Racontars

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mercredi 3 septembre 2014

Anniversaire

C’est amusant, l’an passé, en aout, j’ai écrit un long billet sur l’histoire de mon blog. Pour fêter les dix ans de Dotclear, ses dix ans…

Et je ne me suis pas rendue compte que quelques jours plus tard, j’allais fêter les dix ans de mon propre blog. Racontars a eu dix ans en septembre 2013. Les choses vont curieusement…

Alors bon, cette année, je vais fêter dignement ses onze ans. Et pour cet anniversaire-là, j’aimerais bien avoir un peu de temps pour lui tricoter quelques histoires.

jeudi 7 août 2014

Les enfants ont un nom

A Paris, dans l’école de mes filles, un jour, est venue une association qui regroupait des enfants juifs ayant survécu à l’Holocauste. Bon, quand ils sont arrivés, ils n’étaient plus des enfants, plutôt des grands-parents. Mais quand ça leur est arrivé, ils étaient enfants.

Leur mission, et ils l’ont menée dans la plupart des écoles parisiennes un peu anciennes, retrouver dans les registres les noms des enfants juifs ayant fréquenté ces écoles avant d’être déportés, et apposer une plaque en leur souvenir.

Le directeur de l’établissement leur a proposé d’aller plus loin, c’est-à-dire de venir raconter ce qu’ils avaient vécu aux élèves, et ensuite de faire une cérémonie qui regrouperait toute la communauté scolaire. Et c’est ce qui a été fait.

Dans les classes des plus petits, ce sont d’anciens enfants cachés qui sont venus raconter leur expérience. Dans les classes des plus grands, des rescapés des camps de concentration. La professeure d’art plastique a fait faire un travail sur le thème “tous égaux, tous différents”. Des enfants venus des conflits d’Afrique ou de Tchétchénie ont dessiné leurs guerres et les dessins ressemblaient curieusement à ceux des enfants des camps de concentration.

Et puis il y a eu la cérémonie à laquelle participait effectivement toute la communauté scolaire. Nous avions envahi la rue devant l’école, tous les parents étaient présents, chrétiens, musulmans ou juifs, ensemble. J’avais raconté cette soirée-là et l’émotion que j’avais ressenti à l’énoncé des noms des enfants déportés. Car le but même de cette opération, c’était de nommer ces enfants, les sortir de l’anonymat de la masse des victimes, leur redonner une identité, une existence.

Et c’était une très belle initiative…

Un peu comme celle de B’tselem, une association israélienne de défense des droits de l’homme dans les territoires occupés. Ils ont lu à la radio les noms des enfants palestiniens tués à Gaza. J’ai appris cela dans un article d’Asher Schechter du journal Ha’Aretz  et publié dans Courrier international. J’ai immédiatement pensé à la cérémonie dans cette école parisienne du 18e.

Le problème, c’est que cette initiative a été interdite. Et le journal Ha’Aretz pose la question du pourquoi. Et ce pourquoi est angoissant. Il parle d’une certaine indifférence vis-à-vis des victimes. De ces extrémistes qui disent qu’un enfant mort est un terroriste à venir de moins. 

Il y a des tabous qui sont tombés, en France comme là bas. Ici, le racisme revendiqué semble avoir de nouveau droit de cité. Là bas, c’est la même chose dans un contexte bien plus terrible.

Mais du coup, ici comme là bas, rendre leur nom aux enfants est un acte révolutionnaire.

Les enfants de Gaza ont un nom. Ils ont droit à un nom, comme toutes les victimes d’hier et d’aujourd’hui.

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dimanche 3 août 2014

Record

Le 7 juillet dernier, plus de 30 000 de mes photos sur Flickr ont été vues. Ce qui est totalement exceptionnel. Alors soit je me suis fait passer en revue par un robot, soit je ne sais pas.

Les autres jours, la consultation tourne autour de 2000 vues. Ce qui est déjà pas mal.

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Faut au moins garder une trace de ça…

jeudi 9 janvier 2014

Un jour Mr X s'endormit dans le train...


[[akynou]]

vendredi 27 décembre 2013

Le sexe des anges

Je me souviens que lorsque j’ai été enceinte de mon troisième enfant, le gynécologue qui me faisait passer l’échographie m’a demandé ce que j’avais déjà eu.

– Deux filles, ai-je répondu.
– Alors je ne vous dirait rien de celui-là…

C’était sans doute de l’humour, mais très déplacé. D’abord, c’était pas bien malin parce que j’ai bien compris que j’attendais une troisième fille. Sinon, il se serait fait une joie de m’annoncer le contraire. Joie qui m’aurait laissée de marbre je dois dire. Ensuite, pour qui me prenait-il ? J’ai eu trois enfants parce que je voulais trois enfants. Pas parce que je cherchais absolument avoir un garçon. J’ai trois filles merveilleuses que j’adore et je suis très heureuse comme cela.

Connaître le sexe du fœtus était pour moi une façon de couper court aux bassinantes réflexions du genre : « J’espère que vous allez à voir un garçon, cette fois-ci… » Euh… pourquoi ? C’est mal d’avoir des filles ?

Une grossesse c’est déjà assez long et parfois assez pénible sans qu’on ai à supporter des inepties de ce type. Je me souviens de ma boulangère, une femme charmante au demeurant, qui me souhaitait absolument un fils. Devant mon air interloqué, elle s’est crue autorisée à développer : « Une garçon, c’est quand même l’apothéose pour une femme, c’est ce qui fait de nous des mères. » Tout ça devant mes filles. Ce qui était presque aussi adroit que ma DRH rencontrée dans mon quartier et qui en découvrant mes filles et leur père s’est exclamé : « Ce n’est pas pas possible, elles ne sont pas du même père… » devant les intéressés. C’est vrai, mais ce n’était pas une raison pour le dire comme cela devant tout le monde. Après tout, les enfants auraient pu ne pas être au courant. En plus, elle se plantait. Elle pensait que c’était Garance, celle du milieu, qui était d’un autre géniteur. En clair, elle m’accusait carrément d’adultère. Or c’est ma fille aînée qui est née d’un père différent et qui a été adoptée par mon ex-mari.

Bref, pour en revenir aux réflexions sur le sexe des fœtus, le fait de le connaître le plus tôt possible m’a permis d’évacuer la question rapidement auprès de mes proches et de faire en sorte que mes filles soient accueillies comme des bébés et pas comme un genre avec tous les stéréotypes que cela suppose. J’assortissais la nouvelle d’une interdiction formelle de m’offrir (ou d’offrir au bébé) quoi que ce soit dans les tons pastels fadasses dévolus en général aux nouveaux-nés, surtout le rose mièvre ou le bleu pisseux. Je ne voulais que des couleurs flashy : du rouge vif, du noir, du vert, du bleu roi ou canard…

Cette attitude n’a pas tout empêché. Et A force d’être agressée par les « encore une fille », j’ai fini par être à mon tour agressive et me vanter d’être heureuse de ne pas avoir à subir ces petits mâles insupportables. En fait, je m’en foutais. J’aurais aussi été contente avec un garçon. Et des garçons. Moi, je voulais des enfants. Je les ai eus, j’ai eu cette chance. 

Mais mes enfants, je les ai reçus comme des personnes. Et je les élèves comme des personnes. Comme tous les autres, ils ont éprouvé le besoin d’appartenir à une groupe. Mes filles ont adoré, à un moment ou à un autre de leur vie, le rose, les poupées, les bijoux, les fringues. Mais elles m’ont également réclamé des voitures radioguidées. Quand on leur offrait des poupées (les blondes à fortes poitrines), elles prenaient un malin plaisir à leur couper les cheveux et à leur faire des peintures de guerre. La dernière ressemble de plus en plus à un geek, toujours vissée à sa console ou à son ordinateur, super douée pour les jeux de toute sorte.

Il y en a un peu marre des Vénus et des Mars…

C’est peu dire que les campagnes actuelles des mouvements ultraconservateurs sur le genre me font vomir. La dernière en date qui vise à interdire le film Tomboy dans les écoles est d’un ridicule achevé. De quoi pensent-ils protéger leurs enfants ? D’un peu d’ouverture d’esprit ? Et cet article de Slate sur l’Inde, le pays où les filles ont disparu, me fait frémir.

samedi 2 novembre 2013

L'amour est un acte gratuit

Je me souviens, quand j’étais adolescente, d’avoir vu invité à la télévision (notamment chez Pivot) un écrivain d’une quarantaine d’années qui revendiquait ouvertement ses amours avec des enfants, filles ou garçons. Il en parlait avec décontraction, disant que cela était beau tout cet amour, toute cette liberté. Je ne me souviens pas de son nom (mais je l’ai retrouvé grâce à Internet), mais parfaitement de sa tête. Et de ses propos que je trouvais dérangeants. Il me mettait mal à l’aise. Je détestais ce type.

A l’époque, et pendant longtemps, personne n’y trouvait à redire. Il était même encensé car du talent, il en avait, sans aucun doute. Mais le talent excuse-t-il tout ? Quand la Québécoise Denise Bombardier osa lui dire ce qu’elle pensait de sa perversité, elle fut traînée plus bas que terre par cette caste d’intellos qui sous couvert de liberté ne défendent que leurs prérogatives de prédateurs. Il y eu même une femme, Christine Angot, pour dire de Denise Bombardier ne comprenait rien à la littérature…

Encore aujourd’hui, je suis sûre que des intellectuels français défendent cet auteur. Des libertins que la moindre possibilité de restreindre leur extraordinaire pourvoir à disposer des autres rend hystériques et très cons. Surtout très cons.

A l’époque, l’écrivain en question faisait du tourisme sexuel et le racontait dans son journal qu’il publiait : « Ici, à Manille, de l’autre côté du globe, je goûte aux suprêmes joies de la liberté – y compris celle de ne pas faire l’amour, tout en n’ayant qu’un geste à faire pour avoir aussitôt dans mon lit une fille de 14 ans ou un garçon de 12 », écrivait-il dans Mes Amours décomposées. Il nie bien sûr être un prédateur sexuel, sa théorie est que les enfants sont des êtres sexuellement actifs, prisonniers de leurs parents et de leurs maîtres et qu’ils sont non seulement parfaitement consentants mais en plus demandeurs.

Faire comprendre à ce genre de personnage qu’un enfant n’a pas une conscience finie et que son consentement ou ses tentatives de séduction sont tout sauf des invitations à en profiter, que le rôle de l’adulte est au contraire de refuser et que ces mines ne sont là que comme une répétition, un apprentissage de la future vie adulte, c’est quasiment impossible. Leur faire admettre que dans les pays de tourisme sexuel, les enfants sont vendus, prostitués, sans qu’on leur demande leur avis, qu’ils sont obligés d’aller avec ces Européens pétés de tunes (en regard à leur propre misère) et qu’il s’agit là d’un infâme trafic l’est tout autant. Ils préfèrent croire la fable du gamin consentant voire partenaire actif. Pas qu’ils manquent d’intelligence, bien au contraire. C’est juste qu’ils n’ont pas grandi et comme des enfants-rois exigent leur satisfaction immédiate là, ici et maintenant. Et tout ce qui vient au travers de la route de cette satisfaction infantile est insupportable. Pauvres petits être capricieux.

Le dernier avatar est sans doute ce texte pathétique des 343 salauds. « Je veux ma prostitué ou je fais pipi partout et je me roule dedans jusqu’à ce que ça mousse » trépignent-ils menés en bateau par une frustrée qui veut faire chier les féministes. Quel beau fait d’arme soit dit en passant, quelle élévation intellectuelle. Quel beau tableau, comme cela fait envie. Inutile de leur parler de trafic de femmes et de jeunes filles vendues, enlevées à leur famille pour se retrouver sur les trottoirs parisiens, soumises à des salauds, des vrais, qui sous prétexte de protection leur ponctionne la quasi totalité de leurs gains, les menacent, les battent et parfois les tuent. Tout cela pour la satisfaction de ces petits messieurs. Mais tapez sur les macs et les trafiquants crient-ils. Ils oublient que cela fait des années que les polices  mène la guerre contre les proxénètes. Sans beaucoup de succès. Car tant qu’il y aura des clients, il y aura des prostitués, des macs et des trafiquants d’êtres humains.

Je ne suis pas une fan absolue de la pénalisation des clients, mais comme Nicole Muchnik je crois qu’« il faut en passer par là il me semble, malheureusement. Comme pour les quotas : on ne devrait pas avoir à les infliger dans une société civilisée, mais on voit qu’il faut en passer par là »

Certains s’abritent derrière la misère sexuelle que connaitraient de pauvres ères en mal de cul et de parlotte. Mais est-ce que la solution au mal-être et à la misère sexuelle est le trafic d’autres êtres humains ? Est-ce le rôle de ces jeunes filles venues des pays de l’Est ou d’Afrique, de se faire cueillir sur le périph’ intérieur. La misère sexuelle justifie-t-elle qu’elles grelottent de froid dans la nuit en attendant le client, à des heures où elles devraient dormir en attendant d’aller au collège ou au lycée le lendemain ?

Quant au 343 salauds, je ne suis pas très soucieuse pour eux. Je ne crois pas qu’ils connaissent la moindre misère. ils n’auront aucun problèmes à trouver des adultes consentantes pour faire toutes les galipettes dont ils rêvent. Et cela, ils le doivent entre autres au 343 salopes qu’ils ont essayé de brocarder, à ces féministes qui ont tant œuvré pour la liberté des corps. Ils pourront le faire en plus sans bourse déliée. Et c’est tant mieux. Parce qu’il y a une chose que ces hommes-là oublient : l’amour est un acte gratuit.

vendredi 25 octobre 2013

Vous connaissez Ninou ?

Capture_d_e_cran_2013-10-25_a__01.10.25.pngAlors Ninou c’est une enfant de 4 ans qui sait très bien se servir du téléphone et qui est sacrément culottée. Elle appelle l’égoutière pour retrouver sa bille perdue dans le tuyau de sa baignoire, le gardien de nuit pour qu’il la garde et lui raconte des histoires, la l’informaticien parce qu’elle a cassé l’ordi de papa.

Ici, elle appelle le travail de son papa

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

En fait, c’est le plus mignon des canulars… Si vous n’êtes pas abonné à Canal+, regardez cette série sur le site. C’est à la fois adorable, une vraie trouvaille, frais, charmant.
Bravo aux gens qui répondent au téléphone pour leur patience, et à Brigitte Lecordier, la comédienne qui improvise aussi gaiement des histoires abracadabrantes. C’est peu dire qu’elle a gardé son âme d’enfant

jeudi 10 octobre 2013

Bienvenue chez Mars

Franchement, quand on vit une une existence moyenne, avec des revenus moyens et des expériences moyennes (Coluche disait, dans ces cas-là, curieusement, on est en dessous de la moyenne), on imagine que les gens de la haute, au dessus de vous, les cadres sup, les patrons, les hommes d’affaires, baignent dans le luxe.

En fait, pas du tout… Et franchement, je les plains.

J’ai partagé un petit moment de leur enfer

Je suis pour quelques jours au congrès d’un syndicat de ma profession. J’y suis avec quelques uns de mes étudiants pour faire un journal quotidien. Journal qui bien sûr ne peut s’écrire qu’après les événements. Quand les débats finissent à 21 heures, nous filons dans la salle de rédaction faire notre petit quatre pages. Cette nuit, nous avons terminé d’imprimer (nous imprimons nous-même sur une photocopieuse, heureusement, nous ne tirons qu’à deux cents exemplaires) à 4h30 du matin.

On m’avait réservé une chambre dans un hôtel réputé de la gamme Mars, celle des cadres voyageurs, etc. Et j’avais bien l’intention d’en profiter, vu le prix que je ne payais pas (ce qui est encore meilleur).

Las ! Déjà, erreur dans la réservation. On ne peut assurer les trois nuits comme prévu. Donc je loge une nuit ici, près de mon lieu principal de travail, une nuit au Flamand rouge, une autre chaîne d’hôtel célèbre mais moins cotée, situé au diable vauvert, pour revenir passer la dernière nuit chez Mars.

C’est égal, la nuit va être courte, autant en profiter à fond. Mince, il n’y a qu’une seule et unique prise dans la chambre. Quand il faut recharger le téléphone, l’ordinateur portable, la liseuse… ça fait juste. Je branche le portable, le plus important. Je me couche dans mon lit kingsize et j’ai à peine le temps de profiter de son confort que… je ronfle. Il est un peu plus de 5h30 du matin, j’ai prévu de dormir jusqu’à 10 heures moins le quart histoire d’arriver dans la salle du petit déjeuner juste à temps.

Sauf que, il semble qu’à 8h50 du matin, il soit de coutume, ici, de réveiller les gens par une alarme de type incendie, panique, tout le monde dehors. Qui m’a vrillé les tympan pendant au moins dix minutes. Même quand on est endormi depuis juste un peu plus de trois heures, ça réveille. Et quand je descendrai, personne ne s’excusera pour le dérangement, d’où l’idée que c’est habituel…

La sirène finit par se calmer, je me recouche. Il me reste une petite heure de dodo. Mais je suis à nouveau agressée par une sonnerie, celle du téléphone. C’est la réception qui m’avertit : j’ai dix minutes pour descendre ma valise pour qu’elle soit transférée à ma nouvelle adresse, schnell ! Diable ! on ne plaisante pas avec l’entraînement des clients ici… La chambre est confortable mais le régime draconien. Je bondis dans mon pantalon, me maquille (vive la BB crème pour les nuits courtes), ramasse mes affaires et descends à la réception. J’abandonne ma valise.

Puis je passe à la salle des petits déjeuners. Là, et j’imagine que c’est pour me faire sentir que pour quelqu’un qui fréquente le Mars, je ne suis pas assez lève tôt, je tombe face à un buffet pour le moins dégarni. Il n’est que 9h30. Pas de verre, des bouts de jambons qui se battent en duel, pas de petite cuillère mais des œufs coques (et l’un sans l’autre, c’est plutôt compliqué). Ah ! il reste une tranche de rosette et quelques croissants. Mais pas grand chose de la baguette du meilleur ouvrier de France, juste le papier d’emballage. Je ne suis pas seule, je ne suis même pas la dernière (juste l’avant dernière), mais l’agitation autour de moi m’indique qu’il est de bon ton d’accélérer le mouvement.

Les gens de la haute juste au dessus de ma condition sont peut-être des gens pressés, mais moi je bosse la nuit. J’ai besoin de prendre le temps de me réveiller. Du coup, comme je traîne, le ballet du personnel entame la remise en place de la salle. Je sens bien que je suis de trop. Je résiste, je prouve que j’existe. Mais je finis par déguerpir.

J’ai le droit de remonter dans ma chambre, et même d’y rester jusqu’à midi. J’allume la télé et je tombe sur un programme qui met en scène un couple aux prises avec leur fils de 29 ans qui s’incruste, se la coule douce. Sont fort chez Mars, même dans les programmes télé on vous fait sentir qu’il est temps de partir.

C’est comment la chanson de Stromae déjà ? Ah oui : « Allez vous faire f… »

PS. Le personnel est très gentil, c’est juste que l’enchaînement de situations méritait un billet drôle pour essayer de retrouver un peu de bonne humeur, j’ai un 8 pages à assurer la nuit prochaine et de longues heures de congrès à suivre…



mercredi 25 septembre 2013

Jeux de mains

Ce mois-ci on me propose encore de proposer des photos de truc, mais ce truc-là doit avoir cinq doigts et se trouver au bout d’un bras. Jeux de main, jeux de vilain dit-on…

Le fait est que je n’aime pas mes mains. Je les trouve trop petites pour ma taille, pas en rapport. Je mesure – enfin, je mesurais du temps de ma jeunesse folle, il semble que je me sois tassée – 1,75 mètre. Suivant les canons, je devrais avoir des mains mesurant environs 17,5 centimètres. Or elles en font à peine 16.

Main

Je ne suis pas unique

Mais si peu de gens aiment leurs mains, nombreux sont ceux qui sont fascinés par celles des autres. 

Moi par exemple, j’aime les mains des hommes fines et puissantes à la fois (je ne sais pas à qui elle est celle-ci, je l’ai prise au vol parce que je la trouvait belle)

une journée à Paris

Mais j’adore aussi les mains des bébés, si petites et tellement parfaites (celle de ma nièces quelques jours après sa naissance).

Mademoiselle Louise

Il y a celles des petites dormeuses (Léone assoupie les bras en l’air et les mains croisées

En attendant le père noël

les mains qui dessinent (Léone, petite, jouant les artistes sur le sable portugais)

Artistes à l'ouvrage

Celles qui se noient ou font semblant (Léone, des années plus tard, faisant le zouave dans une piscine cévenole)

Dans la piscine

Les mains qui travaillent (les cuisinières de Figuig, au Maroc, ne laissaient prendre en photo que leurs mains).

La longue préparation du couscous

Celles des musiciens qui tapent sur des tambours

Sur les murs de Lyon

Celles qui fument

Samedi

Les coquettes… : Qu’est-ce que tu m’offres dis chéri pour mon anniversaire. (Ici, en l’occurrence, il s’agit d’un superbe cadeau de Karaba (la vraie)

Un beau cadeau

Il y a encore les mains qui signent (sur le mur des je t’aime, dans le square des Abbesses à Paris)

Le mur des je t'aime

Les mains qui explorent (près d’un étang à Lapalisse, mes filles tentaient de capturer une grenouille)

La libération de la grenouille

Celles qui expérimentent (dans le désert de Figuig, Hassan nous montrait les propriétés des plantes)

Dans le désert

Celle de mon père avec laquelle je jouais

Petite enfance

Il y a mes mains, que je n’aime guère mais qui ne sont pas si laides.

Au jardin les enfants s'amusent, les parents regardent

Et puis, il y a la main du géant…

Le Scaphandrier de Royal de Luxe en action

samedi 31 août 2013

Propos de tram

Aujourd’hui était inauguré le tram de Tours. Musique, flonflons, confettis, art de rue, ministre, préfet… tout le monde était là pour regarder celui dont on nous promettait l’arrivée depuis trois ans.


Tram à Tours...

A l’intérieur, y avait foule. Idéal pour écouter les gens

– y a Valls qui est venu inaugurer le tramway
– Valls ? Mais qu’est-ce qui fout là, il ferait mieux de s’occuper de la Syrie

Ce qui est tout à fait du domaine d’un ministre de l’Intérieur…

– On arrive à Jean-Jauré (un gamin d’une dizaine d’année)
– Jean Jaurès (sa mère)
– Mais ça s’écrit es, comme les (le gamin)
– Mais ça se dit esse, (la mère)

une minute plus tard

– Quand est-ce qu’il est mort Jean Jaures ? (le gamin)
– Il est mort en 1914 (un papy)
– En 1914 ? Jean Jaures ? (la mère, sidérée)
– Ben oui ! en 1914. Assassiné à cause de la guerre (le papy surpris)
– Oh ! pardonnez-moi, je confondais avec Mendes (la mère)

Mendes qui se lit Mendesse, bien sûr…

– Arrêt Mi-Côte (la voix du bus)
– Arrêt Entrecôte (un passager)
– Arrêt Côte de porc (le gamin)…

Le tram n’a pas été plus loin. Le centre ville était assailli. Mieux valait éviter la boucherie…

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