Racontars

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mardi 23 avril 2013

Le temps des vacances

Attaque de spam, des centaines de commentaires. Quand ces gens comprendront-ils que tout ceci ne sert à rien et arrêteront de nous em… Malheureusement, en mettant ces petites crottes à la poubelle, j’ai jeté quelques commentaires amis. J’en suis toute désolée.

Ce sont les vacances, il fait beau, pas très chaud mais j’ai tout de même passé l’après-midi de dimanche dans mon hamac au soleil, et j’ai attrapé un léger coup de soleil. Le premier de l’année, dois-je faire un vœu ?

Nous sommes allées voir une délicieuse et magnifique exposition des photos de Jacques-Henri Lartigue. En sortant, j’ai pris quelques photos, sans doute inspirée par ce bon génie… j’en reparlerai

Et puis je travaille… Recherche sur Internet, VAE, tout est un tel foisonnement et il y a tant de choses à apprendre…

vendredi 12 avril 2013

Troubles du langage

Vous  avez entendu parlé de ces accidents vasculaire au niveau du cerveau, ou ces maladies dégénératives, qui brouillent le langage et vous font dire « qfbg qfkgnmlk » au lieu de « passe moi le sel » ? Eh bien mon téléphone en est atteint.

J’ai voulu envoyer par SMS a ma fille « je crois que tu vas être bonne pour le bus » parce que je ne pouvais pas l’emmener à l’escrime. Elle a reçu : « je croustillants que tu vas être bonne pour le bus… »

Ce soir, je lui ai demandé de prendre sa douche à la maison plutôt qu’à la salle d’armes pour que je la rémène plus tôt. Et ça a donné : Tu gentil touchera à ka maison… » Elle m’a comprise. Elle est forte ma fille…

A par ça, j’ai téléphoné à ma mère. La conversation a été brillante.

Moi : tu vas bien
Elle : pffff… tu sais… pffff
Moi : ah oui ?
Elle : j’ai beaucoup travaillé ! alors… pffff
Moi : tu as travaillé ? (elle vit en maison de retraite et n’a pas grand chose à faire de ses dix doigts)
Elle : Pffff, oui, tu comprends… C’est compliqué… j’te raconterai.

J’ai pas très bien compris ce qu’elle voulais dire. Je suis beaucoup moins forte que ma fille.

samedi 6 avril 2013

quand la nature reprend ses droits... ou la coulée verte







jeudi 10 janvier 2013

Simone

Ma grand-mère est morte le 4 janvier dernier. Ce matin, j’étais à Bayonne pour la voir une dernière fois. J’ai assisté à la fermeture du cercueil et, avec ma famille, à sa crémation. Ses cendres rejoindront un cimetière de l’Yonne, où est enterré mon grand-père… Elle avait presque 97 ans. Elle avait vécu une longue vie. Avec comme nous tous, ses hauts et ses bas. Elle a connu deux guerres et toutes les révolutions de ce siècle terrible que fut le XXe.

Il ne faudrait pas que je me contente de venir ici à chaque fois que j’ai un décès à déplorer. Mais j’ai parlé d’elle à plusieurs reprises. C’est un personnage qui appartient à ma vie, donc à ce blog.

Le 8 mars 2004, j’écrivais ceci (extrait d’un texte formé de quatre portraits de femmes) :

SIMONE LA REBELLE

Simone est née un peu plus tard dans le siècle. 1916. Elle aussi a fait ses études au couvent. Au Grand Duché du Luxembourg, d’où sont originaires ses parents. A 15 ans, pendant ses vacances, son père meurt sous ses yeux. Elle sort du couvent à 20 ans, une “vraie oie blanche” comme elle le dit elle-même… Mais elle a un solide appétit de vie, une farouche volonté et un sacré fichu caractère.

C’est dans le métro qu’elle va rencontrer son mari. Son premier amour, pas le dernier. Simone a le goût des hommes et entend bien en profiter. Des amants, elle en aura. Mais elle restera attachée à son mari jusqu’à la mort de celui-ci. La fidélité d’esprit, pas de corps, la revendication de s’envoyer en l’air et d’aimer aussi.
Elle gère sa maison, travaille vite à l’extérieur, et vit sa vie. De petite secrétaire, elle deviendra directrice d’un hôtel parisien.

A 40 ans, un ami de la famille la photographie dans toute sa splendeur.
A 50 ans, elle renoncera aux hommes. Elle n’aime pas les vieux et n’est plus assez bien pour les jeunes dit-elle. Pourtant, des soupirants soupirant elle en a eu beaucoup ensuite.

Elle est toujours aussi caractérielle. Mais c’est comme cela qu’on l’aime. C’est mon autre grand-mère..

Le deuxième texte était celui-là.

Quelqu’un demandait pourquoi prend-on des photos… Je lui répondais que lorsque je vois certaines choses, comme celle-ci, me venait le titre d’un film Se souvenir des belles choses. Pour moi, en fait, c’est ça une photo : se souvenir des belles choses.

L`écriture me permet de créer des émotions, de les réinventer, de les retranscrire. Photographier, c`est imprimer dans ma mémoire rétinienne des scènes qui m’ont donné du plaisir… Ça se ressemble, ça se complète, mais ce n`est pas la même chose.

Pourtant je livre, dans l’une comme dans l’autre de ces activités autant de moi-même…

Se souvenir des belles choses… Au-delà de la mémoire, comme si celle-ci un jour pouvait s’effacer. Les photos, elles, restent. Au delà des souvenirs.

Se souvenir des belles choses… On vient de diagnostiquer à ma grand-mère un alzheimer…

Camera
Canon PowerShot A40
Focal Length
7.84375mm
Aperture
f/3.5
Exposure
1/3.3333333333333335s

Il y a quelques années, elle avait échappé à l`incendie de son appartement qui avait brûlé tous ses souvenirs, tout son passé. Et maintenant, dans l`incendie de son esprit, qui se souviendra des belles choses de sa vie ?

En fait, elle n’avait pas d’alzheimer, elle était juste très dépressive. 

Ce qui n’empêche, que je me souviendrai longtemps des belles choses, et aussi des moins belles, parce qu’elles font partie de la vie. Et que tant que ma mémoire ne flanchera pas, Simone sera vivante dans mes souvenirs.

mercredi 26 septembre 2012

Mamie Alzheimer

Il y a des choses, plus elles sont énormes, plus elles me font rire. Même si elles sont plutôt inquiétantes. Ou alarmantes. Je ne peux pas m’en empêcher. Je ris à gorge déployée.

Mamie Alzheimer, c’est ma mère. Elle a une forme atypique de la maladie. Celle-ci ne touche pas la zone de la mémoire, mais celle du langage. Les mots s’effacent. Le problème, c’est quand un mot s’efface, ce n’est pas juste le dire, le formuler qui fout le camp, c’est tout le sens qui taille la route.

Exemple. Elle ne sait plus ce qu’est un rôti de porc. Ni son nom, ni ce qu’on peut en faire et encore moins comment on peut le cuisiner. Pourtant, pendant un moment, elle a été la reine du rôti de porc.

Ça n’a l’air de rien, mais c’est flippant. Par exemple ma sœur a remarqué que lorsqu’on parle à notre mère de son infirmière, elle ouvre de grands yeux ronds : « Mais je n’ai pas d’infirmière. Non, ça ne me dis rien. Je ne vois pas de quoi tu parles. » Par contre, si on lui demande comment est la dame qui lui apporte son médicament tous les matins, elle répond enjouée: « Ah ! elle est très gentille. Elle ne reste pas longtemps, mais on papote toujours un peu. » Bref, ma mère a perdu le mot « infirmière ». Le prononcer devant elle ne sert à rien. Ces pertes sont irrémédiables.

C’est flippant. Surtout pour elle. Car son esprit fonctionne par ailleurs très bien. Mais elle ne comprend pas la moitié de ce qu’on lui dit. Du coup, elle se met colère. Et comble de malchance, son médecin généraliste n’a pas l’air d’y comprendre grand chose puisqu’il accuse sa mémoire, alors que celle-ci n’est pas en jeu.

Cela dit, Mamie Alzheimer, le médecin, elle ne sait plus ce que c’est.

Des fois, ça donne des trucs incongrus. Elle ne sait plus trop ce qu’est un congélateur. Même si elle s’en sert tous les jours. Ce qui m’angoisse un peu. J’ai retrouvé cet été les glaces et les steacks hachés congelés rangés dans la partie frigidaire. J’ai tout jeté. Je me suis dit : « On est mal barré si elle confond. »

En fait, elle ne confond pas vraiment. Elle se souvient encore qu’il y a des choses qui se rangent en haut, et d’autres en bas. Sauf que en haut, ça donnait ça


Glaciation !

Pas vraiment possible d’y ranger quoi que ce soit. Alors quand elle est revenue de faire les courses, elle a tout mis en bas.

Mais, cela, je l’ai découvert à ma visite suivante. Quand j’ai ouvert la porte du congélateur. Je suis restée sans voix. Puis, j’ai explosé de rire. Je m’y attendais si peu. J’ai du dégeler à l’eau chaude pour pouvoir sortir les aliments. Je n’avais jamais vu ça. En fait, le frigo de ma mère est aussi vieux que la maison qu’elle loue (cuisine soi-disant équipée). Les caoutchouc sont morts. Mais la propriétaire s’en contrefout.
Ce n’est pas vraiment drôle, mais quand je revois cette photo, je ne peux m’empêcher de rire. C’est plus fort que moi. Une réaction de défense sans doute face aux tours incongrus que jouent cette maladie.

La semaine passée ma sœur a été voir ma mère pour récupérer des papiers. Elles ont déjeuné ensemble. Quand on va chez Mamie Alzheimer, on emmène le repas et on le cuisine nous-même. L’état du congélateur pourrait donner des indications sur la raison de cette organisation. Mais en fait, non. Ce n’est pas pour cela. On ne craint pas tellement qu’elle nous empoisonne. Mais comme elle ne sait plus ni comment s’appelle les choses ni comment elles se cuisinent, elle a tendance à improviser. Et le résultat est parfois, comment dire… La dernière tarte aux pommes restera longtemps comme une douleur. Pourtant, dans la famille, nous adorons la tarte aux pommes. Je ne sais pas comment elle avait fait son compte, mais c’était bizarre et pas bon. Elle se nourrit essentiellement de pizza toutes faites, d’ailes de poulets longue conservation. Pas beaucoup de légumes, pas beaucoup de fruits, à peine ceux du jardin. Faudrait encore qu’elle se rappelle qu’ils sont comestibles.

Bref, ma sœur était à table avec ma mère en train de déjeuner – Elle me racontait cela sur les rives du Cher, par un après-midi tout ensoleillé et tout chaud –. A côté de la table, des étagères qu’elle parcours d’un regard familier quand ses yeux s’écarquillent. Au beau milieu des bibelots, à quelques centimètres de la table où elles sont en train de déjeuner, un cadavre de souris desséché. Momifié. A peine ma sœur me décrit l’animal mort que j’éclate de rire. Il faut voir les étagères de ma mère. un vrai inventaire à la Prévert où se côtoient photos, livres, souvenirs de voyage, de famille… Ne manquait plus que le cadavre d’une souris.

Mais ce n’est pas tout, poursuit ma sœur. Nous étions en train de manger quand même. Et quand je me suis exclamée : « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? » Maman a attrapé la souris et la baladée au dessus de la table.

« Ça ? Je ne sais pas. Je l’ai trouvé par terre. Alors je l’ai posé là. Et attends, j’en ai un autre. » Elle devait sans doute être prête à se lever pour le montrer à sa fille.

J’ai beaucoup ri. C’est tragique. Mais c’est drôle quand on imagine la scène. Elle est comme une enfant qui découvre quelque chose qu’elle ne connaît pas. Elle est curieuse. Elle le met de côté. Et elle l’oublie.

C’est Mamie Alzheimer…

mardi 25 septembre 2012

Grosse fatigue

Hier, je démarre un peu tard ma journée. Je passé mon temps à lui courir après. Régler des problèmes administratifs et des rendez-vous médicaux pour les enfants, ça n’a l’air de rien, mais ça occupe des heures. Pendant que j’attends au téléphone, je m’occupe sur Facebook. Je dois passer à la Poste pour récupérer des colis et en envoyer un. Déjeuner, ah ben non, pas le temps de déjeuner. Je cours au boulot pour y récupérer des copies. Mais évidemment, dès que je me pointe là bas, j’en ai pour beaucoup plus longtemps que prévu. Il y a toujours un problème à régler, un emploi du temps qui change, un étudiants qui a un problème, un autre qui arrive… La vie la vie. J’avais rendez-vous chez ma sœur à 14h30, il est plus de 15 heures, et je n’ai pas encore décollé.
Et puis il faut que je passe à a grande surface acheter de quoi faire un pique nique pour la dernière qui sort avec sa classe le lendemain. Galoper à travers les rayons, trouver ce dont j’ai besoin. En profiter pour m’acheter deux sandwich que j’avale en conduisant. Pas très prudent, surtout quand il faut prendre l’autoroute, mais à la guerre comme à la guerre.

J’arrive chez ma sœur. Il s’agit d’appeler des foyers pour personnes âgées pour notre mère, mamie alzheimer. Elle veut bien que j’appelle de chez elle, être là pour discuter de ce que nous apprenons, mais c’est moi qui doit passer les appels. Je ne lui ai pas dit, je suis un peu phobique du téléphone. Une fois, deux fois, trois fois. Les directrices ne sont pas là. Ma sœur part récupérer sa fille. Entretemps je localise les foyers sur la carte de la ville. Puis nous appelons la dernière directrice. Bad news, une maison un peu trop vétuste ferme pour travaux. Il faut reloger ses trente-huit habitants, il n’y a aura pas de place avant six mois. Trop tard pour notre planning.

Je rentre à la maison avec pour mission d’appeler le lendemain matin le neurologue pour un rendez-vous et un organisme qui peut nous aider. A peine arrivée, je suis assaillie par la dernière qui a besoin de mon avis pour un devoir. Nous travaillons ensemble. Je monte pour corriger mes copies. J’ai deux exercices à debrieffer et à corriger pour le lendemain. A peine installée, la seconde appelle au secours pour deux exercices de français qu’elle n’est pas sûre de comprendre. Il faut dire que c’est clair comme du jus de chique. Je pars sur une interprétation, ce n’est peut-être pas la bonne, mais cela permet d’avancer. L’heure tourne… C’est long le devoirs des enfants, surtout quand ils sont plusieurs.

Il est temps d’aller préparer le dîner. Je descends, prépare des pâtes à la sauce tomate (faite maison, j’ai des tomates en rab). Le téléphone sonne une fois, deux fois, trois fois. Je n’arrive pas à avancer. Les filles ont faim et me le font savoir. Mon estomac aussi. Enfin, je termine. Dîner. Je m’attarde un peu pour passer du temps avec mes filles. A 21h30 nous montons, je m’attèle enfin à mes corrections. Ce sont des exercices sur la précision du vocabulaire. Je dois démontrer à mes étudiants que la langue française est une langue riche et qu’il faut savoir l’utiliser, mais à bon escient, pas en employant un mot pour un autre. Je dois donc argumenter toutes mes corrections. Je passe des heures sur le CNRTL, le dico formidable. Puis je rédige le corrigé.

J’ai fini, il est plus de 2 heures du matin. Je jette un coup d’œil sur Facebook pour me détendre. trouve deux ou trois liens intéressants pour le boulot, d’autres que je partage car ils sont drôles. Je rédige un mail que j’ai oublié d’envoyé. On va encore me dire que je travaille trop tard, mais si je laisse pour le lendemain, je me connais, je vais oublier. J’éteins la lumière, il est plus de 3 heures du matin. Je me dis que ça va être chaud pour me lever assez tôt, passer les coups de fil pour ma mère, aller à mon rendez-vous chez le médecin (j’ai une %$#° d’oreille bouchée, elle veut vérifier qu’elle peut me l’enlever et que c’est juste un bouchon). Puis j’ai un séminaire sur la presse à l’école, auquel je suis censée assistée avec tous mes étudiants. Je stresse un peu. Je m’endors. A 4h30 je me réveille. Le stress. Je suis tendue comme une arbalète. Je me dis que la journée suivante promet d’être dure avec aussi peu de sommeil.

Huit heures, le réveil sonne, j’ai dormi deux heures de plus. Je me lève, prends mon petit-déjeuner, je suis déjà en retard pour le rendez-vous avec le médecin. Il aurait fallu que je me lève à 7 heures pour tout faire. Je n’ai pas pu. Cela me fait stresser encore plus. Dix jours que je dois obtenir ce rendez-vous avec le neurologue de ma mère. Mais soit le téléphone sonne constamment occupé, soit je n’ai pas le temps parce que je suis en cours, ou avec les filles, ou en chemin, ou… Je pars. Je n’ai pas appelé. J’ai mauvaise conscience. Je suis chez le médecin. J’attends. Je me dis que je pourrais peut-être en profiter pour appeler. Je me rends compte que j’ai oublié mon portable à la maison. Merde ! Je reste cinq minutes avec le médecin pour qu’elle me confirme que j’ai bien un bouchon. Elle me donne rendez-vous pour jeudi soir pour l’enlever, je devrais pouvoir y arriver entre le moment où je dépose Garance à l’aviron et celui ou je vais la récupérer. La prévenir que je risque d’arriver un peu en retard. Ne pas oublier d’amener une serviette. En attendant je reste à moitié sourde.

J’arrive à l’école de journalisme. La conférence  a commencé depuis plus d’une demi-heure, elle bat son plein. Les étudiants ont l’air studieux, intéressés. Je ne peux pas rester, pas de place dans la salle. C’est ça quand on arrive en retard. J’en profite pour avancer la préparation d’un exercice pour la fin de la semaine. La conférence se termine. Déjeuner avec les invités du séminaire.

A 14 heures, à peine le temps de boire un café salvateur, je rentre ans ma salle de  cours. Un cours, c’est une dépense d’énergie folle. Je n’ai que deux heures, ça va le faire. Ça le fait. Je sors lessivée et reste encore une heure au bureau pour régler des problèmes d’agenda. Je rencontre deux étudiants de l’année passée. On discute. Plaisir. J’aime bien mes étudiants. Je finis par rentrer. La dernière est allongée sur le canapé. Sa sortie était intéressante, mais ils étaient dans le vent et sous la pluie, elle est fébrile. Par contre, elle a fait ses devoirs. Je n’ai pas besoin de m’y coller. Je range deux ou trois trucs dans la maison, consulte mes mails et récupère mon téléphone. C’est déjà l’heure de faire le dîner… Flan de courgettes en tarte. Un nom ronflant pour une recette simple. Ma deuxième ne descend pas à table. Elle dort déjà.

Il me reste ce soir à finir deux livres pour rendre mon verdict pour le prix des Assises de journalisme, je suis membre du jury. La réunion est demain, je ne peux pas y aller. Mais je dois envoyer mon avis commenté ce soir ou demain matin. et puis je dois appeler la neurologue, et l’association pour les renseignements. Je dois aussi passer au collège pour mettre sous pli le matériel de vote pour les élections. L’après-midi, je fais taxi pour les enfants… Peut-être le médecin pour la dernière si son état ne s’améliore pas avec une bonne nuit de sommeil.

Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas touché ma VAE.

Mais comme dirait l’autre…

vendredi 7 septembre 2012

Intendance

J’ai fait les deux dernières mises à jour de Mon blog, en prenant bien soin de faire des sauvegarde, de nettoyer mes tables, etc.

Mais depuis, sur mon tableau de bord, apparaît ce petit message

« DC_ADMIN_MAILFROM n’est pas défini, vous devriez corriger votre fichier de configuration.»

Et je n’ai aucune idée de l’endroit où ça se trouve et de comment je fais…

Quelqu’un a une idée ?

jeudi 16 août 2012

L'attaque des puces ninjas

Cet hiver, nous avons été une première fois envahies par les puces. J’ai acheté des bombes fumigènes en pharmacie. On les places dans les pièces à traiter, on fiche le camp pendant deux heures (quatre pour nous histoire d’être sûres) et on revient compter les morts. Enfin, on l’espère. Car il faut croire que chez cette espèce, les morts ressuscitent. Quelques jours plus tard, l’invasion avait repris de plus belle. Re-pharmacie, re-traitement, une vague de froid bienvenue et nous avons été tranquille quelques mois. Il ne me restait plus qu’à traiter le chien qui continuait à se gratter furieusement, à s’arracher les poils et la peau. Le pauvre est violemment allergique aux morsures des sales petites voraces et développe un eczéma de très mauvais aloi. Rendez-vous chez le vétérinaire. Une centaine d’euros plus loin, j’ai décidé de lui administrer des antihistaminiques courants (à petite dose, il ne fait ni mon poids ni ma taille). J’ai eu raison, ça a très bien marché et son eczéma a guéri aussi vite qu’il était arrivé.

Las, nous n’étions pas au bout de nos peines. Les puces, ça va, ça vient, comme mes chats qui courent la gueuze (bien que dûment castrés). Au début de l’été, elles sont revenues et cela a pris des proportions inquiétantes. Au milieu de l’été, ce fut le cauchemar.

Je me suis donc renseignée sur ces petites bêtes histoire de mieux les comprendre et les traquer sans merci. Certains représentent les puces comme ceci :

Elle a presque l’air sympa. Bonnasse et un rien peureuse. Or cet insecte est redoutable. Il apparaît plus agressif sur cette photo. 

On comprend sa capacité à sauter haut (30 centimètres !), par rapport à sa taille. Et dire qu’il y en a pour les dresser et en faire des animaux de cirque…

Mais moi, je les imagine tout autrement. Ceux qui on envahit ma maison ont tout de puces ninjas (on ne voit pas le bandeau noir parce que noir sur prune foncé, à cette taille, c’est pas net :

puces162.jpg

J’avais pensé que si la maison était vide d’animaux et d’humains pendant une vingtaine de jours (nous en vacances, les chats dans le jardin mais dûment nourris), faute de nourriture, elles finiraient par mourir de faim. Un peu comme les poux… En fait, c’est idiot. Les puces Ninja sont capables de s’autoréguler en fonction des conditions de vie (température ambiante, bruit, hydrométrie, quantité de nourriture disponible [sang]). Si effectivement une première génération meure, ce n’est pas le cas de leurs œufs.

Une puce pond de trente à cinquante œufs par jour pendant une période qui peut aller jusqu’à deux mois. Même si un de mes chats, ou mon chien, n’a ramené qu’une seule puce d’une de ses vadrouilles, au bout de quelques semaines, elles peuvent être des centaines. Contrairement à la lente du pou, l’œuf de puce de s’accroche pas aux poil des animaux, il glisse à terre et se dépose soit sur le canapé sur lequel les animaux aiment à se vautrer (moi aussi, mais je n’amène pas de puces de mes virées). Soit, le plus souvent, il tombe à terre, dans la moquette, ou, dans le cas de ma maison, se glisse entre les lames du vieux parquet. Là, il subit deux métamorphoses, en larves, qu’on peut tuer facilement, puis en nymphe, à l’abri d’un cocon bien solide, et quasi inattaquable. Et attend que la génération précédente soit morte pour prendre sa place en quelques heures. Mais qui n’éclot pas si les conditions ne sont pas requises. Donc ma maison désertée de ses habitants légaux n’était pas gage de puces éradiquées. Les cocons peuvent rester planqués pendant plus de six mois. A la moindre vibration, ils éclosent et attaque le premier passant. C’est ce qu’on appelle, à tord, les puces de plancher. Elles sont voraces, parce qu’elles viennent de naître et qu’elles sont affamées. Mais ce sont bien les dignes héritières des puces de chien ou de chat.

puces163.jpgJe les imagine assez bien, massées derrière ma porte, et passant par la fente destinée au courrier, sautant sur le premier facteur venu. Niark niark, du sang, du sang frais. Même si, paraît-il, l’humain n’est pas leur met favori. Elles préfèrent, et de loin, le chat et le chien. Ils ont tout pour leur plaire. Ils sont chauds, ont la peau légèrement humide, ils leur apportent une nourriture de choix et la présence de poils leur assure un abri idéal pour la ponte (et la partie de jambe en l’air qui précède, eh oh, elles ne font pas cela en public, les puces ninjas sont pudiques).

Cela dit, si la maison est pleine de nourriture ambulante, le cycle de reproduction peut être beaucoup plus rapide. En effet, la mort d’une première génération peut provoquer la naissance quasi immédiate d’une deuxième génération présente à l’état de cocon.

Bref, il n’y a pas trente six solutions pour éliminer ces bestioles, il faut prendre le taureau par les cornes.

Première étape, fulmigator. Je veux dire fumigène dans toutes les pièces. Evidemment, il ne faut personne dans la maison. Pour gagner du temps, j’ai décidé de passer à l’attaque dès le soir de notre arrivée. Après onze heures de route, j’ai déposé les filles chez ma sœur, qui vit à deux rues de chez moi ou presque, j’ai commandé les pizzas, puis je suis partie avec mes bombinettes, commandées depuis mon lieu de vacances et livrées chez la frangine, vers mon logis. Le miaulement désespéré de Jeudi m’informe que lui, au moins, est dans le jardin. Milhaud semble avoir disparu… Je ne résiste pas, je sors pour faire un gros câlin mais suis obligée de le laisser dehors. C’est que les fumigènes sont très fortement déconseillés aux humains, surtout pour les chats et les insectes (et pour cause). J’oublie complètement les phasmes, mais je verrai plus tard que cela n’a guère d’importance. Je monte les escaliers quatre à quatre, je dégoupille et dépose la bombe dans la chambre des filles. Je descend d’un étage. Même opération de la chambre de la grande. J’arrive dans ma chambre : mince, les volets de ma chambre ne sont pas fermés. Je pose ce que j’ai dans les mains, ferme les volets et referme la fenêtre, je dégoupille, dépose la bombe près de la porte pour qu’elle agisse aussi sur le palier et dans la salle de bains. Je descends et mets en route la bombe du rez de chaussée. Puis j’essaie de partir en courant. Sauf que je n’ai plus mes clés. Je ne sais pas où je les ai posées. Je commence à tousser. L’air est irrespirable. J’attrape une écharpe, me la colle contre le nez et la bouche et grimpe à nouveau les escaliers. Les clés sont sur mon lit, là où je les ai déposées pour fermer les volets. Je redescends les escaliers en courant, ouvre la porte, la referme et rentre. Ça m’apprendra à être aussi étourdie…

Arrivée chez ma sœur, je me déshabille entièrement, mets tous mes vêtements dans un sac en plastique et je pulvérise de l’antipuce à l’intérieur, puis je ferme hermétiquement. Bien m’en prends,avant d’enfouir ma chemise dans le sac, j’y vois deux bébés puces. Ça fait pschittttt aussi sec… Pour faire bonne mesure, j’asperge le paillasson, mais il y a peu de risque. Dans le plus simple appareil, j’entre dans le salon en priant pour que le livreur de pizza n’arrive pas au même moment. J’ai heureusementle temps d’enfiler mon pyjama avant qu’il ne sonne. Ouf !

– Deuxième étape. Aération. Le lendemain, après le petit déjeuner, nous rentrons chez nous. Nous ouvrons les fenêtres en grands. Sauf dans la chambre des filles, car elles étaient déjà grandes ouvertes. Damenaid, dans le noir, je ne l’avais pas vu. Le fumigène n’a sans doute pas servi à grand chose. Heureusement, il m’en reste une un. On recommence l’opération uniquement dans cette pièce, en fermant bien soigneusement la porte.

Au jardin, le chat Jeudi miaule toujours désespérément. Il est tellement heureux de nous voir qu’il supporte sans broncher le traitement que nous lui infligeons.

– Troisième étape. Traitement des animaux. En effet, ça ne sert à rien de traiter une maison si les vecteurs de contamination ne le sont pas. Le meilleur moyen n’est pas de s’en débarrasser. Les puces, sans leur nourriture de choix, se retourneront contre les humains. Je préfère encore que les survivantes s’attaquent au chat. Et elles ne se gênent pas, les peaux de toutou ninja. Nous avons traité Jeudi quatre fois et à chacune nous avons trouvé un grand nombre de bestioles. Idem pour Moucky le chien. Traitement de choc au Frontline, pipette, soit disant hyper efficace se sont révélés inutiles. La seule chose qui a fonctionné, c’est l’épouillage. Oui, ce bon vieux peigne antipoux qui chope aussi les puces.

– Quatrième étape. Nettoyage intégral de la maison. Pour la chasse au cocon. Pièce par pièce, nous avons passé l’aspirateur au millimètre. En insistant sur les fentes de parquets. Et tous les endroits où se sont couché les animaux. Les puces ninjas n’aiment pas particulièrement les fauteuils, les canapés, les coins obscurs, etc. Mais les œufs tombent là où s’installent leurs garde-manger. Donc les fauteuils, les canapés, les coins obscurs. En l’occurrence dans ma chambre, l’étagère la plus basse, celle où sont rangés tous mes paréos, ponchos, sacs, etc. Et le dessous de mon lit (planque préférée de mon chien quand il a peur que je lui foute une branlée, ce qui arrive très peu souvent, mais on ne sait jamais). Donc, on a dû déplacer quasiment tous les meubles. Evidemment, il faut ensuite jeter les sacs d’aspirateur le plus loin de chez soi. Voir près de la maison d’un ennemi…

– Cinquième étape. On lave tout que les animaux ont touché : la housse du canapé, les paréos, les châles, les couvertures… Il n’y a certainement plus de puces à cette étapes, mais encore des cocons. Donc lavages machine à 60 °C. Pour ce qui n’est pas lavable, mise en sac poubelles avec force insecticide. Ça n’atteint pas les cocons ? Non, c’est vrai, mais relisez ce que j’ai écrit. La deuxième génération naît dès que la première est morte pour peu qu’il y ait de la nourriture et de la vie. Alors je me fais un malin plaisir de faire vibrer le plancher, de secouer les sacs poubelles. Et pan, je remets une bonne giclée d’insecticide.

Voilà, nous avons fait tout ça. Ce fut un chouette retour de vacances. J’en ai eu des pires : convocation au tribunal pour enfants, découvert abyssal parce que le mari jouait immodérément, hospitalisation de ma mère, résultat du divorce (perdu ! rejoue encore), résultat de l’appel du divorce (reperdu, vous allez directement à la case prestation compensatoire sans passer par la case départ, vous ne touchez pas 20 000 francs mais vous versez 15 000 euros, et vous perdez 60 euros de pension alimentaire…). Bref, l’attaque des puces ninja, finalement, c’est du nanan. Sauf qu’il me reste une sixième étape : recommencer tout à zéro pour achever celles de la deuxième génération qui aurait échappé à tout ça.

Et là, je ne sais pas pourquoi, j’ai un coup de mou…

PS. Milhaud est revenu. En fait, on l’a localisé, et on a été le chercher. Il va bien. Mais il n’a pas aimé le traitement. Il fait un peu la gueule. Les phasmes, eux, étaient morts avant que je rentre. Après les avoir cherché un peu partout, je les ai retrouvés à la cave. Ils n”ont pas supporté leurs quinze jours sans nourriture, sans eau et sans lumière. J’espère ne pas être poursuivie par la SPA.

Sources :
Les puces de parquet
Pour éliminer les puces à la maison, rien de tel qu’un chien
Anti puce

jeudi 26 juillet 2012

Quand la nuit tombe à Castelnou

Fin du jour
[[akynou]]

25 juillet du temps des vacances…

samedi 30 juin 2012

Petites choses triviales

Hier matin, j’ai été réveillée à 8 heures du matin par une bétonneuse. Sous ma fenêtre. Cela fait un mois que la maison en face est en travaux. Un mois que du matin au soir, quand je suis à la maison, j’entends les ouvriers se héler, se raconter des vannes idiotes, faire tomber des objets lourds dans leur camion, monter, démonter… La bétonnière, c’était la cerise sur le gâteau.

Le fait est que depuis quelques temps, je dors mal. Enfin, je m’endors mal. Rarement avant 3 heures du matin. Du coup je dors peu. Je deviens agressive. C’est ma fenêtre qui en a fait les frais. Je l’ai un peu claquée. Un peu. Pas très fort. Mais le carreau du haut s’est brisé. Il faut dire aussi que mes fenêtres sont de la merde. Pas isolées, laissant passer le froid et parfois la pluie. Le bruit à tous les coups. Le carreau devait avoir un pet, il s’est écroulé sur mes vêtements.

Du coup, je suis descendue râler en bas. Mais cela n’a pas changé grand chose. La bétonneuse a continué à tourner. Et la brouette à grincer chaque fois qu’elle était poussée sur la planche qui la menait dans la maison. L’après-midi, j’ai décidé d’essayer de récupérer en faisant une sieste. Qui n’a pas duré longtemps. Les ouvriers ont décider de nettoyer le bac à béton à grand coup de pelle. Toujours sous ma fenêtre bien sûr, pas devant chez eux. J’ai failli en casser l’autre carreau.

Du coup, ce matin, direction Leroy Merlin pour acheter des vitres. S’il y a quelque chose que je déteste faire, c’est bien remplacer des vitres. Je sais le faire. Je l’ai déjà fait. Je n’en suis pas à mon premier carreau cassé. Donc j’ai acheté les carreaux (deux parce qu’une vitre de la chambre des filles est cassé). Et ils sont restés sur mon lit parce que j’ai eu la flemme de les poser. Je ne suis même pas montée dans ma chambre, alors que j’y passe le plus clair de mon temps. J’ai préféré comater devant les championnats de France d’athlétisme. Ce genre de plan est parfait pour l’estime de soi. Je suis très douée pour ça.

Au point que demain, j’ai l’intention de continuer. Je vais aller chez Ikea pour acheter des planches pour équiper le dressing de ma fille. Mais ça m’étonnerait que je monte quoi que ce soit dans l’après-midi.

Je n’étais pas très vaillante ces derniers mois. Mais depuis trois semaines, je suis bloquée. Je ne fais que ce que je suis obligée de faire… mais le reste… je ne procrastine même pas. Je me suis juste arrêtée. Il va falloir que je retrouve la marche avant rapidement. Parce que je ramasse les désagréments à la pelle.

Par exemple, ce soir, c’est le repas du quartier. Je n’y vais pas. Passé les dix premières minutes où on m’adresse la parole par politesse, je m’y emmerde à 100 sous de l’heure. Mais là, en ce moment, à plus de 2 heures du matin, les festivités battent leur plein et j’ai droit à Abba à fond les ballons. Fermer ma fenêtre n’y changera rien. Je n’ai pas remplacé le carreau. VDM.

En attendant, il y a des fleurs dans mon jardin… Mais pour le moment, elles dorment, elles…

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