Racontars

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mardi 28 octobre 2008

J'aime bien aussi,

le clip qui déchire

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lundi 27 octobre 2008

La petite renarde rusée

Grâce aux prosélytes lyriques, j'ai emmené hier après-midi Garance voir La Petite renarde rusée, de Janacek. Un conte dans lequelle la nature, les animaux, libres, beaux, intelligents, côtoient une espèce humaine bête et méchante.

Question musique, Janacek n'est pas ma tasse de thé. Mais cette renarde là se laisse écouter. Y compris par les enfants qui y ont trouvé beaucoup de plaisir. Il y avait derrière moi un petit garçon de trois ans qui a suivi toute l'histoire et était subjugué. Garance, a côté de moi, était vraiment ravie.

Les chanteurs jouaient fort bien la comédie et avaient de très jolies voix (même si parfois un peu couvertes par l'orchestre). J'ai été gênée, comme souvent, par le fait que le rôle de certains personnages masculins soit tenu par des femmes. Parce que je ne sais jamais qui chante. Le duo entre la renarde et le chien m'est ainsi passé au dessus de la tête. et j'ai eu du mal à suivre celui de la renarde et de son amoureux. Pourtant, cette scène d'amour était bien plus convaincante, à mes yeux, que celle du Roméo et Juliette auquel j'ai assisté il n'y a pas longtemps, et dans lequel Roméo était également joué par une femme (dont la voix était superbe, là n'est pas la question). C'est sans doute grâce au jeu de la chanteuse qui tenait le rôle, Hannah Esther Minutillo.

La mise en scène est légère, joyeuse et on entend rire beaucoup aux trouvailles (la scène du poulailler notamment)

L'histoire, qui tient en quelques lignes :

Le garde chasse se repose dans la forêt. Des méchants moustiques en profitent pour venir lui sucer le sang. La renarde jour avec une grenouille. Celle=ci finit par réveiller le garde chasse, qui se réveille et attrappe la renarde.


La petite renarde rusée 1

Dans la cour du garde chasse, la renarde doit repousser les avances du chien et se défendre des enfants de la maison. Elle mord l'un d'eux au grand dam de la femme du garde chasse qui demande à celui-ci de l'attacher. La nuit, la renarde rêve à la forêt. Au petit jour, le coq arrive avec ses poules. Elle tente de pousser celle-ci à la rébellion contre le coq oisif et profiteur. Mais en pure perte. Elle tente alors de se pendre. Le coq vient vois ce qui se passe, la renarde l'attaque le tue ainsi que toute les poules. Le garde-chasse et sa femme tente de l'attraper, mais elle s'enfuit.


La petite renarde rusée 2

De retour dans la forêt, elle chasse de sa tanière un blaireau et lui pique son terrier.


La petite renarde rusée 3

Pendant ce temps, les humains discutent au bistro. L'instituteur est amoureux d'une jeune fille mais n'ose se déclarer. Le garde chasse se moque de lui. L'autre lui renvoie la monnaie de sa pièce en parlant de la petite renarde.

La petite renarde rusée 4

Puis, il rentre chez lui passablement éméché sur son vélo, ou plutôt à côté. Et il chante son rêve de femme. Cela dit, on apprendra très vite qu'elle va en épouser un autre, un volailler, sans doute beaucoup moins timide...

La petite renarde rusée 4B

La renarde, elle, séduit, lors d'une rapine un beau renard. Qui se ressemble s'assemble.


La petite renarde rusée 5

Elle l'emmène dans son terrier. Mais devant les commérages que cela entraîne, elle l'épouse. Pour un texte qui oppose la vie animale à la vie des humains, c'est d'un classique... 


La petite renarde rusée 6

Ils ont beaucoup beaucoup beaucoup d'enfants. A qui elle apprend à se méfier des humains, à vivre libre et à profiter de la vie. Mais elle croise: Harašta, le volailler, elle le défie en lui disant ce qu'elle pense de lui, des hommes en général qui méprisent tout ce qui n'est pas eux. Elle lui vole ses poulets et il la tue, presque par mégarde. Le Garde-chasse est dépité : ce n’est pas lui qui a obtenu la peau de la renarde, dont il voulait faire un manchon pour sa femme. Il retourne dans la clairière où il avait rencontré la renarde. Il croit y voir sa fille. Mais il est victime de son désir, qui le berce d’illusions : ce n’est qu’une grenouille qui lui saute dans les bras en disant que ce n'est pas lui que le garde chasse avait déjà vu, mais son grand-père.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Aujourd'hui, j'ai été voir Les Chimpanzés de l'espace. Du spectacle oui, pas fatigant pour un sou et assez marrant. Je vous fait grâce de l'histoire. 

vendredi 24 octobre 2008

L'enfant et le gros chat (très gros chat)

Zoo de Beauval 4

Le môme était fasciné par les va et vient incessants du cougouard. J'ai pris cette photo au zoo de Beauval Saint-Aignan. C'était l'idée de sortie du week-end. En fait, le maître de Léone l'année dernière a gardé les mêmes élèves dans sa classe. Il est monté de niveau avec eux. Et tous étaient en classe verte à une trentaine de kilomètres de Tours. Léone est très nostalgique de sa classe et de son maître qu'elle aime beaucoup. C'est le moins que l'on puisse dire. Alors à l'idée de passer une journée dans un zoo avec ses copains et son maître, elle sautait partout.
Ce samedi, c'était aussi la journée papa. On n'est pas à ça prêt. J'avais donc proposé au Nom de venir à Tours, je passais le prendre à la gare et nous allions tous les cinq au zoo. Les petites étaient ravies. Moi, ça me faisait une journée de visite dans un endroit suffisamment grand pour que je n'ai pas trop à le supporter. Bref, tout le monde était content.
Sauf que.
Le matin, nous sommes arrivées à la gare les petites et moi juste avant son train. Nous l'avons vu arriver (le TGV), nous avons regardé passer tous les voyageurs qui en descendaient. Et pas de Nôm. Léone commençait à faire la moue.
JE me suis dit : « Il a tellement l'habitude de changer à Saint-Pierre-des Corps qu'il y est descendu même si en fait le train allait aussi en gare de Tours (la majorité des trains ne vont pas jusque là, il faut prendre une navette). Nous avons donc attendu la navette. Mais sans plus de succès. Je n'arrêtais pas d'essayer d'appeler son portable et rien. Personne d'autre que le répondeur. Il a gardé don ancien message soit dit en passant. Et ce message c'est moi qui le lui avait enregistré. Ça me fait toujours tout drôle de m'entendre. Ça doit laisser la même impression à ses amis…
Léone et Garance faisaient carrément grise mine. Alors j'ai fait le clown une fois de plus et nous sommes reparties vers la voiture. Heureusement, la perspective des copains a vite chassé les nuages.
Nous avons retrouvé la classe. Les enfants qui nous sautaient dans les bras. Léone est tout de suite partie avec un groupe et Garance avec un autre. Moi, je suis restée avec Lou et nous avons fait la visite à notre rythme.
Nous avons croisé un perroquet qui réclamait des cacahuettes


Quelle rigolade. A la nurserie, nous avons fait connaissance d'Anouschka, une petite lionne blanche de quelques semaine qui batifolait avec son soigneur. Dans de grande cage, il y avait des vautours en train de prendre le soleil : ils ouvrent leurs ailes en grand et restent des heures, ainsi. Et puis nous sommes entrées dan la serre tropicale. L'atmosphère qui y régnait m'a rappelé des souvenirs. Nous y avons vu des oiseaux tendres, d'autres bizarres qui criaient tout aussi bizarrement

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des petites grenouilles noyées dans le brouillard.
C'est à ce moment là que mon téléphone s'est mis à sonner. C'était le Nôm. Il était plus de 11 heures et il venait d'arriver à Tours. BEn oui, mais moi je t'attendais plus tôt, là je ne suis pas à Tours, mais à plus de 50 kilomètres et je ne peux pas partir comme ça. Il n'a pas essayer de me convaincre du contraire. Nous sommes donc resté au zoo et lui a Tours. Mais quans nous sommes revenues là bas, il était déjà reparti. Il avait visité la ville.

En attendant nous, nous avons visité le zoo. Puis pique niquer avec les enfants. Puis rtour vers le zoo où nous avons vu un spectacle de rapaces classique mais bien fait, puis une exhibition d'otarie, puis nous avons vu les gorilles, les orang outang (les bébés, tout marrants), et un manetin tout ce qu'il y a de plus affreux. Il y avait des crocodiles aussi, et des lémuriens, et des tigres blancs paresseux, et des lions blancs ou beiges, des porc épic, des suricates (super mignons les suricates) Et puis voilà, des bestioles en veux-tu en voilà. Et puis ça a été l'heure de repartir (je me suis ruinée en passant dans la boutique des souvenirs). Nous avons fait la bise à tout le monde (enfin presque, parce que 28 enfants, ça fait de la bise et nous avons pris la chemin du retour. Devant notre porte, un sac avec des bananes plantins et un igname. Le Nôm avait pensé à ma commande. Je lui avait donné 10 euros pour m'acheter ça. Et pour ne pas repartir avec, il était venu les déposer contre notre porte d'entrée.

Pour en revenir à l'enfant et au gros chat, le petit estr esté longtemps devant la vitre. Mais à aucun moment l'animal ne lui a prêté attention. Ce qui n'est pas toujours le cas. J'ai assisté à un duo de feulements en tout genre exécuté par une magnifique jeune panthère et une petite fille, blonde et bouclée. Ce qui ne dérangeait nullement une autre panthène qui dormait du sommeil du juste.

Zoo de Beauval 4

Pour rester avec les tout-petits, quand nous étions devant l'enclos des jeunes tigres blancs, la mère est arrivée, aussitôt assaillie par sa progéniture. Derrière moi, j'ai entendu une petite voix qui disait :
– qu'est-ce que c'est  ?
– c'est la maman tigre qui est venue chercher ses bébés ?
– C'est des bébés ? (Ils étaient déjà bien gros, les bébés il faut dire; NDLR)
– Mais oui, mon chéri, ce sont les bébés et leur maman
– Moi aussi, je suis un bébé.
Dernière phrase dite d'un ton qui n'admettait pas de réplique


Zoo de Beauval 4
Screenshot