Racontars

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Famille quand tu nous tiens

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vendredi 12 avril 2013

Troubles du langage

Vous  avez entendu parlé de ces accidents vasculaire au niveau du cerveau, ou ces maladies dégénératives, qui brouillent le langage et vous font dire « qfbg qfkgnmlk » au lieu de « passe moi le sel » ? Eh bien mon téléphone en est atteint.

J’ai voulu envoyer par SMS a ma fille « je crois que tu vas être bonne pour le bus » parce que je ne pouvais pas l’emmener à l’escrime. Elle a reçu : « je croustillants que tu vas être bonne pour le bus… »

Ce soir, je lui ai demandé de prendre sa douche à la maison plutôt qu’à la salle d’armes pour que je la rémène plus tôt. Et ça a donné : Tu gentil touchera à ka maison… » Elle m’a comprise. Elle est forte ma fille…

A par ça, j’ai téléphoné à ma mère. La conversation a été brillante.

Moi : tu vas bien
Elle : pffff… tu sais… pffff
Moi : ah oui ?
Elle : j’ai beaucoup travaillé ! alors… pffff
Moi : tu as travaillé ? (elle vit en maison de retraite et n’a pas grand chose à faire de ses dix doigts)
Elle : Pffff, oui, tu comprends… C’est compliqué… j’te raconterai.

J’ai pas très bien compris ce qu’elle voulais dire. Je suis beaucoup moins forte que ma fille.

jeudi 10 janvier 2013

Simone

Ma grand-mère est morte le 4 janvier dernier. Ce matin, j’étais à Bayonne pour la voir une dernière fois. J’ai assisté à la fermeture du cercueil et, avec ma famille, à sa crémation. Ses cendres rejoindront un cimetière de l’Yonne, où est enterré mon grand-père… Elle avait presque 97 ans. Elle avait vécu une longue vie. Avec comme nous tous, ses hauts et ses bas. Elle a connu deux guerres et toutes les révolutions de ce siècle terrible que fut le XXe.

Il ne faudrait pas que je me contente de venir ici à chaque fois que j’ai un décès à déplorer. Mais j’ai parlé d’elle à plusieurs reprises. C’est un personnage qui appartient à ma vie, donc à ce blog.

Le 8 mars 2004, j’écrivais ceci (extrait d’un texte formé de quatre portraits de femmes) :

SIMONE LA REBELLE

Simone est née un peu plus tard dans le siècle. 1916. Elle aussi a fait ses études au couvent. Au Grand Duché du Luxembourg, d’où sont originaires ses parents. A 15 ans, pendant ses vacances, son père meurt sous ses yeux. Elle sort du couvent à 20 ans, une “vraie oie blanche” comme elle le dit elle-même… Mais elle a un solide appétit de vie, une farouche volonté et un sacré fichu caractère.

C’est dans le métro qu’elle va rencontrer son mari. Son premier amour, pas le dernier. Simone a le goût des hommes et entend bien en profiter. Des amants, elle en aura. Mais elle restera attachée à son mari jusqu’à la mort de celui-ci. La fidélité d’esprit, pas de corps, la revendication de s’envoyer en l’air et d’aimer aussi.
Elle gère sa maison, travaille vite à l’extérieur, et vit sa vie. De petite secrétaire, elle deviendra directrice d’un hôtel parisien.

A 40 ans, un ami de la famille la photographie dans toute sa splendeur.
A 50 ans, elle renoncera aux hommes. Elle n’aime pas les vieux et n’est plus assez bien pour les jeunes dit-elle. Pourtant, des soupirants soupirant elle en a eu beaucoup ensuite.

Elle est toujours aussi caractérielle. Mais c’est comme cela qu’on l’aime. C’est mon autre grand-mère..

Le deuxième texte était celui-là.

Quelqu’un demandait pourquoi prend-on des photos… Je lui répondais que lorsque je vois certaines choses, comme celle-ci, me venait le titre d’un film Se souvenir des belles choses. Pour moi, en fait, c’est ça une photo : se souvenir des belles choses.

L`écriture me permet de créer des émotions, de les réinventer, de les retranscrire. Photographier, c`est imprimer dans ma mémoire rétinienne des scènes qui m’ont donné du plaisir… Ça se ressemble, ça se complète, mais ce n`est pas la même chose.

Pourtant je livre, dans l’une comme dans l’autre de ces activités autant de moi-même…

Se souvenir des belles choses… Au-delà de la mémoire, comme si celle-ci un jour pouvait s’effacer. Les photos, elles, restent. Au delà des souvenirs.

Se souvenir des belles choses… On vient de diagnostiquer à ma grand-mère un alzheimer…

Camera
Canon PowerShot A40
Focal Length
7.84375mm
Aperture
f/3.5
Exposure
1/3.3333333333333335s

Il y a quelques années, elle avait échappé à l`incendie de son appartement qui avait brûlé tous ses souvenirs, tout son passé. Et maintenant, dans l`incendie de son esprit, qui se souviendra des belles choses de sa vie ?

En fait, elle n’avait pas d’alzheimer, elle était juste très dépressive. 

Ce qui n’empêche, que je me souviendrai longtemps des belles choses, et aussi des moins belles, parce qu’elles font partie de la vie. Et que tant que ma mémoire ne flanchera pas, Simone sera vivante dans mes souvenirs.

lundi 23 mai 2011

Un ciel sans nuage

J’étais assise dans la salle des pas perdus du Palais de justice de Paris. Et je me disais que j’aimais beaucoup cet endroit. Que c’était dommage que je n’y aille que pour des choses désagréables. A ce moment-là, il faisait bon, des rayons de soleil jouaient à la marelle sur le sol. Des hommes et des femmes, plus ou moins pressés, perdaient leurs pas. Un jeune enfant courait en babillant. L’atmosphère était feutrée, calme. Et moi aussi, j’étais calme. Je me disais que, quand même, j’avais de la chance de n’avoir à régler mes problèmes désagréables que dans un endroit aussi beau et aussi majestueux. J’avais mon appareil photo avec moi, mais j’ai eu la flemme de me lever. J’étais bien trop occupée à regarder les gens passer.

Je m’amusais à deviner qui, des femmes qui traversaient ce lieu, était avocate et qui ne l’était pas. Il ne faut pas croire. Sans leurs robes noires, ce n’est pas si facile. Il y en a pour tous les goûts, de l’étudiante attardée, cheveux lâchés et sandalettes de none à la grande bourgeoise posée sur hauts talons. En fait, ce n’est pas très difficile car il y a une chose qui trompe rarement : le nombre de sacs que ces femmes portent à l’épaule. De la plus classique à la plus souillon, en passant par la mère de famille fatiguée et l’originale tendance pas dangereuse mais bien fofolle, elles ont toutes au moins deux grandes besaces et parfois, en plus, une serviette. La robe de leur condition est tassée dans l’un d’eux.

Le petit jeu était amusant car j’avais la solution pratiquement dans l’instant. La salle des pas perdus est en effet un endroit de métamorphose, celui où l’on s’enveloppe dans cette grande cape noire, tout juste sortie de sa cachette, à peine froissée. J’aurais bien essayé d’en toucher le tissu pour connaître le secret de ces plis impeccables.

En attendant, la mienne, d’avocate, se faisait attendre. Elle m’avait donné rendez-vous à 13 h 15 pour l’audience de 14 heures. J’étais arrivée un petit peu en avance. Et le temps passant, j’étais de moins en moins calme. Il n’y avait aucun enjeu réel. Le dossier était bouclé. Il suffisait éventuellement de le déposer. Mais elle tenait à ce que je sois là, même si je n’entrais pas dans la salle du tribunal d’appel, pour montrer que j’étais concernée par mon affaire. J’étais venue de province pour cela.

A 14 heures, je touchais le fond de l’angoisse et du stress quand apparut, comme par magie, son collaborateur. Elle, était déjà en place. Nous n’avions qu’à la rejoindre. J’ai emprunté, une fois de plus, les couloirs sinueux du palais de justice, suivant dans ce labyrinthe mon guide, découvrant des passages que j’ignorais. Nous sommes passés devant la chambre ou se jugeait l’affaire Colonna. A moins que ce ne fut celle de Clearstream. Les journalistes se pressaient mollement. Pas une grande journée de révélation ni de témoignage semble-t-il.

Et puis nous sommes arrivés dans un couloir surchargé, sur lesquelles s’ouvraient des portes ornées de hublots par lesquels j’entrevoyais des hommes et des femmes en robe. Pas ou peu de civils. Ceux-ci faisaient, comme moi, antichambre. Mon affaire devait être la huitième de l’après-midi. Mon avocate ayant un train à prendre avait l’intention de faire accélérer la cadence.

L’avocat du père de mes enfants n’a pas daigné se déplacer. Il a fait déposer le dossier par un de ses stagiaires. Qui n’a même pas attendu que l’on passe pour repartir tout pressé. Tant mieux. Je déteste cet homme, sa vulgarité et ses mensonges éhontés. Cette façon qu’il a de tout faire pour m’humilier. Mon avocate est entrée dans l’arène après m’avoir expliqué comment cela allait se passer. Et l’attente à commencé. Courte, parce que son collaborateur me faisait la discussion. Et parce qu’elle est arrivée à ses fins en passant en quatrième position. Elle a plaidé un peu plus longtemps que prévu, sans être interrompue par les trois magistrates à la mine revêche. Ce qui est remarquable car en général, la plaidoirie est coupée avant la fin du temps écoulé. Puis elle est ressortie. Elle m’a résumé ses propos. Nous avions vu cela ensemble et j’ai trouvé que c’était assez proche de ma vérité. Elle a parlé des violences sur les enfants et a lu un extrait du rapport de l’AEMO dont le souvenir me hante encore. Il a fait son effet, semble-t-il.

Je suis repartie toute seule, dans le soleil de l’après-midi. J’ai traversé le boulevard et me suis offert une glace de chez Bertillon. Puis je suis partie vers la gare Montparnasse, à pied. Guère envie de prendre le métro. J’ai traversé a place Saint-Michel, emprunté la rue Saint-André-des-Arts, remettant mes pas dans ceux de l’étudiante que j’étais il y a…, bien avant tout ce fatras d’histoires gâchées, entremêlées. Ces rues, je n’y avait pas remis les pieds depuis une bonne vingtaine d’années. Tout a changé, bien sûr. La librairie catalane a disparu, ainsi que le vendeur de frippes chez qui je m’achalandais avant que le vintage ne devienne à la mode. La rue de Buci continue de se ressembler, même si la maison des étudiants de l’ENA les a suivi dans une autre ville.

Arrivée place Saint-Suplice (Sulpice, bien sûr), j’ai eu comme un coup de fatigue. J’ai pris le bus. J’ai changé mon billet de train pour rentrer plus tôt. Je voulais juste être avec mes enfants dans les bras. Dans le TGV, je regardais par la fenêtre. Sur la campagne verte, le ciel était bleu pur. Un ciel sans nuage.

samedi 25 juillet 2009

Immuable

La semaine dernière a Paris n’a pas été couronnée de succès. Les filles étaient chez leur père. J’étais chez une amie. Nous aurions dû toutes les quatre passer un bon moment auprès de gens que nous aimons.
Nous aurions dû.

Les filles ont eu la version que je redoutais. Centrée sur l’appartement. C’est à dire qu’en une semaine, elles sont sorties deux fois. La première le 14 juillet pour aller à la Grande Arche (grâce à une de mes copines) et chez un ami de leur père. La seconde pour aller au cinéma (grâce aux places que j’avais acheté à mon CE). Sans moi, je pense qu’elles auraient eu droit à la seule visite chez le copain de papa. Génial quand on a 8 et 10 ans (en fait, presque 9 et 11).

La grande a passé une journée et demi avec moi. Elle a réussi à éviter la visite chez le copain prétextant une amie à voir. Je l’ai récupérée pour dîner. Puis nous avons grimpé sur un toit pour voir le feu d’artifice. C’était plus marrant. Enfin nous sommes rentrées et elle a dormi sur un matelas par terre. Très bien dormi d’ailleurs a-t-elle souligné le lendemain. Car elle était seule sur son matelas. Chez son père, elle dormait avec un de ses sœurs et sa cousine. L’autre sœur dormant avec la grand-mère. Les cinq dans la même pièce. C’est à se demander pourquoi mon ex habite dans un 4 pièces.

Le lendemain, je l’ai emmenée faire les soldes. Elle a beaucoup grandi et beaucoup changé cette année. Toute sa garde robe était à refaire. Nous nous y sommes employées. Heureusement, elle est raisonnable et nous avons trouvé tout ce qu’elle voulait. Mais qu’est-ce que j’ai marché. Des Filles-du-calvaire jusqu’à Louvre, puis d’Opéra à Saint-Lazare, tout en faisant les boutique. J’ai fini la journée sur les rotules après l’avoir déposée chez papa.

Bon, c’est là que ça a commencé à merder. J’en avais eu un aperçu le mardi matin. J’ai reçu SMS sur SMS. Dès que quelque chose n’allait pas, j’avais un rapport. C’était stressant. Vous ne pouvez même pas aller au toilette sans recevoir un message qui vous appelle au secours. Entre la petite cousine détestable (une peste de 7 ans), les réflexions du père, ses dicktats, les réflexions de la grand-mère, les sœurs qui n’oublient pas d’être insupportables, j’ai eu de tout.

Florilège

“Je crois que Léone en a marre, elle veut rentrer”
“On en a toutes marre”

Un soir où il y avait des invités :
“On a rien à faire, on doit rester sur le canapé et attendre que ça se passe. Il veut pas qu’on regarde la télé ni qu’on bouge”
“On doit pas broncher, la merde”
“Je veux rentrer maman”
“Papa devient de plus en plus agressif et on mange des restes”
“Ils se font un super barbecue et nous, on a mangé des restes et des petits pois en boîte”

Un jour où j’étais à l’expo Martin Parr (au jeu de paume, vraiment intéressant)
“On part au cinéma mais la cousine fait une scène pour venir aussi. On veut y aller qu’avec papa, mais faut toujours qu’elle soit là”
“Y en a marre; on nous engueule tout le temps. Papa arrête pas. Mais quand c’est la cousine, il cède”
“Mamie voulait aussi un ticket que je lui paye avec mes sous, j’ai dit non, je me suis trop fait engueulée”
J’avais donné de l’argent à Lou au cas où, et deux carnets de tickets de métro. Pareil, au cas où. A chaque fois qu’ils se sont déplacés, c’est sur ces billets là. Dire que j’étais parfaitement sereine en regardant les photos de l’expo serait un poil abusif. Je bouillonnais.
“Soit je paie, soit je me fais démonter”
Et quand je lui propose d’appeler son père, elle répond
“Non, arrête, je vais tout me prendre dans la figure.”

Le soir même
“Papa est grave relou”
“Il nous gueule dessus pour rien, on peut pas parler sinon il s’énerve. Il nous force à regarder Fort Boyard…”
Là, quand même, je me suis marrée. Mais un peu jaune quand même. Avec ma copine on a hésité à aller les chercher. Et puis il n’y avait plus qu’un jour à tenir.

Le matin où je leur ai porté les places de ciné, Lou était à la laverie en train de faire les lessives de son père. L’après-midi, elle m’envoyait un SMS me disant
“Il veut que je fasse son repassage.”
J’ai vu le coup venir. Je lui au répondu de lui brûler une chemise histoire de le dégouter et qu’il ne recommence pas. Elle s’est marrée. Il faisait tellement chaud ce jour-là. Et puis apparemment, il n’a pas insisté plus que ça.
J’ai appris hier qu’elle l’avait fait, le repassage, le lendemain. Lui et sa mère avaient tellement insisté qu’elle avait fini par céder. Et pendant tout le temps qu’elle repassait, il y avait la grand-mère pour surveiller. Elle a bien essayé de bâcler le truc. Mais elle se faisait remonter les bretelles par la mamie
“Mais tu ne sais pas faire alors, chip. Tu es bonne à rien.”
En fait, pendant tout le temps où elle était là bas, la grand-mère a tenté de la dresser comme on dresse les filles. A remplir leur rôle. Le seul important. Celui de maîtresse de maison. Faire le ménage, laver, repasser, faire à manger. La dernière dois que nous avions été en vacances dans ma belle famille, c’est le père du Nôm qui s’était mêlé d’éducation. Maintenant, c’est elle. Elle ne le fait pas en mauvaise intention. Mais ni elle ni son fils n’arrivent à comprendre que ce système d’éducation est mort, qu’il ne sert à rien. Se conduire en tyran, dresser les petites filles à l’esclavage domestique, c’est continuer à se tourner vers un passé qui est irrémédiablement éteint. Ils sont conservateurs dans l’âme. Lui a pris des coups et s’est fait crier dessus pendant toute son enfance, il reproduit en refusant d’envisager ne serait-ce qu’une seconde l’idée qu’un autre mode d’éducation est possible et que le sien peut mener les enfants au désespoir. Elle qui a trimé toute sa vie pour un mari qu’elle n’aimait pas reproduit ce qu’elle a toujours connu. Ce que j’ai souvent déploré chez eux, c’est leur manque d’imagination. Il n’y a rien au delà de leur petit réel. Un univers étriqué dont ils ne se sortiront pas. Une drôle de famille. Morte. Passée.

Ma grande a toujours été victime des rebuffades de son père. Comme elle n’était pas (à cause de moi, et je le revendique) comme il l’espérait, qu’elle ne faisait pas à manger pour ses sœurs, qu’elle ne faisait pas de ménage ni de lessive ni de repassage, elle était bonne à rien. Elle ne savait rien faire. Qu’elle soit une des meilleures de sa classe, qu’elle soit championne dans son sport n’a toujours eu qu’une importance secondaire. Elle en a souffert, elle a cru qu’il ne l’aimait pas, qu’elle ne valait rien. Ce qui donne de l’assurance à une fille, c’est un père aimant et protecteur.

J’ai récupéré des filles fatiguées, fragilisées, énervées. Le premier jour, chez ma mère, elle l’ont passé entièrement dehors. N’en pouvant plus d’avoir été enfermées.

Tristes, tout de même, d’avoir quitté leur père. Tristes, mais soulagées.

jeudi 22 janvier 2009

Des bougies à souffler

Les 14 ans de Miss Louc

Le nombre de bougies n'y est pas, mais on ne dit pas l'âge des dames, même si elles sont plus jeunes que soit. Et puis de toute façon, c'est une gamine, normal, c'est ma petite sœur... Bon naniv Oditorium

dimanche 30 novembre 2008

Je le dirai quand même

Maintenant que j'ai un peu de temps pour bloguer, je n'ai plus de clavier. J'ai emprunté celui des filles. Mais depuis qu'elles ont renversé du jus dessus, il y a des touches qui ne marchent plus et d'autres qui marchent mal. Comme la toucheespace parexemple quiréagit unefois sur... Je suis obligée de taper dessus commeune sourde. Etçanefaitpas du bien à mes pauvrespetits doigts arthritiques.

Ducoup, je m'occupe de mes photos. Jebloguerai quand j'aurais un clavier digne de ce nom...

ça vole




Mais ça ne m'a quand même pas empêchée de lui souhaiter un bon anniversaire ce matin.

luce04FTTV_.jpg

c'estpasun clavierquivam'empêcherderecommencercesoir nonmeho, !

vendredi 6 juin 2008

Revigorant comme l'onde claire

Tiucce


Sur la plage de Tiucce, l'onde est si claire qu'on a l'impression qu'elle n'est même pas là. Enfin, le temps de quelques centièmes de secondes…
Et elle est si fraîche qu'elle est bien plus revigorante qu'une bonne paire de claques…

Drapé dans ton habit de suffisance
tu avais un peu chaud me semble-t-il
mieux qu'un soda, qu'une révérence
j'ai un truc sensass' pour les
problèmes de chevilles

Une bonne paire de claques
rien de tel pour faire circuler le sang
c'est du miel en plaque
c'est revigorant comme l'onde claire…*

Ce message ne s'adresse à personne. Il n'y a qu'un être au monde à qui j'ai envie de donner une bonne paire de claques. Et c'est justement à lui que je m'interdis de le faire... Cela dit, rien que d'y songer, parfois…


(*) Une chanson de Tété.
PS : de l'autre côté du clic, il y a d'autres jolies photos.

vendredi 25 avril 2008

Vendredi 18 (4) Léger

Nous sommes sortis doucement. Il pleuvait à Brest, non à verse. Et pourtant, l'air paraissait infiniment léger. Traou, Gilda, Joël et moi avons décidé qu'il était encore un peu tôt pour se séparer. Fauvette a fui vers le métro. Nous nous sommes retrouvés dans un endroit attirant, décoré de livres. Le serveur était maladroit et gentil. Il y avait un groupe de jazz, ce qui était bizarre après du Rossini mais pas totalement désagréable. Nous avons beaucoup parlé de mes malheurs. Mais Figaro était encore là et j'ai retrouvé cette impression curieuse de pouvoir raconter des choses tristes et dures avec un certain détachement, comme si ce n'était pas à moi qu'elles arrivaient. Je ne peux pas pleurer tout le temps, alors je ris aussi. Et puis les amis ce soir-là me procuraient un doux sentiment de bonheur. Quand on marche sur la corde raide, on oscille perpétuellement entre les larmes et les sourires. Et franchement, je préfère les seconds.

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dimanche 17 février 2008

Des fois, je me demande

comment on annonce à son conjoint qu'on veut divorcer. Enfin, pas des fois... En ce moment, je me le demande tous les jours...

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AscreeN