Racontars

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mercredi 13 avril 2011

Dis maman

– Tu vas avoir quel âge ? 53 ans ?

– Ah non ! 52 !

– Ouf !

Entre nous, je vois pas trop ce qui mérite ce ouf de soulagement…



Saut de la Lézarde 2006
Saut de la Lézarde, Guadeloupe, 2006

dimanche 22 août 2010

La fin du jour













Mais il n’y eu pas, cette fois-ci, de rayon vert. C’est égal. Ce fut un merveilleux coucher de soleil

jeudi 29 juillet 2010

Dans les ruines du Chellah

En passant près du Chellah, Oxygène m’avait raconté : « Tu sais, nous venions ici en vélo. C’était notre terrain de jeux. Nous y passions des heures. » J’ai jeté un coup au terrain de jeux en question. Une forteresse aux murailles ocres, impressionnante dans la lumière de la fin d’après-midi, et qui semblait propice à enflammer les imaginations enfantines. Les murailles recèlent des trésors qui, depuis, ont été mis en valeur. On y trouve en effet pèle mêle des vestiges romains, une nécropole mérinides, une école coranique du XIIIe siècle et des HLM pour chats, cigognes et ibis.


A l’entrée, un homme nous aborde et me propose d’être notre guide. J’hésite. Très gentiment, il ajoute que ce n’est pas grave, mais qu’il a besoin de travailler. Qu’il n’est là que pour cela. Du coup, j’accepte, et franchement, j’ai eu raison. Il a commencé par nous parler de la végétation : le nom des arbres, des fleurs. Sur une terrasse, nous découvrons le panorama : le minaret de l’ancienne école coranique, le fleuve et plus loin la ville de Salé, tout blanche.


Le site domine la vallée le Bouregreg. Ce fut sans doute l’emplacement de la première agglomération à l’embouchure du fleuve, un comptoir carthaginois et phénicien. Mais les plus vieux vestiges trouvés sont ceux d’une cité romaine. Les restes d’une voie principale ont été dégagés ainsi que ceux d’un forum, d’une fontaine monumentale, d’un arc de triomphe, etc. On voit aussi l’emplacement des échoppes sur la rue commerçante et derrière celui des ateliers des artisans. Il s’agit sans doute de l’ancienne cité de Sala ou Sala Colonia. Nous découvrons le bas d’une statue de marbre. Le guide nous explique que le haut a été confié au musée archéologique de Rabat. Puis il nous emmène vers les anciens termes. Ils sont fermés. On envisage, toujours d’après notre guide, d’y installer un petit musée. Nous descendons encore et arrivons dans les jardins. C’est le royaume des flamboyants (au vue des feuilles, ce ne sont pas les mêmes qu’en Guadeloupe), poinsettias, agapanthes, volubilis, fleurs de canaa, oreilles d’éléphants…


Il y a également une variété d’hibiscus que je ne connaissais pas, des petites clochettes tigrées rouge et jaune, ravissantes. Nous remontons vers l’école, arrivons près du bassin où coule une source. L’eau est claire et si fraîche… L’eau s’écoulait ensuite dans un bassin, à l’intérieur de l’école, dans ce qui devait être un magnifique patio couvert de zelliges, et permettait aux élèves de l’école, aux pèlerins de faire leurs ablutions avant la prière. Sur le côté des patios, des murets encore debout délimitent les anciennes cellules des étudiants.

Notre guide nous explique que le premier sultan mérinide Abu Youssef Yakoub choisit les ruines de Salé pour construire une mosquée. Il y fut enterré en 1286 ainsi que sa femme et après lui quatre de ses successeurs. Mais c’est le sultan noir, Abou Al-Hassan érigea, sur les fondations des enceintes romaines, les impressionnantes murailles qui ceinturent la cité des morts. En 1339, il y fit construire un véritable complexe funéraire et perça ces murailles de la fameuse porte octogonale par laquelle on pénètre. Précaution contre les assaillants, la porte est en chicane. Mais elle est tellement gigantesque qu’on peut s’y presser en nombre.

Au centre de cette nécropole, il ne reste que quelques pans de mur de la Zouïa., un établissement religieux à la fois mosquée,  école coranique et centre d’hébergement pour les pèlerins et les étudiants. Nous quittons la salle d’ablutions pour aller voir le mausolée du sultan noir. On peut voir encore quasiment intacte la stèle du sultan noir ainsi que celle de sa femme, chrétienne convertie à l’Islam qui reposent tous deux ici avec un de leur fils. A côté du mausolée, les tombes des autres membres de la famille, descendants, cousins, frères, sœurs. La tombe de l’épouse du sultan, Lalla Chellah, couverte de zellige, est toujours un lieu de pèlerinage. Ce n’est pas le seul.


Juste à côté, la petite mosquée. Il n’y a plus de plafond, mais les arches sont encore là ainsi que les colonnes. L’ensemble est d’une grande finesse et légèreté. Une architecture tout en délicatesse. Notre guide nous indique l’endroit où se plaçait l’imam pour la prière. J’en profite pour raconter aux filles l’histoire de la mosquée de Cordoue, et sa phénoménale acoustique qui permettait à l’imam de se faire entendre dans toute la salle principale grande de 1,5 hectare. Cette prouesse fut détruite par les catholiques, lors de la reconquête, qui crevèrent le centre pour construire une cathédrale baroque. Ce qui leur valu le courroux de Charles Quint qui les tança en leur écrivant qu’ils avaient détruit ce qui était unique pour construire ce qu’on voyait partout.


Mais nous sommes au Chellah, au Maroc, et Cordoue est loin. Le guide après nous avoir montré la tombe de l’imam, nous emmène près des marabout, ces mausolées où sont enterrés des savants, des médecins et des lettrés et qui ont, nous dit-on, un pouvoir de guérison. Le petit chemin mène au bassin des anguilles. Tout autour, une vingtaine de chats dorment, certains le ventre à l’air, ce qui montre que s’ils ne mangent pas toujours à leur faim, ils ne sont pas pourchassés ni maltraités. Dans l’eau, comme dans tous les bassins de se type, des centaines de pièces de monnaie. Et les fameuses anguilles. L’une d’elle, grosse comme un bras d’une de mes filles, est réfugiée dans un trou du mur. Elle ne sort que sa tête et semble surveiller tout ce qui passe, comme une concierge acariâtre. 

Le vendredi, l’entrée du Chellah est gratuite. Les pèlerins s’y pressent alors. Notamment les femmes stériles qui portent des œufs en offrande aux anguilles dans l’espoir d’enfanter un jour.

Le guide nous ramène vers les hauteurs. Son travail est terminé. Vient le moment délicat du paiement. Je n’ai aucune idée du coût. Très simplement, il me dit que son tarif est de 50 dirham, soit un peu moins de 5 euros. Vu toutes les explications données, c’est très raisonnable, ce qu’Oxygène me confirmera en disant que c’est effectivement le tarif. Mais je n’ai pas la monnaie. « C’est pas grave, dit le guide. Tu feras la monnaie en sortant et alors tu me paieras. » Et il remonte vers l’entrée. Nous, nous repartons faire des tours et détours parmi les ruines suivies de près par les cigognes qui ne nous quittent pas de l’œil. Elles ont toujours fait halte ici, avant de repartir plus bas dans le sud. Mais avec le réchauffement climatique, elles ne se fatiguent plus à voler vers l’Afrique noire. Elles ont colonisé les lieux : arbres, minarets, murailles. Parfois sur plusieurs étages. Il paraît que c’est leur claquement de bac qui a donné son nom au fleuve.


Clap clap clap, c’est la fin de la visite. Clap clap clap, nous sortons de la citadelle, clap clap clap, je règle le guide au passage en le remerciant chaleureusement, clap clap clap font les portières de la voiture quand Karaba vient nous chercher. Nous rentrons à la maison après une bien jolie après-midi.

Trois jolis sites pour en savoir plus

Le chellah de Rabat, nécropole mérinide
Chellah un monument historique

La nécropole du Chellah

mardi 13 juillet 2010

L'été en pente douce amère 1

Des vacances, enfin des vacances où je ne fais rien. Même pas aller à la plage, ou si peu. Le matin, nous nous levons, tard… Vers 10 heures, parfois plus tard. Petit-déjeuner puis promenade de Raïa, la chienne de la maison. Pendant une petite heure, elle court, nous marchons, dans un endroit étonnant, près d’un golf, ce qui aurait dû devenir un champ de villas cossues. Il y a des routes, des chemins, des lampadaires, des branchements électrique, Mais pas le début de construction d’une maison. Des herbes folles, des arbustes, des buissons et les bestioles qui vont avec. La chienne court en tout sens pour finir dans une marre d’eau due à une fuite d’eau présente depuis des mois, m’a-t-on dit. En Espagne plus qu’ailleurs, quand le bâtiment va, tout va. Et là, ça va pas très fort…

Nous suivons vaguement la chienne, en restant sur les parties goudronnées. Puis nous revenons lentement vers la voiture. Ensuite, comme l’endroit est le plus souvent désert, je donne ses premières leçons de conduite à Lou. Elle sait maintenant démarrer la voiture, passer une puis deux vitesses, rouler à peu près droit, freiner, rétrograder, s’arrêter. Ces petites leçons de conduite la motivent pour m’accompagner. Sinon, elle préfèrerait rester devant l’ordinateur ou la télé. Et puis les insectes qui pullulent ne lui disent rien de bon. Elle a la phobie de tout ce qui vole. Phobie renforcée par le fait que je me sois fait sauvagement agressée par une abeille. Nous marchions en discutant quand c’est arrivée. Je ne l’ai même pas vu venir. Par contre, je j’ai bien vu repartir la garce. Elle m’a fait un mal de chien.

De retour à la maison, en général, c’est piscine, histoire de prendre le frais. Les filles passent leur temps à sauter dans tous les sens. Moi, je fais de nombreux exercices. Je pédale. A chacun son Tour, certains font celui de la France. Moi je me contente de la piscine. Mes jambes qui souffrent de la chaleur se portent – et me portent – beaucoup mieux. Je retrouve la finesse de mes chevilles.

Je trouve rarement la motivation de préparer le déjeuner avant 14 heures, 15 heures. LEs déjeuners sont rapides : salades, tartes aux légumes, etc. Le soir, grillades sur le barbecue et pommes de terre sous la cendre dont les filles raffolent. Ou ratatouille.

Et je range tant bien que mal ce que sèment les filles. Elles sont… elles m’énervent. Moins qu’à la maison, parce que je suis plus détendue, mais tout de même. Pour me calmer, je pique une tête et me sèche au soleil. Hier, comme une idiote, j’y suis restée trop longtemps sans protection. Et j’ai attrapé un bon coup de soleil. Comme d’habitude, je ne brûle jamais la première semaine, je fais trop attention. Mais après…

La peau de Garance tient, elle, le coup. Le premier jour, elle a fait une allergie à la crème solaire que je lui avais acheté en pharmacie. La Roche Posay, la marque que l’on achète quand on a des problèmes de peau. C’était réussi ! La peau lui brûlait. Je l’ai envoyé se doucher pour faire partir le produit. Depuis elle utilise la Nivea achetée en grande surface avec bonheur. Garance est maintenant beige clair, c’est-à-dire pour elle très bronzée. Lou est noire et Léone dorée.

Parfois, en fin d’après-midi, nous allons à la plage. Il n’y a pas beaucoup de monde. D’ailleurs, quand nous roulons dans la ville,nous voyons un nombre impressionnant d’appartements et de villas à louer. Ce n’est pas la foule des grands jours. Tant mieux. Miami Platje ressemble à Salou d’il y a trente ans, la foule en moins. Salou ne ressemble plus à rien. Avant, il y avait entre cette ville et Cambrils, un adorable petit village de pêcheur, pendant 7 ou 8 kilomètres, une lande sauvage et quelques champs cultivés. Maintenant, ce sont les immeubles que l’on fait pousser et les deux villes se touchent.

Au premier bain en mer Léone était folle de joie. Elle aime l’eau, elle adore la mer. Elle s’amuse des vagues, du sable, des galets qu’elle collectionne et dont elle leste mes valises la chipie. Elle n’est que rire et bonheur.

A suivre

jeudi 8 juillet 2010

L'insoutenable légèreté de l'eau


[[akynou]]

lundi 3 mai 2010

Les abeilles du désert

Nous arrivons enfin chez l’apiculteur. Le premier groupe est en train d’observer les abeilles, ils ont revêtu les couvre-chefs ad hoc. Nous attendons leur retour. Puis nous entrons dans le bâtiment où l’on nous offre le thé à la menthe et de gaufrettes que nous trempons dans du miel de jujubier. Il est délicieux. Nous goûtons également le miel brut avec une matière qui ressemble à du chewing-gum. Le producteur explique qu’il n’a que quelques ruches ici, les autres sont en déplacement ailleurs. Ses abeilles voyagent. Il produit de grosses quantités et seuls 20 % de la production est écoulée ici, à Figuig. Le reste part dans tout le Maroc. C’est un met très demandé, car recommandé par le Coran. On soigne tout avec le miel. Les rhumes, les grippes, les maux de gencives. Il paraît que se faire piquer par une abeille soigne les rhumatismes. A condition de ne pas être allergique.

Nous finissons par quitter l’apiculteur et ses amis et retournons vers Figuig. Monsieur le professeur nous propose de passer par la muraille et le plus vieux minaret de la ville, près du ksar Loudaghir (l’autre ancien ksar avec Zenaga). La tour hexagonale fut construite en pierre au XIIe siècle. A côté, une ancienne muraille faite de briques de terre, comme le reste de la cité qui protégeait la ville. A cause de l’eau, les ksour se faisaient souvent la guerre. Ils étaient tous entourés de muraille, de murs de protection et l’entrée était verrouillée la nuit. Mais on dit aussi que cette muraille a été construite par les Turcs lors de leur occupation dans les année mille cinq cents. Des travaux de restauration ont débuté, il y a deux ans. L’endroit est beau, sans fioritures, presque chaleureux. Je préfère cela aux ruines romaines pour tout dire. On y sent le travail de l’homme et les siècles qui ont passé. Il faut dire aussi que je n’en ai pas vu à longueur de manuels scolaires.

Des gros ploufs attirent mon attention. Je me demande d’où ils peuvent bien venir. C’est un de mes collègues qui me donne la clé : un réservoir d’eau est enterré. À côté un petit bassin où se baignent trois gamins. Les veinards. Il fait une chaleur lourde et oppressante et je piquerais bien une tête mais je ne peux pas, je suis une femme. Le problème, c’est que nos guides sont des hommes la plupart du temps et ne peuvent nous emmener que dans des endroits de mecs. Les femmes, elles, restent dans la cuisine. Alors nous, nous restons sur notre soif de baignade. Je m’en fous, quand je rentrera à Tours, je passerai une demi-journée à la piscine du lac. Evidemment, il ne fera pas le même temps, mais je pourrai me baigner tout mon saoul !

Je boude, en plus je suis épuisée. Le vent sans doute, la chaleur aussi, les nuits probablement. Et mes intestins qui depuis que je suis arrivée m’emmerdent. Heureusement, nous rentrons pour le déjeuner. J’ai à peine le temps de poser mes affaires et de me laver les mains que nous nous installons autour de la table. En entrée, une salade. J’oublie mon mal de ventre et déguste oignons, concombre et tomates. Je ne devrais pas. Je vais le payer cher. Le plat principal, du mouton, des cœurs d’artichaut et des petits pois, est un bonheur. Oui, je sais, je n’aime pas les petits pois. Mais ici, je fais une exception. Dommage, je n’ai pas pris de photo.

En sortant de table, je vais directement m’allonger. Pour me relever. Ce coup-ci, c’est la crise. Je descends quatre à quatre aux toilettes. Je retourne me coucher. Je finis par m’endormir épuisée pour me réveiller une heure plus tard, sans doute, j’ai perdu la notion du temps. Je ne me sens pas très bien. Heureusement un de mes collègues est une pharmacie ambulante. Il a prévu de tout pour tout le monde. J’avale les médocs et nous partons pour le cyber café. Je lis quelques uns de mes mails, parcours mon blog, fait un tour sur Facebook histoire de faire coucou. Et j’envoie un message un peu plus long à mes gisquettes, leur envoyer plein de bisous baveux, les manger de câlins. Oui, j’aimerais bien ça en ce moment.

Le mal du pays arrive toujours quand on est mal. Je rejoins au café les autres. Thé à la menthe pour tout le monde. Nous rentrons à la maison. Les étudiants ont été invités à jouer un match de foot avec les lycéens du cru. Je suis la seule à ne pas aller assister à cette rencontre au sommet. La seule avec le groupe textile qui n’a toujours pas reparu. Dans la cour désertée, les femmes s’installent. Elles devisent tranquillement, en balayant ou simplement assises dans les fauteuils en plastique. J’ai le mal du pays. En même temps, je suis bien à les écouter. Mes filles me manquent. Dormir, sans doute que cela me ferait du bien. Dormir, oui, sans doute. Ma voisine de chambre me propose un whisky pour calmer mes intestins. Il paraît que c’est efficace. La maison est encore calme. Je sirote mon verre dans la fraîcheur de la nuit qui vient de tomber. La sonnette retentit. Le groupe textile est enfin de retour, tout va bien, ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient. Les footballeurs font irruption moins de cinq minutes plus tard. La tempête après le calme…

samedi 2 janvier 2010

Trois visions d'Ophélie







Les insomnies, parfois, donnent de drôles d’idées. Dormez bonnes gens, Akynou veille :-)

jeudi 24 décembre 2009

Bon, eh bien nous y voilà… Joyeux Noël à tous

dimanche 8 novembre 2009

Voilà pourquoi j'aime cette ville

Entre chez moi et mon boulot, juste au pied du pont que je traverse tous les jours, le coin de pêche des mouettes… Elles sont installées là à l’année alors qu’avant, l’été, elles retournaient au bord de la mer…

mardi 8 septembre 2009

Pêchés, relâchés…

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