Racontars

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vendredi 26 novembre 2010

Mangas kids

J’ai découvert le cosplay, cet art du déguisement à La Chibi Japan Expo où j’accompagnais ma fille et sa meilleure amie. Ebouriffant ! Des gamins et des jeunes gens qui revêtent les tenues de leur héros manga préféré, en plein Paris, cela donne des choses étranges, voire irréelles. Cela dit, l’ambiance était bon enfant. L’endroit était blindé de monde, mais il n’y avait ni bousculade, ni piétinement. Tout le monde déambulait entre les marchands du temple tranquillement. Et ces derniers ont dû se faire un fric monstrueux…













mercredi 24 novembre 2010

La fille qui joue les divas

La semaine dernière, le chargeur de l’ordi portable est tombé en panne. En fait la prise qui le relie à l’ordi s’est détachée du fil. Parce qu’une fille qui joue les divas, ne fait attention à rien et n’écoute pas sa mère trimballe ledit portable avec le fil branché, le laisse trainer n’importe où et, surtout, à des endroits où on est susceptible de ne pas le voir et donc de marcher dessus…

Il y a quatre jours, c’est le four à micro ondes qui nous a quitté. C’est la fille qui joue les divas qui m’en a fait part. Mais je ne sais pas si elle y est pour quelque chose ou si c’est juste elle qui a constaté la chose la première. Le doute doit toujours profiter au suspect. Nous fonctionnons donc avec deux plaques électriques et le four normal en attendant que le nouveau cronde arrive (entre 2 et 10 jours). C’est pas très pratique, surtout quand on a une fille qui joue les divas, fait cramer le lait qu’elle chauffe le matin sans prendre même la peine de mettre de l’eau dans la casserole. J’en passe et pas des meilleures…

Hier, c’est le volet électrique des portes fenêtres qui donnent du salon sur le jardin qui est tombé en carafe. En position presque baissée. A cause de la fille qui joue les divas et de sa négligence. Depuis, nous vivons à la lumière des ampoules alors qu’il fait grand soleil dehors. Je me suis toujours méfiée de ces rideaux électriques qui semblent tellement pratique. La voisine a remplacé tous ses volets traditionnels, deux ceux qui se ferment à la main, par des rideaux électriques. De l’extérieur, c’est un rien moche. C’est comme si, sur un visage, il n’y avait plus ni cils ni sourcils. Et le jour où ils tomberont en panne… Le truc, c’est que je ne sais pas du tout comment se réparent ce genre de choses. Quand j’aurais une maison à moi, j’aurais des vrais volets.

En fait, je crois que ce ça ne va pas ensemble appareil technologique et fille qui joue les divas.

lundi 22 novembre 2010

Bouquet métropolitain


[[akynou]]

Un drôle de vase sur le quai des Abbesses… Un moment de trash poésie

dimanche 21 novembre 2010

Mon lit

Mon lit jouxte mon bureau, il en est une extension. C’est là que je pose mes dossiers, mes documents. Je me fais une place dans ce fatras quand je veux dormir

Mon lit est celui des chats qui aiment bien y faire la sieste.

Mon lit est l’endroit où je jouis de mon célibat. Je prends toute la place, je m’étale et je m’étire. Je suis bien seule dans mon lit.

Mon lit est mon bateau dans le noir, moi je sombre mais lui me porte, m’emmène jusqu’aux rives de la journée suivante.

Mon lit est mon auditorium, c’est bien pelotonnée sous la couette que j’écoute le mieux la radio, la musique, et que je rêve.

Mon lit est une délicieuse salle de cinéma. Confortablement allongée, j’y regarde les films et les séries qui défilent sur mon ordinateur.

Mon lit est mon pré-carré d’où je chasse le chien mais où j’accepte parfois un de mes enfants.

Mon lit, ce matin, s’est transformé en salle de restaurant quand ma dernière y a apporté mon petit déjeuner. Mon thé, deux petites tartines, un verre de jus d’orange, ma serviette de table, le tout sur un grand plateau… Et j’ai dégusté tout cela plus un petit baiser sur une joue douce et rebondie.

J’aime mon lit même si je lui résiste et ne vais me coucher qu’à des heures indues. Personne ne me commande, même pas lui.

samedi 20 novembre 2010

Oamos, le moteur de recherche en son et lumière

En préparant mon cours dur les outils Internet pour les journalistes (et tous autres), au chapitre moteurs de recherche (c’est vrai, il y en a assez de Google qui n’est d’ailleurs pas toujours le meilleur moteur selon les sujets), je suis tombé sur cette perle. Cela s’appelle Oamos. Ce n’est pas un perdreau de l’année mais il est toujours aussi innovant. C’est un peu l’art d’allier la recherche d’information et une recherche graphique très ludique la tentation est donc grande de ne l’activer que pour jouer avec l’image qui bouge. Mais ça reste un moteur de recherche qui fonctionne essentiellement par tag. Si on clic sur les mots proposer on arrive bien à des liens. Pour chaque recherche, on choisit la dose d’objectivité ou d’amusement que l’on veut y mettre. Et on peut poster sur son blog, le résultat. Alors j’ai entré le mot journalisme Le plus objectif donne ceci :



La version ludique cela :

 



Oamos a également une version carte, avec le même genre d’animation et que l’on peut publier également. Ainsi, si je tape Toulouse (j’ai essayé avec Tours, mais il y avait ambiguité avec tours operator et avec Paris, mais des photos de Paris Hilton s’intercalaient), je peux obtenir

en version objective



En version ludique


A moins que ça ne soit l’inverse :-)

dimanche 14 novembre 2010

Absente

Je suis absente, ou peu présente. Enfin, pas très là, voire pas du tout.

Je travaille. Je ne fais même que ça. Je viens de terminer mon cours sur la typographie. J’entame demain la mise à jour de mon cours sur Les médias et Internet. Je mets des jours à les préparer, ces cours, pour trois ou quatre petites heures devant mes étudiants. Je mets trois ou quatre fois pus de temps à les préparer qu’à les donner. Ce n’est pas très rentable, je trouve. Alors je cours.

Et puis j’ai les copies à corriger. Je cours, je cours… Je cavale même


A galopar, a galopar hasta enterrarlos en el mar… Enfin, là maintenant, je vais me coucher. Il vaut mieux, à presque 3 heures du matin… 


Vivement que ce manège freine un peu sa danse infernale. J’ai la tête qui tourne, qui tourne qui tourne…

jeudi 4 novembre 2010

Vous me reconnaissez ?

Ces photos m’amusent toujours. Elles ont un charme suranné. Ce sont les mêmes bouilles qu’aujourd’hui, les même regards moqueurs ou sérieux, inquiets aussi parfois. Les oreilles sont sans doute plus décollées que de nos jours, surtout chez les garçons dont les cheveux ne masquent rien. Et les chaussettes, les blouses, les chandails marquent l’époque.

Sauriez-vous écrire une histoire à partir d’une pareille photo ?

Laure003.jpg

lundi 18 octobre 2010

Les journalistes ne sont pas des Indiana Jones

Depuis le début des manifestations de l’automne, des vidéos ou des posts courent sur Facebook et twitter montrant ou décrivant des journalistes en train de se faire cogner dessus par les force de l’ordre. Dans la plupart des vidéos, les tabassés protestent arguant du fait d’être journaliste. Comment ? S’insurgent des blogueurs, les journalistes se prendraient-ils pour des sur citoyens ? Ainsi, dans un papier sur Elise Lucet et sa no réaction aux propos racistes de Jean-Pierre Guerlain, Pier-Alexis Vial – qui tient un blog par ailleurs souvent intéressant –, s’étonne, voire se scandalise :

il faut réécouter attentivement le début pour se rendre compte d’un autre “scandale” : l’un d’eux déclare “nous tapez pas dessus, on n’est pas comme les autres là”. Quels “autres”? J’ose espérer qu’il ne parlait pas des manifestants… Mais aussi : “J’ai pris des coups de matraque! Alors que je suis de la presse!!” s’égosille-t-il. Tiens donc. La carte de presse est une sorte de carte d’immunité. Le gars lambda peut s’en prendre, d’ailleurs ce serait bien pour faire un scoop encore une fois sur les violences policières, mais moi, le journaliste, me toucher est un crime de lèse-majesté? On est loin du journalisme d’investigation.



Allons donc, on serait un bon journaliste d’investigation parce qu’on accepterait de se faire taper dessus lors d’une manifestation que l’on couvre pour raison professionnelle ? Je trouve cela puéril. Je trouve que c’est avoir une idée puérile de notre profession. Nous ne sommes pas des Rouletabilles, ni des Indiana Jones (qui lui était archéologue d’ailleurs). Notre métier, ce n’est pas l’aventure dont nous accepterions les dangers avec le sourire. Nous ne sommes pas tous des reporters de guerre. Ceux-ci sont même une minorité. Notre métier, et également celui des reporters de guerre, c’est d’informer et un pays démocratique tel que le nôtre se doit de nous laisser travailler dans de bonnes conditions. Alors voilà ce que j’ai répondu à Pierre-Alexis Vial.

Je suis d’accord avec vos réactions sur la présentation et le travail d’Elise Lucet. Mais un peu moins pour la suite. Vous faites un amalgame entre des situations différentes qui sont autant de raccourcis agaçants voire dangereux.

Les “stars” de l’info ont été choisis parce qu’ils sont ce qu’ils sont. Qu’ils l’étaient déjà avant de devenir présentateurs de grand messe cathodique. L’attitude d’Elise Lucet est déplorable, non professionnelle, je le confirme, télé ou pas, mais… pas étonnante. Elle est toujours du côté du manche, si je puis dire. C’est elle qui dernièrement interrogeant un syndicaliste l’attaquait en disant : « Alors, vous organisez la pénurie. »

Le cas des photographes et journalistes qui se font tabasser lors de manifestation est très différent. Vous semblez trouver qu’ils ont un ego démesuré parce qu’ils ne se prennent pas pour des manifestants comme les autres. Mais ce ne sont pas des manifestants. Ils sont là pour leur boulot. Imaginez que des pompiers ou des infirmières ou des médecins, appelés sur les lieux pour faire leur métier, soient pris à parti par les forces de l’ordre et soient tabassés. Et gueulent : “Nous tapez pas dessus, on n’est pas comme les autres là.” Vous n’auriez sans doute pas de mots assez durs pour condamner ces incidents.

En France, les journalistes sont censés pouvoir travailler normalement, sans se faire taper dessus, parce que la France est un pays démocratique. Faire un rapprochement avec les journalistes qui prennent des risques dans des pays en guerre ou dictatoriaux est indécent. Indécent pour les journalistes, indécent pour notre pays. Je sais que nombreux sont ceux qui pensent que les libertés essentielles sont grignotées par le pouvoir en place. J’en fais parti. Mais pas au point de penser qu’il est devenu dangereux, ici, chez nous, dans notre pays, d’exercer son métier quand on est journaliste.

J’ai découvert avec plaisir que je n’étais pas la seule à être choquée par de tels amalgames. Aliocha, lui réagissait aux propos d’un autre blogueur (cité par Pier-Alexis Vial) repris par Marianne2. Comme Pier-Alexis Vial aurait aimé qu’Elise Lucet réagisse aux propos de Guerlain, j’aurais apprécié que Marianne2, qui ne peut pas ne pas avoir une idée sur la question, réagisse aux propos reproduits. 

samedi 16 octobre 2010

Les parents de lycéens ne sont pas les nantis que l'ont décrit

Je lisais un papier de Thomas Legrand sur Slate, avec lequel j’étais plutôt d’accord au début, car il disait qu’on ne peut pas instrumentaliser la jeunesse [voyez mon propos sur Facebook (*), on ne pouvait pas mieux tomber]. Mais vers la fin, j’ai lu ça :

« Si les lycéens et les étudiants ou les jeunes travailleurs sortaient de leurs gonds, ils seraient sans doute soutenus par les plus anciens. Les plus anciens, leur parents, qui ont profité de la planète, de la croissance, du plein emploi et de promesses d’avenir meilleur. »

Ce sont des propos que j’entends depuis quelques jours à la radio, depuis que les lycéens sont entrés dans la danse. Les lycéens ne connaîtront pas le même Nirvana que leurs parents. Eh bien, si je regarde autour de moi la plupart des parents lycéens que je fréquente, je cherche encore les privilégiés, ceux qui n’ont jamais connu le chômage, etc. Alors, j’ai répondu ce qui suit.

Je suis mère de lycéenne. Plutôt plus âgée que la moyenne des parents car j’ai eu mes enfants tard, j’ai 51 ans. Et je ne me reconnais absolument pas dans le descriptif des parents fait ici. Le plein emploi n’était déjà plus qu’un rêve quand je suis arrivée sur le marché du travail. J’ai travaillé tout en faisant mes études. J’ai accumulé les CDD jusqu’à environ 30 ans et les périodes d’essai “non concluantes” (de trois mois renouvelées une fois, donc six) jusqu’à environ 30 ans. Cette décennie-là, celle des quatre-vingt, on vu aussi mon père, cadre commercial, mis au chômage. Il avait beau multiplier les candidatures, ses CV lui étaient retournés sans commentaire, sans lettre, avec parfois juste l’âge entouré. 48 ans.

Je suis devenue journaliste. J’ai continué les CDD. J’ai signé mon premier CDI, je devais avoir 32 ans…

Ai-je profité de la planète ? J’ai surtout été très regardante sur les prix pour nourrir ma famille. Je n’ai jamais eu les moyens de le faire avec des produits bio, bien trop chers pour les miens. Nous étions 5 à vivre sur mon seul salaire, nous ne sommes plus que quatre depuis que je me suis séparée de mon mari. Il ne me reste rien à la fin du mois. Je ne suis pas propriétaire, les lendemains ne chantent pas. Et si mes enfants tiendront plus tard le coup face à la situation qui se prépare pour eux, c’est que je leur aurait donné déjà des ficelles, parce que j’ai vécu ça avant eux. 

La seule chose oui, qui me restait, c’était la retraite. Mais étant née en 1959, malgré mes trois enfants, les promotions qui me sont passées sous le nez parce que justement, j’avais trois enfants, etc., eh bien si je veux qu’ils fassent un minimum d’études, il faudra de toute façon que je travaille jusqu’à…

Je ne suis pas la seule dans ce cas-là. C’est la même chose pur toutes les mamans solos par exemple. Et puis toutes les familles entre deux eaux, pas franchement pauvres, mais pas riches non plus. Qui n’ont pas la sécurité de l’emploi. Qui s’adaptent, et qui trouvent le système du chômage de plus en plus dur. Alors qui serrent les fesses quand ils ont un emploi, parce que le perdre…
Alors, les privilèges des parents des lycéens qui défilent, je les cherche encore. Je ne vois pas de quoi il s’agit.
Peut-être faudra-t-il chercher du côté des grands-parents ? Et encore, ça dépend desquels. Parce qu’après tout, les gens vraiment privilégiés, je crois pas qu’il y en ai tant que cela.

Cela dit, là où il a raison Thomas Legrand, c’est que nos enfants auront toute notre solidarité. Enfin, j’espère. Et que je suis très contente qu’ils s’arment pour se battre. Parce que s’ils veulent s’en sortir, il n’y aura que la bagarre et la solidarité. Comme l’on fait nos ancêtres avant, ceux de 36, par exemple.

(*) Je disais : « Merci jeune fille ! on n’instrumentalise pas les jeunes quand ils sont lycéens. Tous ceux qui ont un ou plusieurs ados chez eux savent de quoi je parle. » et je faisais le lien avec une superbe série de photos

jeudi 14 octobre 2010

Drôle d'idée, drôle de temps

Des fois, quand je conduis, ou que je prends mon bain, ou juste avant de m’endormir, il me vient de drôles d’idées. Comme celle-ci

J’ai 51 ans. Ma fille aînée en a 15. Soit l’inverse de 51.
Je suis née en 59, elle en 95. Soit l’inverse de 59.
C’est la seule fois que cela m’arrivera, et avec cette seule fille-là.

« J’avoue, me dit-elle quand je lui en fis la remarque, c’est stylé… » Un peu fière, comme moi, de cette coïncidence amusante, mais qui ne sert à rien et dont tout le monde se fout. Et se demandant d’où pouvait bien me venir ce genre d’idée. Ben, je sais pas… C’est comme ça. Des fois, c’est plus constructif quand même. Mais bon, c’était amusant.

En attendant, fille aînée a fait sa première manifestation toute seule aujourd’hui. Et demain, elle va bloquer son lycée. Pour ça, elle ne fait pas l’inverse de sa mère. Elle fait juste pareil.

A bas Haby, y a d’l’abus, on viendra à bout d’Haby (Ça c’était le slogan d’une de mes premières manifs, alors que j’allais au lycée Guillaume-Budé et qu’on luttait contre la réforme Haby, ministre de l’Education nationale)
Les Riches ont des couilles en or, les pauvres des nouilles encore (ça, c’était un slogan de la manif contre les retraites, à Tours)

O tempora o mores

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