Parisienne, tête de chienne

Nous sommes arrivées à Paris hier. Après un détour par Chartres.La SNCF n’assure plus la liaison entre Chateaudun et Paris. Il faut prendre le bus jusqu’à Chartres (une heure), attendre la correspondance en train pour Paris (une autre heure, il aurait été trop simple de coordonner les deux), et faire la fin du voyage en Ter (encore une heure). Nous avons trouvé plus simple que ma mère nous amène jusqu’à Chartres en voiture (une demi heure). Le Nôm était en retard. Les filles sur les dents et moi, j’essayais de rester zen. Nous avons pris le métro ensemble puisque nous allions dans la même  direction. Le  Nôm s’est renfrogné quand il a compris que je partais de mon côté et que je ne l’accompagnais pas jusqu’à la maison. Mais je préférais pas. C’était déjà assez difficile comme ça. 

Normalement,les filles ne peuvent rester chez lui s’il n’y a pas de tiers. Ma belle-mère est chez lui pour le mois. Elle fait un très bon tiers. Chouette, j’ai une semaine à Paris sans enfants.

En théorie. La pratique est une autre paire de manche. J’ai un peu l’impression d’être amputée et l’angoisse des petites me colle à la peau. Pourtant je suis sure que ça va bien se passer. Au pire, elles vont s’emmerder parce que les distractions seront rares et surtout centrées sur l’appartement. Au mieux, il se sera débrouillé pour leur rendre la semaine agréable et elles en redemanderont.

Mais on va faire avec. Ce matin,je me suis levée tard.Il fait beau sur la ville. Je suis descendue dans cette rue que je connais pourtant bien,qui n’est pas la mienne mais celle d’une amie. Avec le soleil, la solitude, je me suis sentie pour la première fois touriste dans ma ville. Sensation rare, amusante. 

Au programme aujourd’hui, pas grand chose. Une ballade, des photos peut-être, et un dîner avec une amie. Et puis une intense réflexion sur moi. Apprendre à me dire que je peux exister sans mes filles, que je peux aussi m’occuper de ma petite personne, perdre un peu de poids (je n’ai pas besoin de surpoids pour peser dans la vie de ceux qui m’entourent), réapprendre à sourire., à vivre sans un fond d’angoisse et dans une grande fatigue…

Dans la semaine, la Cité des sciences et son expo sur l’image, la librairie Karthala pour quelques bouquins sur la sociologie des médias à potasser pendant l’été. Dont ceux de Rémy Rieffel. Du cinéma aussi, j’aimerais bien. D’autres expos au fur et à mesure de mes envies et quelques déjeuner/dîner avec les amis qui ne seront pas partis en vacances (et qui ne sont pas très nombreux). Si vous avez des idées, j’ai tout mon temps jusqu’à dimanche prochain

Pendant tout le temps du week-end, j’ai été privée d’Internet, de radio et de télé, d’informations quoi, étant chez ma mère. Chez ma mère, je roupille, je récupère. C’est le seul endroit où je me sens suffissemment en sécurité pour me laisser aller à dormir tout mon saoul. Ce qui fait qu’elle est assez frustrée. Donc le soir, je ne regarde pas les infos, je lui fais la conversation et je profite de ses repas. Tout cela pour dire que les suites du résultat du procès du gang des barbares m’est passé par dessus la tête.Alors écoutant les infos aujourd’hui, les bras m’en sont tombés.

Que la famille des victimes trouve que les peines infligées aux inculpées soient trop légère, à cela rien d’étonnant. C’est le cas à chaque procès criminel. Mais que cette contestation atteigne cette proportion, voilà qui l’est moins, et je trouve ça déplacé. Le meurtre d’Ilan Halimi par la bande de Fofana était particulièrement abject, mais la justice est passée. Mais que la Garde des Sceaux demande au parquet de faire appel de toutes les peines qui sont inférieures à celles demandées par l’avocat général, voilà qui me sidère. Et qui porte, pour moi, gravement atteinte à la justice. A quoi sert la cour d’assise, a quoi servent les jurés, la plaidoirie des avocats, qui intervient toujours après le réquisitoire de l’avocat général justement pour contre balancer ses propos si on refait le procès à chaque fois que le verdict n’est pas conforme. Alors quoi, on aurait refait le procès de Patrick Henri ? Celui de Bertrand Cantat ? Et celui de tant d’autres ? Je doutais, avec la nomination de Mam, que nous ayons gagné au changement de ministre. Je ne doute plus et je me demande dans quelle mesure nous ne serons pas bientôt conviés à l’enterrement des droits de la défense. 

Le clavier que j’emprunte est déconnant. La barre des espaces fonctionne quand elle a le temps. C’est pénible. Mon blog risque d’en pâtir dans les jours qui viennent.

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Commentaires

1. Le lundi 13 juillet 2009, 21:43 par jeanne

Si y'a pbe pour les filles ...T'es pas loin...Cette semaine pour toi,elle t'es INDISPENSABLE ;-) ...Respire....On attend les photos! :-)

2. Le lundi 13 juillet 2009, 22:46 par julio

Quoi une semaine de glandage sans tes filles ! Quel bonheur ! ne rien faire est le meilleur moyen de réfléchir ; ce promener ce planté a la terrasse d’une café et observé les passants pendent des heures et réfléchir de tout est de rien et petit a petit revenir a la réalité avec une pêche d’enfer.

3. Le lundi 13 juillet 2009, 22:51 par julio

Moi aussi je suis outré pars l’actualité se gouvernement qui ne die rien quand il s’agi des problèmes de société et qui intervient dans les affaire de justice. Pour moi quand un gouvernement veux contrôler les médias, la justice, qui méprise sa jeunesses, et qui protège les intérêts d’une minorité sais que nous ne somme plus en démocratie !

Il parle de reforme mais en réalité il supprime des droit ; je ne comprends pas bien le but de sais personnes, je croie qu’ils ont oublié l’histoire -
4. Le mardi 14 juillet 2009, 02:03 par Akynou

Jeanne : oui, je sais, d'ailleurs, j'ai beaucoup pensé à toi aujourd'hui
Julio : c'est ce que je fais, me promener, observer les passants, et réfléchir sur tout ou rien