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samedi 12 février 2011

Le jour ou Moubarak a dégagé

Nous sommes le 110211. Il est 23h23. Ce sont des chiffres qui m’amusent. La journée a été relativement tranquille. Plus que la soirée en tout cas. J’ai préparé mon sac, dit au revoir à mes enfants, et je suis partie travailler. M’attendait un groupe d’étudiants de première année. Des tout-petits mignons. Pour la première fois, ils s’essayaient à faire du secrétariat de rédaction (sur les textes de leurs camarades), et à mettre les textes en maquette. En utilisant un outil, le Mac, un logiciel, In Design, qu’ils connaissaient assez peu. Ils ont eu un cours théorique en début d’année. Mais là, ils passent à l’étape pratique et je suis là pour les guider. Certains, je le sens, s’ils osaient, m’appelleraient bien « maicresse », pour se moquer de moi. Gentiment. Faut dire que je surjoue le personnage de la prof qui fait les gros yeux quand ça ne va pas. Faire les choses sérieusement sans se pendre au sérieux. Aujourd’hui, il y en a un qui a osé m’appeler Akynou. C’est autorisé, mais peu s’y aventurent. Ils restent prudemment au Madame. L’une d’entre eux s’est essayé au Madame Akynou. Là, je dis non ! C’est l’un ou l’autre, il faut choisir.

Dans l’ensemble, ils n’ont pas les deux pieds dans le même sabot et sont plutôt de bonne volonté. Il y en a même certains, si les petits cochons ne les mangent pas, je pense qu’ils iront loin. On sent qu’ils peuvent être bons. Voire très bons.

Bref, journée intéressante, voire amusante. Fatigante aussi parce que je suis sollicitée par les uns, par les autres. Je les incite à faire des pauses. On ne travaille pas plus de deux heures sur écrans sans prendre des pauses. Autant qu’ils prennent de bonnes habitudes.

J’ai déjeuné en compagnie d’un de mes confrères, journaliste de RFI qui intervient chez nous pour la radio et des qui sont sous ma responsabilité, ou qui l’ont été. Dont une jeune femme que j’apprécie beaucoup. L’an passé, elle fut la dernière recrutée sur la liste d’attente. Tous les jours, ou presque, elle m’appelait pour demander où en était la liste, si elle allait être prise. Et je ne pouvais pas lui répondre. Elle était à la fois agaçante, et en même temps, elle avait tellement envie de venir que c’était attendrissant. Du coup, avec cette motivation, j’ai cru en elle. Cela n’a pas toujours été évident. Elle n’était pas sûre d’elle, se cherchait beaucoup. Mais, mine de rien, elle avançait. Elle a fini deuxième de la promo, ce qui m’a fait plaisir. A fini par accepter de faire une année de licence, alors qu’elle n’en avait pas envie au départ. Mais je pensais qu’elle devait la faire. Que cela lui serait bénéfique. Et d’après ce que me disent les autres enseignants, cette année, effectivement, elle explose. En plus, elle est magnifique. Beaucoup plus sûre d’elle. Lors du déjeuner, je la regardais. Et je lui ai dit que je la voyais future rédactrice en chef de magazine. Elle a sourit. Elle n’y croyait pas vraiment. La vie est dure pour les jeunes journalistes. Mais je lui ai rétorqué qu’elle avait le temps, qu’elle était au tout début de sa carrière. Et que c’est comme cela que je la voyais. J’en ai connu des rédactrices en chef, elle est de cette trempe. Et je suis sûre qu’elle y arrivera.

A 17 heures, j’ai planté là mes étudiants, rangé quelques affaires dans mon bureau. Puis j’ai pris ma voiture. Le journal de 17 heures était en train de se terminer. La virgule de fin avait à peine retentit que la journaliste a repris la parole pour annoncer qu’Hosni Moubarak avait démissionné. Dans la voix de la journaliste, une légère excitation. En général, les grands faits historiques me laissent froide. J’en ai vécu quelques uns. La chute du mur de Berlin ? A l’époque, c’était pourtant une vraie révolution, magnifique. La fin d’une époque. Mais cela m’a laissée indifférente. Les avions dans le World Trade Center, j’ai trouvé ça horrible, mais cela n’a jamais représenté pour moi le cataclysme ressenti par d’autres. En tout cas pas plus que le tremblement de terre d’Haïti l’an passé qui a d’ailleurs occasionné beaucoup plus de morts. Le départ de Ben Ali, oui, c’était bien. Voilà, c’était bien. Pourtant, à chaque fois qu’il se passe quelque chose, je me précipite pour voir, observer, comprendre. Mais je ne ressens pas cette espèce de ferveur qui semble porter les autres. Et qu’on ne me dise pas que c’est à cause de mon métier que je suis blasée. C’était déjà comme cela bien avant que je devienne journaliste. Par exemple, quand le premier homme a marché sur la lune. Mais là, d’entendre la voix sautillante de cette journaliste alors que je traversais la Loire radieuse sous le soleil, mon cœur a bondi. Et je me suis surprise à sourire de bonheur.

Je suis allée me garer du côté de la gare puisque j’avais un train à prendre. Un train pour Paris. C’est que j’ai une soirée théâtre et que, comme il se doit, je ne vais pas aller au théâtre dans ma bourgade de province. Il n’est de planches qu’à Paris. Bon, en réalité, je n’ai pas encore réussi à changer de réseau. J’en ai un très bon dans la capitale, que j’ai mis des années à me constituer et quelques bons amis avec qui sortir. Ce n’est pas encore le cas à Tours. D’ailleurs, qui pourrais-je rencontrer : les enseignants qui bossent avec moi, mais ils ne sont pas si nombreux et déjà très occupés. Et des étudiants avec qui la déontologie m’interdit de sortir y compris en tout bien tout honneur. D’ailleurs, je n’en aurais guère envie. Qu’aurais-je donc de plus à leur raconter. Nous vivons sur des planètes différentes.

Donc je me fais des soirées dans la capitale, et c’est la course. A 18 heures dans le train, à 19 heures dans le métro, à 19h45 dans le Monoprix (j’ai oublié mon pyjama à la maison), à 19h55 dans un appartement prêté, téléphone en main pour des affaires de boulot puis les enfants, poêle dans l’autre pour me faire réchauffer un plat. A 20h20 dans la rue. Il fait vraiment doux pour un mois de février à Paris. Doux au point de rendre étrange les lumières de noël. Il faut dire que noël est loin, déjà. Je rejoins le théâtre des Bouffes du Nord et une amie. Nous allons voir une pièce de Shakespeare. Quand j’avais pris les billets, je m’étais dit qu’avec Shakespeare, franchement, je ne pouvais pas être déçue. Et j’ai bien eu raison. On a assisté à un tourbillon d’une extrême drôlerie, mené avec un abattage à couper le souffle. La comédie des erreurs est une pièce de jeunesse du grand William et il s’y est beaucoup amusé sur le ton de la farce.



Comme souvent, on traverse une partie du décor pour rejoindre sa place. Le sol est couvert d’une fausse pelouse. Il y a une petite estrade en bois de chaque côté de laquelle est installé un bar avec des distributeurs de bière, qui doivent servir en réalité une espèce de Fanta rouge et moussant. En tout cas, je l’espère vue la quantité de cette boisson ingurgitée par chacun des comédiens durant la pièce.

L’histoire, a priori, est simple. Enfin non. Elle est compliquée. Plus qu’un boulevard. Des jumeaux ont été séparés très jeunes lors d’un naufrage. Chacun était accompagné d’un autre membre d’une paire de jumeaux qui devait être son serviteur.  Des années plus tard, un jeune homme, Antipholus, arrive en ville accompagné de son serviteur, Dromio. Il l’envoie déposer de l’argent chez leur hôtesse. Mais Dromio revient à peine deux minutes plus tard. Antipholus n’en revient pas et lui demande ce qu’il a fait de son argent. Le drôle lui répond qu’il n’a jamais reçu d’argent mais que la femme de son patron l’attend pour le déjeuner. Qu’elle est même déjà passablement en colère de son retard. Vous l’aurez compris, ce Dromio-là n’est pas le serviteur du jeune homme, mais celui du jumeau d’Antipholus, Qui porte le même nom.

S’ensuit une série de quiproquos et de farces assez drôles. La femme du jumeau local prend le jeune homme pour son mari et l’invite dans sa maison. Mais celui-ci tombe amoureux de la sœur. Et lui fait la cour au grand désarroi de ladite sœur qui s’empresse d’aller tout répéter à l’épouse. A ce moment-là, le mari veut entrer dans sa maison mais trouve porte close. Il va donc chez sa maîtresse. Les deux et les serviteurs se croisent sans se rencontrer. Ça pourrait ressembler à du boulevard. Sauf que c’est du Shakespeare et du Shakespeare mis en scène par Dan Jemmett  et joué par des acteurs époustouflants. Ça n’arrête jamais. On finit à peine un éclat de rire qu’un autre repart. Celle qui joue le rôle de l’épouse, et aussi de la prostitué qui reçoit les faveurs du mari, a un abattage hallucinant. On s’épuise rien qu’à la suivre. Elle se plaint de son mari, pleure, ri, court, bavarde et tout ceci à un rythme suffocant. Valérie Crouzet a joué pour Ariane Mnouchkine, Irina Brooks, Alejandro Jodorowski… Elle est absolument parfaite dans le rôle de femme encore amoureuse mais délaissée par son mari, frustrée et plutôt hystérique. Elle enterre Adjani dans le rôle de la crise de nerf, et elle arrive à nous faire oublier qu’elle parle la langue de Shakespeare, vers, alexandrins et compagnie. On est dans l’histoire et on rit de bon cœur. Et quand elle revient avec les habits de la prostitué chez qui va le jumeau, elle amène une touche de cabaret tordante, se promenant parmi les spectateur, s’asseyant sur les genoux de messieurs fort gênés et draguant un jeune homme sous les yeux de sa fiancée. Plus vraie que nature.

Le jumeau n’est pas mal non plus. David Ayala, avec son jeu drôlissime, incarne à merveille ce gros balourd d’Antipholus, un peu ahuri, qui ne comprend goutte à ce qui lui arrive et son jumeau, plus côteleux, plus bourgeois. Tous sont formidables. Ils ne sont d’ailleurs pas si nombreux que cela. Ils sont cinq à jouer tous les rôles. Ainsi la délicieuse Julie-Anne Roth interprète trois personnages différents.



Bref, ma copine et moi nous avons adoré. Et si jamais vous avez l’occasion d’aller voir cette pièce, n’hésitez pas, courez-y. On y ri tant, et si bien, que le prix des places devrait être remboursé par les sécurité sociale. Puis l’amie m’a raccompagné jusqu’à l’appartement prêté, ce qui m’a évité de rentrer seule et à pied. Nous avons papoté un bon quart d’heure dans sa voiture. Une fois dans le pigeonnier, j’ai allumé la télé pour attendre les infos. Je voulais voir des images de la place Tahrir. Parce que, quand même, aujourd’hui, Moubarak a dégagé.

lundi 31 mai 2010

Trois jours, part 2

Dans le programme, le dimanche matin devait être LA grasse matinée qui devait me permettre de récupérer de la veille et de tenir la journée entière. Mais non, pas de ça Madame. A 7h30, j’avais les yeux grands ouverts et mon cerveaux était en mode : le stage de Lou, quelle solution… Je crois que j’ai trouvé, mais j’aurais préféré dormir.

Quand mon amie s’est levée, elle aussi trop tôt à son goût, j’en ai fait autant. Soulagée de ne plus tourner en boucle toute seule dans mon coin. Après un bon petit déjeuner, nous avons mis le mode ralentis. Papote et le cul sur la chaise. Cela dit, le fait de n’avoir quasi plus qu’une barre de batterie sur mon téléphone m’inquiétait beaucoup. Il fallait que je récupère le fils d’ami, Garance, Léone, dans des endroits différents pour les emmener au théâtre. Puis Lou à la gare et avoir le train. Sans téléphone alors que nous n’avions pas prévu de rendez-vous fixe. Mince, comment faisions nous quand nous n’avions pas de portable. Eh bien, si mes souvenirs sont bons, en stressant un maximum. Ce n’est pas de téléphoner qui me manquait, j’avais accès au téléphone de l’amie hébergeuse. C’était de ne plus être joignable s’il y avait quoi que ce soit. J’ai horreur des quoi que ce soit…

Je suis donc descendue rue de Flandres voir si une boutique de téléphonie était ouverte un dimanche matin. C’est le cas aux Abbesses. Je suis descendue de mon pigeonnier pour rien. Ici, les magasins de ce genre sont, paraît-il, fermés même le samedi. Alors le dimanche matin… 

Je suis remontée. Puis je suis redescendue chercher Garance qu’on me ramenait. Toujours ça de gagné. Nous nous sommes acheté des nouilles chinoises, avons grimpé les escaliers, elle quatre à quatre, moi en ahanant. Nous avons déjeuné en vitesse, puis nous sommes reparties pour aller récupérer, pas trop loin, le fils de l’amie que j’avais invité au théâtre (le fils, pas l’amie). Heureusement, son père ne vit pas loin (parce qu’il passait ce week-end là avec son père). Ensuite bus. Pris d’assaut par la foule du dimanche matin. Comment ça la foule du dimanche mati ? Mais oui la foule de ceux qui étaient refoulé par le métro, ligne 2 totalement fermée pour le WE. Evidemment celle que j’étais censée emprunter le plus souvent ce jour-là. Donc bus, heureusement direct jusqu’à Pigalle où nous avons failli ne pas descendre car de nombreuses personnes faisaient barrage de leur corps pour nous empêcher d’atteindre la porte. Puis, comprenant que c’étaient trois places qui se libéraient d’un coup, elles se sont désolidarisées pour se ruer à l’assaut. Je n’ai pas pris le temps de regarder quels ont été les vainqueurs, j’avais eu mon comptant d’émotions la veille.

Pour arriver dans l’appartement où était hébergée Léone, il fallait grimper jusqu’à la rue Ravignan. Puis ouvrir mon téléphone en espérant que ça marche encore et demander le numéro de code de la porte. Puis descendre environ un étage dans une cour, la traverser et remonter enfin quatre étages. Mes rotules m’ont traitée de tous les noms. J’ai cru qu’elles allaient déclarer grève. Cela dit, elles râlent, mais comme les Français, elles passent peu à l’action. Elles ont donc tenu le coup, ce qui, somme toute m’arrangeait bien.

Nous avons passé vingt minutes à récupérer avant de descendre tout schluss vers la place Clichy, emprunter une ligne qui fonctionnait, la 13, ce qui est, paraît-il, plutôt exceptionnel. Dix minutes après, nous étions au théâtre, suffisamment à temps pour laisser sacs et manteaux (en ce temps de novembre) au vestiaire et nous installer confortablement à de très bonnes places.

La pièce était une adaptation de plusieurs contes des frère Grimm réalisée et mise en scène par Olivier Py. Ça promettait d’être intéressant. C’était super. L’histoire était classique. Une jeune fille orpheline de mère, douce, intelligente (non, ça ce n’est pas classique, en général, les princesses sont douces et belles, on ne les voit pas avec des livres à la main) attend son père qui doit ramener sa nouvelle épouse. Evidemment, c’est une marâtre des plus nocives. Et sa fille, très belle, n’est guère bavarde. L’affreuse exige de sa belle-fille des tâches inimaginables. Les justification de ces diktats, concernant les bienfaits du travail sont des morceaux d’anthologie tout à fait grinçant et d’une certaine actualité. La belle-mère est affreuse comme un présiprince. Pour se débarrasser de la gamine, elle l’accuse d’avoir tué son père. Affolée, la jeune fille fuit dans les bois où elle trouve refuge, grâce au jardinier qui la protège, dans une cabane. Arrive un prince, qui tombe amoureux d’elle, de ses mots (elle n’est pas très jolie). Et part chercher sa couronne pour la demander en mariage. Las, il tombe sur la belle-mère. Celle-ci lui fait boire une filtre magique qui transforme le doux prince en dictateur abominable et le rend amoureux de la jolie fille muette de la marâtre.

Fille qui n’est en fait qu’une poupée à l’exacte effigie de son enfant morte. Tout finira par rentrer dans l’ordre parce que dans les contes des frères Grimm, s’il y a toutes les horreurs de la vie : la mort, la cupidité, la méchanceté, la violence, la maltraitance des enfants, il y a aussi, toujours, un happy end. Olivier Py a d’ailleurs tout un discours intéressant sur la question. Le spectacle fut beaucoup applaudi, par les enfants bien sûr, mais aussi par leurs parents qui ont crié moult bravos. Réservé au plus de 7 ans, il n’ pas déçu les plus jeunes (très nombreux dans la salle). Le petit garçon à mmon côté ne devait pas avoir plus de 5 ans. Il est resté extrêmement attentif et concentré pendant toute la représentation. Visiblement, cela lui parlait. Quant aux trois que j’avais amené avec moi, ils ont adoré et Garance m’a même commandé le DVD. Les décors étaient très beau, qui ressemblait (comme un peu la scénographie, au Soulier de satin, mis en scène par le même Olivier Py. Les comédiens, tous musiciens et quelques uns chanteurs étaient excellents. Notamment la marâtre joué par un homme, le même que celui qui jour le chef de la troue de théâtre. Oui, parce qu’il y a un théâtre dans l’hitoire. Ce qui permet aussi de parler politique. Et de faire rire les parents. Oui, ça a l’air un peu compliqué comme cela, mais allez-y, surtout si vous avez des enfants, c’est trop génial. Ça se jour jusqu’au 18 juin aux ateliers Berthier, près de la porte de Clichy.

A la sortie du théâtre, le temps tournait vinaigre une fois de plus. J’ai remis le fils à son père et nous nous sommes engouffrées dans le métro, direction gare Montparnasse. Ligne direct, métro à l’heure. Un truc simple, sans complication, tout ce qu’il me fallait. Lou nous a rejoint avec son père qui l’avait soutenu pendant toute la journée de la compétition par équipe. Et nous étions en avance ! Comme quoi, je suis réellement la reine de la logistique. Puis nous sommes montées dans le train pour, enfin, rentrer. J’avais hâte, j’avais assez bougé pour un moment.  Le truc, c’est que la SNCF, toujours pratique, quand on lui demande un carré famille, à la réservation, fait comme si c’était bon. On découvre ensuite, qu’en fait, non, pas du tout. Si au moins La SNCF nous avait laissées ensemble, c’est vrai quand on réserve quatre places dans un wagon avec une carte famille nombreuse, qu’on demande un carré famille, ce n’est pas pour être éparpillé dans le wagon… Mais non plus… nous étions toutes les quatre à des rangées différentes. J’étais derrière Lou et, de l’autre côté du couloir, Léone était derrière Garance. Nous avions toutes des places près des fenêtres, je dois remarquer cela, mais ce n’est pas ce que je demandais. Heureusement que le trajet n’est pas long et que les filles sont assez grandes pour se débrouiller seules sans leur maman… Pour discuter du stage avec Lou, par contre, c’était un peu compliqué. Elle venait de me remettre les papiers et je venais de découvrir qu’il me faudrait débourser 200 euros pour le stage, plus le trajet. Ha non ! pas ça en plus… Nous parlions donc des modalités à voix un peu haute et un des passager nous a demandé sèchement de parler moins fort. Je l’ai envoyé baladé. Il a fini par dire s’il vous plaît et je me suis tue. Il faut toujours demander poliment. Un grand garçon comme lui aurait dû le savoir.

Nous sommes enfin arrivées à Tours. Très contente d’avoir eu l’idée de laisser la voiture à proximité de la gare et de ne pas avoir à transporter les sacs jusqu’à la maison. Sur le pare-brise, un papillon bleu nous attendait. Je n’avais pas pensé que le parc-mètre avait également faim le samedi. Mais 11 euros, c’était de toute façon moins cher qu’une journée de parking. Alors … Le truc, c’est que lorsque j’ai tourné la clé de la voiture, le moteur a fait eueuhueugueuhueug, d’un ton assez poussif. J’ai eu beau réessayer plusieurs fois, attendre, réessayé. Rien n’y a fait. Ça nous a laissé le temps d’observer la foule des gens qui venaient déposer leur déclaration d’impôts dans la boîte aux lettres de la perception. Ça c’est un truc qui m’a toujours amusée. Outre que j’ai fait cette année encore ma déclaration par Internet, quel intérêt d’attendre le tout dernier jour pour être obligé, en plus, de se déplacer. Vous me direz : ça économise toujours un timbre. Internet aussi. Et avec le sans plomb à 1,35 euros le litre, il faudrait également penser à économiser de ce côté-là.

En tout cas, ce n’est pas nous qui avons dépensé de l’essence… Nous avons dû rentrer à pied. Epuisées et heureuses, jurant, mais un peu tard qu’on ne nous y reprendrait plus à vivre des WE aussi compliqués.

mercredi 21 avril 2010

Si vous voulez me faire plaisir…

C’est bientôt mon anniversaire (eh oui, ça revient tous les ans à la même époque).

Et il y a ça qui est enfin sorti en DVDs. Oui, S, parce qu’il en fallait au moins huit pour reproduire ce phénoménal spectacle.

Je suis grave fan.