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dimanche 30 mai 2010

Trois jours, part 1

C’est peu dire que j’appréhendais ce week-end. Il s’annonçait sur les chapeaux de roue. Il a tenu toutes ses promesses.

J’avais prévu un train qui quittait Tours après la sortie des classes mais qui arrivait à 20 heures à Paris. Vu le programme de la soirée, j’ai finalement choisi de faire manquer l’école aux trois filles et de partir plus tôt. J’ai bien fait. Nous avons garé la voiture près de la gare et nous avons emprunté le teuf teuf qui rallie la gare d’Austerlitz. Deux heures et demi de bagarre entre les deux dernières, ponctuées de presque siestes. Un peu avant 18 heures (avec un bon quart d’heure de retard), nous avons retrouvé mon amie P. qui prenait en charge mes deux harpies. Elle gardait la plus jeune avec elle et déposait la plus grande chez une de ses amies.

Je suis partie avec Lou en direction de son hôtel. Ib** Porte d’Italie, m’avait-on dit par SMS quand je m’étais rendue compte que personne ne nous avait donné l’adresse et que je n’avais pas pensé à la réclamer. Mon organisation laisse à désirer… Arrivées Porte d’Italie, nous n’avons pu que constater que d’Ib** il n’y en avait point. Grâce au kiosquier, nous avons compris que nous devions traverser le périphérique et marcher, beaucoup… et même encore plus. Nous devions longer la voie rapide, ça descendait, ça montait. Les indications qu’on nous donnaient étaient contradictoires. Au bout d’une bonne demi-heure, nous avons fini par arriver devant la réception totalement sur les genoux. J’ai installé Lou dans sa chambre, puis nous sommes descendues dans la salle de restauration pour dîner. Moment calme et agréable. Qui m’a aidé à reprendre des forces. Je m’étais levée tôt, la matinée avait été chargée avec la soutenance des étudiants, puis la course pour avoir le train en temps et en heure…

Vers 19h30, j’ai quitté Lou et suis partie à la recherche du RER B puisque, d’après le réceptionniste, c’était beaucoup plus près que le métro. Plus près est une notion toute relative. Certes, j’ai moins galéré pour trouver la station, mais j’ai dû marcher longtemps, longtemps, bien plus longtemps en tout cas que je ne l’avais prévu. Comme nous étions juste de l’autre côté du périphérique, mes tickets de métro n’étaient pas valable, je devais en acheter un spécial banlieue. Ensuite, RER B jusqu’à gare du nord, changement vers gare de l’Est, puis autre changement vers Crimée. Le trajet fut long et pour passer le temps, je discutais pas SMS avec Lou. Je n’aurais pas dû. J’ai mis la batterie à plat, quand je m’en suis rendue compte, il ne me restait que deux barre et j’avais deux journées entières à assurer avec des emploi du temps chargé et des rendez-vous compliqués.Je n’avais pas assez de stress comme cela, il fallait que je m’en ajoute.

Je suis arrivée en bas de l’immeuble de l’amie qui m’héberge sur les rotules. J’avais déjà laissé mes genoux du côté de la Porte d’Italie. Mais c’est devant l’ascenseur que j’ai vraiment compris que cette fin de semaine serait un long calvaire : il était en panne. Ma copine habite au septième étage.

Avec philosophie je me suis dit qu’il valait mieux que je me prenne tous les ennuis et que Lou en soit exempte. J’ai donc attaqué l’escalade des étages avec ce qu’il faut de pauses pour se dire qu’on n’est plus jeune (voire vieux), qu’on est trop gros (on est foutu on mange trop de toute façon) et qu’on a mal aux genoux (ah non, c’est vrai, je n’en avais déjà plus).

Heureusement, là haut m’attendais mon amie, et un bon lit.

Le lendemain, levée 6 heures. Petit déjeuner avec un thé succulent. Il faisait grand beau temps. Je descends mes sept étages toute guillerette, me dirige vers la banque pour prendre de la monnaie. Et me rends compte que j’ai oublié ma carte bancaire dans mon deuxième sac. Je remonte donc mes sept étages, pour les redescendre aussi sec, prendre les billets, m’engouffrer dans le métro et là… tout allait bien. Ligne direct jusqu’à l Halle Carpentier où se tenaient les épreuves, au hasard, sortir une station plus tôt, j’ai bien fait, la bouche de métro était pile poil à coté de l’entrée du gymnase ou les demoiselles fleurettistes officiaient.

J’ai retrouvé Lou tout de suite dans la foule. Elle faisait un peu la tête. Elle et ses amies avaient mis un temps fou à déposer leurs sacs dans la salle prévue à cet effet, elles devaient commencer les poules sans avoir pu s’échauffer. Ça n’a pas loupé. Au premier match, elle s’est pris 5-1 (les assauts en poule se font en cinq touches). Heureusement, elle s’est reprise et a gagné tous les autres, y compris contre celle qui était mieux classée qu’elle. Ce qui lui a permis de sortir des poules à la 18e places, ce qui était son classement avant la compétition.

A la pause pipi, je retrouve une copine de longue date. Nous faisions de l’équitation ensemble. Nous étions enceinte de nos aînés ensemble. Puis elle a suivi son mari en province et nous nous sommes perdues de vue. Son fils, deux mois de moins que Lou, faisait la compétition à l’épée.

Puis les tableaux ont commencé. Les assauts les plus difficiles de ma vie. Imaginez, une salle en effervescence avec  partout des jeunes qui laissent éclater leur victoire ou qui explosent en larmes. Ma fille sur la piste, face à des adversaires de plus en plus coriace. Et moi, en bout de piste, à la soutenir comme je peux, tendue comme une arbalète, allant jusqu’à prier je ne sais qui pour qu’elle passe un tour et encore un autre, et un autre. Elle en a passé trois, avec des matchs denses, serrés qu’elle n’a jamais lâché. Au quatrième, elle est tombée contre une tireuse qu’elle connaissait du temps qu’elle était encore à Paris et qu’elle craint. La championne de Paris. Et elle a baissé la garde. Je pense qu’elle avait les moyens de la battre. Mais c’est psychologiquement que l’autre était plus forte. Cela fait partie de la compétition. Lou a donc perdu. Il était un peu plus de 15 heures. La tension peu à peu a commencé à refluer. Et nous étions tous très contents : le maître d’armes de Lou, ses amies. Lou un peu moins. Elle ne se rendait pas vraiment compte en fait. Elle aurait voulu aller plus loin. Et moi aussi sans doute, mais j’y croyais plus qu’elle.

Elle est partie se changer. J’ai retrouvé avec plaisir son ancien maître d’armes avec qui j’ai papoté quelques minutes. Et c’est là que j’ai appris la nouvelle. Les vingt premiers étaient sélectionnés pour faire un stage d’une semaine, l’été prochain, à Vichy, stage évidemment très important avec comme perspective la détection de la future élite. Elle était arrivée à se qualifier ! J’ai déchanté quand on m’a appris la date : début, aout, pendant notre voyage au Maroc. J’ai acheté les billets la semaine dernière. Je n’ai pas pris d’assurance annulation. Entendons-nous bien. Je n’ai aucune intention d’annuler mon voyage là bas, ni celui de Léone et Garance. Mais il va bien falloir le faire pour Lou. Car du 2 au 8 août, c’est à Vichy qu’elle ira…

Du coup, je me suis assise. Le ciel s’éclaircissait à peine qu’un autre nuage s’annonçait (c’est une métaphore, dehors il faisait un temps de chien). Bien sûr, ce n’est pas une tuile. Mais il va me falloir développer tous les talents de logisticiennes qui sont les miens pour trouver une solution. C’est quelque chose que j’aurais dû ajouter dans mon dossier VAE. Ingénieure en logistique. Lou d’ajouter, perfide : « Mais maman, je te l’avais dit. » Mais ma chérie, sans doute, mais pas assez fort, pas de la bonne façon. » Je n’imaginais même pas que les stages dont elle me parlait avait cette fonction là…

Autour de ma perplexité, l’agitation était à son comble. Tout le monde est venu s’installer autour de moi. C’était gentil de venir me soutenir dans ce moment d’intense réflexion. Mais je me suis hélas rendue compte que j’étais près de la piste d’honneur, celle où devient avoir lieu les finales. Et que le spectacle promis était bien plus attirant que mes réflexions. Je me suis fait une raison. Et j’ai assisté à six assauts très intéressants. J’ai été impressionnée par le sabre, c’est puissant, rapide, étonnant. J’ai été saisie par la championne d’épée qui avait un air méchant, je ne lui aurais pas adressé la parole de peur qu’elle me morde. J’ai une fois de plus constater que mes critères de beauté masculine n’avaient rien à voir avec ceux de Lou quand elle m’a dit que le malheureux finaliste à l’épée homme était beau. Et j’ai hué avec les autres l’arbitre de la finale fleuret dames qui a volet au moins six touches à celle qui, du coup, a fini par perdre. A ce niveau-là, pour une finale, c’est inadmissible !

Et puis la journée a été finie. Je ne suis pas restée pour les remises de récompense. Je suis remonté vers mon 18e natal pour rejoindre une fête. J’avais plutôt envie d’une bonne douche et d’un lit, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas vu tous mes amis. J’ai passé l soirée à discuter avec les uns, et les autres. Et à leur dire que, oui, à Tours, la vie était agréable et douce, mais que les amis me manquaient. Car ce n’est pas vraiment ici que je vais m’en faire.on m’a parlé de mon boulot. un ami qui veut créer des connexions. un autre des lauréats de notre école. C’est que nous avons fait fort cette année. Outre les gagnants de deux bourses majeures en radio, la Bourse Lauga d’Europe 1 et la bourse Dumas, de RTL, deux de nos étudiants sont lauréat, en télé, de la bourse Jean-Darcy, l’un en JRI, l’autre en journaliste-reporter. Et on n’est pas peu fier. A la clé de ces bourses, des CDD entre trois mois et un an dans les médias organisateurs. Bref, nous avons parlé parlé parlé (bu aussi, il faut dire). Et nous nous sommes caillés. Je n’avais pas prévu une aussi forte baisse dé régime du temps. Et je n’étais donc pas habillée en conséquence. J’ai bien cru que j’allais attraper mille mort. J’ai choppé un pull qui m’a bien aidé, c’est déjà ça. Mais ce mois de novembre fin mai commence à me lasser.

A 2 heures du matin, sous une pluie battante, on m’a déposé devant l’immeuble où je dors, et jai grimpé mes 7 étages. Pour m’écrouler sur le lit et m’endormir pour une bonne nuit de sommeil voire même une grasse matinée…

mardi 23 mars 2010

Mission impossible

Cette mission, si vous l’acceptez, consistera à emmener samedi deux de vos filles à Paris, leur faire réaliser des choses totalement différentes, trouver un endroit où passer la nuit, passer une partie de la journée du dimanche dans un gymnase et redescendre dans votre ville à temps pour pouvoir voter. S’il devait vous arriver quelque chose, le bureau niera vous avoir connu, ni missionner. Cette bande s’autodétruira dans les trente secondes…

J’avais à peine intégré le message que le vieux magnétophone sauta de lui même dans l’évier puis rendit l’âme. Dégoûtée , je ne pus que le mettre à la poubelle. Tu parles d’une mission ! et pourquoi pas marcher sur la Lune pendant qu’on y est.

Cela dit, le samedi matin, j’embarquais les trois filles dans la voiture. Celle du milieu fut débarquée quelques rues plus loin, chez des amis. L’ordre de mission parlait de deux de mes filles, je n’allais pas tout faire foirer en emmenant les trois. Puis nous prîmes la direction de Paris. Il pleuvait comme vache qui pisse. Vous avez déjà vu ces bêtes à corne uriner ? Si vous ne l’avez jamais observé, il est à parier que vous avez du mal à comprendre cette expression. Disons que mes essuie-glace, que je ne saurais traiter de feignants, avaient peine à chasser l’eau du pare-brise.

Et puis du côté d’Orléans, changement de climat, le ciel a arrêté de s’épancher et j’ai pu accélérer le mouvement. A 1 heure, nous arrivions dans le 18e et, petit miracle que les locaux comprendront, j’ai trouvé tout de suite une place pour me garer, une place autorisée s’entend. Nous avons laissé là la voiture pour emmener la petite dernière chez l’amie qui l’hébergeait pour le week-end et fêtait son anniversaire. J’ai senti soudain petite dernière s’arrêter net et fondre larmes : « J’ai oublié les cadeaux sur mon lit. » Eclat de rire peu charitable de ma part. Puis opération consolation : « Ce n’est pas grave, je les lui enverrai par la poste. Et puis tu sais, rien que le fait que tu sois là est déjà un cadeau. » Elle reniflait encore, pas réellement convaincue, quand nous avons sonné à la porte de l’amie. Plus du tout cinq minutes après.

Les mamans arrivaient pour laisser leurs bambines. Ce qui me permettait de les revoir (quand on a des enfants du même âge qui ont fréquenté les mêmes écoles pendant cinq ans, on fini par se connaître). Puis je me suis éclipsée avec la grande. Nous avions rendez-vous au restaurant japonais avec le père. Evidemment, nous l’avons attendu une bonne demi-heure. Nous avons commandé et suivant la formule magique, cela l’a fait arriver. J’ai laissé Lou discuter avec lui de sport et d’escrime et je me suis consacrée à mes raviolis grillés et à mon chirasi saumon.

A 15 heures, nous avons repris la voiture, direction le Kremlin-Bicêtre. En faisant confiance à l’inénarrable Sophie, ma Gepehesse. D’habitude, celle-ci me fait systématiquement emprunter les autoroutes et autres voies rapides. J’ai donc imaginé qu’elle allait m’emmener sur le périphérique. Pas du tout, elle m’a fait traverser Paris en passant, bien sûr, par le très très encombré boulevard Magenta (merci les Verts, ça bouchonnait pas mal avant leur intervention, c’est insupportable depuis, me rappeler de ne pas voter pour eux quand il est question de leur confier la voirie), la place de la République, une longue errance due aux explications assez peu claires de Sophie quand il s’agit de sortir d’une place ou d’un rond-point, Bastille, Porte d’Italie, et enfin Le Kremlin-Bicêtre. Une heure et demie de trajet. J’étais sur les dents. Mais nous avons trouvé une place juste devant la boutique où nous devions aller.

Lou, l’an passé, avait gagné un bon d’achat dans un magasin de matériel d’escrime. Mais elle ne l’a reçu que cette année, et elle n’avait plus que jusqu’au 31 mars pour en profiter. Elle s’est acheté (en s’endettant auprès de moi) un magnifique sac d’escrime qui va pouvoir contenir toute sa vie de sportive. Léone héritera de l’ancien sac.

Retour à la voiture pour nous rendre à  Morangis, dans notre hôtel. J’aime la banlieue, surtout quand Sophie me mène par le bout du nez et me fait tourner en bourrique. Enfin, nous avons réussi à trouver notre chemin malgré la pluie qui refaisait des siennes. Première déconvenue : on m’avait promis une chambre avec deux lits, il n’y avait plus que des chambres avec un grand lit. Ce n’est pas très grave, mais je n’aime pas qu’on ne tienne pas ses promesses. J’ai donc râlé ce qu’il fallait. La chambre était ridiculement petite et pas très engageante. Il faisait froid. Deuxième déconvenue, il n’y avait pas de restaurant dans l’hôtel, il fallait ressortir pour dîner.

Nous avons glandé pendant une heure et demie. Histoire de nous reposer un peu. Puis nous avons repris la voiture pour arriver dans une pizzeria où, grand seigneur, le serveur nous a demandé si nous avions réservé. Il a posé la question à tous ceux qui arrivaient. Sans doute pour montrer que nous étions dans un restaurant de qualité. Cela dit, la nourriture était tout à fait correcte, mais la bande son très pénible. Du R&B poussif ou gueulard… Je crois que j’aurais encore préféré le bel canto. Quoi que…

Retour dans notre petite chambre un peu moins froide (nous avions mis le chauffage à fond). Un peu de télé, un peu de lecture. Lou s’est endormie très vite. Pas moi. Comme si j’avais épongé toute son angoisse de veille de compétition. A un peu moins de 1 heure du matin, alors que je venais enfin de sombrer, alarme incendie. Ils ont mis au moins cinq bonnes minutes à l’éteindre. Elle s’est d’ailleurs remise en route dans la minute qui a suivi, éteinte, en route, éteinte, en route. Eteinte… Ouf !

A 5 heures du matin, j’ai été réveillée par un jeune couple en pleine forme, surtout elle. Le lit grinçait, elle criait en rythme et ça durait, ça durait… Je me suis rendormie, mais pas longtemps, le réveil était à 6 heures du matin.

Douche, habillage, petit-déjeuner… Puis trajet jusqu’au gymnase, à 2 kilomètres de là. Heureusement que nous avons pu suivre la navette. Car Sophie, qui avait elle aussi dû passer une sale nuit, n’a pas daigné se connecter au satellite. En tout cas pas avant notre arrivée. Nous avons retrouvé les amis parisiens. Ce qui était une bénédiction parce que cela me fait une compagnie quand Lou est sur la piste. Ma fille a fait une bonne poule. Ses adversaires étaient nettement plus fortes qu’elle. Plus âgées aussi puisqu’il s’agissait d’une compétition de national 1 en cadettes et que Lou n’est que minime. Mais, elle a bien tiré. Elle est sortie des poules en milieu de tableau.

Par contre, elle s’est fait étendre dès le premier tour de tableau. Un peu bêtement. Mais elle avait la tête ailleurs. Son père avait promis de venir et n’était toujours pas là. C’était sans doute beaucoup trop tôt pour lui, il n’était que 12h30. Lou était en rage. Cela l’a renvoyait à deux ans auparavant. Et évidemment, c’est moi qui ai tout pris. Je me suis sauvée, je ne suis pas maso. J’ai attendu qu’elle se calme. Ses copains se faisant éliminer les uns après les autres, nous avons décidé de partir et de rejoindre Paris. Sans l’aide de Sophie, nous n’avons mis qu’une demi-heure pour atteindre le 18e. Evidemment, les flics nous ont barré le passage (le dimanche, le quartier des Abbesses est réservé aux piétons, ce qui emmerde tous ceux qui habite là, mais profite aux bobos en goguette), impossible d’aller chercher Léone. (Merci les Verts, bis.) Mais je connais bien mon quartier et je sais exactement par où passer pour me rapprocher le plus possible. Léone est arrivée, puis son père qui voulait quand même faire une bise à ses enfants (en milieu d’après-midi, c’est déjà plus envisageable). Et enfin, nous sommes parties, retour vers Tours. C’est qu’il fallait encore que je vote.

J’ai acheté des sandwichs sur la route et du coca aussi parce que j’avais tendance à m’endormir. Radio à fond, pied au plancher (dans la mesure des normes autorisées, je ne suis pas folle). A 18 heures pétantes, je me garais devant l’école où je vote pour me rendre compte que je n’avais ni ma carte d’identité, ni ma carte d’électeur (restées au fond du manteau du week-end précédent). Alors là, j’ai perdu mon sang-froid. J’ai gueulé comme un putois. Pourtant, j’avais encore le temps de faire l’aller-retour. Mais je voulais voter là maintenant tout de suite, aller chercher Garance et rentrer, enfin, chez moi pour ne plus en ressortir.

je n’avais pas fait tout ça pour renoncer. Je suis allée récupérer les papiers, suis retournée à l’école. Puis j’ai été chercher ma fille. Les copains m’ont offert un coup à boire et j’ai décompressé. De retour à la maison, j’ai sorti des steaks hachés du congélateur et un sachet de purée toute faite. J’ai expédié le dîner, envoyé tout le monde au lit et je me suis enfin retrouvée dans le mien, sans personne pour mettre des alarmes à la con ni pour s’envoyer en l’air (même pas moi). Et c’était bon (quand même).

lundi 23 novembre 2009

Elle a gagné !

C’était hier, les championnats de ligue de fleuret minimes à Orléans ! Elle est championne régionale pour la deuxième année consécutive.





Fin de journée moins glorieuse. Sur le parking, quelqu’un a jeté un très gros caillou sur la lunette arrière de ma voiture pour me piquer deux cartons de vin. Morgon et beaujolais blanc… Même pas pu fêter la victoire…

vendredi 22 mai 2009

La faute à pas de chance

Lou a fait une belle année d’escrime. Fin avril, elle était 20e française en minime alors que c’est sa première année (sur deux) dans cette catégorie. Mais début avril, elle a fait une mauvaise compétition à Nantes. Elle est sortie honorablement des poules, mais au premier tour du tableau, elle est tombée sur un arbotre à la con. Déjà, son fil de corps (le fil électrique qui l’a relie à la machine) était en panne. Ces petites bêtes sont fragiles. LE coach de son adversaire a voulu (soi-disant) l’aider à le mettre. Il lui a pêté. Deux fil cassé, point de pénalité contre elle.

Et puis, ça a été le festival, elle a pris deux autres cartons rouges contre elle pour des fautes imaginaires. Je prenais des photos, j’avais Lou dans ma ligne de mire et je voyais bien, que contrairement à ce qu’affirmait l’arbitre, elle ne mettait pas son bras pour se protéger. Elle tournait légèrement son épaule, mais ça n’empêchait pas son adversaire de marquer et surtout, ce n’est absolument pas interdit. Elle a perdu 10-8. On enlève les trois points de pénalités gracieusement offerts à son adversaire (d’un club plus côté, mais d’un niveau bien inférieur) et on comprend toute l’injustice qu’elle a dû ressentir. On m’a dit depuis que je pouvais demander une deuxième arbitre, je ne me génerai pas la prochaine fois.

Et puis elle avait hier et aujourd’hui un stage pour préparer la fête des jeunes, ce qui est l’équivalent de la fête des jeunes. Elle a fait un grand écart et elle est tombée. Elongation. Elle en a pour au moins dix jours. La fête des jeunes et le 30 mai…

Je prends rendez-vous demain avec un médecin du sport, attendre le diagnostique. Elle, bien sûr, veut y aller quoi qu’il arrive. Ce sera donc à moi que reviendra le mauvais rôle : le lui interdir si le médecin le conseille. Il est hors de question qu’elle prenne des risques avec son avenir. Elle aura d’autres années. Mais la potion risque d’être amère.




Suite. La fête des jeunes, c’est mort. Elle a une grosses élongation avec un début de déchirure. Le risque est trop grand. Elle est forfait. Trois semaines de repos total, puis reprise en douceur et des précautions à prendre plus tard. C’est sa deuxième déchirure au même endroit. Seul point positif, on a trouvé un très bon médecin du sport.

dimanche 25 janvier 2009

On s'escrime pas mal à Tours, et à Monts aussi...

J'ai eu une semaine chargée. Cours du matin au soir, partiels, copies à corriger, aller-retour à Paris juste pour une soirée d'opéra, grippe de Garance, gastro de Léone, etc. J'aurais bien aimé souffler un peu ce week-end. Mais c'est toujours la même chose, l'argent attire l'argent, les occupations attirent les occupations. Samedi après-midi, nous avions rendez-vous à Monts, à une vingtaine de kilomètres de Tours, pour une compétition de fleuret.
Alors je me suis levée pas trop tard, assez tôt pour ne pas avoir l'impression de faire une grasse matinée. Et puis j'ai motivé les filles pour faire un ménage circonstancié. L'appartement en avait bien besoin livré qu'il avait été toute la semaine à Garance la bordélique et à le Mouky le crotteux. Nous avons fini à temps pour engloutir une bonne assiette de pâtes (tout le monde au régime sportif) et partir, accompagnées du petit ami de Lou, vers cette destination inconnue, dont tout le monde m'avait dit : « Monts, c'est indiqué partout ! ». J'étais néanmoins munie de la marche à suivre de via*michelin. A qui je ne dirai pas merci, parce qu'une fois de plus, grâce à lui, je me suis gravement paumée.
Il nous a fait prendre l'autoroute, nous devions la quitter à la sortie 24.1, sauf que la sortie en question, je la cherche encore. Elle n'existe que sur le papier. A force de tourner et de retourner, nous avons fini par trouver notre chemin et arriver au gymnase deux minutes avant le scratch, soit l'heure limite d'inscription. J'avais également oublié de prendre des sous et nous n'avions rien pour payer le prix de la compétition. Bref, les parfaits amateurs.
Sur place, dans la catégorie minimes, il n' avait que quatre filles, toutes du même club. Elles ont donc fait les poules avec les garçons, ce qui a beaucoup amusé Lou. Elle adore aplatir les petits morveux qui pensent qu'ils vont avoir un assaut facile parce qu'ils tirent contre une fille. hahahaha... Comme à chaque fois, nous avons beaucoup attendu entre chaque partie. Le tableau éliminatoire n'a commencé que vers 18 heures. Mais il a été vite plié. Et en deux temps trois mouvement, Lou s'est retrouvée dotée d'une médaille dorée supplémentaire. Première. Elle était contente d'elle, contrat rempli. Léone regardait ça avec envie. Mais cela ne l'a pas empêchée de se faire des copines et de jouer beaucoup.


Nous sommes rentrés. Il était pas loin de 20 heures. Il faut dire que je me suis aussi perdue sur le chemin du retour et que nous nous sommes retrouvées à Fondette sans savoir exactement pourquoi. Pour expliquer, j'habite à Tour Centre mais plutôt au sud Est. Et Fondette est une commune au nord ouest. Cherchez l'erreur…
J'étais lessivée, mais il fallait tout de même nourrir ma petite famille. De toute façon, je dis ça tous les soirs et ça ne m'empêche pas de rester devant mon ordi jusqu'à 2 heures du matin.


Sauf que le lendemain matin, pas non plus de grasse matinée. Le réveil a sonné à 7h30. Première tâche, ramasser les excréments du crotteux. Je prends cela avec philosophie. Quand on commence sa journée de cette façon, le reste ne peut qu'être mieux… Seconde tâche, préparer les sandwiches pour toute la famille et pour le Nôm aussi, vu qu'il nous rejoint pour la journée. Puis réveil des mousmés, le plus gentiment possible parce qu'on est dimanche et que je ne suis pas une sauvage. Enfin, pas que.
Nous avons pris la voiture avec une demi heure de retard, direction Monts. L'inconvénient, quand vous avez deux filles qui font de l'escrime, mais qui ont quelques années d'écart, c'est qu'elles ont compétition au même endroit, mais pas le même jour. Donc aujourd'hui, dimanche, c'était au tour de Léone. Pour la toute première fois de sa vie, elle allait disputer une compétition de fleuret. Elle était légèrement (à mort) anxieuse (au point d'en avoir mal au plexus) mais faisait mine de rien (sauf qu'elle ne parlait plus du tout ce qui chez elle, quand elle est avec moi, est un signe). Et, le croiriez-vous, je me suis encore paumée. Enfin, non pas tout à fait, mais j'ai tout de même fait un demi tour parce que la bifurcation n'était indiquée que d'un côté et évidemment, celui à l'opposé. Nous avons croisé deux accident à 60 mètres l'un de l'autre, que des bris de voiture, pas de blessés, mais quatre voitures concernées. Je me suis dit : « Mauvais signe. Je n'aimerais pas être le troisième. » Nous sommes cependant arrivée sans encombre devant le gymnase où j'ai laissé les filles. Je retournais à Tours chercher leur père.
J'avais une envie d'aller au toilette qui n'aurait pas tenu dans un bocal. Et me réjouissais de récupérer le Nôm chez moi où l'attendait Garance... Et puis mon portable à sonné. Garance partait. Elle me disait qu'elle emportait mes clés. Et moi, préoccupée par la route, je lui ai répondu bêtement : « Mais bien sûr ma puce. » Ce n'est que trois minutes après avoir raccroché que j'ai réalisé qu'il n'y aurait personne pour m'ouvrir la porte des cabinets... Aaaaarrrrgggggg J'ai essayé de rappeler Garance, puis l'amie chez qui elle se rendait. Rien, personne au bout du fil. J'ai laissé des messages. Mais j'ai compris qu'il me faudrait faire la totalité du voyage en serrant les cuisses ce qui, mine de rien, n'a rien de pratique quand on conduit. Et c'est là que je me suis retrouvée coincée derrière une énorme charrette de foin (alors que, pourtant, ce n'est pas l'époque non de Dieu !) Ça a duré pendant quelques minutes qui m'ont parues des siècles. J'ai enfin pu m'extraire de là. Pour arriver à un rond point, où j'ai eu comme un vertige. Je n'arrivais plus à tourner le volant et la pédale de frein ne répondait pas bien. Je crois que tout mon sang a dû se retirer d'un coup de mon visage. Je me suis dit : Ça y est, je suis le troisième ! » Puis, tout de suite après,  : « Je vais faire pipi dans ma culotte. » Heureusement, je n'allais vraiment pas vite. J'ai réussi à reprendre le contrôle de la voiture, les pédales un peu molle. Et j'ai continué ma route à petite vitesse, au cas où. Deux cents mètres plus loin, j'ai su pourquoi je n'avais pas été dans le décor. Le troisième accident était arrivé deux secondes avant que ce ne soit mon tour et un motard ramassait sa moto, prestement secouru par un quidam qui passait par là. Je me suis dépêchée de passer mon chemin, histoire de ne pas tenter la chance une fois supplémentaire.

Je suis enfin arrivée devant chez moi où m'attendait le Nôm, nous sommes reparti à toute allure (façon de parler) vers Monts et son gymnase. Là, je suis arrivée sans me tromper une seule fois. Il faut dire que j'étais puissamment motivée. J'ai garé la voiture, j'en ai jailli, j'ai traversé le parking en galopant (mais pliée en deux tout de même) et j'ai trouvé que les toilettes étaient les plus belles de toute ma vie.

Je suis entrée dans la salle soulagée, détendue et souriante. Il faudra que je pense à faire mollo sur le thé le matin quand j'ai de la route à faire.

Première compétition

Léone avait déjà fait deux assauts qu'elle avait gagné. Dans la journée, elle en a fait huit  (en cinq heures), elle en perdu deux. Ce qui veut aussi dire qu'elle en a gagné six. Elle était, en fin de journée, quatrième au classement général et première au classement féminin. Elle a fait une jolie compétition qu'elle a parfaitement géré. Le stress ne l'a pas entièrement submergée (je le craignais un peu) et les matchs perdus ne l'ont pas mise dans tous ses états (ce que je craignais tout autant). Elle gère déjà beaucoup de choses. Lou était très fière de sa petite sœur, ses maîtres d'armes aussi. Et moi, n'en parlons même pas. J'étais soulagée, détendue et souriante.

Nous sommes rentrés à la maison où le Nom a passé la fin d'après-midi avec les petites (Garance étant rentrée entre temps). Puis je l'ai raccompagné à la gare. Il nous avais apporté du boudin antillais que nous avons dégusté au dîner, avec du pain et du riz. Mais juste avant le dîner, Léone a eu un gros coup de calcaire. Il y avait des bisbilles entre elles et Garance parce que celle-ci avait préféré aller chez une copine plutôt que de venir la supporter. Léone avait gardé cela pour elle toute la journée et là, cela sortait d'un coup. J'ai remonté le moral de l'une, calmé l'agacement de l'autre. Et j'ai sorti ma carte maitresse : la bouteille de champagne qu'oxygène nous avait laissé à Noël. Le sourire est revenu chez tout le monde. Nous avons dîner au champagne pour fêter les deux championnes puis les filles ont roulé sous la table.

Non, ce n'est pas vrai, je suis une mère indigne, mais je sais tout de même garder la mesure. Ce qui est sûr c'est que plus personne n'a pleuré, ou alors de rire et que l'ambiance était très festive.

Léone est partie dormir avec Garance et… sa médaille.

Première compétition

dimanche 23 novembre 2008

Yiiiiiihaaaaaaaaa

Lou a remporté le championnat de la Ligue de la région Centre, fleuret, minimes, dame. Aujourd’hui, à Orléans. J’avais projeté de faire un post pour raconter la journée, mais je suis bien trop fatiguée. La journée a été riche en émotion. Alors, demain, sans doute. Mais je danse la samba ce soir…

PS : j’ai récupéré la voyageuse très décontractée, comme si elle avait fait ça toute sa vie. La dernière fois que nous étions montées à Paris, elle ne voulait plus jamais y retourner. Maintenant, elle veut y vivre à nouveau. Elle était à peine à la maison depuis deux heures, qu’elle est redevenue odieuse. Mais je m’en fous, ce soir, c’est samba…

lundi 23 juin 2008

Mes championnes à moi que j'ai

Malgré tous ses déboires cette année, deux blessures, des maladies et la vie pas folichonne, Lou est arrivée troisième des benjamines parisiennes au fleuret.
Le jour de la finale, elle s’est fait battre en finale. A deux touches…

Finale des benjamin, ligue de Paris

On ne peut pas dire qu’elle était super souriante à la remise des récompenses…

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Dans le même genre, Léone a fait un match contre sa grande sœur. Elle a réussi à lui mettre une touche. Mais elle a perdu le match, ce qui est somme toute logique. Elle est partie furibarde en disant qu’elle ne ferait plus jamais d’escrime.
Elle semble depuis être revenue à de meilleurs sentiments, d’autant qu’elle a eu sa première médaille lors d’une compétition avec l’école…

Graines de championnes, va !

Moi ? fière, mais où vous avez lu ça vous ?