mercredi 3 septembre 2014

Anniversaire

C’est amusant, l’an passé, en aout, j’ai écrit un long billet sur l’histoire de mon blog. Pour fêter les dix ans de Dotclear, ses dix ans…

Et je ne me suis pas rendue compte que quelques jours plus tard, j’allais fêter les dix ans de mon propre blog. Racontars a eu dix ans en septembre 2013. Les choses vont curieusement…

Alors bon, cette année, je vais fêter dignement ses onze ans. Et pour cet anniversaire-là, j’aimerais bien avoir un peu de temps pour lui tricoter quelques histoires.

vendredi 7 septembre 2012

Intendance

J’ai fait les deux dernières mises à jour de Mon blog, en prenant bien soin de faire des sauvegarde, de nettoyer mes tables, etc.

Mais depuis, sur mon tableau de bord, apparaît ce petit message

« DC_ADMIN_MAILFROM n’est pas défini, vous devriez corriger votre fichier de configuration.»

Et je n’ai aucune idée de l’endroit où ça se trouve et de comment je fais…

Quelqu’un a une idée ?

dimanche 18 septembre 2011

Mon blog fait la gueule

:C’est vrai, je l’avoue, cela fait des jours et des jours (et même plutôt des mois) que je le délaisse. Trop d’occupations, trop de choses à penser pour pouvoir écrire sereinement. L’image que j’ai de moi en ce moment, c’est celle d’une femme arc-boutée. J’ai de nombreuses casseroles sur le feu (mais non, pas aux fesses, pour qui vous me prenez-vous ?) et elles sont toutes remplies de lait. Pas simple.

- D’abord, il y a cette VAE que je devrais commencer et qui me terrorise. La masse de boulot supplémentaire que cela représente, et toujours des doutes quant à mes capacités. Entendons-nous bien : je suis un cador dans mon métier. Je pense être une bonne journaliste et surtout une excellente secrétaire de rédaction., même si je ne l’ai pas toujours clamé sur les toits parce qu’une fois, cela m’est revenu en boomerang. Je suis une bonne enseignante parce que je suis exigeante avec moi, avec mes étudiants et que je connais mon métier (que je leur enseigne avec passion). Mais je ne pense pas être un jour une bonne universitaire. Ces gens-là me fatiguent. Déjà, quand j’étais étudiante, je fuyais ce milieu autocentré sur son petit nombril. Et qui fait si souvent passer ses intérêts propres bien avant ceux des étudiants au service desquels il devrait être. « Oui, mais vous comprenez, les étudiants passent, nous, nous restons », m’a répondu l’un deux un jour après avoir essuyé mes critiques. « Oui, mais tu comprends, moi j’enseigne parce que je suis obligée. Je suis une chercheuse », m’a rétorqué récemment un de ces purs esprits.

Pourtant, c’est entre les fourches caudines de ces gens-là que je vais devoir passer si je veux un jour avoir une chance d’être titularisée et ne pas me retrouver au chômage dans trois ans.

L’avantage de travailler dans un IUT, c’est que la plupart de mes interlocuteurs et collègues sont des professionnels avant d’être des enseignants, qu’ils ont travaillé dans le privé. Cela donne des repères différents. Les vrais enseignants qui travaillent avec moi sont imprégnés de cette ambiance là, et cela se passe plutôt bien. Mais ailleurs, non de Dieu, quelle méconnaissance du monde, quelle petit esprit mesquin de chapelle. Il y a des UFR qui se la pètent grave. Alors que, franchement, il n’y a pas tant de raisons que cela de ramener sa fraise. Hou ! cela me rendrait presque vulgaire…

Cela dit, le travail intellectuel que tout ceci me demande comble probablement un creux que j’avais au préalable rempli par mon activité bloguesque. Je ne manque pas de matière à réflexion…

- Ensuite il y a mes démêlés judiciaires. J’ai perdu mon divorce, mais au moins, je suis divorcée. Cela dit, j’ai un énorme dette vis-à-vis de mon ex-conjoint. Cela fait quelques semaines que je veux écrire là-dessus (pas sur ma dette, mais sur cette chose étrange qu’on appelle la justice dans les affaires familiales). Mais comme je n’ai toujours pas réussi à digérer la pilule, j’attends encore. J’ai rendez-vous avec mon avocate en début de mois prochain. La CAF m’a donné de bons conseils (je déduis de la prestation compensatoire toutes les pensions alimentaires non payées. Et je rembourse la CAF mensuellement de l’allocation parent isolée touchée en remplacement. Avantage, c’est comme un prêt à taux zéro. Comme de toute façon l’ex ne me versera jamais cette pension… A 200 euros par mois, j’en ai pour un peu plus de six ans. Et je garde mon capital pour l’éventuel achat d’une maison (ou pour les études des filles).

Ce qui m’épuise à l’avance, ce sont les contraintes judiciaires (et financières) : notaires pour solder la communauté, frais de justice (j’ai eu 900 euros à payer pour la procédure auprès du juge des enfants), facture de l’avocat. Pour le moment, j’en suis à presque 10 000 euros en frais divers sur les deux procédures. Au bout de trois ans et demi. Je suis hallucinée par le coût.

- Il y a aussi mes veilles sur Internet. En fait, sous prétexte de veille, pour mes étudiants, je passe beaucoup trop de temps sur Fesse de bouc et sur le petit oiseau. Bon, je bosse aussi tout de même. Mais la plupart du temps je glande. J’ai une immense envie de glander. En réaction à tout ce qui m’est imposé, j’ai énormément l’envie de glander à donf !

- Enfin, il y a les enfants qui grandissent. Et avec lesquelles parfois, je me sens bien impuissante. Ou dépassée. Ou les deux à la fois.

Donc, voilà, arc-boutée, pas vraiment sereine. Pas assez en tout cas pour m’occuper de ce blog. Et pourtant, cela me ferait du bien. Allez, je vais essayer de m’organiser. D’autant que j’ai une furieuse envie de diptyque.

Repost du lendemain : Je me rends compte que j’ai oublié ma mère. Oh ! le bel acte manqué. Mais c’est vrai qu”à elle seule elle mérite un billet…

Repost 2. Ce blog a maintenant huit ans…


lundi 18 octobre 2010

Les journalistes ne sont pas des Indiana Jones

Depuis le début des manifestations de l’automne, des vidéos ou des posts courent sur Facebook et twitter montrant ou décrivant des journalistes en train de se faire cogner dessus par les force de l’ordre. Dans la plupart des vidéos, les tabassés protestent arguant du fait d’être journaliste. Comment ? S’insurgent des blogueurs, les journalistes se prendraient-ils pour des sur citoyens ? Ainsi, dans un papier sur Elise Lucet et sa no réaction aux propos racistes de Jean-Pierre Guerlain, Pier-Alexis Vial – qui tient un blog par ailleurs souvent intéressant –, s’étonne, voire se scandalise :

il faut réécouter attentivement le début pour se rendre compte d’un autre “scandale” : l’un d’eux déclare “nous tapez pas dessus, on n’est pas comme les autres là”. Quels “autres”? J’ose espérer qu’il ne parlait pas des manifestants… Mais aussi : “J’ai pris des coups de matraque! Alors que je suis de la presse!!” s’égosille-t-il. Tiens donc. La carte de presse est une sorte de carte d’immunité. Le gars lambda peut s’en prendre, d’ailleurs ce serait bien pour faire un scoop encore une fois sur les violences policières, mais moi, le journaliste, me toucher est un crime de lèse-majesté? On est loin du journalisme d’investigation.



Allons donc, on serait un bon journaliste d’investigation parce qu’on accepterait de se faire taper dessus lors d’une manifestation que l’on couvre pour raison professionnelle ? Je trouve cela puéril. Je trouve que c’est avoir une idée puérile de notre profession. Nous ne sommes pas des Rouletabilles, ni des Indiana Jones (qui lui était archéologue d’ailleurs). Notre métier, ce n’est pas l’aventure dont nous accepterions les dangers avec le sourire. Nous ne sommes pas tous des reporters de guerre. Ceux-ci sont même une minorité. Notre métier, et également celui des reporters de guerre, c’est d’informer et un pays démocratique tel que le nôtre se doit de nous laisser travailler dans de bonnes conditions. Alors voilà ce que j’ai répondu à Pierre-Alexis Vial.

Je suis d’accord avec vos réactions sur la présentation et le travail d’Elise Lucet. Mais un peu moins pour la suite. Vous faites un amalgame entre des situations différentes qui sont autant de raccourcis agaçants voire dangereux.

Les “stars” de l’info ont été choisis parce qu’ils sont ce qu’ils sont. Qu’ils l’étaient déjà avant de devenir présentateurs de grand messe cathodique. L’attitude d’Elise Lucet est déplorable, non professionnelle, je le confirme, télé ou pas, mais… pas étonnante. Elle est toujours du côté du manche, si je puis dire. C’est elle qui dernièrement interrogeant un syndicaliste l’attaquait en disant : « Alors, vous organisez la pénurie. »

Le cas des photographes et journalistes qui se font tabasser lors de manifestation est très différent. Vous semblez trouver qu’ils ont un ego démesuré parce qu’ils ne se prennent pas pour des manifestants comme les autres. Mais ce ne sont pas des manifestants. Ils sont là pour leur boulot. Imaginez que des pompiers ou des infirmières ou des médecins, appelés sur les lieux pour faire leur métier, soient pris à parti par les forces de l’ordre et soient tabassés. Et gueulent : “Nous tapez pas dessus, on n’est pas comme les autres là.” Vous n’auriez sans doute pas de mots assez durs pour condamner ces incidents.

En France, les journalistes sont censés pouvoir travailler normalement, sans se faire taper dessus, parce que la France est un pays démocratique. Faire un rapprochement avec les journalistes qui prennent des risques dans des pays en guerre ou dictatoriaux est indécent. Indécent pour les journalistes, indécent pour notre pays. Je sais que nombreux sont ceux qui pensent que les libertés essentielles sont grignotées par le pouvoir en place. J’en fais parti. Mais pas au point de penser qu’il est devenu dangereux, ici, chez nous, dans notre pays, d’exercer son métier quand on est journaliste.

J’ai découvert avec plaisir que je n’étais pas la seule à être choquée par de tels amalgames. Aliocha, lui réagissait aux propos d’un autre blogueur (cité par Pier-Alexis Vial) repris par Marianne2. Comme Pier-Alexis Vial aurait aimé qu’Elise Lucet réagisse aux propos de Guerlain, j’aurais apprécié que Marianne2, qui ne peut pas ne pas avoir une idée sur la question, réagisse aux propos reproduits. 

dimanche 12 septembre 2010

Le jeu : lettre de non motivation

Septembre, la rentrée. Nous avons tous repris le chemin du travail avec plus ou moins de bonheur. Il est de bon ton d’être motivé, de prendre de bonnes résolutions. Oui, mais… si ce n’était pas si simple. Si un arrière-goût de vacances nous donnait une vague idée de tout envoyer promener.

Il y en a un (il n’est sans doute pas le seul, mais c’est de celui-là que je veux parler) qui a décidé de prendre les chemins de traverse. Zoé Varier, présentant le numéro de « Nous autres » qu’elle a réalisé à son sujet le présentait ainsi :

« Ne l’embauchez surtout pas, il n’est pas dynamique, il n’a pas envie de réussir, il n’est pas ambitieux. En plus il ne désire pas faire carrière. Au contraire.

C’est un doux dingue, un drôle de zozo, un artiste, ce gars là. Depuis 8 ans il joue à un drôle de petit jeu. Un jeu de massacre, jubilatoire et féroce. Et peut-être pas si drôle que ça à la fin.

Fatigué d’écrire de lettres de motivation pour trouver du travail qu’on lui refusait à chaque fois, Julien Prévieux a décidé de se venger. Il s’est mis à refuser tous les emplois. Finie l’hypocrisie de la lettre de motivation, finis les contorsions pour être conforme au poste et avoir le profil, finis les mensonges, Julien Prévieux a décidé de renverser le jeu, il répond aux offres d’emplois des lettres de non-motivation.

Il s’amuse, il refuse, les salaires trop bas, les horaires décalés, le travail de nuit, les slogans ineptes des entreprises, on rit beaucoup, on rit jaune. Il s’invente des personnages, toujours francs du collier qui écrivent ce qu’ils pensent, inadaptés à la langue et aux exigences de l’entreprise. Julien Prévieux s’invente des vies, on éclate de rire, il se déguise et ça révèle l’absurdité de ce jeu de dupes.

Depuis 8 ans Julien Prévieux a écrit plus de 1000 lettres de non-motivation, dans chacune d’elles il multiplie les arguments de son refus, et l’accumulation dessine en creux une vraie critique de l’organisation du travail et de sa violence. »

Voilà, le jeu c’est cela : écrire une lettre de non motivation à une entreprise pour qu’elle ne vous embauche pas. Une douce vengeance, une sorte de travail buissonnier. Mais il faut que ce soit une vraie lettre (même si elle ne sera jamais envoyée), qui propose de vrais arguments. Il vous faudra vous renseigner un minimum sur l’entreprise, le poste auquel vous n’allez pas candidater. Je vous avais demandé le nom d’une entreprises. Si vous y avez pensé, c’est que, forcément, d’une certaine manière, cette entreprise-là vous titille. Mais ne vous sentez pas obligés si cela vous paraît trop difficile. Vous pouvez changer, c’était une sorte de teasing, pour vous apâter.

Vous pouvez aussi traquer la proposition d’emploi publiée dans la presse pour vous inspirer. Vous pouvez aussi, si une entreprise particulière vous démange mais que vous êtes trop proche d’elle, lui donner un autre nom. Juste, vous me le précisez.

Parce qu’il faut donner une date butoir, vous avez jusqu’au 20 septembre. Mais bon, vous n’êtes pas mes étudiants, je ne serai pas à cheval sur la date. Les lettres seront publiées dans ma salle de jeux.

Julien Prévieux a publié un livre qui est consultable en ligne gratuitement.

vendredi 10 septembre 2010

Un nouveau jeu ?

Hier soir, j’étais dans mon bain et je me disais que j’avais envie de lancer un jeu sur le blog. Oui, mais qu’est-ce que j’allais pouvoir trouver ? » Je n’avais pas envie d’un diptyque. J’en referai, c’est sûr, mais pas tout de suite. Un jeu des couverture de CD ne m’enchantait guère plus. Je ne voulais pas un jeu des trouvaille, mais d’écriture. Pour les mêmes raisons je repoussais Les confitures (mais cela ne m’empêchera pas d’en organiser un prochainement, c’est l’affaire de quelques jours).

Et puis je me suis souvenue d’une interview de Zoé Varier dans « Nousautres », une émission que j’apprécie vraiment, une des rares rescapées de l’hécatombe Valesque, une qui fait que je reste encore, un peu, fidèle à Inter (que je n’arrive plus à écouter ni le matin ni le soir…, un peu le WE et dans l’après-midi et encore, pas longtemps). Bref, j’ai eu une idée. Qui m’a fait rire. Je ne sais pas si c’est faisable. Mais on va voir. Je vous en redonne des nouvelles dans quelques jours.

En attendant, et pour l’intérêt du jeu, citez moi chacun un nom d’entreprise. Si elle n’est pas connue, donnez quelques éléments descriptifs (type d’activités, etc.)

jeudi 9 septembre 2010

Quelques liens

Elle s’appelle Lydie. Et elle campe dans la cafeteria du pôle emploi de Concarneau qui l’a remerciée, après 18 CDD. Les salariés du public ne sont pas aussi bien lotis qu’on veut bien le croire. C’était le cas aussi de ma sœur Alix, intermittente de l’enseignement, taillable et corvéable à merci pourvu que ça soit le moins cher possible. Elle avait écrit un billet à ce propos : la précarité comme mode de management dans l’Education nationale.

Il paraît que la presse féminine réclame un retour à l’autorité des parents, mais pas n’importe quelle l’autorité : celle qui mate, qui frappe, qui jappe, et qui fait mal. Qui suit ce blog sait ce que je pense de ce genre d’attitude vis-à-vis des enfants. Le billet de psychologik sur “Lotorité” est remarquable et résume assez bien ce que je pense des articles cités juste au-dessus. On ne dira jamais assez que frapper un enfant n’est pas faire preuve d’autorité mais de faiblesse.

Sur le même thème, la très belle chanson d’un jeune étonnant, Stromae

Quand je twitt, il m’arrive d’aller sur plixi pour regarder les photos des twitters et de twitteuses. Et puis je suis tombée sur cette page qui publiait deux énormes encarts pub pour la scientologie. Alors, en France, on trouve que dès qu’ils sont plusieurs, les musulmans posent problème. Mais on peut faire de la pub pour une secte. J’en suis toute retournée.

Je ne lis pas Sarkofrance régulièrement. D’ailleurs, lire régulièrement quelque chose, je ne sais plus ce que cela veut dire depuis longtemps tant mes journées sont toujours pleines de rebondissements et d’activités. Mais deux billets ont retenu mon attention.
- Impôts, retraites, ou Woerthgate, Sarkozy est-il atteint d’Alzheimer
- Sarkozy se fiche bien d’être populaire
Sur Twitter, avec Gilsoub, nous avons eu un débat pour savoir si Sarko était compétent ou non. Je le jugeais incompétent. Gilsoub me disait que j’étais de parti pris, qu’aux yeux de ses partisans, il était compétent. Moi, j’aurais tendance à penser qu’il serait compétent si la sécurité (son cheval de bataille depuis huit ans) augmentait, si le chômage baissait, etc. Il y a des hommes de droite compétents, notamment des maires, des députés. Mais lui passe son temps à improviser, à jouer les girouettes, à jouer la com plutôt que l’avenir du pays. C’est lassant cette hyperactivité perpétuelle qui n’aboutit sur rien. La fatigue se fait sentir jusque dans ses rangs.

J’ai lu aussi sur Ozap que Catherine Deneuve s’en prenait à Carla Bruni parce qu’elle a pris la défense de Sakineh. « Etant donné son passé, elle aurait mieux fait de se taire. » Cette phrase me met gravement mal à l’aise. De quel passé parle Deneuve. De celui de coureuse de pantalon. Et en quoi est-ce honteux ? N’importe quelle femme a le droit de vivre la vie sexuelle et amoureuse qu’elle souhaite. Et le lui dénier s’est accepter comme valable des jugements de valeurs d’hommes dont on connaît le caractère rétrograde et la considération qu’ils ont pour les droits des femmes. Carla Bruni fut de mœurs légères, soit, mais cela n’est en rien répréhensible et surtout pas immoral. Ne pas entrer dans le jeu des ennemis des femmes.

L’atelier des icônes est un blog intéressant que je suis de temps à autres. Au début du mois, il posait une question existentielle grave : Les portes des toilettes sont-elles sexistes ? Il faudra que je propose l’exercice à mes étudiants : la sémiologie de la signalétique des toilettes…

Enfin, un dernier pour la route. Aujourd’hui, Les Décodeurs nous demandaient d’enquêter pour savoir si les propos de Xavier Bertrand concernant la politique du PS sur les retraites étaient ou non vrais. Le résultat de l’enquête des Internautes est résumée ici. Les Internautes ont plutôt bien travaillé, le papier est intéressant.

mardi 7 septembre 2010

L'âge de raison

Non d’une pipe en bois, j’ai laissé passé la date. depuis le 3 septembre, ce blog a 7 ans. L’âge de raison. Je vous épargnerai le nombre de billets. Il faudrait pour cela que j’additionne ceux des trois tomes et j’en ai la flemme.

Pour ses 7 ans, je vais être obligée de mettre un peu d’animation. De me remettre à écrire. C’est que le temps me manque. Mais je vais faire un effort. refaire des jeux, des billets, des photos. Et puis revoir l’habillage. Peut-être en créer un autre (à partir d’un déjà tout fait, bien sûr).

Quoi qu’il en soit, j’espère qu’il arrivera en bon état à l’adolescence. Histoire de continuer à faire ch… le monde.

Au jardin les enfants s'amusent, les parents regardent

mercredi 4 août 2010

Blog à l'envers

Avec la mise à jour de dotclear, j’ai perdu toute la colonne de droite, ne sais quand reviendra. Je verrai en rentrant à la maison ce qui se passe. Sans doute rien de très grave. Mais je ne me vois pas mettre les mains dans le cambouis ici.

En attendant, la vie est belle et c’est tant mieux



vendredi 22 janvier 2010

Je me souviens

Anne se souvient des choses qu’elle a dû apprendre et demande : « Et vous, qu’est-ce qu’il vous reste, de vos par cœur ? »

Il était un grand mur blanc, nu, nu, nu
contre le mur une échelle haute, haute, haute
et par terre un hareng saur, sec, sec, sec…

Je me souviens de toute cette récitation apprise en primaire et je m’en suis servi comme histoire à raconter à Léone pour qu’elle s’endorme. Il y a aussi de nombreuses contines. Par contre, je regrette de ne pas me souvenir d’une chanson en occitan apprise dans une communale charentaise et que le maître nous faisait répéter en jouant d’un mini orgue à manivelle.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

J’ai oublié le reste, mais je me souviens de l’émotion de cette histoire et de ces quelques vers d’un Hugo désespéré appris au collège.

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Je me rappelle aussi la fin, à laquelle on ne s’attend pas, qui choque presque délicieusement, et qu’on regrette ensuite de connaître car on ne peut plus revivre cette sensation.

Deux et deux quatre, quatre et quatre huit huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre, quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Mais voilà l’oiseau lyre qui passe dans le ciel
l’enfant le voit, l’enfant l’entend, l’enfant l’appelle
Sauve-moi, joue avec moi, oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant

Et plus que ce poème de Prévert, je me souviens de la chanson des multiplications

J’ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l’oiseau sur la tête
Alors
on ne salue plus
a demandé le commandant
Non on ne salue plus

a répondu l’oiseau
Ah bon
excusez-moi je croyais qu’on saluait
a dit le commandant
Vous êtes tout excusé tout le monde peut se tromper
a dit l’oiseau.

Celui-ci, c’était pour le plaisir, c’est ma sœur qui devait l’apprendre. Mais il était tellement joli que je l’ai toujours gardé en tête. Et puis, c’est ma toute première notion d’anarchie… Les instituteurs savent-ils bien les graines qu’ils sèment ?

Dites-moi où, n’en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, et Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?

Villon donc et il faut ajouter à ce texte celui de la ballade des Mercis ou le terrible

Frères humains qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis
Car si pitié de nous pauvres avez
Dieu en aura plutôt de vous merci

de la ballade des pendus. Plus léger, sans doute, l’amoureux transi Ronsard, né dans la région où maintenant je vis

Mignonne allons voir si la rose
Qui se matin avait desclose
Sa robe de pourpre au soleil
N’a point perdu cette vesprées
Les plis de sa robe pourprée
Et son tein au votre pareil

Un grand libidineux qui aimait les jeunes filles assurément comme s’en moqua Brassens. Mais bien plus facile à apprendre que son contemporain José Maria de Hérédia dont je ne me souviens que du

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal

dans le même temps, les litanies que nous transformions et que j’ai retrouvé avec amusement en écoutant ma grande alors en cinquième et en quatrième

To be I was been
to eat I ate eaten
To have I had Had
To do I did done
To see I saucisse

Les cours d’anglais donc et de nouveaux sons à se mettre en mémoire. Et puis le lycée ensuite, avec une nouvelle langue encore

Las tierras, las tierras, las tierras de Espana
las grandes, las solas, desiertas llanuras
Galopa caballo cuatralbo
jinete del pueblo
al sol y a la luna

Et puis aussi cette petite chanson des soldats de Pancho Villa

La Cucaracha
La Cucaracha
Ya no puede caminar
Porque no tiene
Porque le falta
Mariguana que fumar.

Eh oui, elle figurait dans mon livre d’espagnol. Je le sais, j’ai vérifié. C’est un des rares que j’ai gardé avec mon Lagarde et Michard de terminale.

J’ai appris bien d’autres choses encore, mais de toutes celles que j’ai retenues, celles-ci sont les plus chères à mon cœur.

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