Racontars

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mercredi 29 juin 2011

RED 3


[[akynou]]

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année



Souhaitez moi surtout une bonne santé. Je commence 2010 avec une intoxication alimentaire dont je me serais bien passé. Les filles sont patraques aussi :-( Et pourtant nous n’avons pas réveillonné au même endroit.

jeudi 24 décembre 2009

Bon, eh bien nous y voilà… Joyeux Noël à tous

lundi 21 décembre 2009

Vive Noyel

J’adore les vacances de Noël, les fêtes que l’on passe en famille, la neige, le froid… Vous ne me croyez pas ? Vous avez raison. J’ai juste envie de rester sous ma couette, bien au chaud.

Il y a deux ans, non, je préfère oublié le noël d’il y a deux ans. L’an passé, à la même époque, j’ai attrapé une superbe gastro-entérite qui m’a gâché le repas de noël et quelques autres (sans me faire perdre un seul kilo, la vache !). Cette année, je crois que c’est pire.

Vendredi matin, j’ai commencé à avoir mal aux dents. Je crains d’avoir un abcès à la gencive. Pas de rendez-vous chez le dentiste avant mercredi soir. En attendant, pour moins souffrir, j’ai pris du Nilf*luril (un anti-inflammatoire, le pharmacien était d’accord) et du di-antalvic (l’advil et l’aspirine étant aussi efficace qu’un cautère sur une jambe de bois).

Ma douleur va mieux. Mais mes intestins foutent le camp. 

Hier j’ai trouvé la force d’aller promener les deux plus jeunes et le chien sur les bords de Loire. Aujourd’hui j’ai été au marché où je me suis fait refiler 2 kilos de pommes de terre gelées et donc inconsommables par un connard de producteur. Ce n’est pas la première fois qu’il me fait le coup, mais c’est la dernière. La prochaine fois que je vais au marché, je vais lui dire ce que je pense de ses façons de faire. Aujourd’hui, je n’avais pas le choix, les trois quarts des agriculteurs étaient absents, avec la météo, ils n’avaient sans doute pas pu ramasser des légumes convenables et ne profitent pas que leur cliente ait le dos tourné pour lui refiler des trucs avariés.

J’ai passé le reste de la journée au lit et ce soir, j’ai commandé des pizzas. Les filles en mouraient d’envie, je ne suis pas sûre de les digérer.

J’ai un boulot monstre dans la maison, des devoirs à faire, des copies à corriger, des livres à lire, un mémo à préparer et un dossier sur  lequel me pencher. Les filles sont en électrons libres. J’ai peur de ne pas être à la hauteur, je vois le temps filer à tout berzingue et je flippe un peu.

Enfin, les cadeaux sont achetés (et aux chiottes les pleureuses anticonsommation, c’est pas le moment de venir me faire chier avec ça, de ce côté là, je suis servie), le repas de noël est à peu près conçu. Cette année encore, je devrai pouvoir survivre.

jeudi 17 décembre 2009

les petits messages à la con

Je reçois régulièrement des commentaires bourrés de fautes d’orthographe, placé sur des billets anciens, et qui n’ont ni queue ni tête. Les signatures sont quelconque et sont liées à des sites qui n’en sont pas. Genre portails. Des fois, c’est agaçant, mais placés à la suite les uns des autres, c’est presque poétique. Voici ceux que j’ai reçus ces derniers jours.

  • Juste pour vouss dire vous faite du bon travail merciii
  • alu Maîtres
    Même pas renfrognée, même pas partie; elle ch’acharne sur ma boîte mail. Je lui ai pourtant dit qu’elle allait y lécher chat chanté mais elle me dit de vous dire qu’elle ch’en fout, qu’elle est très motivée pour vous faire scier.. jusqu’au bout. De quoi je chais pas mais vichyblement, elle ne parle pas le même langage que nous.
    Alors qu’on est tellement drôles….c’est blizzard
  • j’aime bocoup ceu que vous féte, sait vrément intérésant !
  • bonne fete les amis :) merci
  • Et il faut en donner les raisons, pour que nous puissions tous partager son bonheur !
  • en qlq sorte oui 10/10 :) bonne courage
  • ca jaime bcp surtout en ces temps ci
  • parfois oui faut juste preciser les idees :)
  • tres interessant ce blog :)
  • Bon, je my colle, je viens de rentrer, la. En ligne dans un quart dheure. Tu parles d un plaisir, tu gagnes un truc et t es obligee de bosser. Merci Zoizo, rien que du bonheur !
  • malgre tout la vie est belle
  • hello ! ‘des collegues avec qui elle s’entendait bien’ :) précision idispensable ? les parenthèsesv en disent parfois davantage que tout el reste :) merci pour ce billet intéressant, au plaisir debvous lire (Laure Manaudou)
  • petit a petit, faut etre patient :)
  • Cest quand meme mieux que Miss France :)
  • Certain sont effectivement peu intime avec le concept d humour :)
  • Pendant quelques heures il a voulu se faire mousser comme il aime tant, a coups de marche pied et de sorties en no mans land …
  • merciiiiiiii, a chaque fois que je reviens sur votre blog je trouve de tres interessants article! continuez les amis
  • avec vous!!!


lundi 14 décembre 2009

Nearly 90

Il y avait deux spectacles phares en danse cette année au programme du Théâtre de la ville. Les deux ballets de Pina Bausch, et la dernière création de Merce Cunningham, présentée à New York le 16 avril 2009, le jour même du quatre-vingt-dixième anniversaire du chorégraphe, Nearly 90. Par une étrange et triste coïncidence, les deux chorégraphes sont décédés cet été, laissant un grand vide dans le monde de la danse.

J’ai eu deux places pour Vollmond, mais pas pour Masurca Fogo, la bagarre était intense pour les ballets du Tanztheater Wuppertal. Je n’ai, par contre, pas eu de difficultés pour Merce Cunningham. J’ai donc embarqué les deux dernières à Paris, l’aînée ayant une compétition d’escrime le même jour.

Je n’avais jamais vu de ballet du grand maître américain, dont on dit qu’il est l’un des plus grand chorégraphe de notre temps. J’étais donc très curieuse de voir cela. Je n’avais rien lu de précis, regardé aucune video. Je n’avais donc aucun préjugé. Le spectacle durait une heure et demi sans entracte. C’était parfait. Nous avions fait la route depuis Tours, étions arrivées sans encombre place du Chatelet, avions déjeuné au Sarah-Bernardt (brasserie qui jouxte le théâtre) comme il se doit. Je n’aurais peut-être pas dû. La fatigue de la route, plus la digestion, ont fait que j’ai piqué du nez plus souvent qu’à mon tour.

Nous étions placé au premier rang, entourées de jeunes adotes qui n’arrêtaient pas de gesticuler et de papoter. J’ai dû faire ma police. Elles m’empêchaient de dormir. Non, je plaisante. Mais c’est vrai que je n’ai pas été emballée par ce que j’ai vu. C’est de la danse de virtuose. Les danseurs exécutent des mouvements que l’on comprends extrêmement difficiles, car ils sont souvent au ralenti. Ils réalisent des figures compliquées, des épures techniques, des paraboles incroyables avec une grâce infinie. Mais la magie ne fonctionne pas. En tout cas pas toujours. Parce que je trouve cela trop technique justement. Trop virtuose. Aucune émotion. Ces danseurs et ce ballet m’ont fait penser à ces chanteuses américaines à la voix magnifiques mais qui passent leur temps à faire des vocalises et à “hurler” : Tu entends comme j’ai une belle voix, tu entends ce que j’arrive à faire avec… Mais degré émotion, zéro pointée.

Alors oui, il y avait des tableau d’une beauté à couper le souffle. Mais aussi de l’ennui. Garance a observé ça d’un œil technique, elle y a, du coup, trouvé son content. Léone a été époustouflée par certains passages, le reste du temps elle s’est ennuyée poliment en s’appliquant à ne déranger personne.

Je ne regrette pas d’y avoir été. Il faut apprendre. Mais je préfère définitivement les chorégraphes européens : Pina Bausch, bien sûr, mais aussi Koen Angustijnen, Jean-Claude Galotta, Anne Teresa De Keersmaeker,et même Maguy Marin, avec son art déjanté de la chorégraphie, car, à chaque fois, j’en sors remuée, émue, bref vivante. Samedi, j’ai eu un peu l’impression d’observer des robots.

Et je ne dirai rien sur la musique, pour moi, à la limite du supportable.

En plus, mes photos du salut sont merdiques car j’avais oublié mon appareil photo et je me suis contentée de mon portable…

vendredi 11 décembre 2009

Des pieds et des poids

En prenant mon bain, je regardait mes pieds. C’est à peu près la seule occasion que j’ai de les observer en hiver, enfermés qu’ils sont dans bottes, chaussures, bottines, chaussettes, chaussons… J’observais mes pieds, donc, et je me disais que c’était curieux, mais qu’eux n’avaient pas vieilli. Je n’en dirais pas autant du reste de mon corps. Rides, affaissements, fatigue, rondeurs (doux euphémisme). J’ai du mal à me reconnaître quand je croise un miroir. On dit que les anciens gros, ceux qui ont maigri, puis minci, restent toujours gros dans leur tête. Moi, c’est le contraire, je suis restée mince et jeune. Alors c’est avec une certaine curiosité, totalement dénuée d’animosité – n’allez pas vous méprendre – que j’observe mon visage, mon ventre, mes mains, mes bras… Mes jambes aussi, et que je traque les marques du temps, pas encore les ravages, il ne faut pas exagérer non plus. Mais mon Dieu, j’ai 50 ans, j’ai eu trois enfants, et j’aime bien manger. Et j’ai eu quelques soucis aussi. Tout cela fait un corps et une figure.

Je ne déteste pas mon corps. Au contraire, je le respecte. Je n’aime pas les gens qui, sous prétexte de beaux intellects, méprisent leur physique et par un certain snobisme refusent d’en prendre soin. Ça peut même aller jusqu’au culte de la crasse. J’entretiens plutôt de bons rapports, nous sommes de vieux compagnons, nous nous connaissons depuis si longtemps. Nous savons nos forces et nos faiblesses. Et j’admets qu’il est plutôt costaud vu tout ce qu’il a vécu. Il ne m’a jamais lâché et j’espère qu’il va continuer encore de très longues années. Je suis une incurable optimiste, j’espère n’être qu’à la moitié du gué.

Ces dernières années, il était passé à l’arrière plan. Il savait qu’il y avait d’autres combats à mener, il s’est contenté de tenir. Ce qui n’est pas un mince exploit. Je commence à me dire qu’il faudrait, maintenant que le ciel commence à se dégager, que je lui rende la monnaie de sa pièce, que je le soulage un peu, l’allège aussi sans doute. Je n’ai pas toujours été en surpoids et la minceur me va plutôt bien. J’ai donc demandé à mon médecin les coordonnées d’une nutritioniste.

Mais je ne l’ai pas encore appelée. Je dois d’abord finir de faire mon deuil. Je ne suis pas dupe. Je sais pourquoi j’enfouis mon corps sous des kilos superfétatoires. J’escamote les années sous la graisse. Je préfère être grosse que vieille. Alors, avant de commencer à mincir, je veux être sûre d’une chose : que je ne cours pas derrière l’illusion d’un corps mince de 20 ans. Ni même de 30.

On n’a jamais fini d’apprendre.



Petits pieds

mercredi 9 décembre 2009

Danse avec eux

C’était le spectacle de cette fin d’année. Rendez-vous compte, deux morts, un chorégraphe reconnu et de nombreux danseurs plein de mérites. Gainsbourg avait sorti L’Homme à tête de chou en 1976, qui avait connu un flop. Il n’était pas encore assez Gainsbarre sans doute pour que cette œuvre sombre et sensuelle puisse trouver son public. Bashung l’a repris à son tour, en 2006, pour ce spectacle, il en a surpervisé l’arrangement. D’une demi heure environ, la partition passe maintenant l’heure. Et Galotta l’a chorégraphiée. Avec ce trio incroyable, c’est sûr, le tout-Paris allait se presser au théâtre du Rond-Point.

Quand on m’a proposé ces places, je ne savais pas du tout de quoi il retournait. J’avais juste retenu Galotta et danse. Deux mots qui me suffisait pour acheter les billets. Quand la presse a commencé à en parler, je ne me suis même pas souvenue que j’avais ces places. Alors quand je les ai reçues, j’en ai été bien aise. Mais vu les critiques, il me paraissait difficile d’y emmener Garance. On parlait de nu, de scène trop érotique, d’une scène de masturbation inutile et vulgaire. Des mots qui n’ont fait qu’attiser ma curiosité. Entre les adorateurs zélés des deux disparus, qui ne pouvaient que se sentir trahis (musique trafiquée, voix désincarnée, c’est pas lui, c’est pas eux) et ceux qui aiment descendre ce qu’ils adoraient avant, c’est sûr, il fallait détester.

La salle était pourtant comble (comme les Champs Elysées d’ailleurs, c’est fou cette foule d’avant les fêtes de noël). Sur scène, comme lu, une chaise de bureau à roulette. Entre un danseur à la silhouette déguingandée, dandy nonchalant, une réincarnation de Bashung, puis arrivent les autres, des hommes, des femmes, des journalistes à scandales et des Marilou petites coiffeuses. J’ai beaucoup aimé le travail des danseurs, et le travail de Galotta sur les danseurs. Chacun incarne à sa façon, suivant son tempérament, le couple infernal. Il y a des filles à la sensualité etrême qui réveilleraient un mort, d’autres plus athlétiques, plus rentre-dendans, d’autres encore plus douce, presque passive-soumise. Chez les hommes, pareil, les dominateurs, les faibles, les révoltés. Chacun des couples ainsi formé donne un relief nouveau à l’histoire. N’en déplaise à certains, je n’ai rien trouvé de déplacé dans ce ballet, ni les gestes, ni les attitudes. Tout avait sa raison d’être, y compris ce danseur nu comme un ver, la tête couverte d’un masque de singe, assis que la chaise, transporté par quatre de ses camarades qui le dépose sur le devant de la scène. Gratuit ? Non, c’est la statue même de l’Homme à tête de chou


Photo DR

Le spectacle est un ballet, il ne fallait pas trop y chercher les ombres de nos chers disparus. Ce n’était pas un concert souvenir, pas un concert du tout. C’était des danseurs qui s’exprimaient de façon particulièrement expressive sur une histoire connue et donc plus facilement décryptable que d’autres ballets contemporains. Et c’était beau.



Cela dit, c’était beau aussi d’entendre la voix de Bashung, cette voix magnifique sur ce texte magnifique. C’était bon aussi d’entendre ces airs de Gainsbourg revisité par Bashung. Et de se rendre compte combien ces deux-là ont marqué notre vie d’un vrai talent. Et combien ils nous manquent. J’imagine que Galotta n’avait au départ pas tout à fait imaginé ce spectacle, parce que Bashung aurait dû chanter sur scène avec ses musiciens. Mais c’est pas grave, c’est beau quand même.

Mon seul bémol, c’est sur la chanson Quand Marilou danse reggae, à ce moment-là, la chorégraphie est tout, sauf du reggae… C’est dommage, mais c’est pas grave parce qu’on est quand même pris par tout le reste.

Le ballet est donné au théâtre du Rond-point jusqu’au au 19 décembre. Puis il ira entre autres en janvier à Chambéry (12 et 13), mars à Roubaix (11-13), mai à Blagnac près de Toulouse (4 et 5), Besançon (10 et 11), Alès (18 et 19), Combs-la-Ville en Seine-et-Marne (26 et 27) et en juin (1er-3) à Clermont-Ferrand. Si vous êtes des puristes de Bashung ou de Gainsbourg, n’y allez pas, vous n’aimerez pas. Mais en dehors de la résurrection des deux artistes, rien ne pourra vous satisfaire. Pour tous les autres, n’hésitez pas. Vous passerez un moment passionnant.




vendredi 4 décembre 2009

La reine de la brioche


[[akynou]]

Chaque soir, je confectionne une belle brioche pour le petit déjeuner du lendemain. Celle-ci était au miel…
Mais hier, pfff, pas eu le temps. Je suis rentrée bien trop tard du boulot. Et ce matin, le petit déjeuner était tristoune avec sa baguette…

(occasion d’essayer de nouveaux plugin toshop. Et puis on ne peut pas parler que de choses graves)

jeudi 3 décembre 2009

Identité

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C’est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l’identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu’il n’est ni libre, ni pluraliste, ni utile.


Il n’est pas libre car c’est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n’est pas pluraliste car sa formulation réduit d’emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n’est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers. (…)

La suite est sur Médiapart, c’est une pétition. J’ai été la 2327e à signer. C’est comme un soulagement tellement ce pseudo débat me mettait mal à l’aise.

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