lundi 27 juin 2011

RED 2


[[akynou]]

Je continue la série des rouges de ce mois-ci…

RED 1


[[akynou]]

Le seul coquelicot de mon jardin.

lundi 11 octobre 2010

Des couleurs

Ce jour-là, dans la si belle forteresse des Oudayas, nous avions décidé de jouer au mariage des couleurs

La grande en bleu

La forteresse oudayas de Rabat

La petite en rose

Forteresse des Oudayas

Et la moyenne en violet

Dans le jardin des Oudayas

jeudi 19 août 2010

Dans le jardin de Karaba


[[akynou]]

Une fleur dans ce jardin :-)

jeudi 29 juillet 2010

Dans les ruines du Chellah

En passant près du Chellah, Oxygène m’avait raconté : « Tu sais, nous venions ici en vélo. C’était notre terrain de jeux. Nous y passions des heures. » J’ai jeté un coup au terrain de jeux en question. Une forteresse aux murailles ocres, impressionnante dans la lumière de la fin d’après-midi, et qui semblait propice à enflammer les imaginations enfantines. Les murailles recèlent des trésors qui, depuis, ont été mis en valeur. On y trouve en effet pèle mêle des vestiges romains, une nécropole mérinides, une école coranique du XIIIe siècle et des HLM pour chats, cigognes et ibis.


A l’entrée, un homme nous aborde et me propose d’être notre guide. J’hésite. Très gentiment, il ajoute que ce n’est pas grave, mais qu’il a besoin de travailler. Qu’il n’est là que pour cela. Du coup, j’accepte, et franchement, j’ai eu raison. Il a commencé par nous parler de la végétation : le nom des arbres, des fleurs. Sur une terrasse, nous découvrons le panorama : le minaret de l’ancienne école coranique, le fleuve et plus loin la ville de Salé, tout blanche.


Le site domine la vallée le Bouregreg. Ce fut sans doute l’emplacement de la première agglomération à l’embouchure du fleuve, un comptoir carthaginois et phénicien. Mais les plus vieux vestiges trouvés sont ceux d’une cité romaine. Les restes d’une voie principale ont été dégagés ainsi que ceux d’un forum, d’une fontaine monumentale, d’un arc de triomphe, etc. On voit aussi l’emplacement des échoppes sur la rue commerçante et derrière celui des ateliers des artisans. Il s’agit sans doute de l’ancienne cité de Sala ou Sala Colonia. Nous découvrons le bas d’une statue de marbre. Le guide nous explique que le haut a été confié au musée archéologique de Rabat. Puis il nous emmène vers les anciens termes. Ils sont fermés. On envisage, toujours d’après notre guide, d’y installer un petit musée. Nous descendons encore et arrivons dans les jardins. C’est le royaume des flamboyants (au vue des feuilles, ce ne sont pas les mêmes qu’en Guadeloupe), poinsettias, agapanthes, volubilis, fleurs de canaa, oreilles d’éléphants…


Il y a également une variété d’hibiscus que je ne connaissais pas, des petites clochettes tigrées rouge et jaune, ravissantes. Nous remontons vers l’école, arrivons près du bassin où coule une source. L’eau est claire et si fraîche… L’eau s’écoulait ensuite dans un bassin, à l’intérieur de l’école, dans ce qui devait être un magnifique patio couvert de zelliges, et permettait aux élèves de l’école, aux pèlerins de faire leurs ablutions avant la prière. Sur le côté des patios, des murets encore debout délimitent les anciennes cellules des étudiants.

Notre guide nous explique que le premier sultan mérinide Abu Youssef Yakoub choisit les ruines de Salé pour construire une mosquée. Il y fut enterré en 1286 ainsi que sa femme et après lui quatre de ses successeurs. Mais c’est le sultan noir, Abou Al-Hassan érigea, sur les fondations des enceintes romaines, les impressionnantes murailles qui ceinturent la cité des morts. En 1339, il y fit construire un véritable complexe funéraire et perça ces murailles de la fameuse porte octogonale par laquelle on pénètre. Précaution contre les assaillants, la porte est en chicane. Mais elle est tellement gigantesque qu’on peut s’y presser en nombre.

Au centre de cette nécropole, il ne reste que quelques pans de mur de la Zouïa., un établissement religieux à la fois mosquée,  école coranique et centre d’hébergement pour les pèlerins et les étudiants. Nous quittons la salle d’ablutions pour aller voir le mausolée du sultan noir. On peut voir encore quasiment intacte la stèle du sultan noir ainsi que celle de sa femme, chrétienne convertie à l’Islam qui reposent tous deux ici avec un de leur fils. A côté du mausolée, les tombes des autres membres de la famille, descendants, cousins, frères, sœurs. La tombe de l’épouse du sultan, Lalla Chellah, couverte de zellige, est toujours un lieu de pèlerinage. Ce n’est pas le seul.


Juste à côté, la petite mosquée. Il n’y a plus de plafond, mais les arches sont encore là ainsi que les colonnes. L’ensemble est d’une grande finesse et légèreté. Une architecture tout en délicatesse. Notre guide nous indique l’endroit où se plaçait l’imam pour la prière. J’en profite pour raconter aux filles l’histoire de la mosquée de Cordoue, et sa phénoménale acoustique qui permettait à l’imam de se faire entendre dans toute la salle principale grande de 1,5 hectare. Cette prouesse fut détruite par les catholiques, lors de la reconquête, qui crevèrent le centre pour construire une cathédrale baroque. Ce qui leur valu le courroux de Charles Quint qui les tança en leur écrivant qu’ils avaient détruit ce qui était unique pour construire ce qu’on voyait partout.


Mais nous sommes au Chellah, au Maroc, et Cordoue est loin. Le guide après nous avoir montré la tombe de l’imam, nous emmène près des marabout, ces mausolées où sont enterrés des savants, des médecins et des lettrés et qui ont, nous dit-on, un pouvoir de guérison. Le petit chemin mène au bassin des anguilles. Tout autour, une vingtaine de chats dorment, certains le ventre à l’air, ce qui montre que s’ils ne mangent pas toujours à leur faim, ils ne sont pas pourchassés ni maltraités. Dans l’eau, comme dans tous les bassins de se type, des centaines de pièces de monnaie. Et les fameuses anguilles. L’une d’elle, grosse comme un bras d’une de mes filles, est réfugiée dans un trou du mur. Elle ne sort que sa tête et semble surveiller tout ce qui passe, comme une concierge acariâtre. 

Le vendredi, l’entrée du Chellah est gratuite. Les pèlerins s’y pressent alors. Notamment les femmes stériles qui portent des œufs en offrande aux anguilles dans l’espoir d’enfanter un jour.

Le guide nous ramène vers les hauteurs. Son travail est terminé. Vient le moment délicat du paiement. Je n’ai aucune idée du coût. Très simplement, il me dit que son tarif est de 50 dirham, soit un peu moins de 5 euros. Vu toutes les explications données, c’est très raisonnable, ce qu’Oxygène me confirmera en disant que c’est effectivement le tarif. Mais je n’ai pas la monnaie. « C’est pas grave, dit le guide. Tu feras la monnaie en sortant et alors tu me paieras. » Et il remonte vers l’entrée. Nous, nous repartons faire des tours et détours parmi les ruines suivies de près par les cigognes qui ne nous quittent pas de l’œil. Elles ont toujours fait halte ici, avant de repartir plus bas dans le sud. Mais avec le réchauffement climatique, elles ne se fatiguent plus à voler vers l’Afrique noire. Elles ont colonisé les lieux : arbres, minarets, murailles. Parfois sur plusieurs étages. Il paraît que c’est leur claquement de bac qui a donné son nom au fleuve.


Clap clap clap, c’est la fin de la visite. Clap clap clap, nous sortons de la citadelle, clap clap clap, je règle le guide au passage en le remerciant chaleureusement, clap clap clap font les portières de la voiture quand Karaba vient nous chercher. Nous rentrons à la maison après une bien jolie après-midi.

Trois jolis sites pour en savoir plus

Le chellah de Rabat, nécropole mérinide
Chellah un monument historique

La nécropole du Chellah

lundi 24 mai 2010

Matin

J’aime les matins d’été, même s’ils sont encore au printemps. Les jours fériés, quand la rue se réveille, plus tard, plus doucement. Que l’on entend le bruit des pas sur le bitume, la voiture qu’on met en route, les voisins qui s’interpellent amicalement.

Mais je rêve d’une fenêtre donnant sur le jardin…

samedi 17 avril 2010

Maisons et jardins

Samedi matin. Je me suis levée un peu après 7 heures pour prendre ma douche tranquillement. Mes deux collègues sont déjà levés, les étudiants, non. Une bonne douche, histoire d’enlever la poussière. Il n’y a que dans ma bouche que je ne peux l’enlever. Je meurs constamment de soif, à cause de la poussière.

A cette heure-là, il fait frais, on supporterait presque une petite laine. Mais je reste bras nus, avec mon tee-shirt.

J’ai descendu deux livres dans le patio. Le premier, Maroc, histoire, société, culture, dans la collection des Guides de l’état du monde. Intéressant pour remettre les histoires que nous entendons sur Figuig dans le contexte marocain. Le second, une introduction à la sociologie, pour essayer de trouver du vocabulaire en vue de ma VAE. Mais je ne suis pas sûre qu’il me serve beaucoup.

Les étudiants arrivent un à un et font la queue à la douche. C’est la raison pour laquelle je préfère me lever tôt. Le petit-déjeuner est servi. Comme hier, il est copieux et délicieux. De gros beignets, des crêpes, du thé à la menthe, de la confiture de figues. Je m’empiffre. Je vais au moins prendre 4 ou 5 kilos. Notre hôte prétend le contraire. Ici, à Figuig, quoi qu’on mange, on maigrit. Il n’y a plus qu’à revendre l’idée aux magazines féminins.

Les étudiants partent par groupe accompagnés des lycéens qui leur servent de guide. Certains vont visiter une boucherie et son abattoir pour étudier la filière de la viande. D’autres vont faire les boutiques pour tenter de comprendre ce qu’il y a dans les penderies des femmes, le troisième groupe attend. Ils doivent visiter un jardin traditionnel et regarder comment on féconde les palmiers à dattes.

Notre hôte nous invite à aller visiter une maison voisine en train d’être rénovée. Le chantier promet une belle et grande demeure, très moderne. Les épais piliers de terre ont été remplacés par d’autres en béton, beaucoup plus fins. Cuisine américaine dans le patio espace à vivre protégé de la pluie par une loggia sur la terrasse, chambres.

Ils ont récupéré l’espace de la ruelle. Le propriétaire du chantier explique qu’il en a le droit, la plupart de ces ruelles sont privées. Elles n’ont été ouvertes que pour permettre d’aller d’une maison à l’autre à l’intérieur d’un même quartier. Chaque quartier étant originellement constitué d’une seule et même famille. Cette ruelle, qui donnait sur la rue principale, était fermée d’une porte, souvent laissée ouverte dans la journée pour laisser leur passage à tous ceux qui vivent là, et fermée la nuit. Cela permettait aux femmes et aux enfants de vivre à l’abri des regards. Dans cette partie-ci, tout appartient à la même famille. Ils peuvent donc fermer une ruelle pour en ouvrir une autre. Ou pas, ils s’arrangent pour que tout le monde puisse aller et venir. Mais dans le quartier d’à côté, une partie des maisons a été vendue. Du coup, ils ne pourraient pas fermer définitivement l’accès de la ruelle car ils empêcheraient les gens de rentrer chez eux.

Puis on nous emmène voir une maison, ancienne, non encore rénovée. Une femme y cultive un minuscule jardinet et y tient quelques chèvres et moutons. Comme la plupart, elle vit dans une maison neuve, à l’extérieur de la partie ancienne du ksar. Elle nous laisse entrer, visiter. Les murs sont en terre travaillée à l’ancienne. Ils portent la griffe du temps et de l’érosion, mais ils sont superbes. Nous montons au premier étage. J’aimerais prendre en photos les escaliers. Mais il fait trop sombre et le flash dénaturerait tout. Du linge sèche sur la terrasse qui possède encore une pièce. Comme les autres, elle sert d’atelier.


Encore un étage et nous arrivons sur la terrasse principale. De la laine teinte en noir est en train de sécher près d’une antenne satellite rouillée. On voit bien les différents puits de lumière qui permettent de faire descendre le jour dans les pièces du bas. Tout autour, des terrasses qui communiquent entre elles. C’est la ville du dessus, au soleil, à la lumière. C’était également le meilleur moyen de se sauver lors des répressions sauvages qui s’abattaient régulièrement sur la ville, haut lieu de la contestation berbère. Quelques toits plus loin, une maison à l’architecture particulière. C’est une maison pour les invités de marque, une maison d’hôtes. Elles étaient, me dit-on, très décorées, contrairement aux autres bâtiments beaucoup plus modestes.

On peut acquérir une de ces maisons (quand elles sont en vente, ce qui n’est pas évident car ici, on ne vend pas le bien de la famille) pour environ 3000 euros. Il faut ensuite compter 20 000 euros de travaux pour le rendre confortable. Cela fait donc la maison, véritable petit palais à 23000 euros. Bon, évidemment, Figuig est loin de tout, mais c’est tellement beau.

Nous redescendons de notre promontoire et rentrons à la maison.

Pour repartir aussi sec visiter le jardin d’O*. Nous l’accompagnons dans les ruelles qui nous éloignent peu à peu du cœur du ksar. Les murailles de terre continuent mais à ciel ouvert, cette fois. Elles enserrent les lopins de terre dont on ne voit que les palmiers et les grenadiers en fleurs. O* nous ouvre la porte et nous pénétrons dans un îlot de verdure. Des rectangles de 1 mètre dur 13, délimité par des talus de terre qu’on ouvre d’un coup de pelle quand arrive l’eau. La culture des oasis se fait sur trois niveaux : d’abord les cultures au sol, oignons, carottes, fèves, épinards, salades, choux, blé, etc. Au-dessus les fruits : grenadiers et amandiers. Encore au-dessus les palmiers qui donnent de l’ombre aux cultures. Ce sont tous des palmiers à dattes.

O* nous explique comment il aide à la fécondation car ces arbres sont sexués. Il en possède une soixantaine dont seulement 3 ou 4 mâles. Bien sûr, le vent pourvoie d’habitude à leur rencontre, mais pour être sur d’avoir des dattes il faut aider la nature et c’est ce que s’emploie à faire O*. Il grimpe dans un palmier mâle, dégage le cœur de la tête des piquants (très très durs et très piquants) pour récupérer les fleurs qu’il coupe. Il monte ensuite dans les palmiers femelles, met au cœur de ses fleurs la fleur mâle, attache le tout solidement et le tour est joué. Cette année, il y a eu de la pluie, l’eau n’est pas un problème, le jardin pourvoira aux besoins en légumes de la famille d’O*. Il a aussi des moutons, pour la viande. Il n’achète que des fruits. Il ne cultive que ce dont il a besoin. Quand il en a trop, il échange le surplus contre d’autres légumes ou le vend à ses voisins, mais n’en fait pas commerce. Comme la très grande majorité des jardiniers de Figuig. La grande majorité ont un métier, mais quelques-uns, en plus de leur propre terrain, s’occupent également, moyennant finance des terres d’autres Fuiguigui.

L’autosuffisance a ses limites, celles de la sécheresse. Les années sans pluie, le recours à l’épicier ou au marché sont plus nombreux et plus fréquents. Elles sont de plus en plus nombreuses paraît-il. Tous les dix ans fut une époque, environ tous les deux ans maintenant. La pluie est donc une bénédiction, mais pas toujours. Tout dépend quand elle tombe. Elle peut détruire une récolte de datte quand elle arrive juste avant la cueillette et si elle est trop abondante.

Nous reprenons le chemin de la maison. C’est bientôt l’heure du déjeuner. Les ruelles sont pleines de gens ; des enfants qui jouent, des hommes en mobylette ou en vélo. A pied aussi bien sûr. Des jeunes filles en cheveux. Et des femmes, ombres blanches revêtues du haïk, le voile traditionnel. Elles le portent comme un manteau qui les recouvre de la tête au pied quand elles sortent. Les plus âgées d’entre elles le tiennent de façon à ce qu’on ne voit pas leur visage quand nous les croisons. Les autres n’y font pas attention. Quand leurs mains sont occupées, c’est avec les dents qu’elles retiennent le tissu. Parfois, on voit aussi des femmes avec le hijab et la dlellabah. Il paraît aussi que quelques unes d’entre elles portent le voile intégral, mais elles sont rares. C’est politique paraît-il, pas une habitude de la ville.

A peine arrivés, nous nous précipitons vers le robinet. Il fait chaud, nous avons soif. L’air est sec et souvent plein de poussière. Un groupe entame une partie de tarot. D’autres étudiants reviennent toujours accompagnés des lycées qui leur servent de guide. C’est bientôt l’heure du déjeuner. On nous sert le poulet, délicieux, accompagné de pommes de terre et d’olives. Et un peu de piment, fort, mais qui agrémente parfaitement le plat. C’est tellement bon que je ne peux m’empêcher de saucer. L’inconvénient de manger tous dans le même plat, c’est que mon voisin me pique mon morceau de viande et surtout la partie que je m’étais laissé pour la fin, c’est-à-dire la belle peau bien grillée. Cela m’apprendra. La prochaine fois, je commencerai par ce que je préfère. Du coup, je pique le pilon de ma voisine. A la guerre comme à la guerre. Je ne suis pas faite pour les repas collectivistes, je suis une individualiste de la fourchette et la nourriture a trop d’importance pour moi pour que je veuille partager plus que nécessaire.

Plaisanterie mise à part, le plat est rapidement nettoyé. Nous nous sommes régalé, mais l’étudiant un peu fanfaron qui a trouvé bon de manger un bon morceau de piment. Il a du mal à s’en remettre.

Nous terminons le repas par de délicieuses oranges juteuses et sucrées. Ce sont les dernières, il n’y aura pas de fruits pour ce soir.

lundi 24 août 2009

Mooky souffre

Le chien boite bas. Parfois même il marche sur trois pattes. Les filles sont aux quatre cents coups. Surtout Garance qui est sa maîtresse et qui déclare tout de go que si Mooky disparaît, elle n’aura plus jamais de chien. T’emballe pas petite…

Nous l’avons emmené chez le vétérinaire (la clinique se voit de la route principale, hyper pratique à trouver). Il a juste une vilaine tique coincée entre deux orteils. Il donne au vétau un joli aperçu de son caractère : il a tendance à faire parler ses dents quand il n’est pas content. Pas fort, mais suffisamment pour pincer et qu’on lui lâche la patte. Nous recevons donc un cour de comportement canin et quelques conseils pour canaliser la bête. Force est de constater que cela marche assez bien. Mais il obéit toujours aussi peu quand on l’appelle. Ce qui n’est guère gênant ici, mais risque de l’être plus en ville.

En tout cas voici sa jeune maîtresse rassurée.

Au retour nous nous arrêtons dans une coopérative de fruits et légumes pour faire le plein de nectarines, de pêches, de reines-claudes, de mirabelles, de tomates, d’œufs frais, de courgettes, d’aubergines, le tout pour 8 euros. Les fruits sont peu chers et en parfait état, cueillis murs, pour mieux se régaler, il sont goûteux, juteux. Bref, l’endroit est à recommander. Ça s’appelle Le Ferme au Fruits, et c’est à Temple-sur-Lot, juste après Temple en direction de Villeneuve. Même si vous n’être que de passage, n’hésitez pas à vous arrêter.

Sur le comptoir, chose amusante, il y a des perruches en train de boire à un verre. Ce sont en fait les fruits de l’arbre à perruches. Gros coup de nostalgie. Je n’avais plus vu ces fruits depuis mon enfance et mes vacances chez mes grand-parents à Cannes. J’en avais même complètement oublié l’existence. Il faut que je m’en procure, c’est trop marrant.

De retour à la maison, j’essaie en vain d’envoyer les filles à la pêche. Elle ne veulent y aller que si je les accompagne. Franchement, aucune envie de le faire. J’ai une ratatouille à préparer. Il paraît que je les cuisine très bien. Je ne tiens pas à perdre ma réputation. Et puis pour les grillades de merguez ce sera parfait. Mais d’abord, je vais répondre aux avances de la chaise longue qui me fait les yeux doux depuis que nous sommes rentrées. Et on ne résiste pas au cri de la chaise longue au fond du jardin.

vendredi 14 août 2009

Bataille

Ce dimanche là, nous n’avons rien fait. Juste dormir, manger, dormir. Après une demi-journée de voiture, nous avions besoin de cela. Prendre notre souffle et nos marques. Et puis il faisait très chaud. Tellement chaud, que très vite, tout a dégénéré…











jeudi 23 juillet 2009

Gniark

C’était il y a quelques semaines, il faisait une chaleur à mourir et nous fondions doucement. Alors, j’ai autorisé le jet d’eau dans la cour, histoire de rafraîchir tout le monde. Je l’avais déjà fait et j’avais noté que ça les rendait de meilleure humeur, ce qui est nettement appréciable.

Qand il fait chaud


Mais je n’avais pas repéré, ce jour-là, l’air quelque peu sadique de la petite arrosant sa sœur…

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