Racontars

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dimanche 8 novembre 2009

Voilà pourquoi j'aime cette ville

Entre chez moi et mon boulot, juste au pied du pont que je traverse tous les jours, le coin de pêche des mouettes… Elles sont installées là à l’année alors qu’avant, l’été, elles retournaient au bord de la mer…

vendredi 9 octobre 2009

Je m'en vais et je reviens

Je ne suis pas sûre d’aimer les vendredis soirs. Oui, je sais, c’est le début du week-end, on va pouvoir se reposer et s’amuser. Enfin presque.

Je ferme mon bureau après avoir donné un cour pendant toute la journée (et quelques pauses tout de même). Je baille, je suis fatiguée. Deux jours non stop me mettent sur les rotules. Je prends la voiture et file vers Caroufle faire les courses pour cette fin de semaine. Je suis à peine rentrée à la maison que je repars pour déposer Garance à son cours de danse. Je rentre, je range deux trois trucs qui trainent et je repars chercher Garance à son cours de danse. Je reviens à la maison.

Je repars quasi immédiatement pour emmener Lou à son cours d’escrime. Je reviens à la maison. Je me pose un peu, j’écoute la radio. Mais il est déjà 19h40, je dois aller à la gare chercher les copines de Garance qui sont là pour le week-end. Je les ramène à la maison. Elles sont excités comme des puces. On dirait des Américaines en train de se dire bonjour :  « Ouiiiiiiiiiii », crient-elle en sautant sur place. Je lance la cuisson du riz, donne quelques consignes et repars. Je vais chercher Lou à son cours d’escrime. Quand je reviens, il est presque 21 heures. Coup de chance, il y a une place juste devant ma porte. Ça tombe bien, il pleut. Je m’engouffre dans la maison en espérant ne pas avoir à en ressortir…

Décidément, la vie est faite de tout petits riens…

samedi 12 septembre 2009

Ce jour là…

lundi 18 mai 2009

Un week-end entre amis 1

J’avais a peine quitté la vie, assise dans mon TGV que le ciel s’est dégagé, le bleu est revenu et le soleil a illuminé la campagne française.  Quand le train a traversé La Loire, dans cette lumière toute neuve de printemps, mon cœur a fait un bon. Je rentrais chez moi.

C’est une chose qui m’étonne chaque fois que je rentre. J’ai un sentiment violent et heureux de retour à la maison. Je reconnais les champs, les maison troglodytes, puis nous traversons la Loire, Saint-Pierre-des -Corps et sa gare tentaculaire, le centre commercial, les petites rues, le rond point que j’emprunte chaque fois que j’emmène les filles à l’escrime, la maison qui fait l’angle, la passerelle, toutes ces marques de mon quotidien. Puis, enfin, la gare. Pourtant, il y a encore un an Tours n’était pour moi qu’un joli labyrinthe (dont une rande partie reste cependant à déchiffrer). Comment passe-t-on d’étranger à familier ?

Ce que je préfère, quand je rentre, c’est la traversée de la Loire. Je l’aime, presque plus que la Seine. C’est un fleuve qui met du sauvage dans la ville, de la rébellion dans le béton, du pied de nez dans nos dessins de constructeurs. C’est un fleuve impétueux et baroque qui change chaque jour, gonfle puis s’abaisse, exhibe ses îles pour mieux les avaler, plus tard, jamais de la même couleur. Et habité, de poissons, de hérons, de cormorans, de castors, de ragondins, de loutres que l’on peut même apercevoir des berges citadines.


Mais pour goûter aux délices du retour, il a bien fallu que je parte. Ce que j’ai fait vendredi après-midi, sans les filles. J’avais décidé, oui, d’un week-end juste à moi, d’un petit voyage pour les amis. Je suis partie un peu à la bourre. A force d’avoir du temps devant moi, j’ai un peu trop traîné et surtout j’ai oublié que j’avais encore mon billet  récupérer au distributeur. La fois précédente, j’étais carrément arrivée avec dix minutes de retard. Je n’ai heureusement pas récidivé. Arrivée à Paris, je me suis tranquillement dirigée dans mon ancien quartier. C’est là que j’avais rendez-vous trois heures plus tard pour voir une pièce de théâtre avec ma sœur. Impossible de me baguenauder aux Abbesses sans croiser des connaissances et des amis. J’y ai vécu presque trente et j’en connais chaque recoin, même si les boutiques attirants les nouveaux riches changent tous les jours. Je me suis arrêtée à l’école des filles, pour tailler une bavette avec la directrice. Puis chez mes amies stylistes pour enfants. Puis je file au restaurant, je meurs de faim. Je suis presque en hypoglycémie. En fait, non, je suis en train de tomber malade, mais je ne le sais pas encore.
A 20 heures, je me dirige tranquillement vers le théâtre des Abbesses. Je reçois un SMS de ma sœur qui  me prévient de son retard. Je lui laisse la place à l’accueil. Le hic, c’est qu’en général, les ouvreuses replacent les gens juste avant le spectacle, pour boucher les trous. Et je ne suis pas sûre de pouvoir garder un siège voisin. En fait l’ouvreuse est sympa. Du moment que je certifie que ma sœur arrive, je peux lui garder la place. Il faudra que je la défende bec et ongle car les spectateurs moins bien placé tente de me la ravir. Heureusement, Aude arrive juste à temps.

La lumière baisse et nous voyons entrer sur scène une femme entre deux âges, vêtue d’une combinaison de soie, marchant pieds nus. Elle s’installe à une table et commence à raconter son odyssée dans un super marché. Les premiers rires fusent. Il faut dire qu’elle est drôlement corrosive, ou acidement drôle. Bref, tout le monde reconnaît la scène et on aurait aimé avoir ce talent là pour la raconter. Elle attend à la caisse. Devant elle un couple aux deux charriots plein à ras bord. La femme qui pose les produits sur le tapis de la caisse, et l’homme les bras croisés, qui critique tout : et pourquoi tu as pris ceci, tu sais bien que je n’en mange pas, et tu as vérifié le prix de celui-là ? Tu crois que l’argent pousse dans les arbres ?
Et notre héroïne de s’adresser in petto à sa congénaire : “Barre-toi ! Mais fous le camp, laisse le tomber, ce connard…” Elle s’interroge alors sur ce qui pousse les femmes à rester. Puis, après un grand silence, elle ajoute que, pour la première fois, après toutes ces années, elle se demande ce qui l’a poussé, elle, à faire ce choix. Parce que les femmes, les autres, ne l’ont pas ce choix. Elles sont nées comme ça, femme… Mais elle, elle a choisi de l’être, de le devenir. Notre héroïne est transsexuelle.

Pour qu’on puisse mieux comprendre, elle déballe alors sa vie, du jour de sa naissance à maintenant, la soixantaine sonnée. Ses parents, malheureux mais au combien compréhensif (le moment où ils apprennent qu’elle s’est fait opéré est un pur moment d’émotion et d’amour), ses années d’apprentissage du théâtre quand on la voulait en Roméo et qu’elle se préférait en Juliette, son voyage au Maroc en 1975 pour devenir la pramière transsexuelle belge, la prostitution, son mariage, son retour vers le théâtre enfin. Et tout au long, on rit aux malheurs de cette diva hors normes, jusqu’à ce qu’elle nous cueille, à l’émotion, et nous atteigne en plein plexus. Ouch ! Mais quel bonheur que cette pièce, quelle humour et quelle générosité. Merci Vanessa van Durme pour ce pur bonheur de vous voir, de vous applaudir, pour nous avoir fait partager cette vie bousculée et bousculante…




Pour tous ceux qui sont en manque de printemps…

C’est vrai, aujourd’hui, il fait beau. Mais ce week-end, vous avez vu le temps qu’il a fait ? Le soleil qui nous a caressé le visage, le vent chaud qui a décoiffé nos cheveux ? la tiédeur de l’air qui a fait frissonné nos petites robes ?

Mon c… mes oies oui. Il a fait un temps de m… De la pluie, du froid, du gris, du pas beau, rien que du beurk… Paris était sans couleurs, terne…
Heureusement que j’avais le sourire de mes amis pour me réchauffer.

lundi 11 mai 2009

A l'envers

Cet arbre fonctionne à l’envers. Il fleurit à l’automne et fait ses fruits au printemps. Il ressemble à un arbuste tropicale et ne perd pas ses feuilles mais supporte des température allant jusqu’à - 15 °C. Il paraît que c’est normal. L’archipel japonais a migré vers le nord de façon importante et rapide, passant d’un climat tropical à un autre, plus tempéré. Bref, mon fatsia japonica, je l’adore




Je peux envoyer des graines, il paraît que ça pousse bien

vendredi 16 janvier 2009

La trace de l'ange

Il a neigé sur Tours 4

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jeudi 8 janvier 2009

C'est l'hiver qui frappe à notre porte

Je me plaignais d'avoir de la neige alors que je vis au sud de la Loire (1 kilomètre), mais quand on voit la situation à Marseille et à Toulouse, bien pire, je me dis que j'ai de la chance.
Je me souviens de vacances passées à Toulouse, un hiver. La Garonne avait gelé. Pourtant, aux alentours du pont Neuf, elle est plutôt tumultueuse. L'eau des robinets était coupée à partir de 16 heures, sinon, à cause du gel, elle faisait péter les canalisation. On ne comptait plus les bras et les jambes cassées suite aux chutes sur le verglas auquel les Toulousains sont, à vrai dire, peu habitués.
Bref, en ces temps de froid, je pense à eux.

Dans le quartier, personne n'est venu pour saler. Les quelques employés municipaux que j'ai vu (deux) sont armés de pelles et cassent la glace. Moi je dis qu'il n'ont pas fini. Autant attendre le dégel. Les petits vieux ne sortent plus. Ou alors à pas menus. Les enfants sont aux anges. Le pare-brise de ma voiture était recouvert d'une couche de neige et de glace. Il a fallu que je verse de nombreux seaux d'eau chaude pour enlever tout ça. Certains ont cru malin de faire la même chose sur leur trottoirLe sol est maintenant recouvert d'une couche de glace transparente quasi invisible. Un vrai danger public.

En me promenant dans les rues, j'ai remarqué une chose. Je repère sans problème les endroits où s'exilent habituellement les fumeurs. En ces temps plutôt frais (entre -5 et -15 °C, je tremble pour mon Fatsia japonica), on ne les voit plus trop, mais l'odeur reste, plus vive. C'est quelque chose qui ne me frappe pas d'habitude. Et ce n'est tout de même pas les mégots pris dans l glace qui peuvent expliquer ce phénomène 


il a neigé à tours 2

(d'autant que pour ceux-ci, je soupçonne plutôt un automobiliste indélicat qui a vidé son cendrier dans le caniveau)

J'ai croisé une dame chaussée de drôle de brodequins. Sur ces jolies chaussures de vlle, une lanière de cuir tenait des crampons. C'était très seyant. Une paire de vieilles chaussettes aurait fait aussi bien l'affaire. Mais cela n'aurait pas été plus élégant. Mais peut-être plus chaud. Lou a enfin renoncé à ses Converses. Au bout du troisième jour, elle en a eu marre de se geler les pieds. Je lui avait proposé de lui prêter des chaussures plus adaptées, mais elle ne voulait pas en entendre parler. Hier, elle a fini par accepter et n'a plus quitté mes bottines fourrées de la soirée. Ce matin, elle est partie au collège avec. Idem pour le manteau qu'elle ne trouvait plus du tout à la mode et qu'elle porte depuis le début de la semaine.

Le chat reste cloîtré à la maison. Il réclame pour sortir, mais ne tient pas très longtemps dehors. Du coup, des oiseaux s'enhardissent et viennent picorer des miettes sur la table de la terrasse. Nous avons vu un rouge gorge et une mésange bleue, ravissante. Le chien lui ne sort pas. Déjà, marcher dans la rue en laisse, il ne sait pas trop faire et on est obligé de le tirer. Mais alors marcher avec une laisse sur un sol couvert de neige ou de glace, cela dépasse largement ses capacités. Il vient juste d'avoir 2 mois, il a le droit de garder ses patounes au chaud.

Mes radiateurs sont débordés. Même s'ils sont à fond, il ne faisait que 17 °C dans ma chambre ce matin. Le manque d'isolation des pièces par rapport à la cave  est maintenant patent.

Bref. il fait froid. Mais après tout, nous sommes au début de l'hiver. Quoi de plus normal ?


Il a neigé sur Tours 2

dimanche 21 décembre 2008

Un temps de gargouilles

Gargouilles

Nous quittons les gargouilles tourangelles pour deux jours. Et vite vite nous redescendons. Ce qui m'ennuie de monter à Paris, c'est d'être obligée de demander l'hébergement. Nous n'avons pas encore digéré nos cinq mois d'errance. Même si nous avons été aidées, entourées, chouchoutées..., il en reste encore une blessure. C'est difficile de dépendre des autres quand on a très largement dépassé la cap de l'adolescence. Ce qui fait que nous ne nous sentons pas invitées, mais hébergées. Il y a une nuance de taille...
C'est à ce genre de petits trucs que je mesure le temps qu'il nous reste à parcourir pour guérir.

vendredi 26 septembre 2008

Lumière tourangelle

Quand j'ouvre mes volets dans la fraîcheur du matin, voilà ce que je vois.

Matinale

Enfin, pendant quelque temps, je verrai d'autres images. Je pars, trois jours. Donc pour les mise en ligne du diptyque, ça attendra dimanche. Mais tout vient à point à qui sait attendre.

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Miniature