dimanche 20 juin 2010

Le dormeur


[[akynou]]

dimanche 16 mai 2010

A bon chat bon rat


[[akynou]]

Rencontre au sommet d’un chat et d’une rate bleue. Jusqu’ici tout va bien…
Hier, pendant que nous étions en train de nettoyer sa cage, la rate se promenait en liberté. Le chien a voulu jouer avec elle; mal lui en a pris, il s’est fait mordre à la truffe et est parti en pleurant…
Amande est une demoiselle qu’il ne faut pas bousculer.

lundi 1 mars 2010

C'est arrivé comme cela

Jeudi matin, Elle m’a dit : « Tu sais Charlot, il est malade, il a du mal à respirer. » Il était rentré la veille, comme tous les soirs, de sa virée. Avait mangé normalement, avait joué avec sa maîtresse, puis s’était endormi contre elle, dans son lit. Comme tous les soirs. Mais ce matin-là, effectivement, il haletait. Il n’a pas voulu sortir. Quand les filles ont été parties, il s’est couché sur mon lit. Il a toujours aimé mon lit, même tout petit. Quand elle n’était pas là, il venait s’installer sur ma couette.

Une histoire de cha(t)rme

il était donc installé là, moi j’étais allongée à côté de lui. J’écoutais la radio, essayant de gagner quelques minutes de repos supplémentaire avant de filer bosser. Je lui caressais la patte tout doucement. Il a collé sa tête contre ma main et nous sommes restés un long moment, comme cela, tous les deux. Nous étions bien.

Et puis je suis partie. Quand je suis rentrée, il était passé 19 heures. La grande qui regardait les JO m’a dit : « Tu sais, le chat, ça va pas mieux. » Effectivement, il respirait encore plus mal. Mais pourquoi n’as-tu pas appelé la clinique vétérinaire, maintenant, c’est trop tard, lui ai-je répondu. Maintenant, il faudra attendre demain… Le chat est sorti à ce moment-là de sa chambre. Il restait avec nous et semblait souffrir. J’ai été chercher le numéro du vétérinaire de garde. J’avais un dîner avec des collègues. J’ai laissé le numéro à la grande en lui disant : Tu appelles le véto si son état empire. Je ne rentrerai pas tard. Je suis partie.

Vers 9h30, mon portable a sonné. Elle était affolée. Il n’allait vraiment pas bien. Je lui ai dit d’appeler de vétérinaire de garde. Elle l’avait fait, mais celui-ci lui avait raccroché au nez. Dix minutes plus tard, nouvel appel, mais ce coup-là, un cri, paniqué. J’ai dit à mes collègue que je devais rentrer de toute urgence. L’un d’eux m’a ramenée. Dans la voiture, troisième coup de fil. C’était la plus jeune : « Il est mort. »

Je ne voulais pas y croire. Je ne pouvais pas y croire. J’aimais ce chat. J’y était profondément attachée. Et en plus, j’imaginais le malheur total qui devait être celui ma fille aînée. Son chat, qu’elle aimait, qu’elle couvait, qu’elle protégeait (et inversement), son meilleur ami et allié, était mort. Et moi je gueulais en demandant si cette putain de série de merdes allait un jour enfin s’arrêter. Mais comment avait-il pu mourir, à 2 ans et demi ?

Je suis rentrée dans l’appartement. Une de mes voisines du dessus serrait Lou dans ses bras, Lou qui hurlait. Les petites, terrifiées par ses cris, étaient allées à l’étage chercher de l’aide. Et mes voisins charmants avaient accouru. Elle m’a laissé la place, que j’ai prise. Mais je savais déjà que je n’arriverai pas à arrêter ce hurlement. Alors je suis restée là, à la tenir, mon bébé si malheureux, à lui parler, à pleurer avec elle. Elle tenait dans ses bras le corps du chat, inerte. Et à le regarder, j’ai compris que le poison l’avait tué. Ses poumons recrachait une mousse blanche, épaisse qui continuait à suinter encore après sa mort. Lou le secouait, l’appelait, lui criait : « Charlot, ne me laisse pas, ne part pas, Charlot reviens, bouge, je t’en prie, bouge! »

Au bout d’une heure, il fallait faire quelque chose, nous ne pouvions passer la nuit assise dans cette position. Alors, j’ai convaincu Lou de me donner son chat. Nous l’avons lavé, nous l’avons enroulé dans le tee-shirt préféré de ma grande, un tee-shirt d’escrime, son porte bonheur  pour ses compétitions. Et puis les petites ont ajouté un élastique, parce qu’il adorait jouer avec. Et aussi une paire de chaussettes propres, parce que, quand il était petit, il nous piquait nos chaussettes, pour jouer avec, et les abandonnait systématiquement dans sa gamelle d’eau. J’ai mis le tout dans une grande boîte en fer, celle que j’avais acheté pour ses croquettes. Et j’ai fermé la boîte avec du gros scotch car je ne voulais pas que la grande le récupère. Elle pleurait toujours, puis se remettait à hurler. J’ai appelé SOS médecin. Je ne savais plus quoi faire d’autre.

C’est difficile, quand on est malheureux soi-même, il faut oublier sa tristesse pour consoler son enfant. Mais c’est encore plus dur de sentir que son enfant est inconsolable et qu’on ne pourra pas soi-même faire quoi que ce soit pour l’aider. La seule chose qu’elle voulait, ce n’était pas moi, c’était son chat.

Garance lui a fait couler un bain, l’a deshabillée, l’a démaquillée. Elle se laissait faire comme un bébé. Nous l’avons sortie, séchée, rhabillée, couchée dans mon lit. Le médecin est venu. Il a été très bien. Lui a prescrit (et donné) un médicament pour qu’elle se calme et dorme. Ce qu’elle a fait très vite. Mais j’ai eu du mal a trouvé le sommeil. D’autant que Léone, qui n’arrivait pas à dormir, est venu nous rejoindre dans le lit. C’est quelque chose que nous vivons depuis notre départ de la maison : quand l’une des filles a un problème, elle vient dormir dans mon lit. Mais à trois, il ne me restait pas beaucoup de place.

Je me suis endormie vers 3 heures du matin. Mais à un peu plus de 4 heures, la tempête m’a réveillée. Je n’ai réussi à dormir que vers 5 heures pour me réveiller à nouveau à 7 heures pour préparer les petites pour l’école. Puis j’ai levé Lou, je lui ai donné ses médicaments que j’avais été chercher, j’ai téléphoné au vétérinaire pour savoir quoi faire du corps. Il y avait un service incinération, individuel, grâce auquel on pouvait récupérer les cendres. C’est ce que voulait Lou. Ce n’était pas donné. Mais si ça pouvait lui permettre de faire son deuil…

J’ai sorti le corps du chat de la boîte. Son corps qui était évidemment tout raide. Mais sa pose pouvait laisser croire qu’il dormait. Lou est venu le voir. Elle s’est mise à pleurer. C’est à ce moment là qu’est arrivé la femme de ménage. Qui a eu un coup au cœur en découvrant la scène… J’ai remis Charlot dans le tee-shirt et déposé dans un grand sac en plastique. Lou s’est habillée et nous avons été chez le vétérinaire. Chez qui il a fallu dire adieu au corps du chat.

Et le week-end est passé comme cela, entre tristesse, pleurs, abattement, puis premiers sourires, et puis de nouveau abattement et pleurs. Je guette tous ses changements d’humeur. J’espère qu’elle va revenir tout doucement vers la vie. Elle parle déjà de reprendre un chaton. J’espère que nous allons en trouver un bientôt. Mais Charlot aura toujours une place dans mon cœur. Dans notre cœur. C’était un bon chat.



Le printemps en son jardin

vendredi 26 février 2010

Le chat est mort

Le repos de la guerrière

Longtemps elle avait rêvé d’avoir un chat. Mais son père s’y opposait. Alors, nous avions un peu forcé la main au paternel. La chatte d’une de ses amies avait eu une portée, elle avait choisi un jeune mâle et on avait dit à son père que c’était un cadeau d’anniversaire.

Depuis, ces deux-là, c’était le duo d’amour parfait. Ils ne dormaient jamais l’un sans l’autre, se faisaient des câlins, des mamours, elle l’appelait, il venait et la suivait. Ce chat était une crème, un amour, un grand calme au caractère affirmé, mais tendre et tranquille.

Charlot est mort empoisonné ce soir. Lou a hurlé et pleuré pendant trois heures. Cette disparition est dure pour toute la famille. Mais pour ma grande, c’est un immense vertige de douleur et de tristesse. Ce chat était son bébé, son meilleur ami. Avant de s’endormir, elle m’a glissé : « Maman, comment je vais faire sans Charlot maintenant ? »

Je suis tellement triste. Tellement triste.

dimanche 16 août 2009

Lundi, la vie

Rarement, quand je suis en vacances, je reste au lit au delà de 10 heures. Eh bien quand je me suis décidée à émerger, il n’était pas loin de midi. La mauvaise heure. celle du petit déjeuner est depuis longtemps passée. Celle du déjeuner encore à venir d’autant que je n’ai pas encore fait la cuisine.

Alors avec les enfants, nous nous faisons ce que les branchés appellent des brunchs et ce que j’appelle depuis petite (ma mère en était amatrice également et sans doute pour les mêmes raisons) un petit-déjeuner grand-déjeuner. Jambon, œufs, saucisses, semoule, fruits, yaourts (pas tout en même temps, c’est une image de ce que nous pouvons avoir sur notre table). Mais aussi thé, tartines et confiture. Inutile de préciser qu’on ne se remet pas à table une heure plus tard. Non, une heure plus tard, on prend la voiture pour aller faire les courses. J’appelle Sophie. En général, elle m’indique toutes les grandes surfaces alentours par ordre d’éloignement. La coquine tente encore de m’induire en erreur. Il y a un Intermarché à Saint-Livrade et elle reste obstinément muette sur la question. Je me dis que, du moment qu’elle m’emmène là bas, il y aura bien des panneaux ensuite pour m’indiquer l’emplacement du magasin. J’avais vu juste.

C’est sur le parking du supermarché que je me suis rendue compte que j’avais oublié tous mes moyens de paiement à la maison. Sopie a eu la décence de ne pas pouffer. Cela n’a pas été le cas de fille aînée. Retour casba, pause pipi, récupération du portefeuille après l’avoir cherché pendant un bon quart d’heure (et avoir flippé ma mère). Heureusement, Petite dernière l’a déniché dans le sac de CD où je l’avais fourré l’avant-veille en déchargeant la voiture. Petite dernière est ma tête chercheuse, elle retrouve tout ce que nous cherchons. Elle a hérité ce talent de son père. Sauf que lui me laissait mariner pendant un moment avant de me dire où était la chose cherchée.

Retour à la grande surface. Course supermarché, deux heures de perdues. Je remplis le coffre en espérant que cela durera un peu car mes filles sont des morfales. En rentrant, je découvre une Garance couverte de coups de soleil. Elle n’était pas venue avec nous, s’était promenée avec son chien, était tombé sur le propriétaire et ses petits fils en train de pêcher et s’était jointe à la bande. Son petite débardeur n’avait pas été une protection très efficace pour sa peau de rousse. et j’ai oublié la Biafine à Tours. On verra cela demain. En attendant, fini les fines bretelles, tee-shirt obligatoire. En attendant, elle veut nous montrer sa pêche. Elle est toute contente. Accompagnée de ses sœurs, elle y retourne. Je leur suggère de demandé au propriétaire ce que nous devons acheter et surtout où pour pourvoir appâter le poisson. 

Deux bonnes heures plus tard, elles sont de retour avec un seau plein. Et des indications précises. Et notamment, la possibilité de remplir le bassin du jardin avec l’eau du puits (il y a une pompe électrique) pour y mettre les poissons. En attendant… que nous décidions de leur sort.



Pendant que je prépare le dîner, j’avise le chat. Nous lui avions donné les poissons morts. Il a maintenant repéré les vivants. Il se poste sur la margelle du bassin avec l’éternel problème de ceux de son espèce. Comment atteindre ces proies appétissantes quand on n’aime pas se mouiller les pattes. Ha ha ! cherche mon vieux. Bien d’autres se sont pris la tête avant toi. J’ai même une chatte qui a tenté de boire l’eau du bocal.



Les filles sont reparties pêcher. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage. Je lance le barbecue et les pommes de terre en papillotes qui seront cuites à la cendres. Plus tard, nous dînons devant la télé. Lou casse sa deuxième lampe. Elle se prend un savon. C’est à cause de la chasse aux moustiques. Elle est très légèrement phobique.