Des fois, malgré tout ce qui a pu se passer, on a encore de la tendresse ou de la peine, ou quelque chose qui y ressemble pour quelqu'un qu'on a longtemps aimé, même s'il vous court sur le haricot depuis un certain temps.
Nous discutions justement de sujets approchants avec Traou ce midi. De l'amour qui malgré tout pouvait encore subsister.

De ma manière d'interpréter les faits et gestes de mon mari : le fait qu'il soit paumé, mal conseillé, malheureux. Des tas d'excuses… S'il a poursuivi les enfants à la sortie de l'école, c'était parce qu'il est paumé qu'elles lui manquent. S'il a voulu savoir où on habitait, c'était pour se rassurer. D'ailleurs, il n'est pas revenu hier soir, ni à la sortie de 13 heures. Il ne reviendra plus, sans doute. Il a déjà tout ce qui lui faut.

J'ai reçu par voie d'huissier cet après-midi au bureau une jolie assignation pour abandon de domicile conjugal. Dans laquelle il est dit qu'à ma demande, il a renoncé à toute activité professionnelle pour s'occuper des enfants et des tâches ménagères. Quant à moi, j'ai continué à mener ma carrière professionnelle, mère indigne que je suis. Ça faisait quand même quelques années que je lui demandais de bosser. Et c'est moi qui lui ai trouvé son boulot. J'ai même fait un faux, pour ça...

Que le dimanche 16 mars, en rentrant à la maison il constatait que sa femme et ses trois enfants étaient partis en emmenant toutes leurs affaires personnelles (ceux qui nous ont aidé pour notre déménagement doivent en rire encore, jaune).

Que les filles profondément marquées par leur départ précipité demandaient de retourner avec lui pour retrouver leurs affaires et leur animal domestique.

Qu'il a eu la surprise, quelques jours avant mon départ d'apprendre que je demandais le divorce et que je ne lui en avais jamais parlé (faux, et j'ai des témoins).

Il demande la réintégration des trois enfants au domicile, la garde du domicile et éventuellement un droit de visite pour moi (voire, suivant ma position un droit d'hébergement). Chez moi, l'appartement que j'ai eu avec mon 1% logement et que je paie... Et 1000 euros, parce que ça fait toujours bien dans la balance...

Donc, il n'a poursuivi les filles à la sortie de l'école que pour avoir des témoignages. Qu'il arrangé à sa sauce, bien sûr...

y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles.

Alors, maintenant, je me calme pour aller retrouver mes enfants et ne pas leur dire que leur père est un fieffé conard. Mékilékon… Il ne se rend même pas compte qu'il est en train de finir de scier la branche sur laquelle il était pourtant confortablement installé...