Vous avez dit conciliation ?

En fait, c'est ainsi qu'on nomme la chose, on essai de concilier ce qui ne l'est plus. Et personne n'est dupe. L'urgence du jour était d'étudier le sort des enfants pendant les vacances. De bonne foi, j'ai obtenu ce que je voulais. L'avocat du Nom avait demandé tout le mois d'août, pour qu'elles puissent aller en Guadeloupe avec leur père. Alors que celui-ci n'était pas encore arrivé (trois quart d'heure de retard tout de même, la juge a apprécié). Il confirmera plus tard qu'il n'en avait absolument pas l'intention. La juge a un moment a dit au Nom qu'il avait beaucoup de chances parce qu'elle connaissait de nombreuses mères nettement plus fermes que moi et qui n'auraient pas permis qu'il revoit ses enfants. J'en connais aussi. Disons que nous ne fonctionnons pas comme cela dans la famille. J'ai eu quelques courageuses prédécesseuses…

Quoi dire d'autre : une enquête sociale est demandée par le juge. Je dois prendre rendez-vous pour une médiation familiale. Le Nôm devra venir voir ses enfants à Tours. Les filles ont le droit d'aller passer les vacances que nous avions prévu chez des amis.

La procédure de divorce commencera à proprement parler le 11 septembre. Symbole, quand tu nous tiens…

En attendant le divorce, je reste solidaire du bail et donc du loyer de notre appartement. Si je ne veux pas que ça tourne à la catastrophe, j'ai intérêt à lui faire un dossier APL béton. Parce que lui ne le fera pas… Ça me gonfle.

L'urgence maintenant, la valise des enfants qui partent toutes les trois en colonies de vacances lundi aux horreurs…

PS : je suis dans un nouvel appartement doté d'un ordinateur… Yes !!!

Commentaires

1. Le samedi 5 juillet 2008, 21:01 par Valérie de Haute Savoie

Lundi aux horreurs ? C'est fait exprès ?
Tu as du courage, une sacrée volonté... je suis vraiment admirative.

2. Le dimanche 6 juillet 2008, 00:23 par akynou

Oui, c'est fait exprès. Cinq heures du matin, pour se lever, c'est vraiment une horreur :-)

3. Le dimanche 6 juillet 2008, 10:40 par Marloute

Brr... brrr, quand je pense à toute la paperrasse que tu vas encore te taper pour le Nôm.. mais bon, tu as l'habitude....

4. Le dimanche 6 juillet 2008, 11:22 par jeanpadupe

L'essentiel est sauf.
Ne peux-tu pas dénoncé le bail et le laisser à la rue? Il retournerait dans ses chers Antilles. Il n' y a pas nécessité qu'il reside à Paris puisqu'il ne bosse pas.
Il serait peut-être judicieux que tu obtienne une interdiction de sortie du territoir métropolitain pour tes filles. Il ny a pas loin des Antilles à des pays peu sûres.
Peut être que je me fais une parano.

5. Le dimanche 6 juillet 2008, 14:16 par Anne

Pas à pas, vous avancez.

Je regrette qu'il n'ait pas eu le sursaut qui lui aurait fait regagner juste un tout petit peu de confiance, pour que l'après soit un peu serein... mais voilà.

Courage à toi, surtout pour les h orreurs des matins de colonies...

Je vous embrasse

6. Le lundi 7 juillet 2008, 16:55 par akynou

Marloute : Oui, l'habitude, mais je déteste ça quand même. Un tâche par jour. Aujourd'hui, j'ai eu la Caf, demain, je m'occupe des déménageurs…

Jean. Non, je ne peux pas.
D'abord parce qu'il est le père de mes enfants, et que même s'il n'a pas été toujours très cool avec elles, il a aussi été un bon père. Elles l'aiment et elles ont besoin de le voir. Et le mieux pour que ça se fasse, c'est qu'il ai un endroit décent pour les recevoir. S'il part en Guadeloupe, elles ne le verront plus. Et je ne crois pas que ce soit une chose à souhaiter, surtout à l'âge qu'elles ont. Elles n'ont qu'un père et c'est celui-là. Faut faire avec

Ensuite, parce que ce n'est pas mon genre. Ce n'est pas parce qu'il s'est conduit comme un con que je vais tout faire pour qu'il se retrouve dans un cul de basse fosse. Je vois trop de gens SDF, trop de traîne misère pour lui souhaiter ça.

Enfin, parce que juridiquement, je ne peux pas. Je ne peux pas donner son congé de sa part. Je ne peux que me désengager moi. Et je reste solidaire du bail jusqu'à son expiration ( dans 5 ans) ou jusqu'au divorce (quand ?) Donc, j'ai intérêt à assurer ses arrières financiers parce qu'ils sont encore les miens pour un moment.

Anne. Nous arrivons à dialoguer, tant que son avocat n'est pas dans le coin. Lui, oui, j'aimerais bien lui river son caquet…