– Tu vas avoir quel âge ? 53 ans ?
– Ah non ! 52 !
– Ouf !
Entre nous, je vois pas trop ce qui mérite ce ouf de soulagement…

Saut de la Lézarde, Guadeloupe, 2006
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
mercredi 13 avril 2011
Par Akynou le mercredi 13 avril 2011, 22:22 - Mes rejetonnes et autres histoires
dimanche 22 août 2010
Par Akynou le dimanche 22 août 2010, 11:37 - Imagier
jeudi 29 juillet 2010
Par Akynou le jeudi 29 juillet 2010, 12:00 - Voyages et Vacances
En passant près du Chellah, Oxygène m’avait raconté : « Tu sais, nous venions ici en vélo. C’était notre terrain de jeux. Nous y passions des heures. » J’ai jeté un coup au terrain de jeux en question. Une forteresse aux murailles ocres, impressionnante dans la lumière de la fin d’après-midi, et qui semblait propice à enflammer les imaginations enfantines. Les murailles recèlent des trésors qui, depuis, ont été mis en valeur. On y trouve en effet pèle mêle des vestiges romains, une nécropole mérinides, une école coranique du XIIIe siècle et des HLM pour chats, cigognes et ibis.
Notre guide nous explique que le premier sultan mérinide Abu Youssef Yakoub choisit les ruines de Salé pour construire une mosquée. Il y fut enterré en 1286 ainsi que sa femme et après lui quatre de ses successeurs. Mais c’est le sultan noir, Abou Al-Hassan érigea, sur les fondations des enceintes romaines, les impressionnantes murailles qui ceinturent la cité des morts. En 1339, il y fit construire un véritable complexe funéraire et perça ces murailles de la fameuse porte octogonale par laquelle on pénètre. Précaution contre les assaillants, la porte est en chicane. Mais elle est tellement gigantesque qu’on peut s’y presser en nombre.
Au centre de cette nécropole, il ne reste que quelques pans de mur de la Zouïa., un établissement religieux à la fois mosquée, école coranique et centre d’hébergement pour les pèlerins et les étudiants. Nous quittons la salle d’ablutions pour aller voir le mausolée du sultan noir. On peut voir encore quasiment intacte la stèle du sultan noir ainsi que celle de sa femme, chrétienne convertie à l’Islam qui reposent tous deux ici avec un de leur fils. A côté du mausolée, les tombes des autres membres de la famille, descendants, cousins, frères, sœurs. La tombe de l’épouse du sultan, Lalla Chellah, couverte de zellige, est toujours un lieu de pèlerinage. Ce n’est pas le seul.
Le vendredi, l’entrée du Chellah est gratuite. Les pèlerins s’y pressent alors. Notamment les femmes stériles qui portent des œufs en offrande aux anguilles dans l’espoir d’enfanter un jour.
Le guide nous ramène vers les hauteurs. Son travail est terminé. Vient le moment délicat du paiement. Je n’ai aucune idée du coût. Très simplement, il me dit que son tarif est de 50 dirham, soit un peu moins de 5 euros. Vu toutes les explications données, c’est très raisonnable, ce qu’Oxygène me confirmera en disant que c’est effectivement le tarif. Mais je n’ai pas la monnaie. « C’est pas grave, dit le guide. Tu feras la monnaie en sortant et alors tu me paieras. » Et il remonte vers l’entrée. Nous, nous repartons faire des tours et détours parmi les ruines suivies de près par les cigognes qui ne nous quittent pas de l’œil. Elles ont toujours fait halte ici, avant de repartir plus bas dans le sud. Mais avec le réchauffement climatique, elles ne se fatiguent plus à voler vers l’Afrique noire. Elles ont colonisé les lieux : arbres, minarets, murailles. Parfois sur plusieurs étages. Il paraît que c’est leur claquement de bac qui a donné son nom au fleuve.
Trois jolis sites pour en savoir plus
Le chellah de Rabat, nécropole mérinide
Chellah un monument historique
mardi 13 juillet 2010
Par Akynou le mardi 13 juillet 2010, 00:00 - Voyages et Vacances
Des vacances, enfin des vacances où je ne fais rien. Même pas aller à la plage, ou si peu. Le matin, nous nous levons, tard… Vers 10 heures, parfois plus tard. Petit-déjeuner puis promenade de Raïa, la chienne de la maison. Pendant une petite heure, elle court, nous marchons, dans un endroit étonnant, près d’un golf, ce qui aurait dû devenir un champ de villas cossues. Il y a des routes, des chemins, des lampadaires, des branchements électrique, Mais pas le début de construction d’une maison. Des herbes folles, des arbustes, des buissons et les bestioles qui vont avec. La chienne court en tout sens pour finir dans une marre d’eau due à une fuite d’eau présente depuis des mois, m’a-t-on dit. En Espagne plus qu’ailleurs, quand le bâtiment va, tout va. Et là, ça va pas très fort…
Nous suivons vaguement la chienne, en restant sur les parties goudronnées. Puis nous revenons lentement vers la voiture. Ensuite, comme l’endroit est le plus souvent désert, je donne ses premières leçons de conduite à Lou. Elle sait maintenant démarrer la voiture, passer une puis deux vitesses, rouler à peu près droit, freiner, rétrograder, s’arrêter. Ces petites leçons de conduite la motivent pour m’accompagner. Sinon, elle préfèrerait rester devant l’ordinateur ou la télé. Et puis les insectes qui pullulent ne lui disent rien de bon. Elle a la phobie de tout ce qui vole. Phobie renforcée par le fait que je me sois fait sauvagement agressée par une abeille. Nous marchions en discutant quand c’est arrivée. Je ne l’ai même pas vu venir. Par contre, je j’ai bien vu repartir la garce. Elle m’a fait un mal de chien.
De retour à la maison, en général, c’est piscine, histoire de prendre le frais. Les filles passent leur temps à sauter dans tous les sens. Moi, je fais de nombreux exercices. Je pédale. A chacun son Tour, certains font celui de la France. Moi je me contente de la piscine. Mes jambes qui souffrent de la chaleur se portent – et me portent – beaucoup mieux. Je retrouve la finesse de mes chevilles.
Je trouve rarement la motivation de préparer le déjeuner avant 14 heures, 15 heures. LEs déjeuners sont rapides : salades, tartes aux légumes, etc. Le soir, grillades sur le barbecue et pommes de terre sous la cendre dont les filles raffolent. Ou ratatouille.
Et je range tant bien que mal ce que sèment les filles. Elles sont… elles m’énervent. Moins qu’à la maison, parce que je suis plus détendue, mais tout de même. Pour me calmer, je pique une tête et me sèche au soleil. Hier, comme une idiote, j’y suis restée trop longtemps sans protection. Et j’ai attrapé un bon coup de soleil. Comme d’habitude, je ne brûle jamais la première semaine, je fais trop attention. Mais après…
La peau de Garance tient, elle, le coup. Le premier jour, elle a fait une allergie à la crème solaire que je lui avais acheté en pharmacie. La Roche Posay, la marque que l’on achète quand on a des problèmes de peau. C’était réussi ! La peau lui brûlait. Je l’ai envoyé se doucher pour faire partir le produit. Depuis elle utilise la Nivea achetée en grande surface avec bonheur. Garance est maintenant beige clair, c’est-à-dire pour elle très bronzée. Lou est noire et Léone dorée.
Parfois, en fin d’après-midi, nous allons à la plage. Il n’y a pas beaucoup de monde. D’ailleurs, quand nous roulons dans la ville,nous voyons un nombre impressionnant d’appartements et de villas à louer. Ce n’est pas la foule des grands jours. Tant mieux. Miami Platje ressemble à Salou d’il y a trente ans, la foule en moins. Salou ne ressemble plus à rien. Avant, il y avait entre cette ville et Cambrils, un adorable petit village de pêcheur, pendant 7 ou 8 kilomètres, une lande sauvage et quelques champs cultivés. Maintenant, ce sont les immeubles que l’on fait pousser et les deux villes se touchent.
Au premier bain en mer Léone était folle de joie. Elle aime l’eau, elle adore la mer. Elle s’amuse des vagues, du sable, des galets qu’elle collectionne et dont elle leste mes valises la chipie. Elle n’est que rire et bonheur.
A suivre
jeudi 8 juillet 2010
Par Akynou le jeudi 8 juillet 2010, 13:50 - Imagier
lundi 3 mai 2010
Par Akynou le lundi 3 mai 2010, 18:09 - Voyages et Vacances
Nous arrivons enfin chez l’apiculteur. Le premier groupe est en train d’observer les abeilles, ils ont revêtu les couvre-chefs ad hoc. Nous attendons leur retour. Puis nous entrons dans le bâtiment où l’on nous offre le thé à la menthe et de gaufrettes que nous trempons dans du miel de jujubier. Il est délicieux. Nous goûtons également le miel brut avec une matière qui ressemble à du chewing-gum. Le producteur explique qu’il n’a que quelques ruches ici, les autres sont en déplacement ailleurs. Ses abeilles voyagent. Il produit de grosses quantités et seuls 20 % de la production est écoulée ici, à Figuig. Le reste part dans tout le Maroc. C’est un met très demandé, car recommandé par le Coran. On soigne tout avec le miel. Les rhumes, les grippes, les maux de gencives. Il paraît que se faire piquer par une abeille soigne les rhumatismes. A condition de ne pas être allergique.
Nous finissons par quitter l’apiculteur et ses amis et retournons vers Figuig. Monsieur le professeur nous propose de passer par la muraille et le plus vieux minaret de la ville, près du ksar Loudaghir (l’autre ancien ksar avec Zenaga). La tour hexagonale fut construite en pierre au XIIe siècle. A côté, une ancienne muraille faite de briques de terre, comme le reste de la cité qui protégeait la ville. A cause de l’eau, les ksour se faisaient souvent la guerre. Ils étaient tous entourés de muraille, de murs de protection et l’entrée était verrouillée la nuit. Mais on dit aussi que cette muraille a été construite par les Turcs lors de leur occupation dans les année mille cinq cents. Des travaux de restauration ont débuté, il y a deux ans. L’endroit est beau, sans fioritures, presque chaleureux. Je préfère cela aux ruines romaines pour tout dire. On y sent le travail de l’homme et les siècles qui ont passé. Il faut dire aussi que je n’en ai pas vu à longueur de manuels scolaires.
Des gros ploufs attirent mon attention. Je me demande d’où ils peuvent bien venir. C’est un de mes collègues qui me donne la clé : un réservoir d’eau est enterré. À côté un petit bassin où se baignent trois gamins. Les veinards. Il fait une chaleur lourde et oppressante et je piquerais bien une tête mais je ne peux pas, je suis une femme. Le problème, c’est que nos guides sont des hommes la plupart du temps et ne peuvent nous emmener que dans des endroits de mecs. Les femmes, elles, restent dans la cuisine. Alors nous, nous restons sur notre soif de baignade. Je m’en fous, quand je rentrera à Tours, je passerai une demi-journée à la piscine du lac. Evidemment, il ne fera pas le même temps, mais je pourrai me baigner tout mon saoul !
Je boude, en plus je suis
épuisée. Le vent sans doute, la chaleur aussi, les nuits probablement. Et mes
intestins qui depuis que je suis arrivée m’emmerdent. Heureusement, nous
rentrons pour le déjeuner. J’ai à peine le temps de poser mes affaires et de me
laver les mains que nous nous installons autour de la table. En entrée, une
salade. J’oublie mon mal de ventre et déguste oignons, concombre et tomates. Je
ne devrais pas. Je vais le payer cher. Le plat principal, du mouton, des cœurs
d’artichaut et des petits pois, est un bonheur. Oui, je sais, je n’aime pas les
petits pois. Mais ici, je fais une exception. Dommage, je n’ai pas pris de
photo.
En sortant de table, je vais directement m’allonger. Pour me relever. Ce
coup-ci, c’est la crise. Je descends quatre à quatre aux toilettes. Je retourne
me coucher. Je finis par m’endormir épuisée pour me réveiller une heure plus
tard, sans doute, j’ai perdu la notion du temps. Je ne me sens pas très bien.
Heureusement un de mes collègues est une pharmacie ambulante. Il a prévu de
tout pour tout le monde. J’avale les médocs et nous partons pour le cyber café.
Je lis quelques uns de mes mails, parcours mon blog, fait un tour sur Facebook
histoire de faire coucou. Et j’envoie un message un peu plus long à mes
gisquettes, leur envoyer plein de bisous baveux, les manger de câlins. Oui,
j’aimerais bien ça en ce moment.
Le mal du pays arrive toujours quand on est mal. Je rejoins au café les autres. Thé à la menthe pour tout le monde. Nous rentrons à la maison. Les étudiants ont été invités à jouer un match de foot avec les lycéens du cru. Je suis la seule à ne pas aller assister à cette rencontre au sommet. La seule avec le groupe textile qui n’a toujours pas reparu. Dans la cour désertée, les femmes s’installent. Elles devisent tranquillement, en balayant ou simplement assises dans les fauteuils en plastique. J’ai le mal du pays. En même temps, je suis bien à les écouter. Mes filles me manquent. Dormir, sans doute que cela me ferait du bien. Dormir, oui, sans doute. Ma voisine de chambre me propose un whisky pour calmer mes intestins. Il paraît que c’est efficace. La maison est encore calme. Je sirote mon verre dans la fraîcheur de la nuit qui vient de tomber. La sonnette retentit. Le groupe textile est enfin de retour, tout va bien, ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient. Les footballeurs font irruption moins de cinq minutes plus tard. La tempête après le calme…
samedi 2 janvier 2010
Par Akynou le samedi 2 janvier 2010, 04:13 - Imagier

jeudi 24 décembre 2009
dimanche 8 novembre 2009
Par Akynou le dimanche 8 novembre 2009, 01:28 - Imagier
Entre chez moi et mon boulot, juste au pied du pont que je traverse tous les jours, le coin de pêche des mouettes… Elles sont installées là à l’année alors qu’avant, l’été, elles retournaient au bord de la mer…
« billets précédents - page 1 de 2