Diptyque saison 4

Un rappel des règles pour ceux qui ont participé aux précédentes saisons, une découverte pour les nouveaux. A chaque session, je vous donne deux choses, un texte et une image. Et le tout se passe sur mon blog jeu. Il s'agit


1. D'illustrer le texte au moyen d'une photo que vous prendrez spécialement pour l'occasion ou qui se trouve déjà dans votre photothèque, mais que vous trouvez qu'elle colle parfaitement au texte proposé. Bien sûr, moi, je préfèrerais que cela soit une photo prise pour l'occasion. D'autant que vous avez une semaine pour la réaliser. Mais à l'impossible nul n'est tenu et donc, si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave. Par contre, cela doit être absolument une photo prise par vous.

Exemple. Pour la session1 de la précédente saison, je proposais un texte d'Etolane : « Ici, je retrouve des sensations citadines qui me gratouillent les vaisseaux. Il y a, en ville, une agitation de fond qui parasite mes inspirations. Comme une pesanteur rampante qui embrouille les réceptions. Défricher l’humanité. S’y fondre. Garder la tête hors du tourbillon d’émotions qui assassinent. Sourire aux petits bonheurs offerts. » Ce qui avait inspiré cette photo à Bladsurb.



2. De regarder la photo que je vous propose et d'inventer un texte, une petite nouvelle, un poème, un haiku, bref, ce que vous voulez. Mais le lien entre ce que vous écrirez et la photo proposée doit être évident. Le texte doit bien sûr être de votre cru.

Exemple, pour la session 9 de la deuxième saison, Luciole proposait une fort jolie photo :



qui m'avait inspiré le texte suivant :

Il est là près de moi. Son bras pèse sur ma hanche. Je sens son souffle dans mon cou. Il dort. il est si beau quand il dort. Ou est-il parti ? A quoi rêve-t-il ? Mon amour… Le soleil de printemps n'est pas encore très chaud, mais il fait bon. Hier nous étions sous la pluie, dans la grisaille de Paris. Il m'a appelée et m'a donné rendez-vous près des Invalides. Soit à l'heure mon amour. Je ne veux plus te lâcher de tout le week-end… Quand je l'ai retrouvé, il m'a bandé les yeux, a hélé un taxi et ne m'a rendu la lumière que devant le comptoir d'embarquement. Il avait un sourire canaille et deux billets d'avion à la main.
– Connais-tu Nice mon amour ?…
Nice, une promesse de soleil et de douceur de vivre, les mimosas en fleurs et le soleil de printemps… Il avait tout prévu, les billets, l'hôtel et la valise pour trois jours. Je ne m'étais aperçu de rien…
Et aujourd'hui, nous sommes là, allongés sur les galets qui me rentrent dans le dos. Mais pour rien au monde je ne bougerais. Il fait bon, il fait doux et je suis avec lui qui dort et rêve tout près de moi.
Tu te rappelles on s'était couché
Sur un millier de fourmis rouges.
Aucun de nous deux n'a bougé.
Les fourmis rouges.


Mon Dieu qu'elle elle belle. Et douce. Et tendre. Je suis plus heureux qu'un roi. Elle est là, près de moi. J'ai passé une main sur ses hanches, pour l'arrimer à moi. Qu'elle ne s'échappe pas. Elle croit que je dors, mais entre mes cils je l'observe encore. Je ne bouge pas. Je la regarde. Son nez, sa peau, ses cheveux, son odeur. Je voudrais la prendre tout entière. Hier, je lui ai donné rendez-vous aux Invalides et trois heures après nous étions au paradis. Nice au printemps, pas un chat, du soleil, que demande le peuple. Il fait bon. Un temps pour être en amour, un temps pour rester près de son amour...
Ce matin, nous avons décidé de remonter la promenade des Anglais. J'ai été un peu surpris par les galets, je croyais à une plage de sable, comme à Cannes. C'est égal. Il fait bon, chaud, doux et mon amour est dans mes bras. Qu'importe ces galets qui me rentrent dans les côtes. J'oublie le temps, j'oublie le mal, les cailloux. Il n'y a que le vent, son odeur, mon bras autour de sa taille, sa main sur moi, son air rêveur et son sourire bienheureux.
Est-ce que quelque chose a changé ?
Couchons-nous sur les fourmis rouges
Pour voir si l'amour est resté
Et voir si l'un de nous deux bouge,
Couchés sur les fourmis rouges.


Il fait bon aujourd'hui. Il n'y a pas grand monde. Mais un peu quand même. Qu'est-ce qu'on est bien ici en avril. Je me demande comment je vivrai ce mois l'an prochain, quand je serai retournée dans cette grande ville, là haut, au nord. Il va falloir que je m'habitue au gris, à la pluie, peut-être au froid. C'est égal, mon Il me tiendra chaud.
La lumière est belle. Idéale pour prendre des photos… Le papy solitaire qui marche près de la mer, il est émouvant… Hop là, j'ai failli me faire rentrer dedans par ce gamin en rollers. Il est avec son père. Ils sont trop marrants ces deux-là.
La dame là sur le banc, avec sa robe rose et son chapeau. Très printanière. Elle a un bel appareil photo sur les genoux. Et la petite fille qui court, elle a les mêmes cheveux que ma nièce, tout bouclés et légèrement roux. C'est joli dans le soleil. Mon enfant, comment sera-t-il ? blonds, châtain ou roux comme ma mère ? Tiens ! Près de la mer, il y a un couple allongé sur les galets. Ils sont côte à côte, mais ils ont l'air à des années lumières l'un de l'autre… Lui se prend en photo. Il s'ennuit. Il voudrait être ailleurs, loin, pas ici sur les galets en tout cas…
Eux par contre, c'est l'osmose. Ils sont beaux. Il est sur le côté et n'a d'autre horizon qu'elle, qu'il tient par la taille. Et elle, elle a posé la main sur son homme. Un main légère, douce, mais comme aimantée. On a l'impression qu'ils dorment, mais tout en eux parle d'amour. Pourtant les galets, ce n'est guère confortable… Cela me rappelle cette chanson de Jonasz, Les Fourmis rouges…
Tu te rappelles on s'était couché Sur un millier de fourmis rouges.
Aucun de nous deux n'a bougé.
Les fourmis rouges.
Est-ce que quelque chose a changé ?
Couchons-nous sur les fourmis rouges
Pour voir si l'amour est resté
Et voir si l'un de nous deux bouge,
Couchés sur les fourmis rouges.

– Hé ! salut Lorent, comment vas-tu ?
– Ça va, ça va, qu'est-ce que tu regarde ?
– Les amoureux, là, en bas…
– Moi je dis, si tu es prêt à te rouler dans les cailloux par amour, alors respect :))
– Comme tu dis, respect !!!

Commentaires

1. Le samedi 13 septembre 2008, 11:59 par Laurelin

"ok", j'ai comprite.

Et on peut faire les deux aussi ? Si les deux nous inspirent ....

2. Le samedi 13 septembre 2008, 12:04 par luciole

J'ai redécouvert ton texte sur cette photo. très réussi, je trouve et ça me fait remonté plein de souvenirs ;-).

3. Le samedi 13 septembre 2008, 15:13 par laure

Et techniquement, comment ça se passe ?

4. Le samedi 13 septembre 2008, 17:47 par jeanpadupe

c'est ou le blog jeux?

5. Le samedi 13 septembre 2008, 23:27 par akynou

Laure, désolée, je ne comprends pas ta question :-)

La salle de jeux de Racontars est ici

Luciole : En tombant dessus, je me suis dit qu'il fallait le ressortir :-) JE m'étais inspiré de tout une série de tes photos, pas seulement de tes amoureux, pour l'écrire. Et puis aussi de quelques trucs qui effectivement doivent te rappeler des souvenirs :-)

Laurelin, ben oui, on peut faire les deux, ou juste la photo, ou juste le texte. Suivant l'inspiration.

6. Le dimanche 14 septembre 2008, 12:27 par laure

Maintenant que je sais où est la salle de jeu, j'ai une partie de la réponse.
Et nous, on poste en commentaires ? On poste chacun chez soi avec un lien dans la salle de jeu ? De combien de temps disposons-nous?
C'est ma première participation, faut tout m'expliquer, moi...

7. Le dimanche 14 septembre 2008, 19:29 par akynou

Bienvenu Lola.

Laure
Chacun poste chez soi, me met un lien sous le post où je lance chaque semaine le jeu, soit ici, soit sur Racontars Jeu (parce que je mets le même post sur les deux). On a une semaine pour écrire le texte ou prendre la photo ou faire les deux.

Le lancement est prévu pour demain 10 heures.

8. Le vendredi 30 octobre 2009, 00:25 par boubou

rien a dire toujours le meilleur du web!