Samedi

Force est de constater que j’ai bien choisi mon week-end pour déménager. Aujourd’hui, c’est la fête des vendanges. Tout le centre de Montmartre est bloqué. Il faut connaître les petites rues pour ne pas rester coincer. Et demain, ce sera la fin du ramadan. Et, comme il fait beau (heureusement), il risque d’y avoir du monde dans la rue… Mais bon, je n’avais pas tellement le choix. Heureusement, il est encore tôt. Nous arrivons sans encombre. Et nous recommençons la navette, dans l’autre sens. Il y a des chemins que l’on suit jusqu’à la nausée.

Une heure plus tard, nous repartons à pied. Le camion est plus facile à garer dans ce quartier que là bas. En passant, nous nous arrêtons chez un Chinois (je vais beaucoup manger de cuisine asiatique cette semaine). Repas pour trois et des boissons, 19 euros. Le changement de quartier est immédiament perceptible…

Arrivées dans l’ancien appartement, nous déjeunons. Puis Luciole prend l’organisation en main et distribue les tâches. Elle finit la chambre avec moi. Puis m’envoie à mon bureau, il n’y a que moi qui puisse ranger ce bordel. Elle s’attaque aux bibelots et aux bouteilles du bar. Leeloolène, elle, vaque dans la cuisine. Il y a tout à faire : les assiettes, les plats, les casseroles, les couverts, les bouteilles planquées par le Nôm et un incommensurable bordel, dont une grande partie par direct à la poubelle. Ça n’en finit pas. On croit arriver au bout et on ouvre une porte ou un tiroir, et c’est encore plein… La grande armoire livre ses secrets : albums photos, livres de cuisines, papiers, laines, etc. Ce n’est pas pour rien qu’elle s’appelle la grande armoire. Je descend le quinzième sac poubelle de la journée. J’ai déniché des 120 litres spécial jardinage, je ne savais même pas que ça existait. Les journaux que le Nôm gardait depuis des années (certains numéros de L'Equipe datent de 1996) sont enfin utiles à quelque chose. Ça emballe sec.

Vers 21 heures, Leeloolène, qui avait un rendez-vous, se décide à partir. Luciole et moi continuons jusque vers 23 heures. Je poursuis seule la tâche pour m’écrouler dans mon bain à 1 heure du matin. Il n’y a pas un endroit de mon corps qui ne soit pas douloureux, qui ne soit pas épuisé. Mais le plus dur reste à venir.