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mercredi 7 mars 2012

Mon gamin est sur Facebook (2) ou comment faire croire aux gens qu'on gère les problèmes

 J’avais promis une suite à mon précédent post, Ce n’est pas si facile à écrire… Ce sondage, les campagnes publicitaires qui ont suivi, la série d’articles ou de reportages sur le sujet ont alimenté chez moi une réflexion qui part un peu dans tous les sens et que j’ai essayé de canaliser.  

J’avoue aussi que la tapage anti-Internet en général, et antiréseaux sociaux en particulier m’agace. Parce que bien utilisés, ce sont des espaces de liberté sans précédent. Et c’est sans doute ce qui gêne.

Dans l’enquête L’usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans, le nœud gorgien, c’est visiblement le chapitre L’exposition au contenu sensible. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, il est plutôt rassurant : 84% des 8-17 ayant un profil sur un réseau social n’ont jamais publié de photos/videos sans l’autorisation des photographiés. Ils sont 91% a déclarer qu’ils n’ont jamais publié de photo ridiculisant quelqu’un de leur entourage, 93% à affirmer n’avoir pas dit de choses blessantes sur un camarade, et 96% a déclarer n’avoir jamais participé à un groupe critiquant ou étant méchant avec quelqu’un. Sans surveillance des parents, les jeunes se conduiraient donc, en très grande majorité, plutôt bien sur Internet. Peut-être parce que les jeunes, dans leur grande majorité, se conduisent plutôt bien dans la vie en général.

On regarde de l’autre côté, et on apprend que 82% des jeunes ne se sont jamais fait insulter sur Internet et 87% n’ont jamais été victime de mensonges ni du rumeur. Ils sont tout de même 18% et 13% à l’avoir été. C’est évidemment trop. Mais le sondage de conclure : « 1/4 des jeunes victimes d’incivilité sur leur réseau : 25 % des jeunes connectés ont été victimes d’insultes ou de mensonges/rumeurs… » Là on frise la malhonnêteté intellectuelle en jouant dangereusement sur les mots.
– un quart des jeunes victimes d’incivilité sur leur réseau. Non, parce que le sondage ne concerne que ceux qui sont inscrits dans un réseau social et que ceux-ci, parmi les 8-17 ans, ne sont que 48%, avec des grandes disparités selon les âges.
– 25% des jeunes connectés… Déjà, cela veut dire quoi, connecté, si on ne précise pas à quoi ? L’imprécision (on se connecte à Internet et celui-ci est vaste) dramatise, forcément. Et pour arriver à ces 25% on additionne les résultats de deux questions différentes. C’est comme si je constatais qu’il y a 5 jeunes qui aiment les bananes dans cette classe, et 6 qui aiment les pommes. et que j’en tirerais la conclusion qu’ils sont donc 11 à aimer les fruits. Le hic, c’est qu’il y a ceux qui aiment à la fois les bananes et les pommes. Les comptent-on deux fois dans ceux qui aiment les fruits ? Eh bien, il y a fort à parier que ceux qui sont victimes de mensonges et de rumeurs se font également insulter.

Mais pour les contempteurs d’Internet et de ses réseaux, la chose est claire : un quart des enfants sont victimes d’insultes et de rumeurs sur le Net.

Cela me rappelle tous ces articles, ces reportages qui ont fleuri ces derniers temps sur le harcèlement à l’école et dans lesquels Facebook était mis en cause. Le harcèlement à l’école est une plaie dont les adultes, et notamment les enseignants, n’ont pas toujours pris la mesure. C’est en train de changer, et c’est tant mieux, car c’est d’une grande violence pour les enfants qui en sont les victimes. Quand j’étais présidente des parents d’élèves de l’école de mes filles, il est arrivé un cas assez terrible et qui aurait pu mal finir. Heureusement, l’enfant et ses parents ont eu la bonne réaction. Elle, en a parlé à ses paents. Eux sont venus nous voir, nous, les parents d’élèves. Et ce qu’ils nous ont raconté, ce que leur fille leur a raconté, nous a laissé sur le cul. Cette gamine de CM2 était totalement rejetée par les autres. Pas uniquement par sa classe. Par l’autre CM2 aussi. Les autres niveaux étaient également au courant de l’exclusion la concernant et avaient pour consigne de ne pas s’en mêler. C’est une autre gamine, qui, pour s’amuser, avait décrété la mise à l’écart. Et comme elle avait de l’ascendant, ses copains ont suivi. Puis l’effet a fait boule de neige. Personne n’avait le droit d’approcher la victime, de jouer avec elle, de la toucher. Il se disait que si on la touchait, on pouvait attraper le sida. Pendant un cours de sport, lors duquel les enfants devaient faire une ronde, ceux qui étaient à côté d’elle ont mis des gants, ou ont tiré sur leurs manches pour que leur peau n’entre pas en contact avec la sienne…
Ce manège a duré plusieurs semaines, au nez et à la barbe des enseignants. Par contre, ceux-ci, quand ils ont été alertés, ont réagi immédiatement et dans le bon sens. Le manège a cessé. Il y a eu de nombreuses discussion avec les élèves.
Une de mes filles a été elle aussi victime de harcèlement, parce qu’elle est différente de ses camarades. Heureusement, nous avons une relation de confiance, et elle m’a tout raconté très vite. Quand cela a commencé à aller trop loin, je suis intervenue. Là encore, les enseignants ont eu la bonne réaction. Et cela a cessé. Un temps. C’est revenu. Puis cela a cessé à nouveau. Les enfants sentent très vite quand un autre est laissé pour compte ou quand ce n’est pas le cas.
Par contre, ma fille n’a jamais été victime de harcèlement sur Internet. Tout simplement parce que les gamins qui l’emmerdent au collège ne font pas parti de ses contacts. Ça limite bien les choses. Dernièrement, une gamine avec laquelle elle a été en colonie, avec laquelle elle n’était pas particulièrement amie, mais qui avait insisté pour qu’elles soient en contact, lui a mal parlé. Elle l’a virée. A la différence de la vraie vie, sur Internet, on peut couper le sifflet à quelqu’un. On est obligé d’aller au collège, de retourner voir ses petits tortionnaires. Pas sur Internet.

On dit que le harcèlement scolaire serait démultiplié par Internet qui rendrait les choses encore plus dures. On parle aussi de ces enfants qui ont jusqu’à 300 contacts. Mais ce sont rarement les mêmes. Un enfant en but au harcèlement n’est pas un leader, pas quelqu’un de populaire. Il n’a pas 300 contacts. Il en a même assez peu, ce qui peut le protéger. Parfois, aussi, il espère intégrer LE groupe. Celui des ados normaux. Parce que quand on est un ado, le groupe, c’est la deuxième famille obligatoire pour pouvoir quitter la première. Alors peut-être est-il tenté de faire allégeance, d’établir le contact sur Facebook. C’est alors que ça peut dégénérer. Mais ce n’est pas plus terrible qu’en vrai. Parce qu’en vrai, c’est déjà terrible. C’est déjà insupportable.



"Les injures" : Campagne contre le harcèlement à l’école par LeNouvelObservateur

Le seul passage sur Facebook concernant cette video (et les deux autres de la série), c’est quand une petite pétasse publie la photo du gros sur Internet à partir de son téléphone portable. Peu crédible. Vous savez combien coûte un forfait avec Internet illimité et ce genre de téléphone ? Vous pensez que la majorité des enfants de collège ont les moyens d’avoir ce genre de portable ? Et puis pas besoin de réseau social pour transférer une photo. Les forfaits bloqués des ados ont la plupart du temps SMS et MMS illimités. Et ils savent s’en servir. Et c’est d’ailleurs par ce biais que se font les envois de photos gênantes et choquantes, les vidéos, qui ont été jusqu’aux tournantes filmées. Pas sur Facebook. Mais quoi…, on ne va pas interdire les téléphones quand même…

Pour en revenir à la campagne sur le harcèlement et à la très grande faute d’Internet, je me rappelle de nombreux lancements de reportages : « Une plaie, qui gagne les écoles, multipliée par Internet » Sur France 2 notamment, avec un lancement plutôt appuyé de Pujadas. Le reportage lui-même ? A croire que le présentateur ne l’avait pas regardé… Il montrait un garçon qui avait dû changer d’école parce que victime de harcèlement. Il y racontait ses souffrances, avec beaucoup de clairvoyance. Parlait-il d’Internet ? A aucun moment. Alors ?

Idem dans un supplément télé du Nouvel Observateur. L’article s’appelle L’Ecole sans foi ni loi. Et le chapeau dit : « Les réseaux sociaux ont envahi le quotidien des collégiens. Avec des conséquences parfois tragiques. » Il présente un documentaire qui s’appelle, lui, La Face cachée des cours de récréation et qui porte sur le harcèlement à l’école, « ce mal insidieux qui fait trembler l’Education nationale ». Et la journaliste d’écrire que l’école doit faire face « à un autre genre de harcèlement, aux effets ravageurs : les menaces sur Internet (…) Il est facile devant son ordinateur d’écrire tout et n’importe quoi. Les insultes fusent via les réseaux sociaux, où l’impunité est totale. Des groupes se forment contre une personne et s’acharnent. Le bouc émissaire est poursuivi à coup de chats méchants et grossiers qui fabriquent un monde sans foi ni loi où la réalité peut rattraper le virtuel ». Et de citer le cas d’une jeune fille qui s’est défenestrée à l’automne dernier, victime du harcèlement  de ses camarades à la suite « d’une altercation qui avait démarré, semble-t-il, sur Facebook ». C’est moi qui souligne le semble-t-il. Oui, cela a été dit au moment du décès de cette jeune fille. Est-ce que cela a été prouvé par la suite, corroboré par l’enquête ? Non, et c’est pour cela que la journaliste soit prendre une distance, avec ce “semble-t-il”.

Car à chaque fois qu’on veut démontrer l’effet néfaste des réseaux sociaux, on sort un cas qui n’a soit rien à voir, soit qui est tellement extrême qu’il n’est absolument pas exemplaire. Comme celui de cet adolescent américain qui s’est suicidé parce qu’un de ses « copains » avait mis sur le Net une video de lui ayant des rapports avec un autre garçon. Il était homo, et jusque là, personne ne le savait. Bien sûr que ces agissement sont répréhensibles. Sont-ils la majorité de l’espèce, sont-ils suffisamment courant pour qu’on doivent s’en alarmer. Eh bien je n’en sais rien. Parce que autant des enquêtes sérieuses ont été menées sur le harcèlement à l’école, par des chercheurs en sociologie par exemple, des psychologues, etc. Autant, ce n’est pas le cas pour les dangers que l’on impute à Internet en général, aux réseaux sociaux en particulier.

D’autant que – et ça le papier du Nouvel Obs télé le dit très clairement – s’il y a une recrudescence du harcèlement à l’école (il a toujours existé mais les chiffres de signalement explosent), il ne faut pas omettre les « coupes drastiques opérées dans ce service public depuis 2007 : quelque 66 000 postes de professeurs ont déjà été supprimés ; les effectifs du personnel surveillant sont à la baisse eux aussi. » Rien que dans le collège de mes filles, le nombre d’enfants accueilli a fait en quelques années un bon important, presque d’un quart de sa population d’origine. Si le nombre d’enseignant à, lui aussi, augmenté, mais pas dans les mêmes proportions, celui du personnel de surveillant est resté dramatiquement stable.

Le nombre d’articles et de reportage sur ce harcèlement auxquels serait mêlé ce pauvre Facebook est essentiellement dû à une campagne assez spectaculaire du ministère de l’Education nationale sur le thème. Les médias les plus importants ont été convoqués à une conférence de presse sur le thème. Certains confrères m’ont fait part de “l’insistance” de ce ministère pour que le sujet soit traité “avec le volet Internet” même si leurs propres enquêtes ne le mettait pas en valeur (et pour cause). Et quand le volet ne peut y être, on fait le lancement adéquat.

Toute cette agitation pour quoi faire ? Bon sang, mais c’est bien sûr, la campagne… électorale celle-ci. Il est sans doute important de faire savoir aux parents que l’Etat est inquiet pour leurs enfants et qu’ils s’occupe du problème. En paroles… Des paroles qui coûtent cher… Il en profite pour taper sur Internet, cet ennemi si facile, ce lieu de permissivité et de liberté insupportables. C’est pervers et pathétique. Parce que ce ne sont pas quelques spots à la télé, aussi bien fait soit-ils qui mettront fin au harcèlement à l’école. Ce sont des adultes formés à la question qui peuvent rester vigilant et prévenir. Oui, mais pour cela, faudrait arrêter de déplumer l’Education nationale de ses enseignants, de ses encadrants…

dimanche 1 janvier 2012

Mon gamin est sur Facebook, c'est grave docteur ? - 1re partie

Quelques uns de mes étudiants ont planché sur un sondage concernant l’usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans. Pour mieux corriger leurs papiers, je dois étudier ce sondage.

L’intitulé me laisse dubitative : une enquête sur les 8-17 ans et Internet, comment ne pas penser que cela mélange tout et son contraire… Qui y a-t-il de commun entre disons une petite Manon de 8 huit ans, scolarisée en CE2 et une grand Tristan, 17 ans, qui est au lycée, en première ?

J’ai donc téléchargé le sondage. C’est une enquête TNS Sofres effectuée à la demande de la Cnil et de deux associations de protection de l’enfance.

A priori, quand on sait comment fonctionnent les sondages, on se dit que, vu les commanditaires, Internet, a priori, est coupable. De quoi, on ne le sait pas encore. Mais forcément coupable. Toutes ces enquêtes, une fois réalisées, sont la propriété de ceux qui les ont commandées, et payées. Ils ont la possibilité de les divulguer, ou pas. Et logiquement, un organisme ne publie que les sondages qui vont dans son sens. Ici, nous avons deux commanditaires de la protection de l’enfance qui ont souvent la dent dure contre le réseau des réseau, ce nouveau fléau. Analyse faite, Internet ne s’en tire pas si mal que cela. Et le sondage fait bien la part des choses entre les plus de 13 ans (âge « autorisé » par Facebook pour ouvrir un compte) et les plus jeunes. Et le grand écart est effectivement là. Reste tout ce qu’on peut faire dire aux chiffres et certains ne s’en privent pas..

Premier élément donné : 48 % des 8-17 ans sont connectés à un réseau social. Ce qui en soit, n’est pas énorme. J’aurais cru plus. En fait, je me rends compte que non. Nombre de mes étudiants, et cela m’étonne toujours, n’ont eu  que très peu de contacts avec les réseaux sociaux avant de rejoindre l’école. Parce qu’ils n’en voyaient pas l’intérêt. Et je suis suis obligée de leur dire, que, si, ils peuvent y trouver de l’intérêt. Un intérêt professionnel. Et avant d’avoir 21 ou 22 ans, ils ont eu moins de 17 ans…

Cela dit, j’aimerais savoir quelle est, dans ces 48 %, la proportion des 8 ans, et celle des 17 ans. Ça ne doit pas être loin des 97 % chez les second et des 3 % chez les premiers. Deuxième chiffre sur la même page : 96 % utilisent Internet, 93 % chez les 13 ans et moins. Quand même… me dis-je in peto. Sauf qu’il ne s’agit que d’aller sur Internet. Et qu’évidemment la quasi totalité des enfants se connectent puisque le maniement d’Internet est une matière enseignée dès l’école primaire. Ma dernière fille (11 ans), dès le CM1, a eu des recherches à effectuer sur la Toile. Ce qui m’énervait plutôt. Pas parce que j’avais peur du grand méchant loup. Mais parce que faire une recherche sur Internet, ce n’est pas du tout quelque chose d’évident. Et qu’une fois qu’on a entré « Hercule » ou « Victor Hugo » dans Google, comment fait-on pour trouver quelque chose de pertinent ? Chercher sur Internet, cela s’apprend. Avant de lancer leurs élèves sur des recherches à faire chez eux sur la Toile, les enseignants seraient bien avisés de le faire, avec eux, en classe, en leur montrant les outils les plus efficaces. Et après leur avoir donné les clés d’utilisation de Wikipédia et les mises en garde nécessaires

Bref, 93% des moins de 13 ans surfent sur Internet. Je me demande pourquoi on n’arrive pas à 100 % vu les programmes scolaires…


Léone faisant ses début à l'ordi

Ils sont 18 % de moins de 13 ans à être connectés à un réseau social (mais l’analyse dit « près de 20 % », 18 %, ça ne doit pas assez parler…) Là encore, j’aimerais bien savoir comment se répartissent ces 18 % en fonction des classes d’âge. Et de comparer Manon, toujours 8 ans, à… Lola, 13 ans, en quatrième au collège.

Le chiffre existe. Le sondage le donne deux lignes plus bas. Ils sont 11 % des élèves du primaires à se connecter sur un réseau social. De cette première partie, le sondage conclut, à juste titre, que le déclic se fait en fait au collège. Et qu’à partir de ces années-là, les ados se connectent soit depuis leur ordinateur personnel, soit depuis leur téléphone portable, avec donc le forfait adhoc, plutôt coûteux. Ce qui m’étonne, c’est que, un peu plus haut, il disait que c’étaient les enfants dont la famille appartenait aux catégories populaires qui se connectaient le plus, plus que ceux des familles dites aisées. Pas d’explication à cette contradiction qui n’a surpris personne semble-t-il.

Les chiffres qui suivent ne concernent que les 48 % de jeunes qui admettent être sur un réseau social. FB ou un autre. Surtout FB.

Deuxième chapitre, L’attitude des parents face à l’utilisation des réseaux sociaux. Parent ! Vous ne vous occupez pas assez de vos gamins. C’est un peu la tendance générale depuis quelques années : mettre les parents en accusation et leur faire porter le poids de ce que la société ne peut plus faire. Hop hop hop, je suis hors sujet…

« Si 99 % des parents savent que leur enfant est sur un réseau social, c’est un sujet dont on parle peu. » Et pour cause. Vous avez déjà essayé de parler de ses copains avec un pré-ado ou un ado ? J’imagine très bien la conversation autour de Facebook. Enfin, je l’imagine… je la connais, je l’ai déjà vécue. C’est un parent qui cause tout seul devant son gamin qui soupire, lève les yeux au ciel et conclut en disant : « De toute façon, tu comprends rien… » Ce qui n’est pas vrai, mais ce que l’ado se plait à penser. Restons optimiste, il y a quand même 14 % des ados qui en discutent avec leurs parents. C’est énorme.

Cela dit, si les parents n’en parlent pas, ils suivent. Quasi la moitié des ados sont amis avec leurs géniteurs. Ma fille aînée (17 ans demain) m’a virée un jour en m’accusant de l’espionner. Au départ, je n’avais pas voulu être son amie, c’est ma fille, pas ma copine. Mais lors d’un de mes voyages, nous avons trouvé plus simple de nous connecter pour discuter en chat. C’est plus souple et plus pratique que MSN quand on se trouve dans un cybercafé aux portes du désert, ce qui était mon cas.

Je n’allais jamais sur sa page. D’abord parce que je refuse de l’espionner, ensuite parce que, de toute façon, je ne comprends rien à ce qui s’y raconte. Mais de temps en temps, je tombais sur une de ses actualités sur MA page. J’ai eu le malheur de répondre à l’une d’elle. Hop, virée. Depuis elle m’a remise. Puis m’a virée à nouveau. Et s’est plainte pas plus tard que ce matin de ne pas pouvoir lire ma page parce que je n’étais pas son amie.

Ma seconde fille (13 ans) doit son compte à sa meilleure copine, alors qu’elle n’avait pas l’âge requis. Vu le nombre d’heures qu’elle passe sur mon ordinateur (très peu, j’occupe la place), et qu’elle n’en a pas à elle, j’ai laissé faire. Elle m’a très vite inscrite comme amie. Elle aurait pu ne pas le faire. Quant à la petite dernière, je viens de lui créer une adresse mail. Mais j’ai refusé de lui ouvrir un compte FB. Appuyée en cela par l’aînée. Il faut dire que la petite n’a pas d’amie qui ait un compte FB avec qui converser. A part jouer (il n’y a que cela qui l’intéresse), elle n’y ferait pas grand chose. Mais il a fallu lui exliquer que ces jeux-là nécessitaient des amis pour avancer. J’en sais quelque chose. Cela fait deux semaine que je ne fais que ça, jouer…

Je connais des jeunes filles qui ont plusieurs comptes mais se ferait hacher menu plutôt que de le reconnaître. L’un est connu de leurs parents. L’autre non. On est content parce que, tout compte fait, notre enfant ne passe pas tant de temps que ça sur FB. On croit surveiller. On ne surveille pas grand chose en fait. On se fait avoir en beauté.

Le sondage poursuit : « Seul la moitié des enfants s’estiment surveillés ». Le total est effectivement de 55 %. Mais seuls 48 % des garçons disent l’être. Et 63 % des filles… Les vieux réflexes reviennent toujours. Donc, quand on dit que les parents ne surveillent pas leur progéniture, ça dépend laquelle. Mais n’en a-t-il pas toujours été de même ? Quand j’avais entre 13 et 17 ans, mes copines étaient bien plus surveillées que leurs frères (je ne pas dire la même chose, je n’ai pas de frère). Elles n’avaient pas le droit de sortir seules avant un âge avancé (la majorité en général). Si elles avaient un grand frère, ça allait, mais sinon… il fallait attendre le petit ami dûment adoubé par les parents. Pour les garçons, la surveillance était plus lâche on va dire… Et ça n’a pas changé.

En passant, les moins de 13 ans se sentent surveillés à 77%.

Super surveillés :-)


Léone faisant ses début à l'ordi

Le sondage constate cependant que la surveillance serait « plus quantitative que qualitative ». C’est-à-dire que les parents se contenteraient de limiter les moments où les 8-17 ans ont le droit de se connecter (28 %) plutôt que de vérifier ce qu’ils disent ou montrent (23 %). Evidemment, c’est peu. Mais si on isole les moins de 13 ans, le deuxième chiffre monte à 42 %. Dans toute cette partie, la surveillance des parents est bien plus importante pour les enfants de moins de 13 ans que pour les autres. En résumé, les parents sont assez peu associé à la pratique qu’ont les jeunes d’Internet et des réseaux sociaux. Et pour cause. Je les vois assez peu au-dessus de l’épaule de leur ado pendant que celui-ci surfe. Sauf à vouloir vivre dangereusement… Il faut remettre les choses dans leur contexte. La surveillance des parents est directement liée à la relation qu’ils entretiennent avec leur enfant. On ne peut pas focaliser uniquement sur les réseaux sociaux. C’est un ensemble. Que nombre de parents soient dépassés par leurs ados, je les comprends. Ce n’est pas tant la compétence technique qui leur fait défaut, que la compétence émotionnelle. Elever un ado, c’est dur. Et on fait ce qu’on peut avec les moyens qu’on a.

La majorité des enfants utilisent leur propre identité (92%). En général, comme leurs parents. Ça c’est moi qui le dis. Et je pense que les gamins ont déjà compris beaucoup de choses. J’ai un pseudo, sur ce blog. Mais je sais depuis longtemps qu’il est totalement transparent. Il ne faut pas chercher loin pour trouver mon vrai nom, éventuellement mon adresse. Tous ceux qui se sont fait licencié pour avoir dit du mal de leur entreprise dans leurs blogs personnels avaient des pseudos. L’entreprise même avait un pseudo. Qui n’ont servi à rien. Et je me souviens très bien de ce proviseur radié de l’Education nationale à cause de son blog. Il avait pourtant été très précautionneux, avec pseudo et tout… Il a heureusement, depuis, été réintégré…

Le mythe du contributeur anonyme est valable tant qu’Internet est utilisé par un petit nombre de gens. Mais plus la toile s’étend, est utilisée par un nombre de personnes de plus en plus grand, plus il est facile d’y retrouver n’importe qui. Même par hasard. Parce qu’on connaît toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un…

Et puis la plupart des ados se connectent aux réseaux sociaux pour communiquer entre eux : discuter, s’envoyer des blagues, des vidéos drôles, des confidences (qui d’ailleurs n’en sont plus vraiment). Bref, Internet est une vraie cours de récré sans la distance imposée par la présence physique (avec ce qu’elle peut avoir de paralysant ou d’inhibant à cet âge-là). Avec tout ce que cela comporte. J’y reviendrai…

Tous les gamins livrent des informations personnelles : leur vrai nom, leur âge, leurs centres d’intérêt, leur adresse mail, le nom du collège ou du lycée, leurs marques préférées. Mais ils ne sont que 9 % à donner leur numéro de portable et 5 % le fixe. Moins de 10 % d’imbéciles, c’est rassurant. Surtout avec des parents qui les surveillent aussi peu. Parce que les autres données, franchement, où est le problème ?

Les photos et les vidéos, qui risquent de vous poursuivre toute votre vie. Julie en vacances, Gaétan en train de faire des grimaces immondes et ridicules, les soirées plus ou moins alcoolisées suivant l’âge… Pour la plupart, des conneries. Il y a aussi beaucoup plus grave. Des vidéos filmées à l’insu des jeunes et mises en lignes contre leur gré. J’y reviendrai aussi.

Et puis, précise le sondage, les enfants disent à 58 % s’ils sont célibataires où s’ils sortent avec quelqu’un. Le chiffre monte à 71 % pour les garçons de plus de 13 ans. C’est quelque chose qui m’a toujours amusée. Avez-vous été voir des pages de jeunes de moins de 17 ans sur FB. Moi, quelques unes. Beaucoup de filles sont fiancées avec leur meilleure amie. Non, elles ne sont pas homosexuelles. Elles pourraient, mais ce n’est pas le problème. C’est juste une façon de montrer l’importance que cette amie là a dans leur vie. Il faut dire que la notion de célibat ou non, pour des jeunes de moins de 17 ans, à part quelques cas assez rares, c’est très très relatif.

Cela dit, si les enfants renseignent ces éléments, c’est aussi que leurs parents, comme la majorité des adultes, le font sans se poser de questions.

Mais surtout, et ce que dit le sondage à cet égard est tout à fait juste, pour la majorité des jeunes, les relations sur Internet n’ont rien virtuel. Tout simplement parce qu’ils utilisent ces réseaux sociaux comme leurs parents utilisaient auparavant le téléphone. Ils communiquent entre eux. Ils passent des heures à discuter. Comme tous les ados l’ont toujours fait. Seul l’outil a changé. Mais il coûte moins cher. Je me rappelle qu’à mon époque, la question de la facture de téléphone était toujours été une cause d’engueulades entre mes copains et leurs parents (les miens ne payaient pas le téléphone, c’était la boîte de mon père qui prenait la facture en charge). Puis les ados ont fait exploser la facture de leur téléphone mobile. Enfin on a inventé les forfaits bloqués et Internet. Et la paix des familles est revenue. Enfin, sur cette question. Donc oui, Internet, les réseaux sociaux, c’est la vraie vie parce que la plupart des gens que les jeunes y côtoient sont leurs propres amis, ceux du collège ou du lycée, ceux rencontrés en colonie de vacances. Leur bande, pour le meilleur et pour le pire. Qui n’est jamais certain, mais, quel que soit l’outil, n’est cependant jamais loin.

A suivre donc…

En photo, ma fille, moins de 1 an, faisant ses débuts sur l’ordinateur. Qui n’a aucun secret pour elle. Aujourd’hui, dix ans plus tard, elle aimerait bien un compte Facebook. Mais j’ai dit non… Quand elle aura des vrais amis qu’elle pourra retrouver, on réenvisagera la question. Mais pour le moment, elle n’en a pas besoin.

samedi 20 novembre 2010

Oamos, le moteur de recherche en son et lumière

En préparant mon cours dur les outils Internet pour les journalistes (et tous autres), au chapitre moteurs de recherche (c’est vrai, il y en a assez de Google qui n’est d’ailleurs pas toujours le meilleur moteur selon les sujets), je suis tombé sur cette perle. Cela s’appelle Oamos. Ce n’est pas un perdreau de l’année mais il est toujours aussi innovant. C’est un peu l’art d’allier la recherche d’information et une recherche graphique très ludique la tentation est donc grande de ne l’activer que pour jouer avec l’image qui bouge. Mais ça reste un moteur de recherche qui fonctionne essentiellement par tag. Si on clic sur les mots proposer on arrive bien à des liens. Pour chaque recherche, on choisit la dose d’objectivité ou d’amusement que l’on veut y mettre. Et on peut poster sur son blog, le résultat. Alors j’ai entré le mot journalisme Le plus objectif donne ceci :



La version ludique cela :

 



Oamos a également une version carte, avec le même genre d’animation et que l’on peut publier également. Ainsi, si je tape Toulouse (j’ai essayé avec Tours, mais il y avait ambiguité avec tours operator et avec Paris, mais des photos de Paris Hilton s’intercalaient), je peux obtenir

en version objective



En version ludique


A moins que ça ne soit l’inverse :-)

dimanche 15 novembre 2009

Vous prendrez bien un nuage de tags

De temps en temps, je joue avec Wordle. C’est une petite application en ligne qui permet de créer des nuages de tags à partir de textes que l’on soumet. Et comme dans tous les nuages, la taille des mots dépend du nombre de fois qu’ils sont uutilisés. On peut choisir des fonds différents, des typos, des couleurs. Comme ceci pour la Salle de jeu de Racontars

Capture d’écran 2009-11-15 à 15.50.47


Bref, Wordle est amusant. Mais pas uniquement. Dans son billet « Grippe : les souches de la désinformation virale », Alain Joannès l’utilise pour mettre en évidence les orientations des blogs, textes, dénonçant les manipulations autour du H1N1. J’avais oublié ce texte quand je suis tombée sur une video antivaccination assez immonde, publiée sur Dailymotion et dont le lien était transmis par un spam du VAR. Outre le contenu de a video, ce qui m’a fait tilté, ce sont les tags dont certains étaient plus que déplacés quant au sujet traité : pasteur, vaccination, grippe, criminel, Illuminati, Dollar, 1776, FBI, CIA, MI5, MI6, Hitler, Bin Laden, baxter, gaillard, sanofi, skull, vaccin, Bones, crime, H1N1, porcine, Roosevelt, Rockefeller, sioniste. Théorie du complet à la sauce antisioniste…  Je ne mets pas le lien de cette video, pas la peine de lui faire de la pub.

La démonstration de Joannes était donc intéressante. C’est sans doute un bon moyen de voir à qui on a affaire quand on débarque sur un site, un blog inconnu.
Pour en faire la démonstration aux étudiants, j’ai voulu passer au crible Wordle deux sites, très différents, pour savoir ce qu’ils avaient dans le ventre.
Première expérience avec Journalistique, le propre blog d’Alain Joannès.

Wordle sur le blog d'Alain Joannès


Le résultat est sans surprise. Joannès parle essentiellement de journalisme, de médias, de presse, de multimédia, etc.

J’ai voulu refaire la démonstration avec le blog d’un homme politique cette fois. J’ai pris sans a priori celui de François Fillon. Je ne l’avais jamais lu auparavant, je ne suis pas cliente. Mais c’est le Premier ministre, donc un homme plutôt en vue, qui doit sans doute parler de politique, de gouvernement, de problème d’actualité, d’économie, mots que je pensais trouver dans le nuage.

Wordle sur le blog de François Fillon

J’avoue que le résultat m’a amusée. D’après Wordle, les mots les plus utilisés – donc le centre des préoccupation du Premier ministre – ce sont Messieurs et Mesdames. Bien avant président et lui-même, François Fillion. Voilà qui devrait rassurer. Quant aux sujets de fond – crise, chomâge, santé, grippe, économie –, il va sans doute falloir les chercher ailleurs.

Cela dit, il faut tout de même souligner que Wordle fonctionne surtout sur les derniers posts. Ainsi, quand je passe au crible Racontars, seuls les trois derniers billets sont mis en avant. Parce que je ne parle pas de grève tous les jours quand même…

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mercredi 10 juin 2009

Hadopi, alors là, je rigole

J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de la loi Hadopi. Alors quand j’ai appris, cette après-midi, la décision du Conseil constitutionnel la concernant, cela m’a beaucoup amusée.

La décision du Conseil constitutionnel ne dit pas autre chose que l’amendement adopté par les eurodéputés le mois dernier. Le premier affirme que la liberté de communication et d’expression “implique aujourd’hui, eu égard au développement généralisé d’Internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l’expression des idées et des opinions, la liberté d’accéder à ces services de communication au public en ligne […] Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d’auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu’au juge”. Le second stipulait qu’« aucune restriction ne peut être imposée à l’encontre des droits fondamentaux et des libertés des utilisateurs finaux, sans décision préalable des autorités judiciaires, notamment conformément à l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne sur la liberté d’expression et d’information, sauf si la sécurité publique est menacée ». En clair, qu’il ne peut y avoir de riposte graduée sans décision de justice.

Bref, kif kif pareil la même chose. Et ce ne sont pas les tentatives pathétiques de la ministre de la Culture de faire bonne figure qui y changeront quoi que ce soit. Je me rappelle d’ailleurs, la concernant, d’une phrase lue chez maître Eolas dans un billet qui décortiquait la loi Hadopi.

Patrick Bloche, Martine Billard et Didier Mathus sont trois députés très hostiles au projet. De l’opposition, me direz-vous. Mais l’opposition, sur la loi DADVSI, avait réussi à infliger un camouflet au ministre de la culture de l’époque dont la carrière politique ne s’est jamais remise.

Au delà de l’amusement, je suis contente qu’on en revienne au droit, à la présomption d’innocence. Les droits d’auteurs, aussi important soient-ils, ne peuvent pas s’assoir sur des droits fondamentaux qui défendent les citoyens.

vendredi 5 décembre 2008

Arnaque sur le Chihuahua

C'est décidé, un des cadeaux de noël pour Garance sera un chien. Un jeune, mais surtout un petit chien. Je crois que ça lui fera le plus grand bien. Nous avons un jardin, une voiture, de quoi le nourrir. Nous sommes prêtes à agrandir la famille de nos animaux. Et ça nous changera des poux qui continuent de coloniser les têtes des enfants.

Nous allons probablement faire un tours à la SPA du coin, bien que je sache que, en ce moment, ils ont surtout des gros animaux. C'est une tendance que l'on retrouve d'ailleurs sur Internet. Dans les annonces de dons, il y a beaucoup de rottweilers, de dogues argentins, de canes corsos, des chiens magnifiques, mais un peu grand pour mon petit jardin.

Le chien de petite taille, le toutou à sa mémère se fait rare, même né en corniaudland. J'en ai pourtant écumé des sites. Eh oui, les sites de ventes et de dons de chiens sont extrêmement nombreux. Ce qui m'a permis de constater que les bêtes de race ne connaissent pas la crise. Les prix varient entre 600 et 1500 euros. Les plus chers sont les chihuahuas (les chiens préférés de Garance soit dit en passant, mais là, elle peut attendre… d'être adulte, par exemple). Aussi j'ai été très étonnée de trouver des annonces de personnes qui en donnaient, des Chihuahuas. Des jeunes en plus. Environ 6 mois.

Ma curiosité légendaire m'a poussé à aller voir de quoi il retournait. Parce que je n'y crois pas plus que ça, moi, aux annonces de chihuahuas gratos. Trop beau pour être vrai. J'ai donc endossé ma panoplie de détective, bu un verre de bourbon avant d'enfiler mon imper mastic. Et j'ai répondu à deux annonces, passées l'une pour la région parisienne, l'autre pour la région Centre. Je peux vous dire que ces deux régions là se sont sacrément décentralisées.

Très vite, je reçois un premier mail d'une certaine rebe*cca Des*met (c'est le nom donné, mais pas celui de l'adresse gmail, qui est le même qu'un homme politique pseudo socialiste et qui s'est bien amusé avec une de ses employés dans une entreprise qui appauvrit les pays déjà pauvres et que ça a failli lui couter cher).

Mr/Mde Vous m avez contacte au sujet de ma petite Jack j aimerai etre sur que vous ne vous s amusez et que vous allez reellement me prendre Jack; Cordialement

Je la rassure en lui disant que oui, nous n'avons pas l'intention de maltraiter son animal et que nous serons très heureux de l'accueillir. Je reçois un deuxième mail me demandant si je veux vraiment récupérer son chien, et m'informant qu'elle voyage actuellement en Egypte. Je lui répond sur le même ton, que oui, son chien m'intéresse et qu'il sera très heureux avec nous, et lui demande quand elle rentrera de voyage, blablabla. Mais que je ne veux pas payer des frais de livraison (c'est en général le principe de l'arnaque, l'animal est gratuit, mais les frais sont chers et de toute façon l'animal n'arrive jamais) Réponse :

Je refuse de faire livrer Jack. je ne le donne qu'en main propre

Parfait. Nouveau mail de la donzelle.

Quand venez-vous le chercher en Egypte

Heu jamais, pourquoi... Bon, en fait je lui dis que c'est très différent d'écrire qu'on voyage en Egypte et d'y habiter. Et si je veux bien récupérer un chien en région parisienne, aller le chercher en Egypte, c'est pas mon truc.

Elle me relance encore deux fois. Je finis par lui dire que je laisse tomber. Entre temps, je réceptionne une réponse pour la deuxième annonce, celle en région centre, signée jack Da*leur.

bonjour Je viens par ce mail pour vous informez que nous ne desirons pas donner notre petit chiot mais contre tenue de l'etat du climat en afrique qu'il ne supporte pas ; nous somme obligé de prendre la decision de la donner à toute personne et notez que vous devez nous promettre vous n'allez pas vendre notre chiot qu'on a tant aimer et qu'il prendra refuge dans un bon menage. Il urge que vous me faite parvenir vos coordonnées domiciliere complete et correcte ainsi que vous coordonnées telephonique dans l'ordre ci dessous pour vous mettre en contact avec la compagnie de livraison ou elle sejourne:

Nom/ Prenom/ Adresse/

Ville/ Code postal/ Pays/ Tel/ Autres infos/ Voici ces photos:

Les photos sont illisibles. Jack ce coup-ci est le maître. Adresse yahoo. Curieux, il ne demande pas mes coordonnées bancaires. Là, j'attaque direct. Comment, mais vous avez fait passer votre annonce dans la région Centre, et vous dites habiter en Afrique. Mais c'est de la manipulation. Et pourquoi votre chien il ne s'habitue pas à l'Afrique. Est-ce qu'il ne serait pas malade. Mail dans l'heure qui suit :

bonsoir suite a votre mail je tiens a vous dire la raison pour laquel je donne mon chiot.je la donne parceque j'ai plus beaucoup de pour pouvoir m'occupé de lui. voila la raison pour laquel je la donne donc si cela vous convient veuillez me faire suite

Je réponds, genre nana qui se méfie. "Ce n'est pas vraiment la question. Mais entre récupérer un chiot dans le Centre où je peux aller le prendre moi-même, et voir un chiot arriver d'Afrique, ce n'est pas la même chose, Notamment au point de vue du coût. Et je ne peux pas payer pour son transport. D'autant que sur les annonces de chiot, venant d'Afrique, d'Angleterre ou d'ailleurs, il y a beaucoup d'arnaque. On fait payer au receveur des frais de transports pour un chien qui n'arrive jamais. cordialement "

réponse

bonjour suite a votre mail je tiens a vous informé que les frais de transport son a mes charge. sachez que la seule frais que vous allez payé est les frais de la legalisation des papiers du chiot en votre nom.ces papiers sont:carnet de soin,acte de donation,titre de nouveaux proprietaire,etc. merci de me donné suite



C'est toujours la même chose. Quand ils voient qu'on flaire le piège, au lieu de laisser tomber, ils inventent autre chose. Ici, les soit-disant papiers. Je réponds, laconique : combien, pourquoi, à qui, quand ? Réponse ce matin sur pourquoi : les papiers du chien, l'acte de propriété, le carnet de santé, etc. (toutes choses gratuites en fait), combien ? 100 euros. Pas de réponses sur : A qui et quand.

Bon, première nouvelle, les arnaqueurs ont tous une orthographe déplorable. Deuxième nouvelle, ils jouent petit (100 euros), mais réaliste (on a l'impression de faire une bonne affaire, et c'est une folie qui reste accessible). Troisième nouvelle, ils sont accrocheurs et ne répondent jamais complètement aux questions qu'on leur pose. Un peu comme les hommes politiques. Sauf que ces derniers, surtout actuellement au pouvoir, jouent beaucoup plus gros.

Un des sites consulté mettait en garde les personnes à la recherche des animaux. Et mettaient en lumière les adresses e-mail. Les annonces avec des adresses gmail sont à 70 % suspectes. Viennent ensuite, avec de bons scores, les hotmail, voilà, etc.Bref, toutes les adresses non liées à un provideur.

J'ai laissé tomber, ça ne m'amuse plus. Il y a des gens qui tombent dans le panneau, ne revoient plus leur argent et ne reçoivent jamais le chien espéré. Vous me direz, ils sont naïfs. Oui, c'est entendu. Les personnes âgés qui font entrer de faux agents EDF pour les calendriers et qui se font délester de leurs économies aussi. Mais ça n'enlève rien à la saloperie de leurs arnaqueurs.

Bref, je cherche un chien pour Garance, je me fous de sa race. Je veux juste qu'il soit de petite taille et pas trop vieux pour s'acclimater à la famille et à Charlot le chat. Si vous entendez parler de quelque chose, n'hésitez pas à me laisser un commentaire. Adresses gmail, hotmail et consort seront regardées avec suspicion.

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