Racontars

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 11 août 2013

Sus au cambrioleur (oui mais après lui avoir dit bonjour et avoir vérifié qu'il cambriole effectivement)

Aujourd’hui, j’ai agressé (verbalement) un jeune homme dans la rue. Il trifouillait la porte de la maison de ma sœur, qui est en vacances dans le sud de la France. Je l’ai pris pour un cambrioleur (pas ma sœur, le jeune homme).

Heureusement, j’étais en voiture, de l’autre côté de la rue. Sans cela, je crois que je lui aurais fait sa fête (enfin, j’aurais essayé… je n’en sais rien, après tout il est peut-être ceinture noir de karaté ou il court très vite).

Heureusement bis, une courte explication m’a permis de comprendre qu’en fait, c’est un copain de la belle-fille de ma frangine, qui squatte la maison tout a fait officiellement. Il est donc reparti entier (en se disant que je devais être tarée) et moi aussi (rapport au fait qu’il aurait pu être ceinture noire de karaté).

Cela dit, faire redescendre mon adrénaline à un taux acceptable pour mon petit cœur a pris au moins une demi-heure. Parce que vous ne vous rendez pas compte de l’influx nerveux qu’il faut pour sauter sur un cambrioleur qui trifouille la porte de la maison de votre frangine (même s’il est tout a fait innocent, mais je rappelle que, cela, je ne l’ai su qu’après). On touche pas à ma frangine (ni à mes filles ni à personne de la famille d’ailleurs). Je ne supporte pas, c’est plus fort que moi, je vois rouge (je rappelle à toutes fins utiles que mon signe zodiacal est le taureau, olé !).

De cet incident, je tire deux conclusions 

– l’information est absolument primordiale pour la démocratie et la paix des peuples ;-) En effet, si j’avais été informée que ma sœur prêtait sa maison à sa belle-fille, j’aurais eu une toute autre réaction. Et probablement que je n’en aurais pas eue du tout (de réaction) vu que je n’aurais pas conduis ma fille aînée chez ma sœur pour qu’elle nourrisse les chats d’icelle. (Bref, la prochaine fois, prévenez-moi, je peux être dangereuse…)

– on ne fait pas justice soit-même parce qu’on risque de faire des conneries (cela dit, je me serais trouvée encore plus bête si j’avais appelé les pandores pour leur dire que des malfaiteurs squattaient la maison de ma frangine…).

lundi 17 mai 2010

Rires sourires et grimaces

Photo prise pour illustrer le texte de Marloute

“Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.”



A l’occasion du jeu Diptyque 5.2, version Trouvez l’illustration du texte

jeudi 1 avril 2010

Je vous l'aime mais je s'en va


Mais je reviendrai, promis…

Une meilleure version de ce fabuleux titre d’Ayato Ndjessan dit Ayatollah à mon retour, j’espère… Merci à « L’Afrique enchantée » de Soro Solo et de Cagnolari…

mardi 18 août 2009

A la flotte dans le Lot

Même en vacances, je n’ai pas beaucoup de temps. D’abord parce que nous nous levons tard, très tard. Si tard que je n’en reviens pas d’avoir autant de sommeil à rattrapé (quasiment 11h30 tous les matins). Ensuite parce que je suis de corvée de bouffe toute seule, et ça, c’est pénible. Enfin parce que je suis la grande ordonatrice des occupations de trois donzelles, dont deux pré-ados et une ado qui ont vu les Anglais débarquer suivant sa propre expression et qui est d’une humeur massacrante.

Bref, à la réponse : « Qu’est-ce qu’on fait maman demain ? » je me dois d’avoir une réponse autre de celle à laquelle j’aspire réellement : rien.

Cela dit, j’ai plus d’un tour dans mon sac. Ainsi, en épluchant les prospectus sur les divers endroits à visiter (et Dieu sait s’il y en a), je suis tombée sur une petite bastide à 7 kilomètres de notre lieu de villégiature. J’y ai trouvé quelque chose qui se rapprochait de mon souhait tout en donnant le change : une plage. Une baignade surveillée dans la rivière. L’endroit idéal où pendant que les filles font mumuse dans la flotte, je peux m’étirer sur ma serviette.

Et c’est ce que j’ai fait. Le premier jour juste avec les deux dernières, les second avec les trois. Et pendant qu’elles faisaient l’andouille sur le plongeoir en plastique en se frottant aux jeunes mâles qui montraient leurs biceps en jetant les filles à l’eau (ou leurs copains plus petits), je me suis baignée, je me suis séchée au soleil, j’ai bouquiné, je me suis baignée, je me suis séchée au soleil, j’ai bouquiné, je me suis baignée… jusqu’à ce que j’attrape un magnifique coup de soleil. A 50 ans, je ne suis pas encore capable d’éviter cela. Une vraie idiote. Heureusement, il n’est pas trop fort. Je n’aurais pas à dormir sur le dos.


Castelmoron est une très jolie petite ville dont l’emblème est une tête de Maure, exactement la même que celle sur le drapeau corse (mon drapeau dit Léone qui aime toujours autant l’île de beauté). Certains traduisent donc son nom par château du Maure. Sans qu’on sache très bien d’où vient cet Arabe. Cela dit, ses congénères sont remontés jusqu’à Poitiers, ce n’est pas tout à fait pour rien. Mais enfin, il y en a d’autres pour dire que le nom de la ville signifie « chateau du marais » car , à un moment, les terres à cet endroit étaient très marécageuses.
On va y croire très fort…
C’est sans doute pour cela qu’on y a construit une ville, bien sûr. C’est bien connu, les villes, ont les faisait grandir sur des marais comme ça on était sûr que la population allait pouvoir y vivre de façon tout à fait saine… Cela dit, cela peut venir de maraicher, maraîchage, vue les terres fertiles.
Mais comment explique-t-on, alors, la tête de Maure sur le blason ? Et puis tous les dérivés de marais ne se sont jamais écrit Moron. Alors que dans le époques qui nous préoccupent, Maure s’écrivait Mor ou More…
Il existe un autre Castelmoron, en Albret celui-ci (donc à quelques kilomètres). La légende dit qu’il s’agirait d’un castrum romain détruit par les invasions au Ve et reconstruit par des prisonniers maures au VIIIe siècle.

Ce qui est amusant c’est que le vieux château, qui est devenu l’actuelle mairie, a été entièrement refait et redécoré au XIXe par Felix Solar – son propriétaire d’alors, natif de la ville et d’origine juive espagnole – dans un très beau style mauresque, inspiré de l’Alhambra de Grenade (rien que ça !) et de la mosquée de Cordoue. Chassez le Maure, il revient au galop.



jeudi 11 juin 2009

La banque p… invente une nouvelle façon de se faire bouffer



Vous avez tous vu cette pub à la télé.

Moi aussi. Une bonne dizaine de fois. Mais c’est ce soir qu’elle m’a fait pouffer.

Le propos est de comparer le client, vous, moi, à des fleurs. Et l’abeille personnalise la banque, ou l’argent – là, le message n’est pas très clair, mais après tout, l’annonceur doit considérer que c’est la même chose. C’est bien connu que les fleurs entretiennent des rapports particuliers avec les abeilles. Elles sont leur terrain de jeux, la banque, pardon l’abeille, fait son miel, et donc sa richesse, de sa fréquentation assidue des belles plantes et fait donc tout pour bien s’entendre avec elles.

Qu’il est mignon ce spot avec sa joli petite musique engageante et joyeuse… Et en ces temps de crise, qu’est-ce que c’est rassurant… Jusqu’à l’image finale. Quelle fleur l’auteur* de spot a-t-il choisi pour personnaliser ses clients ? Mais si, on en voit tout un bouquet au début, puis deux à la fin. Quand le slogan affirme qu’on peu vivre sa banque comme on le veut, comme on l’aime…

Comme on l’aime surtout.

Des arums… les fleurs. Et les arums, vous savez, ce sont des plantes carnivores, qui bouffent les insectes.

Alors, le spot censé rassurer tous ces amateurs de jardins que nous sommes (la dernière toquade des Français paraît-il), il devient là franchement inquiétant.
Comment l’aimez-vous, votre banque ?
A point !


(*) Comme quoi, un peu de culture générale, parfois, ça peut servir… Même dans la pub
.

lundi 18 mai 2009

Un week-end entre amis 1

J’avais a peine quitté la vie, assise dans mon TGV que le ciel s’est dégagé, le bleu est revenu et le soleil a illuminé la campagne française.  Quand le train a traversé La Loire, dans cette lumière toute neuve de printemps, mon cœur a fait un bon. Je rentrais chez moi.

C’est une chose qui m’étonne chaque fois que je rentre. J’ai un sentiment violent et heureux de retour à la maison. Je reconnais les champs, les maison troglodytes, puis nous traversons la Loire, Saint-Pierre-des -Corps et sa gare tentaculaire, le centre commercial, les petites rues, le rond point que j’emprunte chaque fois que j’emmène les filles à l’escrime, la maison qui fait l’angle, la passerelle, toutes ces marques de mon quotidien. Puis, enfin, la gare. Pourtant, il y a encore un an Tours n’était pour moi qu’un joli labyrinthe (dont une rande partie reste cependant à déchiffrer). Comment passe-t-on d’étranger à familier ?

Ce que je préfère, quand je rentre, c’est la traversée de la Loire. Je l’aime, presque plus que la Seine. C’est un fleuve qui met du sauvage dans la ville, de la rébellion dans le béton, du pied de nez dans nos dessins de constructeurs. C’est un fleuve impétueux et baroque qui change chaque jour, gonfle puis s’abaisse, exhibe ses îles pour mieux les avaler, plus tard, jamais de la même couleur. Et habité, de poissons, de hérons, de cormorans, de castors, de ragondins, de loutres que l’on peut même apercevoir des berges citadines.


Mais pour goûter aux délices du retour, il a bien fallu que je parte. Ce que j’ai fait vendredi après-midi, sans les filles. J’avais décidé, oui, d’un week-end juste à moi, d’un petit voyage pour les amis. Je suis partie un peu à la bourre. A force d’avoir du temps devant moi, j’ai un peu trop traîné et surtout j’ai oublié que j’avais encore mon billet  récupérer au distributeur. La fois précédente, j’étais carrément arrivée avec dix minutes de retard. Je n’ai heureusement pas récidivé. Arrivée à Paris, je me suis tranquillement dirigée dans mon ancien quartier. C’est là que j’avais rendez-vous trois heures plus tard pour voir une pièce de théâtre avec ma sœur. Impossible de me baguenauder aux Abbesses sans croiser des connaissances et des amis. J’y ai vécu presque trente et j’en connais chaque recoin, même si les boutiques attirants les nouveaux riches changent tous les jours. Je me suis arrêtée à l’école des filles, pour tailler une bavette avec la directrice. Puis chez mes amies stylistes pour enfants. Puis je file au restaurant, je meurs de faim. Je suis presque en hypoglycémie. En fait, non, je suis en train de tomber malade, mais je ne le sais pas encore.
A 20 heures, je me dirige tranquillement vers le théâtre des Abbesses. Je reçois un SMS de ma sœur qui  me prévient de son retard. Je lui laisse la place à l’accueil. Le hic, c’est qu’en général, les ouvreuses replacent les gens juste avant le spectacle, pour boucher les trous. Et je ne suis pas sûre de pouvoir garder un siège voisin. En fait l’ouvreuse est sympa. Du moment que je certifie que ma sœur arrive, je peux lui garder la place. Il faudra que je la défende bec et ongle car les spectateurs moins bien placé tente de me la ravir. Heureusement, Aude arrive juste à temps.

La lumière baisse et nous voyons entrer sur scène une femme entre deux âges, vêtue d’une combinaison de soie, marchant pieds nus. Elle s’installe à une table et commence à raconter son odyssée dans un super marché. Les premiers rires fusent. Il faut dire qu’elle est drôlement corrosive, ou acidement drôle. Bref, tout le monde reconnaît la scène et on aurait aimé avoir ce talent là pour la raconter. Elle attend à la caisse. Devant elle un couple aux deux charriots plein à ras bord. La femme qui pose les produits sur le tapis de la caisse, et l’homme les bras croisés, qui critique tout : et pourquoi tu as pris ceci, tu sais bien que je n’en mange pas, et tu as vérifié le prix de celui-là ? Tu crois que l’argent pousse dans les arbres ?
Et notre héroïne de s’adresser in petto à sa congénaire : “Barre-toi ! Mais fous le camp, laisse le tomber, ce connard…” Elle s’interroge alors sur ce qui pousse les femmes à rester. Puis, après un grand silence, elle ajoute que, pour la première fois, après toutes ces années, elle se demande ce qui l’a poussé, elle, à faire ce choix. Parce que les femmes, les autres, ne l’ont pas ce choix. Elles sont nées comme ça, femme… Mais elle, elle a choisi de l’être, de le devenir. Notre héroïne est transsexuelle.

Pour qu’on puisse mieux comprendre, elle déballe alors sa vie, du jour de sa naissance à maintenant, la soixantaine sonnée. Ses parents, malheureux mais au combien compréhensif (le moment où ils apprennent qu’elle s’est fait opéré est un pur moment d’émotion et d’amour), ses années d’apprentissage du théâtre quand on la voulait en Roméo et qu’elle se préférait en Juliette, son voyage au Maroc en 1975 pour devenir la pramière transsexuelle belge, la prostitution, son mariage, son retour vers le théâtre enfin. Et tout au long, on rit aux malheurs de cette diva hors normes, jusqu’à ce qu’elle nous cueille, à l’émotion, et nous atteigne en plein plexus. Ouch ! Mais quel bonheur que cette pièce, quelle humour et quelle générosité. Merci Vanessa van Durme pour ce pur bonheur de vous voir, de vous applaudir, pour nous avoir fait partager cette vie bousculée et bousculante…




dimanche 14 décembre 2008

Je ne savais pas qu'un arbre pouvait être un terroriste d'ultragauche

Mouvance anarco-autonome.

pourtant...

Il y en a un qui a détruit une caténaire en se jetant dessus aujourd'hui (journal de France Inter de 15 heures). un attentat suicide en quelque sorte. On est mal barré.

Personne n'en parle, mais il semble qu'un dangereux commando suive les pas des neuf de Tarnac et s'attaque à son tour au fleuron de nos entreprises. Déjà, en novembre, ce sont, d'après ''20 Minutes'', plusieurs caténaires qui avaient été arrachées. Rebelote aujourd'hui, comme l'explique le Figaro : Le train était toujours bloqué à 14h en raison de caténaires arrachées sur plus d'un kilomètre. Les dégâts auraient été causés par les fortes intempéries enregistrées dimanche sur les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes. »

Mais qui sont ces Fortes intempéries qui menace le territoire national

Que fait MAM ?

mardi 28 octobre 2008

J'aime bien aussi,

le clip qui déchire

Lire la suite »

Apercite