, mais sympa jusqu’à ce que, sur la place, une groupe de spectateurs et de gendarmes nous rejouent les manifs de l’époque. Mouvement de jeune d’un côté, encerclement des forces de l’ordre de l’autre. Il y a sans doute eu une bagarre. On ne se sent pas trop en sécurité, notamment à cause des petits. J’ai déjà perdu Garance, que je retrouve juste devant les enceintes en train de lorgner vers les stars.
Nous décidons de lever le camp et d’aller sur la digue. Nous serons tranquilles et au soleil. Nous descendons vers le vieux port suivies par la musique.
Arrivées sur la digue, nous nous installons sur la terrasse d’un bistro. Les enfants jouent en contrebas. Il faut surveiller de près le tout petit de 2 ans qui n’a qu’une envie, aller à la flotte. Mais curieusement, ce sera l’un des rares à finir au sec. Lou glisse et se retrouve avec le pantalon trempé. Imitée peu de temps après par Léone qui, en plus, s’est fait mal. Je dois carrément la déshabiller tant elle est mouillée. Et enfin, le fils de Laurence mettra les deux pieds dans la flotte, obligeant sa mère à partir pour le ramener chez eux, le petit à une bonne crève et ce n’est pas le moment qu’il attrape froid.

30 avril, sut le port d'Ajaccio


Je reçois régulièrement des SMS de la famille et d’amis qui m’envoient leur vœux. Cela me fait toujours plaisir.
Il est 19 heures quand nous nous décidons à lever le camp. Nous suivons Seachell chez elle pour regarder la « Nouvelle Star ». Nous sommes tous fans, pas forcément des mêmes chanteurs. Amandine fait l’unanimité, Benjamin aussi. Mais mes filles sont accros à Cédric ce qui est loin d’être le cas des autres. Discussion, repas devant la télé, nos favoris continuent l’aventure. Le candidat évincé déclare qu’il a envie de faire caca. On se marre. Et puis on se sépare. J’emmène dans mes bagages la fille de Seashell. Je dois remonter au village, et la route est… sinueuse. Ça fait des petits zigues et des petits zagues très très souvent et très très serrés. Et puis deux 4x4 me me collent aux fesses. J’ai horreur de ce genre de privauté, surtout sur ce genre de route. A la première occasion, ils me doublent comme des dingues pour s’arrêter 500 mètres plus loin. Et faire descendre des bambins de 2 ou 3 ans côté rue, alors que je viens pas loin derrière. Je hais les 4x4 et leurs conducteurs où qu’ils soient.
Nous arrivons sans encombre au village. Cannelle nous a donné l’aubade pendant tout le trajet et c’est bien joli.

Les filles se couchent, Cannelle avec Lou, Léone avec Garance. Ça papote un moment, mais pas trop longtemps. Tout le monde est fatiguée. Je sauvegarde mes photos, tente d’écrire un moment. Mais le sommeil me gagne. J’éteins la lumière. Ça fait un moment que je n’ai pas dormi toute seule. Mais ce n’est pas désagréable. Nous sommes le 1er mai. C’était mon anniversaire.

Pour d’autres photos, cliquez sur celles-ci

J'ai 49 ans

D’après une chanson de Katerine, ”J’ai trente ans”

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lundi 28 avril 2008

28 avril

Lundi. Deuxième jour en Corse. On va essayer de le faire moins chargé que le précédent. Nous nous levons tard, déjeunons en début d’après-midi. La douche est bien chaude. C’est booooonnnn. L’installation se fait en douceur. L’après-midi, nous partons faire des courses au Carrefour. Tout est horriblement cher, j’en ai pour une somme folle (plus que mon budget mensuel à Paris) et j’ai pourtant amené plein de trucs avec moi…

Cela ne m’empêche de dévaliser le rayon charcuterie locale, parce que s’il y a un trucque j’adore, c’est bien ça. Saucisson de sanglier, de porc, lomo. Et puis aussi les gâteaux secs dont les filles raffolent.

Garance me réclame les 5 euros que je lui dois. ça tombe bien, je les ai. Je les lui donne, elle disparaît avec ses sœurs. Elles ont dû voir des confiseries qui leur plaisent. Je tourne dans les rayons à la recherche du beurre, des saucisses, et je ne sais plus quoi d’autres. Ha si, il me faut un tapis de salle de bains. J’en trouve un plutôt marrant. Je retourne près du chariot de supermarché (saviez-vous que le mot c.ad… étant déposé par un individu…, on doit lui payer des droits à chaque fois qu’on l’utilise…). Les filles m’attendent et elles ont l’air super-excitées. Elles ont dû trouvé un truc qui les amuse. Je m’approche et là, sur le chariot, j’aperçois un bouquet de tulipes et un brin de muguet.
“Bon anniversaire en avance, Maman.” Garance me prend dans ses bras et me dis tout bas : “Je t’aime très fort.”

Et voilà comment en plein milieu du Carrefour d’Ajaccio, je me suis mise à pleurer comme une madeleine avec les trois puces autour de moi, un peu inquiète. Heureusement, il y avait Léone pour rassurer les autres : “Elle pleure avec des larmes de bonheur…”

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