mardi 6 août 2013

Scène de plage

Il est assis, à l’ombre. Chemisette, short, soquettes, sandales. Planqué derrière ses lunettes et sa casquette, il détonne au milieu des gens qui vont, qui viennent, en maillots de bain. Tendu, fermé, il ne rit ni ne sourit. Clairement, il fait la gueule. Elle arrive du lac, avec son fils. Ces deux là viennent de se baigner. Elle se penche pour ramasser une serviette prêt de l’homme assis. Echange de mots, le ton est méchant, hargneux, de part et d’autre. Il l’agresse, elle l’envoie balader. Il se lève et va se poser au soleil, sur un banc de pierre, deux mètres plus loin. Elle reste à l’ombre, avec le gamin.
J’imaginais qu’ils allaient partir rapidement, visiblement la pause baignade n’était pas prévue. Mais non, ils restent là chacun campant sur ses positions, chacun d’un côté de l’escalier qui mène à la plage.

Une demi-heure plus tard, ils ont disparu…

vendredi 19 mars 2010

Chien vole !


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Mise en orbite prévue prochainement…

dimanche 7 mars 2010

Le monde de demain nous appartient


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Et qui a dit : « Dans tes rêves… » ?

samedi 6 mars 2010

Page blanche…


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jeudi 4 mars 2010

Plage des Onchères par une (très) froid matin de février


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Le sable argenté de gel nous guidait vers la mer. Nous nous étions levées tôt pour ramasser des coquillages. Le froid nous piquait les joues et l’eau nous glaçait les mains. Nous finîmes par fuir vers la chaleur…

mardi 6 mai 2008

Plage et médecin


Quand Lou est entré dans ma chambre et disant « Maman, maman, Léone a vomi, y en a partout… » J’avais l’impression de venir de m’endormir. Je regardais l’heure… je n’avais pas tord, il était 2 heures. J’ai gémis un peu pour la forme. Mais dans ces cas là, je suis terriblement fataliste. Les enfants, ça vomit. Parfois dans la salle de bains, parfois, non. C’est le vomis, c’est comme ça, faut faire avec.
Je suis montée à l’étage avec le seau et la serpillière, nettoyer les dégâts de mon bébé. J’enlevais le drap de lit, nettoyais le sol, auscultais ma dernière qui était fraîche comme un gardon. Et renvoyait tout le monde se coucher. Mais le sommeil m’avait fuit. Alors je repris mon livre et n’éteignis la lumière qu’à 5 heures du matin, Pour être réveillée par les voisins vers 7 heures. Morose.
Tout fut morose d’ailleurs cette matinée là tant j’étais fatiguée et j’avais mal partout. Merde, être en vacances et ne pas dormir tout son saoul, ça a quelque chose d’inconcevable. D’accord il y avait ce livre, mais il y avait aussi mes neurones personnels. Faudrait quand même y mettre bon ordre.
Je me levais vers 9 heures, préparais le petit déjeuner des filles qui étaient levées. Pris le petit déjeuner avec elles. Puis retournais m’allonger avec mon bouquin. Somnolais. Garance vint me voir pour me demander quand nous irions chez le médecin. Après déjeuner chérie, là, je suis en mode pause…
Je me relevais pour faire la bouffe. Léger. Salade, viande, oranges du jardin (une tuerie soit dit en passant).
Et puis nous nous préparâmes. Le programme était : médecin, plage, Piana pour y voir le coucher du soleil. Heu, c’est pas tout à fait comme ça que ça c’est passé. D’abord, de médecin, il n’y en avait pas avant 16 h 30. Il était 15 heures. Ensuite, Piana était paraît-il à deux heures de route. Je trouve que ça fait beaucoup quand on pense que Corte est à une heure et demi. Mais bon. Deux heures, quand même… Ça faisait quatre heures de route. Avec des ziiiig à gauche et des zaaaag à droite. Mon rêve de coucher de soleil sur les calanques en a pris un coup. Alors je changeais mon fusil d’épaule et proposais aux filles : on va à la plage jusqu’à 18 heures. Et puis après, on va chez le médecin. Et pour une fois on ne rentre pas trop tard. Banco ?
Banco
Les filles, du moment qu’il y a le mot plage calé quelque part dans le programme, tout leur va. Nous retournâmes donc plage du Liamone, décrétée plage préférée des filles. Et je ne peux vraiment pas leur dire qu’elles ont tord.
Là, j’ai repris mon livre. Il fallait que je lui fasse un sort. Il décrivait, entre autres, une façon de fonctionner dans une famille qui me parlait bien. Le mot était anglais, c’était sparky. En quelque sorte donner de beaux souvenirs aux enfants.
Le hic, c’est que l’histoire est triste, que la mienne n’est pas formidablement gaie non plus. Et que de voir mes filles rire et se poursuivre sur la plage me donnait, curieusement, un sacré coup de bourdon. Aurais-je réussi à leur mettre suffisamment de bleu dans la tête pour tenir les échéances à venir ? A midi, nous avions parlé de leur père. Enfin, parlé. Garance, plusieurs fois me demandait quand nous irions le voir. Il lui manquait. Manquer au point de vouloir revivre avec lui ?
Oh ben non, juste le voir.
Lou se marrait en disant que c’est son chat qui lui manquait.
Léone fit semblant de pleurer en grimaçant que son chat et son père lui manquaient
je peux reprendre de la salade, ajouta-t-elle aussitôt.
Fermer le ban, Il n’y a rien d’autres à en dire.
Je suis allée me baigner pour me changer les idées. L’eau était comme d’habitude, tout juste fréquentable. Niveau température s’entend. Pour le reste, elle est parfaite. J’ai joué avec les filles, un peu. Léone me montrait ce qu’elle savait faire. Et s’étonnait d’avoir presque oublié la nage grenouille (brasse). Je la rassurais en lui disant qu’en mer, aucune nage n’était possible. Je sautais sur place « pour faire bouger mes bourrelets » disais-je à Lou qui, morte de rire, faisais semblant de m’engueuler pour me dire que j’était trop dure avec moi-même. Ha ben non, pas dure, juste lucide.
La veille, dans la montagne, nous avions croisé un couple de marcheur que nous avons salué comme il se doit. Lou s’était attardé à regarder un lézard un peu gras du bide et en avait fait la réflexion.
‑ Oh, il est obèse ce lézard.
Elle entendit le mec dire à la compagne :
‑ Comme sa mère.
‑ C’est le cas de le dire, rétorqua celle-ci
C’est en tout cas ce que m’a rapporté Lou. Bon, obèse. J’ignorais. Mais bon, l’obèse, elle a quand même grimpé là haut dans la montagne. Et je ne sais plus la suite de la chanson. Tout ceci n’est pas très grave. Je sais que lorsque j’aurais retrouvé une vie plus calme, moins stressante, les kilos en trop partiront, j’ai toujours fonctionné comme ça. Cela dit, là où ils ont raison, c’est le poids, il faut le hisser, et ce ne fut pas de la tarte.
Bon, allez, au diable les cons.
Il fait beau, je me baigne et je fais sauter mes bourrelets parce que je le veux bien.
A 18 heures, nous avons pris le chemin du cabinet médical. Nous sommes tombées sur ce genre de médecin qui cause tout le temps, parfois pour dire des conneries et avec qui on ne peut pas en placer une. Et bien sur, forcément, on est légèrement débile. D’abord, il a pris Garance pour un garçon (elle était en jupe. Puis m’a répété quinze fois qu’avec sa peau il fallait qu’on fasse attention. Ça pour le coup, c’était un scoop. J’essayait de le rassurer, mais comme il n’écoutait pas ce que je disais, je laissais tomber. Faisant la conversation sur le ton qu’il attendait.
Il finit par faire la seule chose que je lui demandais, lui prescrire un antihistaminique. Les boutons de Garance, c’est comme sa peau, je connais.
Nous sommes remontées au village. J’adore cette route. Elle traverse les champs, les prairies. Elle est bordée de fleurs et elle sent bon le foin, l’herbe, l’été. J’ai préparé des pâtes aux aubergines et une quiche lorraine pour manger à la plage le lendemain. Puis nous sommes montées à l’étage toutes les quatre pour regarder le soleil se coucher dans la mer. C’était beau, comme d’habitude.
Le dîner achevé, les filles ont commencé une partie de Cluedo quand j’ai commencé à écrire. Et quand tout le monde a été couché, j’ai repris mon bouquin. Et je l’ai achevé, ce qui était somme toute la seule chose qu’il y avait à faire le concernant. J’ai fermé la lumière vers 2 heures. Mais le sommeil me fuyait. J’ai donc ressorti les petite pilules qui font dormir et j’ai sombré sans autre réveil que celui du matin.